Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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androgyne n.m.

androgynoid

Individu de sexe indéterminé.

Étym. gr. andros: homme; gynê: femme

Syn. hermaphrodite, pseudohermaphrodite

hermaphrodisme, pseudo-hermaphrodisme

[M4, O3, O4, Q2]

Édit. 2020

androïde adj.

android

Caractérise ce qui correspond à la morphologie mâle.
Par ex. répartition androïde des graisses.

Étym. gr. andros: homme; eidos: aspect

[M4, O4]

Édit. 2020

andrologie n.f.

andrology

Discipline médicale étudiant les comportements et les maladies spécifiques de l'Homme et plus spécialement sa sexualité et sa fertilité.

Étym. gr. andros: homme; logos : discours

[M4]

Édit. 2017

andromorphe adj.

Qualifie une forme ou un aspect physique masculin.

Étym. gr. anêr, andros ; homme ; morphê : forme

[M4, O4]

Édit. 2020

andropause n.f.

male climacteric

Terme désignant une période de la vie de l'homme, se marquant par une baisse de l'activité androgénique commençant vers la cinquantaine, où peuvent apparaître des troubles divers en particulier sexuels.
Ce terme impropre aux limites très confuses, construit à partir du féminin ménopause en 1952, ne correspond à aucune authenticité physiologique même si se manifeste une baisse des concentrations de la production de testostérone

ménopause

[O4]

Édit. 2020

androstane n.m.

androstane

Carbure cyclique saturé dont le noyau cyclopentanoperhydrophénanthrène diméthylé en 10, 13 est le squelette des hormones stéroïdes à dix-neuf carbones, qui sont principalement des hormones mâles.
Son atome d'hydrogène en 5 est orienté en arrière du plan moyen des cycles, c'est-à-dire en trans par rapport au méthyle en 10. L'isomère 5 bêta est appelé étiocholane.

hormones mâles

[C1, O4]

Édit. 2020

androstanediol-3 bêta,11 bêta,-one-17 n.f.

androstanediolone

[C1,M4,O4]

Édit. 2017

androstanediolone n.f

Intermédiaire métabolique d’une voie mineure de la synthèse des androgènes surrénaliens trouvé en faible quantité dans le cortex des glandes surrénales.

Syn. androstanediol-3 bêta, 11 bêta,-one-17

[C1, O4]

Édit. 2020

androstanolone n.f.

androstanolone

17 bêta-hydroxy-androstane-3-one, stéroïde masculinisant et anabolisant.

[C1, O4]

Édit. 2020

androstène-5-triol-3 bêta 16 alpha 17 bêta l.m.

androstenetriol

Stéroïde hormonal métabolite de la déhydroépiandrostérone, présent dans les urines, à faible activité androgène.
C’est un métabolite de la testostérone dans la voie 17bêta hydroxy.

testostérone

[C1,M4,O4]

Édit. 2017

androstènedione n.f.

androstene dione

Stéroïde hormonal androgène, précurseur de la testostérone, biosynthétisé dans les glandes corticosurrénales par déshydrogénation de la déhydroépiandrostérone, et dans les testicules par clivage oxydatif de la 17 alpha-hydroxyprogestérone, ainsi que dans la glande surrénale et le follicule ovarien ou le corps jaune chez la femme.
L’androstènedione peut être dosée dans le sérum par technique immunologique. Ce dosage est essentiellement utilisé dans l’exploration des hirsutismes et virilisations chez la femme.

Syn. delta-4-androstènedione-3,17

[C1, O3, O4]

Édit. 2020

androstènediol n.m.

androstene diol

Androgène précurseur immédiat de la testostérone dans une voie métabolique mineure présente dans les cellules de Leydig du testicule.

testostérone

[C1, O4]

Édit. 2020

androstérone n.f.

androsterone

3 alpha-hydroxy-5 alpha-androstan-17-one, hormone sexuelle secondaire isolée de l'urine de l'homme, constituant un des métabolite de la testostérone, forme sous laquelle la testostérone est éliminée.
Son activité androgénique est faible.

testostérone

[C1, O4]

Édit. 2020

anéjaculation n.f.

lack of emission

Absence d'éjaculation.
Elle ne peut être affirmée qu'après avoir éliminé une éjaculation rétrograde. On distingue les anéjaculations secondaires survenant après une période d'éjaculation normale, qui sont dues soit à une lésion de l'innervation (sympathectomie, curage ganglionnaire, diabète) ou à la suppression des organes sécrétant le sperme (vésiculectomie séminale lors d'une prostatectomie radicale), et les anéjaculations primaires, généralement d'origine psychogénique, où l'on doit encore distinguer les anéjaculations totales très rares, des anéjaculations primaires circonstancielles (absence d'éjaculation lors des rapports sexuels, mais persistance de celle-ci à la masturbation ou au cours du sommeil).

[H4, M2, O4]

Édit. 2020

anémie et troubles psychiques l.

anemia and mental disorders

Une des causes les plus fréquentes de troubles neuropsychiques, parfois seulement psychiques (Syndrome psycho-anémique, P.E. Weil) dans laquelle la part respective des carences nutritionnelles, contribuant à l'hématopoïèse, des causes psychiatriques possibles de ces carences, du rôle d'affections associées et de l'anémie proprement dite, reste discutée.
En dehors de l'asthénie physique, psychique et des états dépressifs qui dominent, on peut distinguer plus particulièrement les troubles suivants : irritabilité, impulsivité, perversions du goût et même conduites alimentaires anormales (pica à l'extrême) propres aux carences martiales ; états confusionnels, évolutions démentielles parfois réversibles propres aux carences en folates, souvent associés à une polyneuropathie sensitivomotrice, à une sclérose combinée de la moelle, à des "jambes sans repos" ou à un syndrome cérébelleux ; modifications de la personnalité et états délirants dans les carences en cobalamines, souvent en l'absence de tout signe d'anémie de Biermer. Surtout à défaut de signes neuro-anémiques évocateurs, la réalité d'un lien de ces troubles psychiques avec une carence en vitamine B 12 (cyanocobalamine) est discutée. Entrepris à temps, des traitements si possible étiologiques et au moins substitutifs peuvent être efficaces.

Étym. gr. an privatif, haimos sang

[F1,H3,H4]

Édit. 2017

anencéphale n.m.

anencephalic

Fœtus ou nouveau-né atteint d'anencéphalie.

[A4,H1,O3,O6,Q3,Q4]

Édit. 2017

anencéphalie m.f,

anencephaly

Défaut de fermeture du tube neural caractérisée par l'absence totale ou partielle de voûte crânienne et de cuir chevelu, le cerveau étant absent ou réduit à une masse de taille réduite.
Sa prévalence à la naissance est comprise entre 1 cas pour 5 000 et 1 cas pour 2 000. La plupart des cas sont morts nés, mais on a observé des nouveau-nés ayant survécu quelques heures à quelques jours. A l'autopsie, l'anencéphalie est, dans la plupart des cas, associée à une absence de surrénales. L'anencéphalie est probablement le résultat d'une interaction entre des facteurs génétiques et environnementaux. Des cas familiaux ont été décrits, compatibles avec une hérédité de type récessive autosomique, mais la plupart des cas sont sporadiques. Des déficits en acide folique et en zinc ont été retrouvés comme facteurs de risque, de même que l'obésité maternelle. Le diagnostic prénatal peut être fait facilement à l'échographie dès le premier trimestre de la grossesse, devant l'absence de visibilité de la voûte crânienne. La prévention de la récurrence pour les grossesses ultérieures passe par la prescription de 4 mg/jour d'acide folique, dès avant la conception et jusqu'au milieu du 2ème mois de grossesse.

[A4,H1,O3,O6,Q3,Q4]

Édit. 2017

anencéphalomyélie n.f.

anencephalomyelia

Forme majeure de l'anencéphalie avec absence complète de fermeture du névraxe.

anencéphalie

[A4,H1,O3,O6,Q3,Q4]

Édit. 2017

anéphrique adj.

anephric

Qualifie le malade privé de reins.
L'absence congénitale de reins est une cause de mortinatalité.
L'absence acquise, par ex. après binéphrectomie, exige le recours à un procédé de dialyse chronique ou à une transplantation rénale.

[A4,M1,M2,O3,O6,Q3,Q4]

Édit. 2017

anérection n.f.

anerection

Absence totale d'érection.

dysfonction érectile

[M4]

Édit. 2017

anesthésie affective l.f.

affective anesthesia

Absence de tout sentiment et intérêt manifeste pour autrui, y compris à l'égard des proches.
Le patient est conscient de l'abrasion de ses émotions et de l'impossibilité de les moduler.
Il s'agit de la forme extrême du repli dépressif et de l'enfermement dans la douleur morale, qui aggrave d'autant plus le vécu d'inutilité et de culpabilité.
Dans ces dépressions majeures, dites encore souvent endogènes, et surtout dans les formes mélancoliques délirantes, la mort est souvent désirée et les conduites suicidaires fréquentes.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

[H3,H4]

Édit. 2017

anesthésie et alcoolopathie l.f.

alcoolopathy and anaesthesia

alcoolopathie et anesthésie

[G1,G3,G4]

Édit. 2017

aneurogénique adj.

aneurogenic

Qualifie un membre dont le développement embryonnaire ne dépend pas de la croissance d'un nerf.

[A4,O6,Q3,Q4]

Édit. 2017

anévrysmal adj.

aneurysmal, aneurysmatic

Relatif à un anévrysme.

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation

[K3,K4]

Édit. 2017

anévrysme n.m.

aneurysm, aneurism

Dilatation localisée (anévrysme sacculaire) ou perte du parallélisme des parois d’un vaisseau sanguin, le plus souvent d’une artère (anévrysme artériel fusiforme), ou chambre de communication anormale entre une artère et une veine (anévrysme artérioveineux), ou plus rarement dilatation anormale d’une veine (anévrysme veineux).
Si la dilatation concerne l’ensemble de la circonférence du vaisseau, l’anévrysme est fusiforme. Si cette dilatation n’en concerne qu’un secteur, l’anévrysme est dit sacciforme ou sacculaire.
Un anévrysme sacculaire surajoute au volume vasculaire ne chambre ou sac anévrysmal avec lequel il communique plus ou moins directement. La communication plus ou moins large entre le vaisseau et le sac anévrysmal porte le nom de collet anévrysmal. Il règne de ce faut dans le sac anévrysmal des conditions hydrauliques en rapport avec celles du vaisseau natif.
Un anévrysme fusiforme est reconnu dès que son diamètre est 1.5 fois supérieur au diamètre d’amont mais c’est à partir du doublement de ce diamètre que la lésion devient plus susceptible d’entraîner des complications.
Si la paroi dilatée comporte toutes les couches de la paroi vasculaire, intima, média et adventice, l’anévrysme est un anévrysme vrai. L’absence de l’une ou plusieurs de ces tuniques, en général l’intima et la média, définit au contraire un faux anévrysme ou pseudo-anévrysme.
Une autre forme particulière est l’anévrysme disséquant (dissection aortique) qui traduit la dilatation d’un vaisseau disséqué avec constitution d’un chenal externe à la lumière de l’artère disséquée (faux-chenal). En générale la dilatation concerne surtout le chenal externe ou faux-chenal de la dissection et dont la paroi a perdu par définition ses couches les plus internes, l’intima et la média.
L’anévrysme, de définition géométrique, résulte de l’inaptitude mécanique de la paroi vasculaire à avoir ou à maintenir sa forme et ses dimensions. Son histoire naturelle compote une étiologie, un mode évolutif et des complications.
L’étiologie peut être bien connue comme dans le cas des anévrysmes traumatiques, de la dissection aortique ou d’une atteinte infectieuse ou inflammatoire de la paroi vasculaire : l’évènement pathologique altère la structure de la paroi et cette structure ne peut plus conserver son intégrité morphologique car elle est exposée à des contraintes mécaniques trop importantes. Ailleurs. c’est une disposition anormale qui expose une paroi vasculaire à des contraintes qu’elle ne peut pas supporter à long terme comme dans les anévrysmes artérioveineux, qu’ils soient congénitaux ou traumatiques : La dilatation se fait alors au dépens du versant veineux dont l’équipement mécanique ne lui permet pas de résister à des contraintes artérielles.
La dilatation du chenal externe des dissections aortiques procède du même mécanisme.
Il faut aussi mentionner les anévrysmes post-sténotiques qui se développent en aval d’une sténose ou d’une striction comme celle par syndrome de la traversée thoraco-brachiale.
Néanmoins la plupart des anévrysmes artériels sont d’origine dégénérative. Dans ce cas c’est la fonction élastique de la paroi vasculaire qui est en défaut, conduisant à la déformation progressive du conduit du fait de la pression interne. Le phénomène peut être comparé au fluage mécanique d’une structure élastique. Dans la plupart des cas c’est le vieillissement qui est à l’origine de ce déficit d’élasticité, expliquant une fréquence croissante des anévrysmes à partir de la septième décennie. Ailleurs ce sont les désordres congénitaux du tissu conjonctif qui peuvent produire, parfois très tôt, des anévrysmes, comme dans la maladie de Marfan ou d’Ehlers Danlos. La prédominance masculine et le caractère volontiers familial des anévrysmes dégénératifs évoquent évidemment leur nature génétique.
Si l’étiologie des anévrysmes garde une part de mystère, leur mode évolutif est en revanche assez bien connu : l’accroissement du volume du sac anévrysmal et la survenue des complications. L’accroissement du volume est le plus souvent diphasique, à une phase de croissance lente avec peu de complications succède une phase de croissance rapide durant laquelle les complications sont fréquentes. Durant cette évolution l’auto-aggravation du processus semble avoir pour vecteur la tension transpariétale que la loi de Laplace fait dépendre essentiellement de la distance de cette paroi au centre axial du vaisseau. Les facteurs reconnus d’accélération de la croissance anévrysmale sont l’hypertension artérielle, le tabagisme actif et les efforts physiques isométriques.
Les complications des anévrysmes sont d’autant plus fréquentes que le volume anévrysmal est élevé. La plus fréquente est la thrombose pariétale. Le changement de morphologie du vaisseau entraîne en effet une modification du régime circulatoire qui, de laminaire dans son ensemble, ne l’est plus que dans le chenal central du vaisseau. Le régime devient tourbillonnaire au contact des parois ce qui entraîne une thrombose qui tapisse la paroi anévrysmale et devient de plus en plus épaisse. Cette thrombose reste longtemps tolérée mais serait à l’origine, par plusieurs mécanismes, de l’auto-aggravation. Elle peut occlure le vaisseau comme dans les redoutables ischémies aigües par thrombose d’un anévrysme poplité, emboliser à distance de façon plus ou moins bruyante, être colonisée par des bactéries de virulence variée ou provoquer une réaction inflammatoire péri-artérielle comme dans certaines fibroses rétropéritonéales ou pariétales des anévrysmes inflammatoires. Les remaniements au sein de la thrombose anévrysmale sont fréquents comme la nécrose ou les calcifications.
La complication la plus redoutée des anévrysmes est la rupture. Non contenue lorsqu’elle survient en espace libre comme la plèvre, le péricarde ou le péritoine, elle provoque rapidement exsanguination ou tamponnade. Contenue par les tissus voisins, elle crée une chambre hématique sous pression susceptible de se rompre secondairement. Plus atypiques sont les ruptures partielles qui deviennent des ulcères artériels ou des dissections, et les ruptures dans d’autres cavités cardiaques, vasculaires ou digestives. C’est cette probabilité de rupture qui domine le pronostic des anévrysmes aortiques.
Les autres complications des anévrysmes sont la compression des structures voisines, l’inflammation et la surinfection.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
Ling. Depuis 1877, l’Académie française préférait la graphie « anévrisme » à « anévrysme ». La version de l’Académie a été généralement adoptée dans les textes et ouvrages non médicaux, en particulier le Larousse et le Robert. Littré estimait l’orthographe « anévrysme » plus conforme à l’étymologie et la plupart des médecins, notamment les cardiologues et les chirurgiens se sont rangés à son avis. En 1965, la Commission du Dictionnaire de l’Académie nationale de médecine, bien qu’elle admette aussi « anévrisme », s’est prononcée en faveur de l’orthographe « anévrysme ». Elle est suivie en cela par le Nouveau Larousse.

Syn. anévrisme, ectasie

anévrysme aortique thoracoabdominal, dissection aortique, Marfan (maladie de), syndrome d'Ehlers-Danlos, Laplace (loi de)

[K2,K3,K4]

Édit. 2017

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