omphalophlébite n.f.
omphalophlebitis
Phlébite de la veine ombilicale.
Édit. 2017
omphalorragie n.f.
omphalorrhagia
Hémorragie de l’ombilic du nouveau-né due à un défaut de ligature du cordon ou à une anomalie congénitale de l’hémostase, p. ex. une hémophilie ou une insuffisance congénitale en vitamine K.
Édit. 2017
omphalosite n.m.
omphalosite
Monstre simple sans tête ni thorax ni membre, greffé sur le système circulatoire d’un sujet normal.
Édit. 2017
omphalotomie n.f.
omphalotomy
Section du cordon ombilical du nouveau-né, oblitéré par le clamp de Bar.
Édit. 2017
omphalotribe n.m.
omphalotribe
Édit. 2017
omphalotripsie n.f.
omphalotripsy
Ecrasement du cordon ombilical dans une pince en vue de son hémostase.
Édit. 2017
OMS sigle f. pour Organisation Mondiale de la Santé
WHO, sigle pour World Health Organization
Édit. 2017
OMT (Classification of Congenital Anomalies of the Hand and Upper Limb) l.f.
La classification des anomalies congénitales de la main et du membre supérieur d’Oberg, Manske et Tonkin, différencie les malformations, les déformations et les dysplasies.
Le groupe principal concernant les malformations est lui-même divisé d’une part, selon l’atteinte globale du membre ou seulement de la main et d’autre part, selon l’atteinte initiale d’un seul ou des trois axes de développement du membre. Les diagnostics chirurgicaux fréquents tels que la duplication et l’hypoplasie du pouce sont dès lors placés au sein de l’ensemble.
OMT remplace la précédente classification de Swanson.
P. R. Manske, chirurgien orthopédiste américain, K. C. Oberg chirurgien plasticien américain (2009) : M. A. Tonkin chirurgien orthopédiste australien (2015)
[I2]
Édit. 2019
onanisme n.m.
onanism
Synonyme erroné de masturbation.
Étym. Selon la Bible (Genèse, 38), Onan a pratiqué le coït interrompu et non pas la masturbation.
Édit. 2017
Onchocerca caecutiens
Onchocerca caecutiens
Dénomination ancienne, décrite à partir d’un nématode isolé au Guatemala en 1919.
Édit. 2017
Onchocerca lupi
Onchocerca lupi
Espèce d'onchocerque parasitant habituellement le Chien mais susceptible d'infecter également divers Canidés sauvages (loup), le Chat et l'Homme.
Très largement répandu (Europe du Sud, Moyen-Orient, Iran, Amérique du Nord), ce parasite cause une atteinte oculaire parfois sévère chez le Chien (nodule de la paupière ou sous-conjonctival, conjonctivite, ulcération de la cornée, élévation de la pression intra-oculaire). Il peut être responsable chez l'Homme d'une filariose sous-conjonctivale. Ses vecteurs sont des simulies, en particulier Simulium tribulatum en Californie. Le diagnostic repose sur l'identification de la filaire extraite chirurgicalement. La prévention repose sur la lutte contre les simulies.
Édit. 2017
Onchocerca ochengi
Onchocerca ochengi
Onchocerque des bovidés utilisée pour des essais médicamenteux.
Sa transmission par Simulium damnosum pose le problème des interférences avec l’onchocercose humaine.
Édit. 2017
Onchocerca volvulus
Onchocerca volvulus
Filaire parasite de l’Homme, mesurant 30 à 80 cm pour la femelle et 3 à 5 cm pour le mâle.
Les adultes vivent dans les tissus sous-cutanés où sont émis les embryons (microfilaires) qui sont dermiques. L’évolution des microfilaires se poursuit chez la simulie qui se contamine à l’occasion d’un repas de sang. Chez cet hôte intermédiaire et vecteur, les microfilaires se transforment en larves de différents stades (L1, L2 puis L3). Ce dernier stade, infestant, peut être ultérieurement transmis à l’Homme, au moment de la piqûre de l’insecte (les larves L3 sont libérées sur la peau et pénètrent dans l’organisme humain par la plaie de piqûre de l’insecte). La pathogénicité d’Onchocerca volvulus varie selon les zones d’endémie, l’onchocercose de forêt étant mieux tolérée et l’onchocercose de savane donnant lieu à de graves complications oculaires. Ces notions épidémiologiques « classiques » sont maintenant confirmées par la caractérisation isoenzymatique et biomoléculaire des souches du parasite.
[D1]
Édit. 2018
onchocercome n.m.
onchocercoma
Syn. nodule onchocerquien, kyste onchocerquien
→ nodule onchocerquien, onchocercose
[D1]
Édit. 2018
onchocercose n.f.
onchocerciasis
Filariose encore appelée « cécité des rivières », provoquée par Onchocerca volvulus, nématode spécifique de l’Homme transmis par un petit diptère piqueur, la simulie.
Elle touche environ 25 millions d’individus à travers les trois foyers mondiaux : surtout Afrique Noire intertropicale où les zones d’endémie suivent le réseau hydrographique, mais aussi Amérique Centrale et nord de l’Amérique du Sud. Les parasites adultes vivent libres dans le tissu sous-cutané pendant 10 à 15 ans ou enchevêtrés dans des nodules fibreux (onchocercomes). Les femelles émettent de nombreuses microfilaires qui cheminent dans le derme, sans périodicité.
Les manifestations cliniques sont liées à la présence des microfilaires et à leur lyse secondaire aux réactions immunitaires de l’hôte. Il s’agit, en premier lieu, d’un prurit féroce responsable de lésions de grattage (gale filarienne), avec pachydermie et dyschromie secondaires prédominant aux fesses et aux membres inférieurs. Des « nodules onchocerquiens » ou "kystes onchocerquiens", ou onchocercomes, provoqués par les filaires adultes ou par leurs embryons (microfilaires), sont palpables sous forme de petits nodules fermes sur les plans osseux superficiels (gril costal, crête iliaque, sacrum, grand trochanter et, surtout en Amérique, région céphalique), non douloureux. L’atteinte oculaire (choriorétinite et kératite), surtout fréquente en Afrique dans les régions de savane, fait la gravité de la maladie : avant les grandes campagnes de traitement et de prévention initiées dans le cadre du programme OCP (Onchocerciasis Control Program) l’onchocercose était l'une des principales causes de cécité dans le monde. La pathogénicité d’Onchocerca volvulus varie quelque peu selon les zones d’endémie ; en Afrique, l’onchocercose de forêt est généralement mieux tolérée que l’onchocercose de savane, cette dernière donnant plus souvent lieu à de graves complications oculaires ; les lésions cutanées sont un peu différentes en Afrique ("gale filarienne" prédominant sur la partie basse du corps), en Amérique ("érysipèle de la Côte" et "mal morado" prédominant sur la partie haute du corps) et au Yémen ("sowda") ; fréquence des nodules au niveau du cuir chevelu et de la nuque en Amérique alors qu'ils prédominent sur le gril costal et la crête iliaque en Afrique, etc. Ces notions classiques sont maintenant confirmées par la caractérisation isoenzymatique et biomoléculaire des souches du parasite.
Une hyperéosinophilie sanguine est évocatrice, mais la présence d’anticorps antifilariens est inconstante et peu spécifique de la filaire. La certitude diagnostique repose sur la mise en évidence de microfilaires dans une biopsie cutanée exsangue, dans le sang ou les urines (autrefois sur un test de Mazzotti positif), ou encore sur la présence de filaires adultes dans un onchocercome après nodulectomie. Les médicaments microfilaricides sont l’ivermectine et la diéthylcarbamazine.
→ érysipèle de la Côte, filariose, gale filarienne, nodule onchocerquien, mal morado, Mazzotti (test de)
[D1]
Édit. 2018
onchocerque n.f.
onchocerca
Filaire parasite du genre Onchocerca, responsable de diverses formes d'onchocercose chez l'Homme et chez de nombreux animaux.
Édit. 2017
onchocerquien adj.
En rapport avec l’onchocercose.
Ce terme est en particulier utilisé pour désigner les manifestations cutanées ("gale") ou souscutanées (nodules) accompagnant l’onchocercose.
Édit. 2017
onchodermite n.f.
Atteinte cutanée résultant de l’onchocercose.
Édit. 2017
oncocyte n.m.
oncocyte, oxyphilic cell, Hürthle’s cell
Cellule épithéliale de grande taille remarquable par l’aspect finement granuleux de son abondant cytoplasme, lié à sa richesse en mitochondries, observée, soit principalement dans les tissus glandulaires (glande thyroïde, glande parathyroïde, hypophyse, glande salivaire, parenchyme rénal), soit au cours de l'évolution histophysiologique de structures normales telles que les follicules thyroïdiens (traditionnellement dénommées cellules de Hürthle), soit encore au cours de processus inflammatoires ou dégénératifs (thyroïdites) et de processus tumoraux (oncocytomes).
Les oncocytes sont normalement présents dans la période néonatale autour des reins et des surrénales. En dehors d’une implication dans la thermogenèse et la libération d’énergie, les oncocytes n’ont aucune fonction particulière et ne sont pas spécifiques d’un organe dédié.
Dans les parenchymes glandulaires (hypophyse, thyroïde, glandes salivaires) et dans les reins se constituent des oncocytomes. Au sein de la thyroïde, les oncocytes ou cellules oxyphiles sont communs au cours des processus de thyroïdite, de la maladie de Basedow ou du vieillissement, ou s’organisent en tumeurs. Ils ont été longtemps improprement désignés sous le nom de cellules de Hürthle par analogie avec des cellules décrites chez le chien, secondairement identifiées comme des cellules C productrices de calcitonine. De ce fait ce terme est abandonné dans la littérature francophone, mais il encore largement utilisé dans les écrits anglosaxons.
K. Hürthle, histologiste allemand (1894)
Étym. gr. ogkos : tumeur ; kytos : cellule
Syn. cellule oxyphile
→ oncocytome, Hürthle (cellule de)
[A2, O4]
Édit. 2017
oncocytome n.m.
oncocytoma, Hürthle’s cells tumor
Tumeur formée d’oncocytes, observée plus généralement sous forme d'adénome, dans les parenchymes glandulaires (hypophyse, thyroïde, glandes salivaires) et dans les reins.
A priori, les oncocytomes sont des tumeurs bénignes. Les tumeurs oncocytaires qui renferment des mitoses ou des zones de nécrose devraient être nommées onco-carcinomes, car leur avenir est incertain et parfois marqué par des métastases possédant une autre morphologie.
Au niveau de l’œil, cette tumeur peut atteindre la caroncule, le repli semi-lunaire, la glande lacrymale et le sac lacrymal. Au niveau de la thyroïde 80% des tumeurs oncocytaires sont bénignes. Les cancers thyroïdiens à cellules oncocytaires, souvent de grande taille, de variété folliculaire plutôt que papillaire, sont de moins bon pronostic, car inaccessibles au traitement radioactif en cas de récidive ou de métastase. Les termes de tumeurs thyroïdienne, d’adénomes ou de carcinomes à cellules de Hürthle sont abandonnés dans la littérature médicale francophone au profit de tumeurs à cellules oncocytaires ou oxyphiles, mais restent très usités dans le littérature anglosaxonne.
K. Hürthle, histologiste allemand (1894)
Étym. gr. ogkos : tumeur ; kytos : cellule
Syn. Hürthle (tumeur à cellules de)
→ oncocyte
[O4]
Édit. 2017
oncogène adj.
oncogenic
Se dit d’un agent (gène, virus, substance) capable d’induire une tumeur.
Édit. 2017
oncogène n.m.
oncogen
Gène codant pour une protéine qui provoque une prolifération cellulaire capable d’induire une tumeur, et donc responsable de la cancérogenèse.
De tels gènes peuvent être apportés par des virus cancérigènes (oncogènes viraux ou onc-v), ou préexister dans les génomes cellulaires (oncogènes cellulaires ou onc-c).
Ces protéines sont souvent plus connues sous le nom de « Facteurs de Croissance ou growth factors. Ces gènes dérivent généralement de l’activation d’un proto-oncogène, qui résulte de l’intégration très ancienne de séquences virales ou provirales. Ces gènes sont l’objet de mutations, de délétions, de translocations qui déclenchent et entretiennent cette prolifération. Cette activité est contrebalancée spécifiquement par des anti-oncogènes (ou gènes suppresseurs). La perte d’un anti-oncogène (perte d’hétérozygotie), par délétion, libèrant l’activité d’oncogènes est responsable d’un nombre élevé de cancers chez l’Homme. L’identification d’une séquence oncogénique (une tyrosine-kinase ou son récepteur par exemple) peut conduire à une thérapeutique ciblée.
Étym. gr. ogkos : enflure, tumeur ; gennan : engendrer
Édit. 2017
oncogène cellulaire l.m.
cell oncogene
Gène cancérogène présent dans une cellule et qui peut être activé lors de l'intégration d'un virus dans l'ADN chromosomique de cette cellule.
Son développement s'orientera alors vers la formation d'un tissu cancéreux. Ainsi, chez un individu atteint d'hépatite B, l'intégration du virus dans le noyau de l’hépatocyte peut entraîner l'apparition d'un cancer du foie.
Édit. 2017
oncogène viral l.m.
viral oncogene
Gène porté par un virus et qui, en s'intégrant dans l'ADN chromosomique d'une cellule, oriente son développement vers la formation d'un tissu cancéreux.
Édit. 2017
oncogénétique n.f.
cancer genetics, cancer susceptibility
Etude des prédispositions génétiques aux cancers afin de prendre en charge les personnes à risque, de prévenir les atteintes tumorales et/ou d’en faire un diagnostic précoce.
L’oncogénétique fait partie de la médecine prédictive dont la légitimité repose sur le fait que « savoir doit permettre de diminuer l’impact de la maladie annoncée ». Les prédispositions génétiques aux cancer obéissent à un modèle mendélien, le plus souvent dominant et associé à une pénétrance – ou risque tumoral – élevée. Le corollaire de ce mode de transmission est la fréquence d’une histoire familiale de cancers, élément d’orientation non spécifique et insuffisamment sensible. Les recherches actuelles portent sur l’identification de facteurs modificateurs des risques tumoraux associés aux formes mendéliennes et visant à estimer des risques individuels plus précis.
Il faut différencier l’oncogénétique de l’étude des altérations génétiques acquises au cours du processus tumoral, ou génétique somatique des cancers. L’une des applications majeures de la génétique somatique des cancers est l’identification de cibles thérapeutiques. Il est à noter que prédisposition génétique et génétique somatique des cancers peuvent se rejoindre dans certains cas.
Syn. prédisposition aux cancers
Édit. 2017