Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

535 résultats 

quotient intellectuel (QI) l.m.

intelligence quotient (IQ)

Indice statistique utilisé pour la cotation de tests mentaux, qui établit le rapport de l'âge mental d'un sujet à son âge réel.
À partir de 1905, à la demande du ministre de l'éducation publique, A. Binet, psychologue, avec l'aide de T. Simon, médecin, élabore une "échelle métrique de l'intelligence", destinée à étudier les moyens à employer pour assurer l'instruction primaire à tous les enfants anormaux et arriérés.
H. H. Goddard introduit en 1910 cette échelle aux États-Unis et W. Stern, psychologue, propose en 1912 que l'on divise l'âge mental de l'enfant par son âge chronologique, définissant par là-même le quotient intellectuel. Selon ses résultats, un sujet aura un âge mental inférieur, égal ou supérieur à son âge réel, ce qui donnera un QI inférieur, égal ou supérieur à 100. Ce mode de calcul permet de rendre compte du fait qu'un décalage d'un an n'a pas la même signification à 6 et à 12 ans. Mais une telle cotation n'est valable que pour la période de développement. L.M. Terman préconisera l'utilisation du QI en construisant une échelle dont la plupart des items sont empruntés à celle de Binet.
Divers autres procédés de présentation des résultats obtenus aux tests d'intelligence indiquent seulement le rang d'un sujet dans la population d'étalonnage. Ainsi en est-il des résultats exprimés en centiles (rang d'un individu sur une population de 100 sujets) ou des écarts par rapport à la moyenne. C'est ce dernier mode de cotation qui est le plus employé et qui est improprement désigné par le terme de QI. Par exemple, dans le test de Wechsler, le résultat s'exprime sous la forme d'une note (T) dont, par convention, la moyenne est de 100 et l'écart-type de 15. Sur cette échelle normalisée, une note de 130 ou au-dessus est obtenus par 2,2% de la population.

A. Binet, psychologue français et T. Simon, médecin et psychologue français (1904) ; H. H. Goddard, psychologue américain (1910) ; W. Stern, psychologue allemand (1912) ; L. M. Terman, psychologue américain (1916) ; D. Wechsler, psychologue américain (1939)

randot (test de) l.m. acr. angl. pour random dot stereogram

random dot stereogram test

Test polarisé formé de points au hasard, l'information sur la forme et la profondeur se faisant sans l'aide de contours.
Acuité stéréoscopique mesurée de 50 à 20 secondes d'arc.

Sigle RDE (test)

randot

rapid adhering cell l.angl. f.

Test d’adhérence des cellules amniotiques pour le diagnostic de non fermeture du tube neural.
Sigle RAC

R.A.S.T . sigle angl. pour Radio Allergo Sorbent Test.

Dosage radio-immunologique qui utilise un antigène lié à des particules, la fixation des anticorps spécifiques étant révélée par une antiglobuline marquée à I’iode185.
Ce test très sensible est, en particulier, utilisé en sérologie ou, surtout, en immunoallergologie, pour la recherche d’anticorps IgE.

RDE (test) sigle angl. pour Random Stereo

Test à points aléatoires pour la mesure de l'acuité stéréoscopique.
La valeur de la mesure varie avec la distance de présentation sur la carte.

réaction n.f.

reaction

1) Au sens large, réponse à une action par une action contraire.
2) En médecine, modification (cellulaire, tissulaire, organique) produite par une cause morbide, un remède, une modification du milieu intérieur ou extérieur, et qui, en principe, tend à en contrebalancer les effets.
3) En physiologie, toute réponse à un stimulus.
4) En psychologie et psychopathologie, concept qui implique que tout évènement surgissant dans l'environnement affectif ou matériel d'un sujet ou d'un groupe est suivi de conséquences instaurant un état psychique adapté ou non à la situation nouvelle.
Généralisée par A. Meyer (1909) aux États-Unis, cette notion s'est ensuite avérée insuffisante pour rendre compte de la complexité des interactions psychobiologiques et environnementales.
La méthode des évènements de vie lui a conféré un regain d'intérêt, particulièrement dans la compréhension des états dépressifs, mais c'est surtout dans la pathologie relative au stress et au traumatisme psychique que le concept trouve sa principale application en même temps que ses limites.
5) En chimie, interaction de corps chimiques ayant pour résultat la formation d'autres composés.
6) En mécanique, force déclenchée par une autre force agissante et s'opposant à elle.
7) Résultat de toute méthode chimique, biochimique, sérologique, physiologique, etc., utilisée à des fins diagnostiques et, par extension, la méthode elle-même.
8) Immunologie :  réaction antigène-anticorps, réaction de précipitation, réaction d’agglutination etc.
Synonymes incertains : épreuve, méthode, procédé, technique, test, etc.

A. Meyer, psychiatre américain (1866-1950)

évènement vital vécu et personnalité

recherche de glucosurie l.f.

Détection à l’aide d’une bandelette imbibée de substance réactive au glucose permettant de détecter et d’obtenir une évaluation semi-quantitative de la glycosurie et de la différencier de la lactosurie

Il existe toutefois de nombreuses interférences pouvant aboutir à des faux positifs ou faux négatifs et ce test rapide ne saurait remplacer le dosage quantitatif de la glycosurie effectué en laboratoire.

bandelette réactive

[R1]

recrutement n.m.

recruitment

Phénomène observé dans certaines surdités, caractérisé par le contraste constant entre l'augmentation du seuil de perception du son et l'augmentation trop rapide du bruit perçu lorsque l'intensité du son est augmentée progressivement au-delà du seuil.
Si, pour un son d'intensité donnée, le sujet perçoit plus qu'il ne devrait par rapport à son seuil, on dit qu'il y a recrutement. Cette distorsion de la phonie est essentiellement recherchée par l'étude du seuil du réflexe stapédien (test de Metz). Ce seuil est normalement 80 dB audessus du seuil auditif du patient normo-entendant. En cas de recrutement, ce seuil s'abaisse. Le recrutement témoigne de lésions des cellules ciliées externes de l'organe de Corti ; il s'accompagne d'une perte de la discrimination fréquentielle.

O. Metz, otologiste danois (1952)

Metz (test de)

réflexe d'orientation conditionné l.m.

conditioned reflex of orientation

Test comportemental, basé sur le réflexe d’orientation vers une source sonore conditionné par une récompense visuelle, utilisé chez l’enfant de un à trois ans pour déterminer la valeur de l’audition.
En pratique, l’enfant est assis entre deux haut-parleurs disposés à 1,5 mètre et à 45° à droite et à gauche de lui, reliés chacun à un audiomètre délivrant une stimulation sonore calibrée et surmontés d’un système de projection de dessins ou de diapositives ludiques.
Dans un premier temps, on provoque alternativement, à plusieurs reprises et de façon aléatoire dans l’un des haut-parleurs une stimulation sonore et l’apparition simultanée d’une stimulation visuelle du même côté. L’enfant tournera sa tête du côté ainsi stimulé. Une fois l’enfant conditionné, on envoie le bruit seul. L’enfant, s’il perçoit le son, tourne sa tête du côté stimulé pour être récompensé par l’apparition d’une image.
Cette épreuve est binaurale, c’est-à-dire qu’elle interroge les deux oreilles en même temps en champ libre. Elle permet de déterminer le seuil d’audition à 15-20 dB près dans la zone des fréquences conversationnelles sans pouvoir préciser le côté.
L’interprétation des réponses reste très difficile chez certains enfants en retard psychomoteur ou intellectuel ou présentant des troubles du comportement.

Sigle ROC

réflexe stapédien l. m.

acoustic reflex

Réflexe polysynaptique conduisant à une contraction du muscle stapédien lors d’une stimulation de l’oreille avec un son d’au moins 80 dB au-dessus du seuil auditif du patient.
Ce réflexe met en jeu le système auditif périphérique, les noyaux cochléaires et du nerf facial, le nerf facial puis le muscle stapédien. La contraction du muscle stapédien en réponse à une stimulation sonore intense pourrait avoir un effet protecteur contre les bruits traumatisants mais non impulsionnels. L’étude du seuil du réflexe stapédien est nommé « test de Metz ».
O. Metz, otologiste danois (1952).
 Syn. réflexe acoustique

Metz (test de)

Reinder (test de) l.m.

Reinder's test

Test à points aléatoires pour la mesure de l'acuité visuelle stéréoscopique.
L'acuité mesurée est de 3 100 à 2 579 secondes d'arc pour l'image du renne (donc grossière), de 591 à 32 secondes d'arc avec les cercles.

Reitan (test de) l.m.

Test psychométrique de "liaison des nombres" utilisé dans l'évaluation évolutive de l'encéphalopathie hépatique.
Peu coûteux, pouvant être répété parce que faiblement affecté par l'apprentissage, il donne des résultats aisément quantifiables.

R. M. Reitan, neurophysiologiste et psychologue américain (1955)

réponse cardio inhibitrice l.f.

réduction de la fréquence cardiaque au-dessous de 40 battements par minute et chute de la pression artérielle après un test d’inclinaison effectué chez un patient présentant des syncopes vagales.

test d'inclinaison, syncope

résistance à la dénaturation alcaline (test de) l.m.

alkali denaturation test

Méthode de dosage de l'hémoglobine fœtale reposant sur sa résistance à la dénaturation alcaline, supérieure à celle de l'hémoglobine A.
Il consiste à mesurer la proportion d'hémoglobine restant dans un hémolysat après précipitation de l'hémoglobine A par une exposition à un pH alcalin pendant un temps donné précis. La sensibilité de ce test n'est pas uniforme dans toute la gamme de concentration et il tend à être remplacé par des dosages par chromatographie haute performance sur échangeur d'ions.

Syn. test de Singer, test de Betke

respiration paradoxale l.f.

paradoxical chest wall motion

Mouvement d'une partie du thorax se faisant à l'opposé de ce qui est normal : elle se déprime à l'inspiration et se gonfle à l'expiration.
Ce trouble est généralement dû à un volet thoracique qui, en fonction de son importance, peut être cause d’un état de détresse respiratoire qu’il importe de traiter de toute urgence : désencombrement laryngo-trachéobronchique, oxygénation au masque, intubation, ventilation, drainage des épanchements pleuraux, en même temps qu'est conduite la réanimation cardio-circulatoire.
En respiration paradoxale la distribution de l'air inspiré dans les poumons est perturbée par un effet d'espace mort : l'air alvéolaire de la zone paradoxale se mêle à l'air frais inspiré et l'air d'un poumon passe dans l'autre à chaque mouvement ventilatoire (Pendelluft) ce qui entraîne une hypoxie.
Cette détresse respiratoire est très sensible à la position du sujet, ce qui est surtout net en position verticale.
La respiration paradoxale est bien visible en radioscopie ou en radiocinéma et peut être mis en évidence par un vigoureux reniflement (sniff test).
Elle peut aussi se voir en cas de paralysie d'un hémi-diaphragme.

Étym. gr. paradoxos : contraire à l'opinion commune, étrange (para : à côté ; doxia : opinion, réputation)

Pendelluft, sniff test, volet thoracique.

rétraction du caillot l.f.

clot retraction.
Test de mesure fonctionnelle des relations entre les plaquettes sanguines et la fibrine au cours d'une coagulation en tube.
Elle est anormale dans les thrombasthénies type I.

rhumatisme articulaire aigu l.m.

acute rheumatic fever

Maladie inflammatoire aigüe survenant dans les suites d’une infection pharyngée à streptocoque bêta-hémolytique du groupe A et caractérisée par un état fébrile avec polyarthrite touchant surtout les grosses articulations, fugace et guérissant sans séquelles apparentes, mais pouvant se compliquer, surtout chez l’enfant, d’atteintes cardiaques (endocardite, myocardite, péricardite ou pancardite) qui font la gravité de la maladie, et parfois d’atteintes extracardiaques (érythème marginé, nodules sous-cutanés de Meynet, chorée).
Biologiquement, il n’y a pas de test spécifique du rhumatisme articulaire aigu mais seulement un syndrome inflammatoire  non spécifique très prononcé (augmentation de la vitesse de sédimentation, élévation de la protéine C-réactive, de l'haptoglobine) et des stigmates directs et indirects de l’infection streptococcique, à savoir la présence de streptocoques bêta-hémolytiques au prélèvement de gorge fait au tout début de la maladie et élévation des anticorps anti-streptococciques (antistreptolysines O et autres) à sa période d’état.
Le traitement fait appel au repos au lit en phase aigüe, associé à une surveillance cardiaque. La pénicilline est mise en route d'abord dans un but curatif, puis à titre prophylactique. Les salicylés à forte dose et les glucocorticostéroïdes ont une action favorable sur la fièvre, les arthrites et les manifestations cardiaques.

J-B. Bouillaud, médecin français, membre de l'Académie de médecine (1832)

Étym. gr. rheuma : fluxion

Sigle RAA

endocardite rhumatismale, Meynet (nodules de)

Richardson (test de) l.m.

Richardson’s test

Test de grossesse par réaction colorimétrique urinaire.

G.C. Richardson, gynécologue américain (1951)

Robinson, Power et Kepler (test de) l.m.

Robinson, Power et Kepler’s test

Test d’appréciation d’un retard à l’élimination de l’eau en présence d’une maladie d’Addison.
Obsolète.

F. J. Robinson, N. H. Power, E. J. Kepler, médecins américains (1941)

Addison (maladie d')

[M1,O4]

Édit. 2017/1

Rorschach (test de) l.m.

Rorschach’s test

Technique élaborée entre 1918 et 1921 par le psychiatre suisse H. Rorschach, qui eut l'idée de comparer la manière dont les malades réagissaient à des taches d'encre, à celle de sujets normaux.
Dix taches d'encre d'axe de symétrie vertical, aux contours plus ou moins découpés, de structuration faible (non figurative), de texture variable et de couleurs différentes, sont présentées toujours dans le même ordre. Devant chaque planche, le sujet est invité à exprimer "tout ce qu'il peut voir", en disant "tout ce qui lui vient à l'esprit". Fortement impliqué, il est mis dans une situation déroutante, où on lui demande à la fois de régresser en se laissant aller à imaginer et de rester dans la réalité en partant du stimulus proposé.
L'interprétation se fait selon deux types de démarches qui peuvent être complémentaires : une analyse qualitative et dynamique dans une perspective psychanalytique et un repérage de constellations de signes dans une visée diagnostique et pronostique.
Des orientations diverses données à ce test se sont fait jour, notamment psycho-anthropologiques, analytiques, gestaltistes, phénoménologiques. De nouveaux modèles, inscrits dans une épistémologie scientifique empirique et non spéculative, ont indiscutablement amélioré la fidélité interjuges des interprétations (J. Exner aux États-Unis, A. Andronikof-Sanglade en France).

H. Rorschach, psychiatre et psychanalyste suisse (1884-1922) ; Anne Andronikof-Sanglade, psychologue française (1989) ; J. E. Exner Jr, psychologue américain (1928-2006)

Rowell (syndrome de) l.m.

lupus erythematosus

Syndrome observé chez des malades porteurs d'un lupus discoïde ou systémique qui présentent des lésions, d'abord papuleuses, puis annulaires, dont les bords deviennent vésiculeux, siégeant sur le visage, le cou, la poitrine, pouvant faire évoquer un érythème polymorphe.
Dans les formes les plus intenses, des bulles, voire des ulcérations nécrotiques peuvent apparaître. Lorsque ces lésions surviennent chez des malades porteurs de lupus discoïde, le test de la bande lupique est positif sur les lésions discoïdes mais négatif sur les lésions évocatrices d'érythème polymorphe.

N. R. Rowell, dermatologiste britannique (1963)

Saidman (test de) l.m.

Saidman’s test

Méthode d'exploration photobiologique permettant de mesurer la photosensibilité d'un sujet par la recherche de la dose érythémogène minimale (D.E.M.) et sa photoprotection naturelle par la recherche des doses pigmentogènes immédiates et retardées.
Le test de Saidman (1927) consiste à administrer des doses croissantes d'un rayonnement en lumière totale (UV, visible, infrarouges), ou en UVA seul, sur la peau du dos selon une progression arithmétique ou géométrique grâce à un sensitomètre à obturateur. La lecture se fait : pour la photosensibilité, à la 24ème heure pour l'érythème en lumière totale, entre 4 et 6 heures pour l'érythème aux UVA ; pour la photoprotection immédiate, 2 heures ou juste après l'irradiation ; pour la photoprotection retardée, à la 96ème heure.

J. Saidman, médecin français (1897-1949)

Sarniguet-Badoche (lunettes de) l.f.p.

Sarniguet-Badoche‘s glasses

Lunettes de dépistage munies de verres neutres avec, sur leur partie nasale, une bande de papier opaque (secteur), la distance entre les bords verticaux des 2 secteurs étant de 32 mm pour le bébé de moins de 6 mois et de 35 mm, pour l’enfant de 10 à 24 mois.
Trois réponses sont possibles :
- réponse en alternance : l’œil droit assure le regard à droite, et vice versa ;
- réponse en rotation de la tête si l’enfant tourne la tête pour garder son œil droit dans le regard à gauche : ceci veut dire qu’il y a une nette préférence pour l’œil droit ;
- signe de la toupie : cette fois l’enfant, pour regarder à gauche, tourne non seulement la tête mais le corps : ceci veut dire que l’œil gauche est amblyope.
Ce test est difficilement réalisable dans les ésotropies précoces avec abductions nulles.

J-M. Sarniguet-Bardoche, ophtalmologiste français (1982)

ésotropie

saturnisme n.m.

lead poisoning, plumbism

Intoxication aigüe ou chronique par le plomb à l’état de métal ou par l’un de ses sels, se manifestant dans les cas typiques par un syndrome gastro-intestinal avec violentes douleurs abdominales, syndrome auquel sont fréquemment associés une hypertension artérielle, des troubles neurologiques et rénaux ainsi que des altérations hématologiques liées à une atteinte de la moelle osseuse, en particulier une anémie hémolytique.
Un retard mental peut s’installer chez l’enfant intoxiqué ou chez l’adulte pour une forte imprégnation prolongée qui ne se voit plus que très rarement. Les classiques liseré de Burton et taches de Gubler, dûs à l’élimination salivaire du plomb, sont rarement présents, sauf chez des personnes ayant une hygiène déficiente.
Cette maladie s’observe surtout en milieu professionnel (décapage de peintures au plomb, soudage ou découpage de métaux peints, travail sur tuyaux d’orgues etc…) mais peut aussi être liée à la consommation d’eau contaminée par des canalisations en plomb. Sa teneur maximale actuellement tolérée dans l’eau potable est de 10 μg/dL. La peinture contenant du plomb (en particulier céruse à l’hydrocarbonate de plomb très facilement soluble dans le suc gastrique) constitue, surtout chez les enfants, une cause d’intoxication par ingestion (« pica »), fréquente dans les logements anciens car les enfants, voire les nourrissons, sont friands des écailles de peinture en raison de leur goût sucré et acidulé. Dans certaines régions existe également une pollution environnementale de l’air et des sols liée à des activités industrielles.
Le plomb exerce une action thioloprive responsable de l’inhibition de divers enzymes, ce qui entraîne des altérations de la biosynthèse de l’hème et de la globine, comme aussi de la membrane érythrocytaire. À sa toxicité sanguine s’ajoute une forte neurotoxicité, particulière pour le cerveau en développement du jeune enfant et pouvant aller jusqu’à nécessiter un traitement d’urgence par chélation spécifique et plomburie provoquée (EDTA calcique disodique par voie IV, succimer per os).
Une bonne orientation diagnostique est déjà donnée par la présence pourtant inconstante dans le sang d’hématies à ponctuations basophiles. Les marqueurs biologiques sont la plombémie mesurée par spectrométrie d’émission à plasma induit (« torche à plasma ») et les protoporphyrines z sanguines (PPZ) quantifiées par hématofluorimétrie et enfin le dosage de l’acide δ amino lévulinique dans les urines, test précocément positif mais peu utilisé actuellement.

Étym. de Saturne, dieu italique, avec attribution, selon les conceptions alchimistes, de l’élément plomb à une planète

néphropathie saturnine, Burton (liseré de), Gubler (tache de), ponctuations basophiles des hématies

Schirmer (test de) l.m.

Schirmer test

Méthode d’évaluation de la sécrétion lacrymale.
Le test est réalisé en insérant une bandelette de papier buvard de 35mm de long dans le cul-de-sac conjonctival inférieur et en mesurant au bout de cinq minutes la longueur de la bandelette imprégnée par les larmes. Lorsque cette longueur est inférieure à 15 mm, on considère qu’il y a une diminution de la sécrétion lacrymale.

Dans la kératoconjonctivite sèche (syndrome de Gougerot-Sjögren) cette longueur est égale ou inférieure à 5,5mm.
 
.

O. Schirmer, ophtalmologiste allemand (1903)

Gougerot-Sjögren (syndrome de), syndrome sec, xérophtalmie, kératoconjonctivite sèche

[P2]

Édit. 2019

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