Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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phospho-arginine n.f.

phosphoarginine.
Phosphagène contenu dans les muscles des invertébrés, homologue de la phosphocréatine ou acide créatine-phosphorique des muscles des vertébrés et jouant le même rôle métabolique que celle-ci.

Syn. arginine-phosphate, acide arginine-phosphorique

phospho-inositidase C n.f.

phosphoinositidase C

Enzyme du type des phospholipases C catalysant l'hydrolyse d'inositolphosphatides, et plus spécialement le phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate en inositol-trisphosphate et diglycéride.
Cet enzyme membranaire joue un rôle dans la transduction des signaux provenant des récepteurs hormonaux. Il est activé par des protéines G et par des tyrosine-kinases.

Syn. phosphatidylinositol-phospholipase C

phospho-inositide n.m.

phosphoinositide

Phosphatide dans la constitution duquel entre l'inositol.
Celui-ci est lié par son carbone 1 à l'acide phosphorique d'un acide phosphatidique.
Les tissus animaux contiennent plusieurs catégories de phospho-inositides, selon le nombre de groupements acide phosphorique présents dans la molécule : mono-, di- et triphospho-inositides. Le tissu nerveux est particulièrement riche en phospho-inositides.

Syn. inositolphosphatide

phospho-inositol-glycane n.m.

phospho-inositol-glycan

Substance composée d'une molécule d'inositol-1-phosphate liée en position 4 par une liaison osidique à une chaine polyosidique commençant par une glucosamine.
Ce composé joue un rôle de médiateur physiologique hydrosoluble à partir d'un précurseur membranaire lipidique, le phosphatidylinositol-glycane, dont il est détaché par une phospholipase C spécifique activée par un récepteur hormonal ; c'est le cas par ex. du récepteur de l'insuline. Le phosphoinositol-glycane active une phosphodiestérase qui hydrolyse l'AMP cyclique, et une protéine-phosphatase qui module l'activité d'enzymes cytoplasmiques. Sur le glycane on trouve aussi attachées certaines molécules de protéines enzymatiques, telles que la phosphatase alcaline, qui sont libérées par l'action de la phospholipase C spécifique.

phosphocalcique adj.

Relatif au calcium et au phosphate.
Se dit d’un bilan dans lequel sont mesurés les taux de phosphate et de calcium.

phosphocréatine n.f.

phosphocreatine

Amide phosphorique de la créatine, jouant le rôle de phosphagène, c'est-à-dire de réserve d'acide phosphorique riche en énergie dans le muscle et les autres cellules des vertébrés.

Syn. créatine-phosphate

phosphodiester n.m.

phosphodiester

Liaison chimique dans laquelle deux alcools sont liés à deux fonctions acide d’une même molécule d’acide phosphorique.
La liaison phosphodiester est très fréquente dans les acides nucléiques puisque c’est elle qui unit le carbone 3’ d’un désoxyribose (dans l’ADN) ou d’un ribose (dans l’ARN) au carbone 5’ du nucléotide suivant.

→ acide nucléique, nucléotide

phosphodiestérase n.f.

phosphodiesterase

Enzyme catalysant l'hydrolyse d'une liaison ester d'un phosphodiester.
On range parmi les phosphodiestérases les nucléases, les APMc-phosphodiestérases, les phospholipases C et D, et les diphénylphosphate-phosphatases. Ces dernières sont le plus souvent aussi des phosphomonoestérases encore plus actives sur le phénylphosphate, hormis certaines phosphodiestérases de venins.

phosphodiestérase du GMP cyclique des photorécepteurs l.f.

rod photoreceptor cGMP phosphodiesterase

Enzyme intervenant dans la phototransduction, constituée d'une protéine hétérotétramérique avec une sous-unité alpha, une bêta et deux gamma.
L'enzyme phosphodiestérase du GMP cyclique est une protéine dont les sous-unités alpha (MIM 180071, PDE6A gene), bêta (MIM 180072, PDE6B) et gamma (MIM 180073, PDE6G), peuvent porter des mutations responsables de dystrophies rétiniennes.

Syn. PDE, phosphodiestérase des photorécepteurs

→ sous-unités α, bêta et γ de la phosphodiestérase GMP cyclique des photorécepteurs bâtonnets rétiniens, GMPc-d'ouverture du canal cationique des photorécepteurs, rétinite pigmentaire, PDE6A gene, PDE6B gene, PDE6G gene

phosphodihydroxyacétone n.f.

dihydroxyacetone phosphate

Triose-phosphate formé au cours de la glycolyse par action de l'aldolase sur le fructose-1-6-diphosphate.
Il est en équilibre tautomérique avec le phosphoglycéraldéhyde, ce dernier étant la forme réactive dégradée ultérieurement. Par réduction, il conduit au glycérophosphate nécessaire à la synthèse des lipides. Il est aussi dans le foie un intermédiaire de toutes les voies de la gluconéogénèse.

phosphoénolpyruvate-carboxykinase n.f.

phosphoenolpyruvate-carboxykinase

Enzyme catalysant la réaction de décarboxylation de l'oxaloacétate en phosphoénolpyruvate. 
Il fait partie de la voie métabolique de la gluconéogénèse. Sa synthèse dans le foie augmente sous l'influence du cortisol. Son absence chez le nourrisson peut être cause de mort subite. Son activité est stimulée au cours du jeûne par une protéine activatrice à fer Fe2+, appelée PEPCK-ferroactivator.

Sigle  : PEPCK

phosphoestérase n.f.

→ phosphoesterase

phosphoéthanolaminurie n.f.

phosphoethanolaminurie

→ hypophosphatasie infantile

phosphofructokinase n.f.

phosphofructokinase

Enzyme catalysant le transfert d'un radical phosphoryle de l'ATP sur la fraction alcool primaire en 1 du fructose-6-phosphate :
fructose-6-phosphate + ATP→fructose-1,6-diphosphate + ADP.
Il joue le rôle d'enzyme clé de la glycolyse. Sa vitesse d'action règle celle de la glycolyse. Il est inhibé par l'ATP et le citrate, et activé par l'AMP.

phosphofructokinase (déficit en) l.m.

PFK-deficiency

Déficit rare qui concerne le plus souvent l'isoenzyme musculaire également présent dans l'érythrocyte.
Il se traduit par une hémolyse habituellement bien compensée avec des signes musculaires occupant souvent le premier plan. Sa conséquence sur le métabolisme érythrocytaire est une baisse de la synthèse du 2,3-DPG à l'origine d'une augmentation de l'affinité pour l'oxygène de l'hématie et d'une stimulation de l'érythropoïèse. Il existe, par ailleurs, une stimulation de la synthèse des purines et pyrimidines expliquant l'hyperuricémie souvent observée.

→ Tarui (maladie de)

phosphofructokinase I n.f.

phosphofructokinase I

Enzyme catalysant le transfert d'un radical phosphoryle de l'ATP sur la fraction alcool primaire en 1 du fructose-6-phosphate :
fructose-6-phosphate + ATP →fructose-1,6-diphosphate (-bisphosphate) + ADP.
Il joue le rôle d'enzyme-clé de la glycolyse anaérobie. Sa vitesse d'action peut moduler celle de la glycolyse ou celle de la lipogénèse. Il est inhibé par l'ATP et le citrate et activé par l'AMP ainsi que par le fructose-2,6-diphosphate.

phosphofructokinase II n.f.

phosphofructokinase II

Enzyme catalysant le transfert d'un radical phosphoryle de l'ATP sur la fraction alcool en 2 du fructose-6-phosphate :
fructose-6-phosphate + ATP→fructose-2,6-diphosphate (-bisphosphate) + ADP.
Il joue un rôle dans la régulation de la glycolyse et de la gluconéogénèse, surtout pour la lipogénèse, car il n'est actif que sous forme déphosphorylée, tandis que sa forme phosphorylée constitue la fructose-2,6-diphosphate-phosphatase qui hydrolyse le fructose-2,6-diphosphate, l'équilibre étant sous la dépendance d'une même protéine-kinase dépendant de l'AMP cyclique.

phosphofructose n.f.

fructose phosphate

Ester phosphorique du fructose, tel que : fructose-1-phosphate, fructose-6-phosphate, etc.

Syn. fructose-phosphate

phosphoglucomutase n.f.

phosphoglucomutase

→ glucophosphomutase

phosphoglucomutase (déficit en) l.m.

phosphoglucomutase deficiency

Déficit génétique d'un enzyme catalysant de façon réversible le transfert du radical phosphorique du C1 au C6 du glucose et existant dans toutes les cellules, où il joue une rôle dans la glycolyse et la glycogénèse.
Classé parmi les glycogénoses, ce manque a été admis dans une observation de myopathie infantile avec surcharge en glycogène à la biopsie.

Syn. glucophosphomutase, phosphoglucose-phosphomutase (déficit en)

Sigle  : PGM

phosphogluconolactone n.f.

phosphogluconolactone

Lactone de l'acide phospho-6-gluconique.
Elle se forme par déshydrogénation du glucose-6-phosphate et est hydrolysée par une lactonase en acide phospho-6-gluconique

→ glucose-6-phosphate-déshydrogénase.

phosphoglucose n.m.

glucose phosphate

Ester phosphorique du glucose, tel que le glucose-6-phosphate.

Syn. glucose-phosphate

phosphoglucose-isomérase n.f.

phosphoglucose-isomérase

Enzyme catalysant la transformation réversible du glucose-6-phosphate en fructose-6-phosphate.
Il est présent dans la plupart des tissus et joue un rôle important dans la glycolyse et dans le métabolisme du fructose.
Cet enzyme est parfois appelé phosphohexose-isomérase, mais il convient de le distinguer d'une autre phosphohexose-isomérase : la phosphomannose-isomérase.

phosphoglucose-phosphomutase n.f.

phosphoglucose phosphomutase

→ glucophosphomutase

phosphoglycéraldéhyde n.m.

phosphoglyceraldehyde

Ester phosphorique du glycéraldéhyde formé au cours de la glycolyse, par action de l'aldolase sur le fructose-1,6-diphosphate.
Il est en équilibre tautomérique avec la phosphodihydroxyacétone, mais constitue la forme qui est directement catabolisée. Son oxydation en acide phospho-3-glycérique par la phosphoglycéraldéhyde-déshydrogénase représente la première des étapes de la glycolyse, permettant à la cellule la synthèse d'une liaison riche en énergie. Le phosphoglycéraldéhyde est également un précurseur indirect de l'α-glycérophosphate, qui intervient dans la synthèse des lipides.

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