Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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onde T l.f.

T wave

Onde qui, sur l’électrocardiogramme, fait suite au segment ST et traduit la repolarisation ventriculaire.
Elle a la forme d’une onde lente avec un segment initial à faible pente, un sommet arrondi et une branche terminale à pente plus abrupte pour rejoindre la ligne isoélectrique. L’onde T normale est asymétrique. Sa durée est variable, difficile à déterminer avec précision, en moyenne de 0,20 sec. Son axe moyen varie entre -10° et +80°.
L’onde T est normalement positive en D1, D2 et dans les dérivations précordiales gauches, toujours négative en aVr et positive ou négative en D3. Les modifications de l’onde T, son aspect symétrique, pointu, acuminé ou sa profonde négativité peuvent traduire une ischémie myocardique.

repolarisation, repolarisation cardiaque

Édit. 2017

onde U l.f.

U wave

Accident arrondi, de faible amplitude qui, sur les tracés électrocardiographiques, fait suite à l’onde T ou se superpose à la fin de celle-ci, mais n’est pas toujours identifiable si le rythme cardiaque est accéléré.
De forme arrondie, son amplitude est plus faible que celle de l’onde T. Le mécanisme de sa genèse demeure discuté : on évoque la repolarisation du réseau de Purkinje ou la repolarisation tardive du septum ou des muscles papillaires.

Purkinje (réseau de), repolarisation cardiaque

Édit. 2017

ondes carrées l.f.p.

square wave opposite jerks

Forme de pseudonystagmus.
On distingue les ondes en créneaux, en escalier et les grandes ondes carrées. Elles se voient comme séquelle d'une encéphalite du tronc cérébral, d'une atrophie pontocérébelleuse ou après un traumatisme crânien.

Édit. 2017

ondes de choc (traitement des affections musculo-squelettiques par l.m.p.

A côté du traitement des calculs urinaires ou biliaires (lithotripsie) les ondes de choc peuvent être utilisées dans le traitement de diverses affections de l’appareil moteur : tendinopathies chroniques calcifiantes ou non, enthésopathies, aponévropathies

Le principe du traitement est d’occasionner un traumatisme du tendon ou de son enthèse par le moyen d’une forte et brutale augmentation de pression, pour susciter une réaction physique et chimique bénéfique,
Deus sortes d’ondes de choc peuvent être utilisées : extra-corporelles et radiales.
Les ondes de choc extra-corporelles sont produites par des dispositifs piézo-électriques, électro-magnétiques ou électro-hydrauliques. Très puissantes (jusqu’à 1000 bars), elles sont extrêmement brèves, et émises en rafales. Leur épicentre est situé en profondeur. Un repérage échographique peut être utilisé.
Les ondes de choc radialessont dues à une masse, propulsée par air comprimé, qui vient percuter la peau. L’augmentation de pression est moins importante que précédemment (1 à 10 bars), mais plus prolongée (5ms en moyenne). Maximale en superficie, elle diffuse de façon conique en profondeur en perdant progressivement de sa puissance.
Quelques séances sont réalisées. Les résultats, différés, sont variables en fonction des affections.

lithotripsie extracorporelle, lithotripsie

[B3,I3]

Édit. 2017

ondes dégradées à front raide l.f.p.

décharges lentes

Édit. 2017

Ondine (malédiction de) l.f.

Ondine’s curse

Ondine (syndrome d')

Édit. 2017

Ondine (syndrome d') l.m.

Ondines syndrome

Syndrome neurologique mortel caractérisé par la perte de la respiration automatique avec conservation de la respiration volontaire.
Chez l’enfant, il se révèle à la période néonatale par des apnées et une oligopnée permanente, de préférence pendant le sommeil calme.
Ce trouble, dû à une atteinte congénitale bulbaire et dont de rares cas familiaux ont été décrits, s’oppose à celui constitué par la conservation de la commande automatique. Leur vie durant, ces cas doivent être soumis à une ventilation mécanique pendant leur sommeil, faute de quoi une hypertension pulmonaire risque de se développer. Il peut s’y associer un mégacôlon congénital, une achalasie œsophagienne ou un sympathoblastome.
Le syndrome d'Ondine est mortel par surdose chez les toxicomanes. Chez les insuffisants respiratoires chroniques et par effet des opiacés, notamment au décours de l'anesthésie générale, ce syndrome entraîne une hypoxie prolongée qui supprime l'automatisme respiratoire : il suffit alors d'inciter par la parole ces patients à respirer (l'audition persiste tant que l'hypoxie n'est pas trop forte) pour qu'ils fassent une ou quelques inspirations. En continuant patiemment avant l'arrivée de secours médicalisés on peut les maintenir en vie. Si on laisse ces patients dans le calme, la respiration ne repart pas et ils meurent.
Le syndrome d'apnée du sommeil est une forme mineure du syndrome d'Ondine.

Étym. dénomination est tirée de la pièce de Giraudoux « Ondine » (« …un moment d’inattention et j’oublierai d’entendre, de respirer...»)

Syn. malédiction d’Ondine

apnée du sommeil, hypoxie narcotique, respiratoires (centres), surdose

Édit. 2017

ONG sigle f.

organisation non gouvernementale

Édit. 2017

ongle n.m.

unguis (TA)

nail

Lame de corne transparente, flexible et résistante, recouvrant la face dorsale de la phalange distale des doigts de main et de pied.
Les ongles sont des phanères et représentent un produit de kératinisation de l’épiderme. Ils assurent un rôle de protection.

Étym. lat. unguis, ungula : ongle

Édit. 2017

ongle grésé l.m.

vertically striated nail, sandpaper twenty-nail dystrophy

Altération de la surface de l'ongle qui est rugueuse et recouverte de multiples fines crêtes, la faisant apparaître comme décapée verticalement au jet de sable.
L'ongle grésé est l'un des deux aspects de la "dystrophie des vingt ongles".

R. Baran et A. Dupré, dermatologistes français (1977)

Édit. 2017

ongle incarné l.m.

ingrowing nail

Résultat de la pénétration de la partie latérale de l’ongle, le plus souvent du premier orteil, dans les parties molles du sillon latéral de cet ongle, entraînant une inflammation douloureuse.
Secondaire à un conflit entre la tablette unguéale et les parties molles, l'ongle incarné peut être dû à des microtraumatismes répétés ou à une malformation de l'appareil unguéal telle que désaxation congénitale de l'ongle du gros orteil.

Étym. lat. ungula : ongle ; caro, carnis : chair (qui pénètre dans la chair)

Syn. onyxis latéral

Édit. 2017

ongles jaunes (syndrome des) l.m.

yellow nail syndrome, xanthonychia syndrome

Syndrome rare associant une modification progressive des ongles qui s'épaississent en prenant une coloration jaunâtre, des œdèmes lymphatiques des extrémités et, inconstamment, des manifestations pleuropulmonaires à type de bronchite chronique, de dilatation des bronches ou d'épanchements pleuraux.
Les ongles ont des courbures longitudinale et transversale très marquées, une disparition de la lunule et de la cuticule, une croissance très ralentie et sont souvent le siège d’une onycholyse. Le syndrome des ongles jaunes, lié à une exsudation lymphatique de pathogénie controversée, pourrait être plus volontiers associé à certains états pathologiques de nature auto-immune tels que la polyarthrite rhumatoïde et le lupus érythémateux aigu disséminé, ainsi qu’à des néoplasies et au syndrome d'immunodéficience acquise. Le syndrome des ongles jaunes est susceptible de régresser chez l’insuffisant respiratoire avec l’amélioration des capacités ventilatoires.

P. D. Samman et W. F. White, dermatologistes britanniques (1964)

Syn. syndrome xanthonychique

xanthonychie, onycholyse, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux aigu disséminé, syndrome d'immunodéficience acquise, insuffisance respiratoire chronique

[J1,K4,K1]

Édit. 2017

onguent n.m. (obs.)

ointment

Terme ancien désignant une association de corps gras, anhydre, de consistance solide ou semisolide, utilisée comme excipient ou comme hydratant.
Plus épais que les pommades, les onguents s’adoucissent avec le réchauffement lors de leur application sur la peau et les tissus. Les onguents constituaient des traitements traditionnels des plaies. L’onguent gris, contenant du mercure, était utilisé comme antiparasitaire. Par extension les onguents sont employés en arboriculture pour engluer les plaies des arbres.

Étym. lat. ungere : oindre

[J1]

Édit. 2017

onirisme n.m.

oneirism

État analogue au rêve, vécu et agi, constituant l'expérience délirante illusionnelle et surtout hallucinatoire qui accompagne plus de la moitié des confusions mentales.
Il s'agit le plus souvent d'une imagerie mobile, chaotique, kaléidoscopique, mais aussi d'éprouvés auditifs, tactiles, cénesthésiques (brûlures, courants électriques), avec des thèmes délirants variables, parfois terrifiants, considérés par certains auteurs comme un véritable film incohérent du vécu inconscient. L'adhésion et la participation du patient sont habituellement totales, parfois intenses, avec un risque de passage à l'acte (fugue, défénestration, agressions). L'évolution se fait par vagues, avec fréquente recrudescence vespérale et nocturne. L'onirisme s'observe principalement au cours d'intoxications (alcooliques notamment) et de certaines agressions infectieuses.

E. Régis, psychiatre français,membre de l'Académie de médecine (1894)

Étym. gr. oneiros : songe, chimère

Édit. 2017

oniroïde (état) l.m.

oniroid state

état oniroïde

Édit. 2017

onirothérapie n.f.

rêve éveillé

Édit. 2017

Onodi (celule d') l.f.

Onodi’s cell

La plus postérieure des cellules ethmoïdales qui peut coloniser le sinus sphénoïdal.
Il s’agit le plus souvent de la cellule ethmoïdale reculée.

A. Onodi, anatomiste et otorhinolaryngologiste hongrois (1857-1919)

Syn. cellule ethmoIdale

cellules ethmoIdales

Édit. 2017

onomatomanie n.f.

onomatomania

Obsession-impulsion portant sur un mot ou une formule investis d'une valeur bénéfique, conjuratoire ou dangereuse, tabou pour soi ou pour un être cher et qui doivent être prononcés ou, au contraire, soigneusement évités.

V. Magnan, psychiatre et J-M. Charcot, neurologue français, membres de l'Académie de médecine (1885)

[H3]

Édit. 2018

onomatopée de Duroziez l.f.

Expression orale imitant les trois signes caractéristiques d’auscultation du rétrécissement mitral.
Elle correspond au roulement diastolique, suivi du claquement d’ouverture de la mitrale, puis du dédoublement du 2ème bruit (« rouff, clac, tata »).

P. Duroziez, médecin français (1862)

Étym.  gr. onoma : nom, poiia : création

Duroziez (rythme de), rétrécissement mitral

[K2]

Édit. 2017

Onsager (relation d') l.f.

Onsager’s reciprocal relations

L. Onsager, physicien et chimiste américain, prix Nobel de chimie en 1968 (1931)

thermodynamique (lois de la)

Édit. 2017

ontogenèse n.f.

ontogenesis

Ensemble des processus du développement de l’individu depuis la fécondation de l’œuf jusqu’à l’âge adulte, par opposition à la phylogénie, qui correspond au développement de l’espèce.
Selon les espèces on parle d’embryogenèse, d’organogenèse, de métamorphoses, etc.
L’ontogenèse correspond aussi à la période de la vie pendant laquelle se déroulent des phénomènes évolutifs importants dus à des changements dans la mise en place temporelle normale de certains gènes : ce serait l’hétérochronie.

Étym. gr. ôn, ontos : être, genesisis : engendrer

Syn. ontogénie

palingenèse, phylogenèse, néodarwinisme évolutionniste, hétérochronie

Édit. 2017

ontogénie n.f.

ontogeny

ontogenèse

Édit. 2017

onycharthrose n.f.

onychoarthrosis

ostéo-onychodysostose

Édit. 2017

onycho-atrophie n.f.

onychoatrophia

Régression partielle ou totale d'un ongle préalablement normal, dont la taille et l'épaisseur diminuent avec, souvent, fissuration distale et lamellisation.
Elle peut être associée à un ptérygion unguéal après lichen plan, acrosclérose etc., ou isolée : paronychies aigües avec atteinte unguéale, dermatose bulleuses. L'onychoatrophie peut être difficile à différencier d'une anonychie qui est l’absence partielle ou totale de développement de l'ongle.

Étym. gr. onux : ongle ; α privatif ; trophê : nourriture

Édit. 2017

onycho-ostéodysostose l.f.

onychoosteodysostosis, nail-patella syndrome

ostéo-onychodysostose

Édit. 2017

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