Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Lachapelle (manœuvre de Madame) l.f.

Lachapelle's manœuvre

Méthode de rotation de la présentation de la face engagée dans l'excavation en mentopostérieure.
Un ou deux doigts introduits dans la bouche du fœtus ou placés en arrière de son menton exercent au moment d'une contraction utérine une pression d'arrière en avant pour entraîner la rotation de la tête.

Marie-Louise Lachapelle, sage-femme parisienne (1821)

Laffont (manœuvre de) l.f.

Laffont’s manoeuvre

Méthode de diagnostic de la rupture utérine au cours de la révision utérine : les doigts peuvent pincer les brèches de la rupture alors que ceci s'avère impossible en cas de simple distension segmentaire.

A. Laffont, gynécologue obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1946)

Lalardrie (opération de) l.f.

Lalardrie's operation

Méthode de traitement chirurgical de l'hypertrophie mammaire, qui comporte une mastectomie souscutanée partielle avec décollement péri-aréolaire étendu, plicature de la glande mammaire et résection cutanée à la demande, selon la technique de la voûte dermique.
La cicatrice finale a un aspect de T inversé.

J. P. Lalardie, chirurgien plasticien français (1973)

lambeau de rotation péritonéal l.m.

peritoneal rotation flap

Méthode de prévention des adhérences postopératoires au cours de la chirurgie intrapelvienne.
Les zones cruentées sont recouvertes par un lambeau de péritoine prélevé sur le ligament large selon la technique de Musset, ou dans la fosse pararectale selon la technique de Tran.

Lancaster (test de) l.m.

Lancaster’s test

Test haploscopique permettant l'étude de la motilité oculaire et la mesure de la déviation strabique selon les directions du regard.
Méthode de dépistage et d’analyse des paralysies oculomotrices, utilisant un écran mural quadrillé, des verres colorés, des taches lumineuses.

W. Lancaster, ophtalmologiste américain (1939)

Lange (score de) l.m.

Lange’s score

Méthode d'appréciation chiffrée du pronostic du déclenchement artificiel du travail, fondée sur l'analyse de trois paramètres : hauteur de la présentation, longueur du col et dilatation du col, cotée double par rapport aux deux autres paramètres.

A. P. Lange, gynécologue obstétricien danois (1982) 

Lapides (opération de) l.f.

Lapides’ operation

Méthode de traitement chirurgical de l'incontinence urinaire d'effort.
Elle associe à la cystopexie abdominale antérieure une urétropexie à la face postérieure de la symphyse pubienne. Cette technique, respectant peu l'anatomie, n'est plus guère utilisée.

J. Lapides, chirurgien urologue américain (1961)

Laren (technique de) l.f.

Laren’s technique

Méthode de cerclage du col par voie abdominale, utilisée lorsque le col utérin est particulièrement court.
Un fil passé d'avant en arrière dans l'isthme sort au niveau des ligaments utérosacrés pour être noué à la face postérieure de l'utérus. Cette technique de seconde intention n'est proposée qu'après échec de techniques plus simples ; elle comporte obligatoirement un accouchement par césarienne prophylactique au voisinage du terme de la grossesse, qui permettra éventuellement l'ablation du fil.

laryngoscopie directe l.f.

direct laryngoscopy

Méthode d'examen direct du larynx à l'aide d'un laryngoscope.
Technique utilisée en anesthésie-réanimation et en médecine d'urgence pour permettre l'intubation trachéale. Elle se pratique avec un laryngoscope à lame courbe (type Macintosh) chez l'adulte, à lame droite chez l'enfant et permet, si nécessaire, de réaliser une véritable chirurgie endoscopique. Cet examen nécessite le plus souvent une anesthésie générale ou une sédation.

laser-endoscopie n.m.

laser-endoscopy

Méthode utilisant conjointement le rayonnement laser et le contrôle endoscopique.
L'intérêt de leur couplage, dans le respect des contraintes propres à la microchirurgie, réside avant tout dans le contrôle ab interno d'actions énergétiques par laser. Trois axes de lumière se côtoient dans un même contenant, à des niveaux d'énergie différents : l'axe image, celui du rayonnement laser, et l'éclairage proprement dit. Les interventions laser intraoculaires ont pour objectif de réaliser sur le tissu cible des transferts d'énergie capables d'interagir par effets thermiques disruptifs ablatifs ou photochimiques, contrôlés par endoscopie. La fibre laser peut être conduite soit par une pièce à main indépendante, soit directement dans le canal endoscopique lui-même. L'action peut se faire à distance du tissu (couronne ciliaire, rétine), ou au contact (sclérostomie, photodacryrhinostomie, photogoniotomie).

Syn. endolaser

laser Holmium l.m.

Holmium’s laser

Laser émettant dans l'infrarouge, qui entraîne un échauffement du stroma cornéen (thermokératoplastie au laser (LTK) avec aplatissement consécutif de la cornée.
Pratiqué à la périphérie de la cornée dans le but de l'aplatir, il permet un bombement relatif du centre cornéen et donc la correction de l'hypermétropie. La méthode, dans sa technique actuelle, ne permet pas de corriger une hypermétropie supérieure à trois dioptries.

laser interstitiel de coagulation prostatique l.m.

interstitial laser coagulation of the prostate (ILC)

Méthode de traitement de l'adénome prostatique utilisant l'énergie laser au moyen d'une fibre introduite directement dans le tissu adénomateux par voie transuréthrale, afin d'en obtenir la destruction par coagulation.

→ laserthérapie prostatique

latex (test d'agglutination au) l.m.

Réaction d'agglutination passive de particules de latex sur lesquelles sont fixées des immunoglobulines.
La réaction au latex isolée a été donnée comme test de terrain allergique, mais c'est une méthode un peu démodée depuis l'apparition d'autres outils de diagnostic, en particulier le dosage des IgE.
Pour la détection du facteur rhumatoïde. Le test utilise comme réactif une suspension de particules de latex calibrées à la surface desquelles sont adsorbées des gammaglobulines humaines (fraction II de Cohn qui est composée à 95% d’IgG).
lathostérol n.m.
Le lathostérol, encore appelé gamma-cholestérol, est un stérol structurellement semblable au cholestérol et présent dans la membrane cellulaire, les tissus et le plasma sanguin parmi les lipides de tous les animaux.
Il constitue un indicateur du niveau de biosynthèse du cholestérol dans tout l'organisme.

Étym. gr. lathôn : dissimulé, inapparent

Réf. Dorret I. Boomsma, Hans M. Princen, Rune R. Frants, Jan A. Gevers Leuven, Herman-Jan M. Kempen -Genetic Analysis of Indicators of Cholesterol Synthesis and Absorption: Lathosterol and Phytosterols in Dutch Twins and Their Parents - Twin Researc

→ facteur rhumatoïde

[C1]

Édit. 2017

Latzko (opération de) l.f.

Latzko’s operation

Méthode de traitement des fistules vésico- ou rectovaginales secondaires à un traumatisme chirurgical par enfouissement de l'orifice fistuleux après avivement vaginal préalable.

W. Latzko, gynécologue autrichien (1942)

Lauritzen (test de) l.m.

Lauritzen’s test

Méthode d'exploration dynamique de l'unité fœtoplacentaire qui apprécie l'augmentation de l'œstriolurie après injection de sulfate de deshydro-épiandrostérone à la mère.
Le fonctionnement de l'unité fœtoplacentaire est considéré comme normal lorsque la transformation du SDHEA est égale ou supérieure à 20%, modérément altéré entre 10 et 20%, altéré entre 5 et 10% et gravement altéré au-dessous de 5%.

C. Lauritzen, gynécologue endocrinologue allemand (1967)

Lawson-Tait (technique de) l.f.

Lawson-Tait’s technique

Méthode chirurgicale de réparation des fistules rectovaginales par dissection et dédoublement de la cloison rectovaginale.

R. Lawson Tait, chirurgien et gynécologue écossais (1845-1899)

LDL-C sigle angl. m. pour Low Density Lipoproteins-Cholesterol

Cholestérol faisant partie de la structure des lipoprotéines de basse densité

La teneur en LDL-C est calculée à partir des paramètres mesurés du bilan lipidique, grâce à la formule de Friedewald :
LDL-C= CT- (TG/5 + HDL-C)
où CT est la teneur en cholestérol total, TG celle en triglycérides et HDL-C celle en cholestérol contenu dans les HDL. Cette méthode de calcul s'applique à la plupart des sujets sauf en cas d'hypertriglycéridémie majeure (> 4 mmol/L).
Un LDL-C au-dessus de 5 mmol/L est un facteur de risque cardiovasculaire, qui est retenu pour instituer un traitement hypocholestérolémiant.

Léger (opération de) l.f.

Léger's operation

Méthode de traitement chirurgical par voie abdominale de l'incontinence urinaire d'effort par colpopexie et cervicopexie antérieure.
La suspension vaginale rétropubienne est réalisée au moyen de deux lambeaux aponévrotiques détachés de la partie inférieure de la gaine des muscles grands droits, fixés de chaque côté de l'urètre sur la paroi antérieure du vagin. Elle est complétée par une cystopexie selon la technique de Perrin.

L. Léger, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1948)

Liley (diagramme de) l.m.

bilirubin chart

Diagramme utilisé au cours de la maladie hémolytique du fœtus.
Le résultat du dosage par méthode spectrophotométrique de la bilirubine contenue dans un échantillon de liquide amniotique est porté sur ce diagramme qui prend en compte la teneur en bilirubine et l'âge gestationnel.
En cas d'anémie fœtale sévère par hémolyse immunologique, le résultat apparaît dans la zone supérieure du diagramme.

A. W. Liley, Sir, gynécologue obstétricien néozélandais (1961)

→ indice optique de Liley

Lipiodol® n.m.

Lipiodol®

Premier produit de contraste iodé liposoluble injectable, utilisé en radiologie.
Huile d'œillette iodée, produit, injectable par voie intramusculaire, qui a connu de nombreuses indications thérapeutiques avant de servir de contraste en radiologie. Il a été préconisé dès 1921 par Sicard et Forestier comme "méthode radiographique d'exploration de la cavité épidurale", avant d’être utilisé pour d'autres examens : bronchographies, hystéro-salpingographies, fistulographies, lymphographies, etc. Son succès international fut tel que les expressions "Lipiodol bronchique" et "Lipiodol rachidien" furent longtemps utilisées pour désigner ces examens alors que le contraste employé n'était plus le Lipiodol.
Sont apparus successivement le Lipiodol fluide®‚, dix fois moins visqueux que le précédent ; le Lipiodol ultrafluide®, trois fois moins visqueux que le fluide ; enfin le disco-Lipiodol®‚ encore trois fois plus fluide. Seul le Lipiodol ultrafluide est encore utilisé pour des lymphographies, des sialographies ou des fistulographies.

M. Guerbet, pharmacien français des Hôpitaux de Paris (1901) ; J. A. Sicard et J. Forestier membre de l'Académie de médecine, médecins français (1923)

liquide de transport de B. Michel l.m.

Michel's holding solution

Milieu liquide permettant la fixation et le transport de fragments tissulaires de petite taille destinés à la congélation, en vue de la mise en œuvre de techniques immuno-histologiques telles que : immunofluorescence directe pour l'étude de maladies bulleuses, étude des lymphomes et pseudo-lymphomes par la méthode des immuno-peroxydases.

B. Michel, dermatologiste américain (1972)

lit basculant l.m.

rocking apparatus

Dispositif de ventilation artificielle contrôlée comportant un plan oscillant autour de l'horizontale sur lequel est couché le patient.
Le poids des viscères abdominaux met en mouvement le diaphragme et assure la ventilation.
Oscillant selon un angle d'une vingtaine de degrés, ce lit produit une ventilation assez efficace, surtout chez l'enfant : il favorise l'expectoration et permet la ventilation artificielle sans qu'il soit nécessaire de faire de trachéotomie. Cette méthode peut être intéressante pour le sevrage de la ventilation artificielle. Mais la vue d'objets trop rapprochés peut causer une cinétose, l'oscillation continuelle du lit complique les soins infirmiers et l'encombrement de l'appareil l'a fait pratiquement abandonner.

→ brancard basculant, cinétose, ventilation artificielle (méthodes de)

lithotripsie n.f.

lithotripsy

Méthode qui consiste à fragmenter ou à pulvériser les calculs directement grâce à des pinces ou par l’intermédiaire d’ultrasons, des ondes de choc électro-hydrauliques, piézo-électriques, électromagnétiques ou d’émission laser.
Surtout appliquée aux calculs urinaires, elle peut être utilisée pour les calculs biliaires.
Il existe plusieurs types de lithotripsie :
- la lithotripsie de contact où, sous surveillance endoscopique, soit une pince mécanique broie le calcul soit des ondes de choc émises par une sonde placée au contact du calcul le fragmente, soit une onde laser le corrode,
- la lithotripsie par voie externe où les ondes de choc sont émises par une « tête de tir » appliquée sur la peau.
Avec les appareils récents, la douleur provoquée par ce traitement est d'intensité moyenne et elle peut être supprimée par l'administration de doses modérées d'analgésiques et de sédatifs. Le recours à l'anesthésie générale ou péridurale n'est plus nécessaire.

Étym. gr. lithos : pierre ; lat. terere : broyer

Syn. lithotritie (les deux termes sont synonymes, mais l'usage courant emploie plutôt celui de lithotritie pour les manœuvres endoscopiques, celui de lithotripsie pour les appareils extracorporels).

lithotripsie extracorporelle (LEC) l.f.

extracorporeal shock-wave lithotripsy (ESWL)

Technique de désintégration des calculs urinaires ou biliaires par l'intermédiaire d'ondes de choc ou d’ondes piézoélectriques émises par un lithotripteur externe.
Le principe est celui d'une onde qui est dirigée sur le calcul ; elle se propage dans l'eau ou dans les parties molles sans faire de dégâts, mais qui produit, quand elle rencontre un milieu solide, une implosion du solide si l'amplitude de la vibration induite est supérieure à la contrainte de rupture du solide. Ainsi lorsqu'une onde de choc est focalisée sur un calcul, elle le fragmente ou l'émiette sans endommager notablement les parties molles avoisinantes. Les lithotripteurs produisent environ 2 000 chocs par minute ou demi-minute. L'application, plus ou moins douloureuse, nécessite une analgésie.
Une mesure préalable de la densité Hounsfield du calcul urinaire, par un scanner sans injection, permet de prédire la probabilité de fragmentation : inférieur à 1000 UH calcul friable, au-dessus calcul plus dur et risque d’échec de la LEC.
Il existe trois types de lithotripteurs :
1) électrohydraulique (premier type d'appareil utilisé) : l'onde de choc est produite par une étincelle électrique dans l'eau dégazée d'une baignoire ; elle est centrée sur le calcul repéré par radioscopie ;
2) piézoélectrique : l'onde de choc est produite par effet piézoélectrique sur une céramique concave semi-ellipsoïdale dont le deuxième foyer est focalisé sur la lithiase, les ondes sont transmises par l'eau de la baignoire ou celle d'une poche remplie d'eau appliquée sur la peau du patient. Elle est centrée sur le calcul repéré par échographie ;
3) électromagnétique : une membrane métallique mue par un électro-aimant produit l'onde de choc. L'ensemble est immergé dans un cylindre empli d'eau dégazée et fermé par une membrane souple qu'on applique sur la peau. Une lentille acoustique focalise l'énergie en une tache oblongue (lithotripteur dit «à onde plate») que l'on concentre sur le calcul.
En urologie, cette méthode non agressive conduit à la fragmentation du calcul sur place, dans la voie excrétrice urinaire supérieure. Ce temps thérapeutique doit être suivi de l'élimination spontanée des débris lithiasiques. Elle exige donc la perméabilité de la voie excrétrice d'aval, qui doit parfois être assurée par la mise en place d'une endoprothèse urétérale. Les meilleurs résultats sont obtenus pour les calculs rénaux de moins de 2 cm dans leur plus grande dimension.
Les contrindications sont l'infection et les troubles de la coagulation.

Étym. gr. lithos : pierre ; lat. terere : broyer

→ lithotripsie

localisation placentaire l.f.

placental localisation

Procédé de détermination de l'insertion du site placentaire sur la face interne de l'utérus.
Elle est utilisée pour localiser le placenta en cas de suspicion d'insertion anormale et avant tout geste invasif dans la cavité amniotique, sur le cordon ombilical ou sur le fœtus. Elle se faisait par radiographie, thermographie ou méthode isotopique. Maintenant, elle se fait par échographie.

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