oncogène cellulaire l.m.
cell oncogene
Gène cancérogène présent dans une cellule et qui peut être activé lors de l'intégration d'un virus dans l'ADN chromosomique de cette cellule.
Son développement s'orientera alors vers la formation d'un tissu cancéreux. Ainsi, chez un individu atteint d'hépatite B, l'intégration du virus dans le noyau de l’hépatocyte peut entraîner l'apparition d'un cancer du foie.
Édit. 2017
oncogénétique n.f.
cancer genetics, cancer susceptibility
Etude des prédispositions génétiques aux cancers afin de prendre en charge les personnes à risque, de prévenir les atteintes tumorales et/ou d’en faire un diagnostic précoce.
L’oncogénétique fait partie de la médecine prédictive dont la légitimité repose sur le fait que « savoir doit permettre de diminuer l’impact de la maladie annoncée ». Les prédispositions génétiques aux cancer obéissent à un modèle mendélien, le plus souvent dominant et associé à une pénétrance – ou risque tumoral – élevée. Le corollaire de ce mode de transmission est la fréquence d’une histoire familiale de cancers, élément d’orientation non spécifique et insuffisamment sensible. Les recherches actuelles portent sur l’identification de facteurs modificateurs des risques tumoraux associés aux formes mendéliennes et visant à estimer des risques individuels plus précis.
Il faut différencier l’oncogénétique de l’étude des altérations génétiques acquises au cours du processus tumoral, ou génétique somatique des cancers. L’une des applications majeures de la génétique somatique des cancers est l’identification de cibles thérapeutiques. Il est à noter que prédisposition génétique et génétique somatique des cancers peuvent se rejoindre dans certains cas.
Syn. prédisposition aux cancers
Édit. 2017
opération de Halsted l.f.
Halsted's procedure
Amputation du sein, mastectomie ou mammectomie radicale avec ablation du grand et du petit pectoral, accompagnée d'un curage axillaire habituellement en monobloc.
Elle représentait autrefois le traitement de base du cancer du sein mais n'a plus que quelques rares indications actuellement.
W. S. Halsted, chirurgien américain (1894)
[F2,O5,2015]
Édit. 2017
opérations de Cunéo l.f.p.
Cunéo procedures
1°Opération pratiquée dans l’exstrophie de la vessie. Elle consiste à fabriquer une vessie avec une anse d’intestin grêle exclue et à y implanter les uretères (iléocystoplastie).
Le nouveau réservoir est abouché au périnée entre le rectum et sa gaine.
2° Résection du rectum par voie combinée, abdominale et périnéale, avec conservation du sphincter.
Le temps périnéal, par une longue incision sur un des côtés de l’anus, permet l’ablation et l’anastomose colorectale. Opération pratiquée en cas de cancer du rectum.
B. Cunéo, chirurgien français, membre de l’Académie nationale de médecine (1873-1944)
[M2,L2]
Édit. 2017
ostéomyoplastie n.f.
osteomyoplasty
Intervention chirurgicale sur l’os et les muscles adjacents en vue d’améliorer la fonction et de favoriser l’application d’un appareillage ou l’adaptation d’une prothèse.
Ce terme regroupe des interventions très diverses selon le segment osseux intéressé, le plus souvent au membre inférieur, et selon les corrections à traiter : malformation congénitale des membres, amputation, séquelle de traumatisme, résection osseuse pour cancer de l’os, infection osseuse, lésion d’origine vasculaire.
Certaines techniques sont relativement simples comme le matelassage distal d’un moignon osseux d’amputation par suture entre les muscles antérieurs et postérieurs (Weiss). D’autres sont plus complexes comme la technique de Van Nes de correction des grandes inégalités du membre inférieur : raccourcissement fémoral et rotation de 180° du segment inférieur de manière à placer l’articulation tibio-tarsienne au niveau du genou du côté opposé ; ainsi retournée celle-ci permettra, après appareillage, un mouvement de flexion-extension du segment distal.
J. A. Weiss, chirurgien américain (1947) ; R. Dederich, chirurgien allemand (1966) ; C. P. Van Nes, chirurgien néerlandais (1950)
Étym. gr. osteon : os ; mus : souris, muscle ; plassein : modeler
Édit. 2017
oxaliplatine n.m.
Complexe organométallique du platine qui agit à la manière d'un agent alkylant.Il est utilisé, en association avec le fluoro-uracile et l'acide folinique, dans le traitement du cancer colorectal, soit en traitement adjuvant après résection de la tumeur initiale soit dans les cancers colorectaux métastasés ou localement évolués. Les effets indésirables sont une toxicité hématologique et des neuropathies périphériques sensitives. L'oxaliplatine est moins néphrotoxique que le cisplatine.
Inscrit sur la liste des médicaments essentiels de l'OMS.
Édit. 2017
oxyde nitreux l.m.
nitrous oxide
Gaz employé en inhalation comme complément d'un autre anesthésique.
L'oxyde nitreux, N2O, découvert par Mayow au XVIIème siècle (air nitreux), a été considéré, à tort, comme un gaz inerte. Ses propriétés physiques sont voisines de celles du CO2.
T. Beddoes a décrit son pouvoir anesthésique à la fin du XVIIIe siècle. Ensuite le N2O a été utilisé en Angleterre dans des «parties» où il était considéré comme «le seul moyen distingué de se saouler», d'où le nom de laughing gas (gaz hilarant) qui lui a été donné. En réalité, le rire inextinguible et l'amnésie consécutifs à l'inhalation de N2O sont dus à l'hypoxie aigüe transitoire produite par l'administration de N2O pur et non à l'anesthésie.
L'inhalation de N2O a d'abord été essayée, sans succès, pour traiter le cancer, la tuberculose, etc. Tous ces emplois ont été abandonnés : il ne reste plus que l'emploi analgésique qui a d'abord été utilisé pour l'arrachage des dents par H. Wells ; mais le N2O n'a vraiment été employé en anesthésie dentaire qu'à partir de 1863 et il est à peu près abandonné de nos jours dans cette indication.
L'oxyde nitreux est un anesthésique faible (MAC = 115), mais il est utile, car il permet de réduire la dose des anesthésiques associés plus toxiques. L'inhalation du mélange N2O/O2 seul et pendant une courte durée est anodine : le N2O est employé dans l'alimentation industrielle pour la crème Chantilly.
Mais le N2O n'est pas un gaz inerte : de ce fait, il peut être dangereux s'il est utilisé sans précaution. En effet, il est comburant, au même titre que l'oxygène, favorise les incendies et peut former des mélanges explosifs avec des carburants (vapeurs anesthésiques, gaz intestinaux). La combustion d'une allumette dans le N2O produit des vapeurs nitreuses de couleur brune et d'odeur caractéristiques, qui permettent de l'identifier et de le différencier de l’oxygène : ce procédé est utile pour le contrôle des distributions de gaz dans les hôpitaux (Jolis 1966).
L'inhalation prolongée ou répétée de mélanges contenant du N2O produit des lésions nerveuses : dégénérescence de la moelle épinière (Courville, 1939), atteinte de la moelle osseuse avec agranulocytopénie. Le N2O a un effet abortif et tératogène, parce qu'il se combine avec la vitamine B12, ce qui bloque la synthèse de la méthionine. De tels accidents ont été signalés chez du personnel de cabinets dentaires mal ventilés et chez des tétaniques après 8 jours de respiration mécanique avec un mélange O2/N2O à 50% (Lassen 1956). Des précautions d'antipollution doivent donc être prises dans les salles d'opération et de réveil pour protéger le personnel chaque fois qu'on y pratique l'anesthésie ou l'analgésie avec du N2O. De même l'emploi analgésique du mélange équimoléculaire oxygène-protoxyde d’azote (MEOPA, commercialisé sous le nom d’Entonox®) doit être limité pour les patients hospitalisés, notamment en obstétrique.
C. B. Courville, neuropathologiste américain (1939) ; H. C. A. Lassen, épidémiologiste danois (1956) ; P. Jolis, médecin anesthésiste français (1966)
Syn. protoxyde d’azote
→ comburant, Entonox®, explosion, gaz, hypoxie, MAC
Édit. 2017
Palmer (manœuvre de) l.f.
Palmer's manœuvre
Technique consistant à imprimer une pression sur les lèvres du col grâce aux valves du spéculum : l'issue de sang peut être un signe de cancer de l'endocol.
R. Palmer, gynécologue français (1904-1985)
Pancoast-Tobias (syndrome de) l.m.
Pancoast-Tobias‘s syndrome
Syndrome du plexus brachial de type inférieur, dû à une infiltration du dôme pleural, le plus souvent par un cancer de l’apex pulmonaire.
C’est un syndrome d’irritation et de compression de la base du cou lié aux lésions du dôme pleural et de la région apicale du poumon avec troubles neurologiques : douleurs causalgiques irradiant dans le membre supérieur, le thorax et le cou, atrophie musculaire type Aran-Duchenne et syndrome de Claude Bernard-Horner (myosis, ptosis modéré, énophtalmie) par atteinte des fibres sympathiques périphériques. Les lésions peuvent envahir et éroder les structures osseuses adjacentes : côtes, vertèbres.
H. Pancoast, médecin radiologue américain (1932) ; J. W. Tobías, médecin interniste argentin (1932) ; E. S. Hare, médecin britannique (1838-1839) ; P. Cuiffini, médecin italien (1911)
Syn. Hare (syndrome de), Cuiffini-Pancoast (syndrome de)
pancréatite auto-immune (PAI) l.f.
autoimmune pancreatitis
La pancréatite auto-immune est une affection rare dans laquelle on différencie le type1, affection auto-immune et systémique, du type 2 essentiellement pancréatique.
La PAI de type 1 correspond à la maladie sclérosante à immunoglobulines G4 (fortement élevées). Elle concerne souvent des sujets de sexe masculin, âgés de 60 ans. L’atteinte pancréatique s’associe à celle de nombreux organes : sialadénite, cholangite, fibrose rétropéritonéale, néphrite tubulo-interstitielle. Les signes révélateurs sont souvent un ictère en particulier lorsqu’il existe une cholangite associée, simulant alors un cancer de la tête du pancréas. Ses particularités histologiques sont un infiltrat lymphoplasmocytaire (positif en immunohistochimie aux anticorps anti-IgG4) péricanalaire dense, une fibrose pancréatique et des veinulites oblitérantes. L’infiltration à granulomes épithélioïdes est absente. Cette forme est plus fréquente en Asie qu’en Occident.
Les PAI de type 2 sont les formes majoritaires en Europe et aux États-Unis. Elles concernent les sujets des deux sexes âgés de 40 ans en moyenne. Elles correspondent à une atteinte quasi exclusive du pancréas révélée par des pancréatites aiguës bénignes dont le risque de récidives est plus faible que pour le type 1. Les taux d'immunoglobulines sériques sont normaux. Une maladie inflammatoire de l'intestin est associée dans 20 % à 30 % des cas. Le diagnostic de PAI repose sur un faisceau d'arguments au sein duquel l'imagerie tient une place prépondérante, notamment la cholangio-pancréato-IRM. Les lésions histologiques sont marquées par une pancréatite ductulaire destructrice associées à des granulomes épithélioïdes, qui sont absents dans le type 1.
L’imagerie de la PAI au scanner est caractérisée par une hypertrophie diffuse du pancréas avec un liseré périphérique hypointense, avec un canal pancréatique particulièrement fin. L’aspect du pancréas évoque une grosse saucisse.
Le traitement de référence est la corticothérapie de courte durée en fonction des symptômes et des rechutes.
→ sialadénite, cholangite sclérosante, néphropathie tubulo-interstitielle aigüe, fibrose rétro-péritonéale
Papillomavirus
Papillomavirus
Genre de virus à ADN bicaténaire de la famille des Papillomaviridae.
Ces petits virus (45 à 55 nm de diamètre) contiennent de l'ADN génomique, bicaténaire circulaire de 8 000 paires de bases environ, protégés par une capside de symétrie icosaédrique.
Les Papillomavirus infectent de nombreuses espèces animales, parmi lesquelles l'homme (Human Papilloma Virus ou HPV) et les bovins (Bovine Papilloma Virus ou BPV). On connait plus de 100 génotypes de Papillomavirus humain ; ils présentent un tropisme épithélial et sont responsables de lésions cutanées et muqueuses.
Il existe 12 génotypes (et un 13ème probable) d’HPV dont le rôle cancérogène est établi.
Les lésions cutanées induites par ces virus comportent principalement les verrues communes et l'épidermodysplasie verruciforme. Parmi les infections muqueuses se trouvent les papillomes et condylomes du col utérin, du vagin, du périnée et de l'anus, s'échelonnant de la dysplasie légère au carcinome in situ puis au cancer invasif, mais également les papillomes bénins de localisation respiratoire, laryngée, nasale, conjonctivale et buccale, peut-être aussi des cancers cutanés ou de l'oropharynx.
Un vaccin est disponible pour protéger les jeunes filles avant leurs premières relations sexuelles contre les types de Papillomavirus les plus fréquemment en cause dans la survenue des cancers du col utérin.
→ verrue, épidermodysplasie verruciforme de Lewandowsky-Lutz, cancer du col utérin, vaccin infections à Papillomavirus, cancer de l’anus
[D2, F2]
Édit. 2020
paranéoplasiques (myélopathies) l.f.p.
paraneoplastic myelopathies
Atteintes de la moelle au cours de cancers constituant des affections exceptionnelles et volontiers discutées.
Le plus souvent au cours d'un lymphome, une atteinte du motoneurone spinal est décrite, et plus rarement un syndrome de sclérose latérale amyotrophique. L'évolution de ce dernier est indépendante du cancer, en tout cas plus rapide que celle de la SLA-maladie.
Les myélopathies nécrosantes comportent une paraplégie indolore ascendante d'évolution subaigüe, avec conjointement un carcinome bronchique ou un lymphome malin. L'IRM permet d'exclure une compression médullaire. Leur origine paranéoplasique reste en question.
paranéoplasiques (neuropathies périphériques) l.f.p.
peripheral neuropathies associated with malignant diseases
Neuropathies rares, évoluant au cours d'un cancer, mais ne relevant ni d'un envahissement néoplasique, ni d'une manifestation générale de celui-ci.
Il s'agit le plus souvent de néoplasmes bronchopulmonaires (anaplasiques à petites cellules), du sein ou gastriques. Une fois sur deux, leurs manifestations sont précédées par la neuropathie. Plus rarement, une maladie de Hodgkin est en cause.
Plusieurs types sont décrits : neuropathie sensitive subaigüe de Denny-Brown, la plus classique et la plus fréquente, neuropathie sensitivomotrice chronique de Wyburn-Mason, polyradiculonévrite aigüe (lymphomes), dysautonomie, etc.
Ces dernières années, ont été mis en évidence des autoanticorps antineuronaux dans le sérum et le LCR de certains malades : les anticorps anti-Hu, de type IgG. Le traitement anticancéreux améliore les signes neurologiques de façon inconstante.
D. Denny-Brown, neurologue néo-zélandais (1951) ; R. Wyburn-Mason, neurologue britannique (1948)
Pelger-Huët (anomalie de) l.f.
Pelger Huët’s anomaly
Anomalie caractérisée par une réduction de la lobulation du noyau des granulocytes qui reste arrondi dans la cellule mature.
Cette anomalie est asymptomatique lorsqu'elle est héréditaire, de transmission génétique autosomique et dominante. L'anomalie peut être acquise et transitoire sous l'effet de certains médicaments ou au cours d'une infection, d'une leucémie ou d'un cancer avec métastases médullaires.
K. Pelger, médecin néerlandais (1928). G. J. Huët, pédiatre néerlandais (1932)
Penicillium marneffei
Penicillium marneffei
Moisissure qui a d'abord été isolée au Vietnam chez les « rats-bambou » qui en constituent le réservoir naturel et qui a été depuis observée dans de nombreux pays et notamment en France.
La contamination a lieu par inhalation ou pénétration transcutanée. Chez les sujets VIH+ ou présentant une affection induisant un immunodéficit de l’immunité à médiation cellulaire (maladie de Hodgkin, corticothérapie, cancer, transplantation), cette moisissure est responsable de troubles variés, surtout pulmonaires et toujours fatals en l’absence de traitement (miconazole, itraconazole, kétoconazole, 5-fluorocytosine).
perforation diastatique du côlon l.f.
diastatic perforation of colon
Rupture de la paroi colique par distension et fissuration sous la pression du contenu colique (gaz et matières), le plus souvent en amont d’un cancer occlusif négligé ou au niveau d’un volvulus colique (sigmoïde).
La perforation siège le plus souvent au niveau du cæcum, segment du côlon le plus fragile et le plus extensible. Elle se traduit par un syndrome péritonéal d’expression bruyante mais peut également se produire à bas bruit chez un sujet âgé et débilité. Elle est responsable d’un syndrome de choc infectieux d’autant plus grave que la stase colique a favorisé la pullulation de germes plus virulents. Le traitement chirurgical et la réanimation médicale les mieux adaptés n’empêchent pas toujours l’évolution mortelle, issue la plus fréquente.
Outre les lésions purement mécaniques, la paroi colo-caecale est le plus souvent le siège de manifestations de nécrose vasculaires et infectieuses traduisant la souffrance des tissus et la virulence des germes.
Plus rarement c’est un syndrome d’Ogilvie qui peut en être responsable.
W. H. Ogilvie, Sir, chirurgien britannique (1948)
Étym. gr. diastasis : séparation, écartement
péricardite aigüe l.f.
acute pericarditis
Inflammation aigüe du péricarde dont les causes sont très diverses.
La péricardite aigüe bénigne, virale ou présumée telle, est la plus fréquente : le tableau est fait :
- de douleurs thoraciques pseudo-angineuses, mais exacerbées par les mouvements ventilatoires ;
- d'un frottement péricardique inconstant à l'auscultation de l'aire précordiale, hautement suggestif ;
- de modifications de caractère diffus, transitoires et cycliques de la repolarisation ventriculaire à l'électrocardiogramme.
Un épanchement péricardique peut être montré par la radiographie et surtout par l'échographie transthoracique, mais il est inconstant car l'épanchement peut être minime ou inexistant (forme dite péricardite «sèche»).
La guérison sans séquelles, spontanée ou après traitement antiinflammatoire non stéroïdien est la règle. Il est exceptionnel qu'on voie une tamponnade nécessitant un drainage en urgence dans cette forme bénigne.
Mais la péricardite aigüe peut relever de bien d'autres causes : rhumatisme articulaire aigu, connectivite, infarctus du myocarde, cancer, hémopathies, suite de chirurgie cardiaque, infections purulentes à germes divers (tuberculose, gonococcie, etc.). Dans certains cas, en particulier après une péricardite tuberculeuse, il peut y avoir des séquelles lointaines avec constitution de fibrose et calcification progressive aboutissant à une péricardite constrictive.
Dans les péricardites à évolution prolongée et à origine peu claire, le diagnostic et le traitement peuvent être orientés par une biopsie péricardique »
→ péricarde (ponction du), tamponnade cardiaque
péritonite aigüe l.f.
acute peritonitis
Inflammation aigüe généralisée ou localisée de la cavité péritonéale consécutive soit à une perforation du tube digestif ou d'un organe annexe (vésicule biliaire, canal cholédoque, canal pancréatique) par traumatisme ou plaie de l'abdomen, soit à une infection locale (appendicite ou diverticulite colique), à une infection générale ou à un cancer.
La péritonite peut être d'origine iatrogène et compliquer une intervention chirurgicale ou un drainage du péritoine (pour dialyse, notamment). Les péritonites infectieuses produisent des ulcérations qui sont susceptibles d'entraîner des perforations intestinales.
Outre des signes fonctionnels digestifs (douleurs, nausées, vomissements), le principal signe est la contracture abdominale réflexe, parfois localisée en face du foyer infectieux (point de Murphy de l'appendicite, p. ex). A moins qu'elle ne soit évidente (plaie de l'abdomen, par ex.), la localisation à l'origine de la péritonite se fait par échographie et par les différents moyens d'imagerie. Si l'origine est gastrique, l'endoscopie est utile.
L'évacuation par avion d'un patient suspect de péritonite ou d'un blessé de l'abdomen doit tenir compte de la baisse de pression barométrique avec l'altitude lors de la montée car elle entraîne une dilatation des gaz intestinaux, d'où risque de perforation et sortie de matières fécales dans le péritoine s'il y a une perforation. Les différences d'altitude étant plus faibles en hélicoptère le risque est faible. Pour éviter cette complication il est indispensable d'évacuer les gaz de l'estomac au départ et d'établir avec le pilote un plan de vol évitant une montée notable de l'altitude cabine.
Le traitement est chirurgical. Un traitement médical précoce (glace sur le ventre, antibiotiques) permet de gagner du temps.
Étym. gr. peri : autour (des intestins) ; teinein : tendre
pessaire n.m.
pessary
Appareil semi-rigide, de forme annulaire, utilisé dans le traitement des troubles de la statique pelvienne, prolapsus génital ou syndrome de Masters et Allen.
Placé dans le fond vaginal entre la fossette rétro-pubienne en avant et le cul-de-sac vaginal postérieur en arrière, il permet de refouler et de maintenir l'utérus et les viscères solidaires de l'utérus. Son utilisation peut être définitive, en cas de refus ou de contre-indication à la chirurgie pour prolapsus, ou provisoire, constituant alors un test diagnostique et thérapeutique pré
pexie ovarienne polaire externe l.f.
external polar ovarian pexy
Procédé chirurgical consistant à fixer provisoirement les ovaires au péritoine pariétal, à hauteur du détroit supérieur ou plus haut, au moyen d'un fil résorbable.
Elle était parfois utilisée en chirurgie de la stérilité pour limiter le risque adhérentiel postopératoire, et reste utilisée avant curiethérapie cervicovaginale en cas de cancer du col pour soustraire l'ovaire à l'irradiation.
phase évolutive du cancer du sein l.f. (PEV)
inflammatory breast cancer
Paramètre servant à désigner le degré d'évolution du cancer du sein.
Il est utilisé en complément de la classification TNM pour définir succinctement le pronostic de la tumeur et guider la stratégie thérapeutique. La classification PEV comporte 4 stades de gravité croissante :
- PEV 0 : tumeur peu évolutive, sans manifestation inflammatoire,
- PEV 1 : tumeur ayant doublé de volume en moins de 6 mois,
- PEV 2 : présence de signes inflammatoires péri-tumoraux,
- PEV 3 : inflammation de l'ensemble du sein, réalisant le tableau de la mastite aigüe carcinomateuse.
phimosis n.m.
phimosis
Rétrécissement de l'orifice du prépuce dû à un anneau scléreux siégeant à la jonction cutanéomuqueuse et empêchant le gland d'être décalotté aisément.
Son origine peut être congénitale ou acquise, et alors due principalement au diabète, au cancer du gland ou au lichen scléro-atrophique.
Étym. gr. phimôsis, de phimos : lien
phlébite récidivante migratrice l.f.
recurrent idiopathic thrombophlebitis, thrombophlebitis migrans
Syndrome polyétiologique caractérisé par la survenue de phlébites superficielles apparaissant par poussées successives, atteignant plus souvent les membres inférieurs que les membres supérieurs ou le tronc, parfois associées à des phlébites profondes survenant également par poussées.
Le caractère récidivant et migrateur des phlébites doit faire rechercher une maladie générale associée : cancer viscéral, hémopathie maligne et notamment maladie de Vaquez, hyperuricémie.
hosphogluconate déshydrogénase n.f.
phosphogluconic dehydrogenase
Enzyme catalysant la déshydrogénation du phospho-6-gluconate, portant les hydrogènes sur le NADP et formant un 3-cétophosphogluconate instable qui se décarboxyle en ribulose-5-phosphate.
Il est présent dans tous les tissus et joue un rôle important dans le catabolisme du glucose par la voie des pentose-phosphates, voie qui permet la formation de NADPH nécessaire aux biosynthèses réductrices. Son action nécessite la présence d'ions Mn2+. Le dosage de la phospho-6-gluconate-déshydrogénase dans le liquide vaginal constitue un moyen de dépistage des cancers du col et du corps de l'utérus, la présence de cet enzyme étant, dans la très grande majorité des cas, liée à l'existence d'un cancer.
photocarcinogénèse n.f.
photocarcinogenesis
Détermination de l'apparition d'un cancer cutané, soit mélanome, soit carcinome, par l'exposition à la lumière naturelle ou artificielle.
La photocarcinogénèse est essentiellement due aux ultraviolets B et A courts (320 à 340 nm). Il semble que les infrarouges aient aussi un pouvoir carcinogène, mais seulement associés aux ultraviolets par un effet de synergie.
Étym. gr. phôs, phôtos : lumière ; karkinos : crabe ; genesis : naissance