Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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récepteur hormonal 1.m.

hormone receptor

Protéine de membrane située dans une cellule effectrice sensible à une hormone et dont le signal est transmis au noyau par des messagers intracellulaires.
P. ex. l'utérus possède des récepteurs pour l'ocytocine, les prostaglandines ou les hormones adrénergiques. Dans les cancers du sein, les récepteurs des œstrogènes et de la progestérone reflètent le degré de différenciation de la tumeur, sa sensibilité à une hormonothérapie et donc son pronostic.

recombinaison homologue l.f.

homologous recombination

Modalités de recombinaison de l'ADN par homologie de séquences utilisées en génie génétique pour le ciblage génique (gene targeting), le plus souvent pour inactiver un gène endogène.
Appliquée aux cellules-souches embryonnaires (cellules ES), cette méthode permet d’induire l’invalidation du gène d’intérêt et de sélectionner ensuite les animaux homozygotes porteurs d’un déficit génétique.

Syn. recombinaison générale

Ant. recombinaison non homologue

rein en fer à cheval l.m.

horseshoe kidney

Variété la plus fréquente des symphyses rénales, unissant les deux pôles inférieurs sur la ligne médiane par une languette parenchymateuse appelée isthme.
Les deux masses rénales latérales sont bas situées et rapprochées de la ligne médiane, obliques en bas et en dedans, l'isthme en avant des gros vaisseaux centraux. Les hiles sont antérieurs, la voie excrétrice de chaque hémirein normale, la vascularisation multiple et très variable
En urographie intraveineuse, il est observé une image d'une malposition des cavités pyélocalicielles et surtout d'une inversion de leur grand axe vertical, les calices inférieurs se projetant en dedans des bassinets et convergeant l'un vers l'autre, souvent superposés au rachis.
Une telle image suggère une malrotation des reins avec fusion de leurs pôles inférieurs. Les deux reins, à la fois plus bas et plus internes que normalement, se rejoignent en un pont prérachidien parenchymateux ou fibreux. L'organe dans son ensemble forme une masse ouverte en haut. Le rein en fer à cheval inversé est encore plus rare et comporte une fusion des pôles supérieurs. L’échographie, la tomodensitométrie et l’IRM permettent d’obtenir des données plus précises.

symphyse rénale

rejet d'un greffon médullaire l.m

host versus graft effect

Processus immunologique observé dans les greffes de cellules médullaires ou de cellules souches hématopoïétiques périphériques qui se traduit par l’élimination du greffon par les tissus du receveur.
Le processus de rejet d’un greffon de moelle osseuse ou de cellules souches hématopoïétiques est souvent précoce ; il est, dès lors, difficile à différencier d’une non-prise. Ce rejet est dû à la persistance, après le conditionnement, de lymphocytes T de l’hôte capables de s’activer et de rejeter le greffon. Le rejet est une complication rare, de l’ordre de 1%, après greffe de moelle géno-identique utilisant un conditionnement myélo-ablatif. Dans les greffes réalisés à partir d’un donneur non apparenté cette complication très grave survient dans 5 à 15 % des cas.

relations hôte-parasite l.f.p.

host-parasite relationships, host-parasite equilibrium

Ensemble des processus, notamment immunologiques mais en fait de nature très variée, qui conditionnent le parasitisme.
L’apparition des immunodépressions majeures (sida, immunodépressions post-thérapeutiques) a permis d’apprécier, a contrario, l’importance et la complexité de ces phénomènes. On a observé ainsi des maladies émergentes, provoquées par des parasites ou des champignons n’infestant pas jusqu’ici l’Homme, et des maladies opportunistes dont la gravité est fonction de l’état des défenses du sujet parasité.

équilibre hôte-parasite

releasing factor (gonadotrophin) l.m. angl.

gonadotrophin releasing factor

Décapeptide sécrété de façon intermittente par l'hypothalamus, induisant la sécrétion et l'excrétion des gonadotrophines hypophysaires, notamment la LH.

Syn. hormone hypothalamique

retour à domicile l. m.

homing

En médecine, retour précoce des patients hospitalisés à domicile, avec continuation des soins, dès que le séjour à l'hôpital n'est plus indispensable.
Ce retour à domicile peut se faire selon plusieurs modalités :
- retour au domicile antérieur dans le cadre de la vie habituelle,
- déménagement du patient avec reconstitution de son cadre de vie antérieur dans un appartement mieux adapté à son handicap,
- déménagement du patient et de sa famille dans un village où sont reconstitués des domiciles adaptés au handicap de ce type de patient, domiciles situés auprès d'une structure médicosociale spécialisée.
Cette politique de retour en milieu familier s'oppose à celle de maintien prolongé du patient à l'hospital jusqu'à “guérison” ou envoi en maison de convalescence. Avec, une bonne organisation des soins à domicile, on évite une hospitalisation onéreuse en maison de santé ou à l'hôpital et en dehors de toutes considérations économiques, le retour à domicile est souvent plus favorable au patient que son maintien à l'hôpital.
En fait les soins à domicile ont été pratiqués de tout temps, bien avant que des hôpitaux pour les pauvres, les soldats invalides et les pèlerins aient existé. Autrefois la plupart des soins se faisaient à la maison, notamment les accouchements, les petites interventions chirurgicales (on opérait sur la table de la cuisine) et l'on envisageait pas alors de conduire les mourants à l'hôpital. La prise en charge des soins par la collectivité lors du retour des patients chez eux est une pratique plus récente qui a été instaurée en Alsace dans les zones rurales, depuis plus de 150 ans à l'instigation des pasteurs protestants des vallées des Vosges. Après l'annexion allemande en 1870, Bismarck s'en est inspiré pour instituer la Sécurité Sociale, qui a été maintenue en Alsace après la réintégration de 1919 : cela a servi d'exemple lors de l'institution de la Sécurité Sociale en France “de l'intérieur” en 1945.
Le développement des techniques chirurgicales et médicales, notamment grâce à l'asepsie, a justifié l'hospitalisation, mais on s'aperçoit aujourd'hui qu'en dehors des soins intensifs, des interventions chirurgicales et des accouchements, l'hospitalisation peut avoir des graves inconvénients (infection hospitalière, hospitalisme chez les jeunes enfants, perturbations de la vie familiale et du confort psychique chez les personnes âgées et les enfants). Pourtant dans bien des cas les malades peuvent être maintenus à domicile dans le cadre de la vie familiale, si elle existe, à condition que des soins compétents et une surveillance infirmière régulière (éventuellement quotidienne voire biquotidienne) soient organisés.
En réanimation, passée la phase aigüe, on peut souvent ramener chez eux des insuffisants respiratoires graves (même sous respiration artificielle) ou des insuffisants rénaux traités par dialyse ainsi que des handicapés nécessitant des soins journaliers.

Syn. hospitalisation à domicile, HAD, homing

sacrum en crochet l.m.

hooked sacrum

sacrum en hameçon

sacrum en hameçon l.m.

hooked sacrum

Déformation sacrococcygienne, le coccyx revenant en avant avec un promontoire très abaissé, qui diminue la capacité de l'excavation pelvienne.
La concavité du sacrum, trop accentuée entre le promontoire et le coccyx,est cause de dystocie.

sans-abri et santé mentale l.m.

homeless and mental health

Situation de certains malades mentaux que leur maladie a désinsérés du tissu social, les empêchant de travailler et les privant d'un domicile, processus accentué par la crise économique.
Relevée par la généralité des auteurs, une surmorbidité psychiatrique (un tiers environ des sans-domiciles aux États-Unis) concerne en particulier : les états schizophréniques (prévalence dix fois plus élevée que dans la population générale), la psychose maniacodépressive, les troubles de la personnalité, les effets de l'usage de l'alcool et des drogues.
En France, la psychiatrie de secteur les ignorerait si la réglementation ne les répartissait dans les secteurs existants, au niveau de chaque hôpital et de chaque centre médicopsychologique, leur donnant au moins un lieu de refuge et d'hébergement thérapeutique.
Ces patients posent de difficiles problèmes de réadaptation, surtout quand ils sortent de l'hôpital psychiatrique après un long séjour, ne répondent pas aux traitements ou ne les observent pas, sont démunis, mobiles, sans appui familial et utilisent toutes sortes de moyens pour se sortir des embarras de la vie. Dans les pays anglosaxons, il est apparu qu'une importante proportion de malades mentaux ne pouvait être traitée convenablement dans la communauté.

sécrétion holocrine l.f.

holocrine secretion

Décharge et destruction de toute la cellule exocrine.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

séquence de Hogness l.f.

Hogness’ box

Séquence TATA chez les eucaryotes.

D. S. Hogness, biochimiste américain (1978)

séquence TATA

séquence homéotique l.f.

homeosequence, homeobox

homéoboîte

séquence homologue l.f.

homologous sequence

Séquence présentant une homologie partielle ou totale avec une autre séquence.

service hospitalier l.m.

hospital service

Unité d’hospitalisation dévolue à une même spécialité médicale et qui est sous la responsabilité d’un chef de service.
Dans l’organisation hospitalière actuelle les services sont regroupés au sein de « pôles » à vocation administrative et économique.

sexe hormonal l.m.

hormonal sex

Sexe comportemental déterminé par les influences hormonales.

soins à domicile l.m.p.

homecare

Soins dispensés à une personne à son domicile, par opposition aux soins dispensés dans un établissement de soins ou au cabinet du praticien de santé.
Ils concernent toutes les activités de soins dispensés par l’une quelconque des professions de santé médicales ou paramédicales.
En pratique libérale, ils donnent lieu au paiement d’honoraires conformément aux règles de chaque profession de santé établies par convention avec les organismes de l’assurance maladie.
Dans un sens plus large, ce concept couvre également les soins donnés, en particulier aux personnes âgées afin de leur éviter une hospitalisation et aux handicapés dépendants. Il s’agit de soins d’hygiène et d’aide à l’accomplissement des actes courants de la vie. Non médicalisés, ils sont dispensés dans le cadre de l’ « aide à domicile » et peuvent, dans certaines conditions, être pris en charge forfaitairement par l’assurance maladie. De telles « aides à la personne » peuvent être le fait d’acteurs non professionnels de santé, individuels ou appartenant à des associations spécialisées conventionnées.
Contrairement à l’hospitalisation à domicile, la formule administrative de « soins à domicile » n’exige pas, une hospitalisation préalable.

hospitalisation à domicile

somatocrinine n.f.

somatocrinin, grwoth hormone releasing factor

Syn. hormone de libération de l'hormone de croissance, somatolibérine

hormone de libération de l'hormone de croissance

somatolibérine n.f.

somatoliberin

Peptide hormonal de 44 acides aminés sécrété par l'hypothalamus, agissant sur les cellules somatotropes de l'antéhypophyse pour stimuler la synthèse et la libération de l'hormone de croissance.

Syn. hormone de libération de l'hormone de croissance, somatocrinine

hormone de libération de l'hormone de croissance

somatomammotrophine chorionique humaine l.f

human chorionic somatomammotrophin

Glycoprotéine sécrétée par le placenta dont l’action est proche de celle de la prolactine : elle stimule la croissance de la glande mammaire et la sécrétion lactée.
Son dosage dans le plasma servait de témoin de la fonction placentaire dans les grossesses pathologiques.

Syn. hormone placentaire lactogène, hormone chorionique somatotrope, somato-mammotrophine chorionique humaine

Sigle  HCS

spécificité d'hôte l.f.

host specificity

Terme caractérisant la capacité d’un agent infectieux de ne se développer que chez une seule espèce d’hôte(s) (ou dans un petit nombre d’espèces taxinomiquement proches), ou la capacité d’un arthropode hématophage de n’effectuer ses repas de sang que sur une espèce donnée de vertébré.
Selon le spectre d’hôtes d’un micro-organisme, sa spécificité peut donc être plus ou moins étroite. Elle est parfois très stricte (cas du Pou humain) ou, au contraire, très large lorsque de nombreux hôtes peuvent être infectés (cas du toxoplasme). Dans le cas des parasites, elle peut être stricte en ce qui concerne les hôtes intermédiaires et lâche pour les hôtes définitifs, ou inversement. La spécificité d’hôtes traduit l’existence de barrières d’espèce.

Étym. lat : species : espèce

spécifique, barrière d'espèce, spectre d'hôtes

spectre d'hôtes l.m.

host range

1) Ensemble des espèces susceptibles d’être infectées par un agent infectieux donné ou de représenter une source de sang pour un arthropode hématophage déterminé.
2) Pour un phage, un virus ou un plasmide, liste des souches dans lesquelles il peut se répliquer.
Ces souches peuvent appartenir à la même espèce ou à des espèces différentes ; en fonction de la spécificité de l’agent, le spectre d'hôtes sera plus ou moins large ou étroit.

Étym. lat. spectrum : simulacre

spécificité d'hôtes, barrière d'espèce

structure d'accueil des urgences (SAU)l.f.

hospital emergency medical welcome

Au sein d'une formation hospitalière publique ou privée, structure qui assure l'accueil des patients amenés par divers services (SMUR, sapeurs pompiers, ambulances privées) ou se présentant d'eux-mêmes, spontanément ou orientés par leur médecin, par le SAMU ou par un autre centre de soins.
Le service d'accueil assure le tri-catégorisation (diagnostic rapide mais déjà assez complet), la mise en condition, les soins de première urgence et aussi, dans le cadre des soins ambulatoires, les soins immédiats d'une consultation de porte (petite chirurgie), en particulier en dehors des heures d'ouverture des consultations des services hospitaliers. Il assure éventuellement l'orientation rapide vers une formation hospitalière et un service spécialisé mis en alerte qui donnera les soins appropriés.
L'accueil nécessite un espace défini de surface suffisante, un plateau technique (salles d'examen, de petite chirurgie, de déchocage, d'imagerie, radiologie, échographie, etc.). Il doit disposer de liaisons nombreuses et de personnel administratif, médical et paramédical habitué à l'urgence pour assurer la permanence du fonctionnement avec des moyens suffisants à toute heure du jour et de la nuit (équipes de garde), avec possibilité d'être renforcés en cas de besoin (astreintes et, en cas d'afflux massif de blessés, rappel de personnel supplémentaire).
Les décrets du 30 mai 1997 et les récentes circulaires du Ministère de la Santé tendent à
distinguer :
- les SAU avec permanence 24 h/24, plateau technique opérationnel (y compris le scanner) et présence de praticiens qualifiés ;
- les SAU de proximité des petits hôpitaux (unités de proximité, UP) à plateau technique plus restreint et en relations avec les SAU ;
- les unités spécialisées (pôles spécialisés d'urgence, POSU), en pédiatrie, par ex.

SMUR

symphyse pubienne horizontale l.f.

horizontal symphysis pubis

Anomalie d'inclinaison de la symphyse pubienne, anormalement couchée sur l'horizontale, pouvant gêner l'engagement de la présentation fœtale en la refoulant vers l'arrière.

syndrome de Høyeraal-Hreidarsson l.m.

Hoyeraal-Hreidarsson’s syndrome

H.M. Høyeraal, rhumatologue pédiatrique norvégien (1970) ; S. M. Hreidarsson, pédiatre islandais (1988)

Høyeraal-Hreidarsson (syndrome de)

[Q2,F1,H1,J1)]

Édit. 2018

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