ligne mylo-hyoïdienne l.f.
linea mylohyoidea (TA)
mylohyoid line
Ligne saillante sur la face postérieure du corps de la mandibule.
Elle s’étend de l’épine géni inférieure au bord antérieur de la branche mandibulaire dont elle forme la lèvre interne.
Syn. anc. ligne oblique interne de la mandibule
ligne noire l.f.
black line
Image radiographique du tissu cellulograisseux sous-cutané du fœtus qui dessine les contours fœtaux sous la forme d'une zone sombre.
L'épaisseur de cette ligne diminue en cas de post--maturité ou de souffrance fœtale chronique.
ligne nuchale inférieure l.f.
linea nuchalis inferior (TA)
inferior nuchal line
Crête rugueuse de la face exocrânienne de l’écaille de l’occipital.
Transversale, concave en avant, elle se détache du milieu de la crête occipitale et se dirige vers le processus jugulaire. Son premier segment médial donne insertion au muscle petit droit postérieur de la tête. Son segment latéral et la surface sous-jacente de l’écaille de l’occipital donnent insertion au muscle grand droit postérieur de la tête. Elle limite, avec la ligne nuchale supérieure, une surface de l’écaille de l’occipital sur laquelle s’insère en dedans le muscle semi-épineux de la tête et en dehors le muscle oblique supérieur de la tête.
Syn. anc. ligne courbe occipitale inférieure
ligne nuchale suprême l.f.
linea nuchalis suprema (TA)
highest nuchal line
Crête osseuse peu marquée de la face exocrânienne de l’écaille de l’occipital, située au-dessus de la ligne nuchale supérieure.
Syn. anc. ligne courbe occipitale suprême
ligne paravertébrale l.f.
linea paravertebralis
paravertebral line
Chacune des deux lignes verticales fictives de la face dorsale du tronc qui, de chaque côté de la ligne des processus épineux des vertèbres, marquent le bord latéral du relief longitudinal des muscles propres du dos.
ligne pectinéale du fémur l.f.
linea pectinea femoris (TA)
pectineal line of femur ; spiral line of femur
Branche moyenne de trifurcation de la ligne âpre à son extrémité proximale.
Elle se dirige vers le petit trochanter et donne insertion au muscle pectiné.
Syn. anc. crête du pectiné ; crête pectinéale du fémur
ligne pectinée du canal anal l.f.
linea pectinata canalis analis (TA)
pectinate line of anal canal
Limite supé-rieure de la partie muqueuse du canal anal.
C’est une ligne très sinueuse formée d’une série de festons dont les parties saillantes répondent aux extrémités supérieures des colonnes anales et les dépressions aux espaces inter-columnaires.
Syn. anc. ligne ano-rectale
ligne scapulaire l.f.
linea scapularis
scapular line
Ligne verticale fictive dont le tracé sur la face dorsale du tronc passe par l’angle inférieur de la scapula
ligne selle turcique-nasion l.f.
sella turcica-nasion line
Sur une téléradiographie de profil, ligne utilisée en céphalométrie, unissant le nasion au milieu de la selle turcique.
Parfois utilisée à tort pour construire l'angle de Virchow et Welcker.
ligne sternale l.f.
linea sternalis
sternal line
Segment de la ligne médiane antérieure tracée sur la hauteur du sternum
ligne temporale de l'os frontal l.f.
linea temporalis ossis frontalis (TA)
temporal line of frontal bone
Crête osseuse à concavité postérieure qui s’élève au-dessus du processus zygomatique de l’os frontal.
Elle forme la partie antérieure de la ligne temporale supérieure qui se poursuit sur l’os pariétal. Elle limite en avant la surface temporale de l’os frontal.
Syn. anc. crête latérale du frontal ; crête temporale du frontal
lignes du médiastin l.f.p.
mediastinal lines
La réflexion de la plèvre sur les structures de densité hydrique du médiastin crée des interfaces entre celles-ci et le poumon aéré ; elles forment des bords qui ne sont visibles que lorsqu'ils sont tangents au rayon directeur et que la distension pulmonaire est importante.
Les images de ces diverses lignes sont inconstantes sur les clichés.
Sur une radiographie pulmonaire de face, les lignes fréquemment visibles sont celles dues à la réflexion de la plèvre sur les éléments verticaux du médiastin (aorte, œsophage, axe rachidien) et portent le nom de lignes : para-aortique, para-azygo-œsophagienne, paravertébrales gauche et droite. La déformation, le déplacement ou l'effacement d'une ligne fait rechercher une anomalie localisée.
La plèvre se moule également sur l'aorte horizontale et l'artère pulmonaire gauche; une languette pulmonaire s'invagine entre ces deux structures, créant la fenêtre aorticopulmonaire dont la limite externe est normalement concave en dehors.
Au contact du bord droit de la trachée, la réflexion pleurale est à l'origine de la bande paratrachéale dont l'épaisseur ne doit pas dépasser 5 mm. Dans l'angle trachéobronchique droit, elle montre un renflement qui répond à la crosse de la veine azygos (bouton azygos).
Sur une radiographie de profil, la réflexion de la plèvre contre la paroi thoracique antérieure explique la formation des lignes rétro-sternales et rétro-pariétales droite et gauche, cette dernière étant plus postérieure car refoulée par la graisse para-cardiaque.
La scanographie a réduit l'intérêt de ces diverses lignes, alors que leur étude était très importante sur les radiographies standards.
lignes transverses du sacrum l.f.p.
lineae transversae sacri (TA)
transverse ridges of sacrum
Crêtes transversales qui, sur la face pelvienne du sacrum, séparent les corps des cinq vertèbres sacrées.
La hauteur des corps vertébraux sacrés diminuant de haut en bas, la ligne transverse située entre les deuxième et troisième pièces sacrées est à mi-hauteur de l’os.
Syn. anc. crêtes transversales du sacrum
Lindsay (ongles de) l.m.
Lindsay’s nails, half-and-half nails
Coloration particulière des ongles en deux bandes distinctes, la proximale blanche et la distale rouge brunâtre.
La répartition des deux bandes est de l’ordre de 50/50 mais la superficie de la bande distale peut varier de 20 à 60%. La ligne de démarcation nette ne disparaît pas à la pression. Cette coloration se rencontre essentiellement, quoique rarement, dans l’insuffisance rénale. La pathogénie reste imprécise.
W. B. Bean, médecin interniste américain (1963) ; P. G. Lindsay, médecin interniste américain (1967)
→ insuffisance rénale chronique
linea fusca l.f.
linea fusca
Bande pigmentée brune du front disposée en arc d'une tempe à l'autre, le long de la ligne frontale d'implantation des cheveux.
Cette dyschromie acquise, simplement inesthétique, avait été autrefois considérée comme pouvant résulter d'une affection du système nerveux central.
Étym. lat. linea : ligne ; fusca : sombre
Syn. arc brun frontal
lobe pyramidal de la glande thyroïde l.m.
lobus pyramidalis glandulae thyroideae (TA)
pyramidal lobe of thyroid gland
Prolongement inconstant, de hauteur variable, émanant du bord supérieur de l’isthme de la glande thyroïde, à gauche de la ligne médiane.
Il monte au-devant du cartilage thyroïde et peut se prolonger jusqu’à l’os hyoïde, à la face postérieure duquel il s’insère. Il se continue parfois au-dessus de l’os hyoïde par le canal
thyréo-glosse.
P. Lalouette, médecin français, (1711-1792) ; G. Morgagni, anatomiste et anatomo-pathologiste italien (1682-1771)
Syn. anc. pyramide de Lalouette ; corde du corps thyroïde ; colonne du corps thyroïde ; corne du corps thyroïde, appendice de Morgagni, processus pyramidal ; pyramide glanduleuse
lobes du thymus l.m.p.
lobi thymi (TA)
lobules of thymus
Chacun des deux lobes latéraux qui composent le thymus.
Ils sont unis sur la ligne médiane sauf à leurs extrémités où les deux lobes restent distincts.
→ thymus
loge fémorale médiale l.f.
compartimentum femoris mediale, compartimentum femoris adductorum (TA)
medial compartment of thigh, adductor compartment of thigh
Loge musculaire fémorale centrée sur le trajet des muscles adducteurs.
Elle est limitée en surface par l’aponévrose superficielle fémorale, en avant par le mince septum intermusculaire médial qui s’en détache et va s’insérer en arrière du muscle vaste médial sur la lèvre médiale de la ligne âpre. En arrière cette loge des muscles adducteurs n’est pas véritablement séparée de la loge fémorale postérieure. En avant des muscles adducteurs et en arrière du muscle vaste médial se trouvent le canal fémoral et les vaisseaux fémoraux dans leur gaine propre recouverts en dedans par le muscle sartorius.
Syn. anc. loge interne de la cuisse, loge des adducteurs
loge fémorale postérieure l.f.
compartimentum femoris posterius, compartimentum femoris flexorum (TA)
posterior compartment of thigh, flexor compartment of thigh
Loge musculaire fémorale qui contient les muscles postérieurs de la région fémorale.
Située en arrière de la ligne âpre elle est limitée en dehors par le septum intermusculaire latéral. En dedans elle est mal limitée de la loge fémorale médiale. Sous les muscles elle livre passage au nerf ischiatique.
Syn. anc. loge postérieure de la cuisse
lunule de l'ongle l.f.
lunula unguis (TA)
lunule of nail
Portion proximale de la face superficielle de l’ongle.
D’aspect blanchâtre, elle est circonscrite dans sa portion distale par une ligne concave vers le haut. Elle se prolonge dans la racine de l’ongle.
macula lutea l.f.
macula lutea (TA)
macula of retina
Zone de la rétine située du côté temporal du nerf optique, à environ deux diamètres papillaires sur une ligne horizontale tangente au bord inférieur de la papille.
C’est une surface ovalaire à grand axe horizontal, légèrement plus grande que la papille, de teinte uniforme (souvent un peu plus foncée ou légèrement plus grisâtre que le reste du fond d’œil). Elle est entourée, surtout chez les sujets jeunes, d’un reflet périmaculaire se déplaçant dans le même sens que la lumière lors de l’ophtalmoscopie directe. Le centre de la macula lutea ou fovea centralis ne contient pas de vaisseaux, est constitué uniquement de cônes et présente un reflet brillant (reflet maculaire ou fovéolaire) se déplaçant en sens inverse de la lumière lors de l’ophtalmoscopie directe. A la lumière du soleil ou éclairée par une lampe puissante à filtre anérythre, la macula lutea présente une teinte jaunâtre d’où son nom.
A. Bozzi Granville, chirurgien britannique (1783-1872)
Étym. lat. macula : tache
Syn. anc. tache jaune, plage maculaire, foramen de Bozzi
[P2]
Édit. 2018
malformation mamelonnaire l.f.
athelia, polythelia, supernumerary nipple
Anomale congénitale par absence de mamelon (athélie), hypoplasie (hypothélie), mamelon surnuméraire (polythélie), inversion du mamelon.
L’anomalie peut être uni ou bilatérale. La forme la plus fréquente est la polythélie : le ou les mamelons accessoires se situent sur la ligne mamelonnaire embryonnaire du creux axillaire à la région inguinale. Un nodule glandulaire sous jacent peut exister et être perçu. Très souvent un mamelon accessoire incomplet est marqué par une aréole, simple tache arrondie, rosée et un peu granuleuse sur la peau. L’absence de mamelons se voit dans le syndome de Finlay-Marks. L’inversion du mamelon, relativement fréquente à la naissance se corrige souvent spontanément ; sa persistance est une gêne à l’allaitement.
A. Y. Finlay et R. Marks, dermatologistes britanniques (1978)
→ malformation mammaire, mamelon inversé, Finlay-Marks (syndrome de)
[O5]
mamelle accessoire l.f.
mamma accessoria (TA)
accessory breast.
Mamelon, voire mamelle supplémentaire, développé sur la ligne mamelonnaire.
mamelon surnuméraire l.m.
supernumerary nipple, polythelia
Persistance d'ébauches mammaires, habituellement involuées in utero, sur la crête mammaire qui va du creux axillaire au pli unguinal, exceptionnellement en dehors de cette ligne, en position ectopique.
Il existe des variétés cliniques : simple aréole, mamelon isolé. Il y a parfois transmission sur le mode autosomique dominant. Les anomalies mamelonnaires sont présentes dans plusieurs syndromes malformatifs (syndrome de McKusick)
Syn. polythélie
manchon d'hyperdosage l.m.
hyperdosage sleeve
En endocuriethérapie, volume délimité, autour de chaque ligne radioactive, par la surface isodose de valeur double de celle de l'isodose de référence, c'est-à-dire 170% de la dose de base.
Syn. manchon de surdosage