Gasterophilus sp .
Gasterophilus sp.
Mouche dont les larves sont parasites du tube digestif du Cheval et qui, rarement, peuvent provoquer chez l’Homme des lésions sous-cutanées rampantes (myiase cutanée linéale rampante) qui guérissent spontanément après quelques jours à quelques semaines.
génodermatose n.f.
genodermatosis
Maladie génétique à expression cutanée.
Étym. gr. genos : race ; derma : peau
→ génodermatose en cocardes de Degos, génodermatose liée à l'X, Bazex-Dupré-Christol (syndrome de)
génodermatose liée à l'X l.f.
X-linked genodermatosis
Syndrome malformatif complexe à dominante cutanée dont le gène se trouve sur le chromosome X.
Son mode de transmission est particulier : du fait de l'absence de transmission d'un père à son fils et parce que toutes les filles d'un père sont porteuses du gène, en cas de transmission en récessivité, il y a une nette prédominance de garçons atteints (si l'affection n'est pas létale in utero) ; en cas de transmission en dominance, il y a généralement létalité des mâles et seules les filles sont atteintes. Le phénomène d'inactivation physiologique d'un des chromosomes X chez la femme aboutit à un mosaïcisme fonctionnel visualisé dans les génodermatoses liées à l'X en dominance par la présence de lésions cutanées distribuées selon les lignes de Blashko.
Les principales génodermatoses liées à l'X en récessivité sont l'ichtyose récessive liée à l'X, la dysplasie ectodermique anhidrotique, la maladie de Menkes. Les principales génodermatoses liées à l'X en dominance sont l'incontinentia pigmenti, le CHILD syndrome, la maladie de Bazex, Dupré et Christol, le syndrome orofaciodigital de Papillon-Léage et Psaume, la chondrodysplasie ponctuée avec ichtyose.
J. H. Menkes, neuropédiatre américain (1962) ; A. Bazex, A. Dupré, B. Christol, dermatologues français (1964) ; E. Papillon-Léage, et J. Psaume stomatologues français (1954)
gestation (21ème à 25ème semaine) l.f.
pregnancy (21°-25° week)
Les fœtus nés à partir de la 25ème semaine de gestation sont généralement viables.
Les paupières et les sourcils sont bien développés. Le lanugo prend une couleur plus foncée et la couche de vernix caseosa est plus épaisse. La peau est parfois très ridée du fait de sa forte croissance et du manque de graisse sous-cutanée. Les ongles des doigts sont visibles. Le visage et le corps ont en général l’aspect qu’ils présenteront à la naissance.
G. L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948)
Étym. lat. gestatio action de porter
→ horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines), lanugo
[A4,O6]
Gil-Vernet (technique de) l.f.
Gil-Vernet's procedure
Technique d'uréthroplastie cutanée en deux temps utilisant un lambeau scrotal, destinée à la réparation des pertes de substance uréthrales proximales.
J. M. Gill-Vernet, chirurgien urologue espagnol (1984)
glande sudoripare l.f.
glandula sudorifera (TA)
sweat gland
Glande en tube située dans les couches superficielles de l’hypoderme ou dans la profondeur du chorion dermique, indépendante des poils et qui sécrète la sueur.
Cette glande se compose d’un segment sécréteur glomérulaire (le corps de la glande sudoripare) constitué par un tube de calibre régulier, pelotonné sur lui-même et d’un conduit excréteur (le conduit sudoripare) qui traverse le derme et l’épiderme pour déboucher à la surface de la peau. On distingue deux types de glande sudoripare : la glande eccrine, à sécrétion mérocrine, petite, se trouvant sur presque toute la surface cutanée et s’ouvrant par un pore directement à la surface de la peau ; la glande apocrine, plus volumineuse, s’ouvrant soit dans le follicule pileux, soit à l’orifice pilo-sébacé. On ne trouve ce type de glande que dans certaines régions (aisselles, mamelons, pubis, grandes lèvres, ombilic).
glomérulonéphrite aigüe l.f.
acute glomerulonephritis
Atteinte rénale glomérulaire aigüe, réversible, habituellement consécutive à une infection rhinopharyngée ou cutanée due à un streptocoque β hémolytique de groupe A essentiellement des groupes 4 ou 12.
D'autres causes infectieuses, virales ou parasitaires sont possibles.
Le tableau clinique associe des signes urinaires (avec oligurie, protéinurie, hématurie micro ou macroscopique, cylindrurie), une rétention sodique entraînant souvent des œdèmes périphériques, une hypertension avec parfois des signes de défaillance cardiaque. Les explorations biologiques montrent souvent une altération fonctionnelle rénale, et un taux sérique de C3 abaissé. L'évolution est habituellement favorable en quelques semaines, voire quelques mois. La guérison sans séquelles est la règle.
Alors que l’atteinte de la valeur fonctionnelle rénale est habituellement modérée, il existe une forme avec insuffisance rénale aigüe caractérisée par une oligurie, une hypertension artérielle élevée et des œdèmes volumineux. La guérison sans séquelles est la règle.
Les lésions histologiques sont essentiellement glomérulaires marquées par une prolifération cellulaire endocapillaire pure (prolifération mésangiale associée à la présence de cellules inflammatoires dans les capillaires glomérulaires dont des polynucléaires) et par la présence de dépôts extramembraneux à forme conique (humps) fixant de façon prédominante la fraction C3 du complément et de façon moins constante l’immunoglobuline G. Dans des formes sévères des nécroses focales du floculus avec croissants peuvent être observées. La réversibilité des lésions n’est alors pas complète et des cicatrices fibreuses peuvent se développer.
Sigle GNA
→ humps
glomus n.m.
glomus
Anastomose artério-veineuse cutanée dévolue à la thermorégulation, constituée d'une artériole circonvolutionnée et de fibres musculaires lisses qui règlent le débit sanguin, entourée d'une coque conjonctive inextensible et de filets nerveux qui en assurent le fonctionnement.
Étym. lat. glomus : pelote
→ paraganglion, glomique (tumeur)
glomus neuro-myo-artériel de Masson l.m.
Masson’s neuromyoarterial glomus
Petit organite neuromusculovasculaire correspondant à un court-circuit artérioveineux faisant communiquer directement une artériole cutanée subterminale et une ou plusieurs veinules, non pas par des capillaires mais par un canal de Sucquet-Hoyer qui est entouré de cellules glomiques contractiles.
Les glomus sont surtout abondants à la pulpe et dans le lit unguéal des doigts et des orteils, mais sont aussi présents aux paumes et aux plantes, aux oreilles et dans la zone médiofaciale. Ils peuvent être à l'origine de processus tumoraux appelés tumeurs glomiques.
P. Masson, anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1924)
Étym. lat. glomus : peloton
→ glomique (tumeur), tumeur glomique cutanée, tumeur artérioveineuse acrale
gomme tuberculeuse l.f.
tuberculous gumma
Tuberculose cutanée caractérisée par un nodule sous-cutané évoluant vers le ramollissement et la fistulisation et correspondant à une atteinte par voie hématogène ou par contiguïté.
Au cou, ce sont les écrouelles, qui guérissent avec des cicatrices rétractiles inesthétiques.
goudron (cancer du) l.m.
Tumeur cutanée maligne, généralement d'origine professionnelle, due à une action prolongée du goudron sur la peau et dont la structure histologique rappelle celle du carcinome spinocellulaire.
Le cancer du goudron du ramoneur, qui atteint le scrotum, en était l'exemple classique le plus connu.
granulome facial de Lever l.m.
granuloma faciale, facial granuloma with eosinophilia
Lésion cutanée du nez, du front ou des joues, à type de plaque ou de nodule bien délimité, d'une teinte variable allant de celle de la peau normale au pourpre avec une dilatation des orifices folliculaires.
L'image histologique associe un infiltrat granulomateux avec de nombreux polynucléaires éosinophiles et, parfois, une vasculite leucocytoclasique. Qu'il y ait une seule lésion ou plusieurs, cette affection, difficile à traiter, reste bénigne.
W. F. Lever, dermatopathologiste américain (1950)
Syn. granulome éosinophile facial
granulome par piqûre d'insecte l.m.
insect bite granuloma
Lésion cutanée persistante nodulaire, végétante ou ulcérée, provoquée par une piqûre ou morsure d'insecte ou d'arachnide, et dont la structure histologique, variable, est parfois inquiétante car pouvant simuler un lymphocytome ou même un lymphome malin.
Syn. entomonide
granulome silicotique l.m.
silica granuloma
Granulome à corps étranger constitué autour de particules de silice provenant du sol ou de talc, sur le site d'une cicatrice cutanée posttraumatique ou chirurgicale, souvent très ancienne, soit isolément, soit dans le cadre d'une sarcoïdose qu'il peut éventuellement révéler.
Le granulome silicotique se développe parfois plusieurs dizaines d'années après le traumatisme cutané. L'examen histologique en lumière polarisée y met en évidence des particules biréfringentes très brillantes de silice généralement incluses dans des cellules géantes à corps étranger de type Langhans.
granulosis rubra nasi l.m.
granulosis rubra nasi
Affection cutanée de l'enfant (7-15 ans) d'étiologie inconnue mais supposée héréditaire, caractérisée par une hyperhidrose médiofaciale précédant l'apparition de petites papules érythémateuses recouvertes de gouttelettes de sueur, prédominant à l'extrémité du nez mais pouvant s'étendre aux joues, à la lèvre supérieure et au menton.
La régression sans séquelle à la puberté est la règle mais il peut persister des télangiectasies et des kystes.
L'examen histologique montre des infiltrats périsudoripares et périvasculaires discrets avec des altérations variables des glomérules et des canaux sudoraux.
J. Jadassohn, dermatologue allemand (1901)
Étym. lat. granulum : petit grain ; ruber : rouge ; nasus : nez
greffe à l'italienne l.f.
italian graft
Procédé de greffe cutanée autoplastique dans lequel le greffon pédiculé, pris sur une autre partie du corps éloignée de la zone à couvrir, subit un rapprochement temporaire souvent par immobilisation plâtrée des deux régions, jusqu'à section du pédicule nourricier.
Des rapprochements successifs peuvent porter le greffon sur un lieu très éloigné de son emplacement primitif.
greffe en résille l.f.
mesh graft, mesh grafting
Technique chirurgicale permettant de couvrir de vastes pertes de substance cutanée, par exemple consécutives à une brûlure ou à des ulcères de jambe, à partir d'une petite zone donneuse.
Elle consiste à augmenter la taille utile d'un greffon cutané dermo-épidermique prélevé au dermatome grâce à un appareil réalisant de multiples incisions discontinues, et à l'étendre sous forme d'un filet dont les mailles seront le point de départ de l'épidermisation secondaire. Elle donne un résultat souvent peu esthétique.
greffe indienne l.f.
jump graft
Procédé de greffe cutanée autoplastique consistant à fixer sur la perte de substance un lambeau provenant de tissus voisins et basculé autour d'un pédicule vasculaire.
grelot (image en) l.f.
mobile masse pattern
1) En radiologie pulmonaire, opacité de forme variable, mobile dans une cavité parenchymateuse.
En raison de ses déplacements, le grelot traduit la présence d'un matériel libre de toute attache pariétale : aspergillome, caillots sanguin, fragment tumoral.
2) En histopathologie cutanée, aspect dit « en grelot » des cellules des glandes sébacées avec leur noyau.
griffures de chat (maladie des) l.f.
cat scratch disease, benign lymphoreticulosis
Maladie infectieuse zoonotique contractée à l'occasion d'une griffure ou d'une morsure de chat.
La lésion cutanée située au point d'inoculation, surtout sur un membre supérieur, est une papule ou un petit nodule rougeâtre, qui peut régresser spontanément ou s'ulcérer et suppurer, accompagnée d'une lymphadénopathie régionale. Le patient présente souvent une fièvre, des céphalées, une asthénie, parfois une splénomégalie. Dans la plupart des cas, l'évolution est spontanément favorable, les adénopathies régressant en 1 à 4 mois. Des formes compliquées ou chroniques, rares, ont été décrites (endocardites, atteintes neurologiques, ostéo-articulaires, …). Une conjonctivite de Parinaud, unilatérale, est parfois observée en cas de contamination par voie conjonctivale. La maladie des griffures de chat est principalement due à la bactérie Bartonella henselae, qui entraîne, chez le chat, une bactériémie asymptomatique et prolongée. Plus rarement, la maladie des griffures de chat pourrait aussi être due à Afipia felis (famille des Bradyrhizobiaceae), voire à Bartonella clarridgeiae. La maladie peut être familiale, le même chat ayant griffé plusieurs personnes. Il semble que les puces ou des tiques puissent également inoculer la maladie. Les piqûres d'épine pourraient aussi transmettre la maladie.
Les principaux antibiotiques actifs sont les aminoglycosides, les tétracyclines, les macrolides.
Les griffures ou morsures de chat peuvent encore transmettre une borréliose qui produit une suppuration au voisinage de la porte d'entrée s'accompagnant rapidement d'adénopathies satellites. Le diagnostic est bactériologique.
P. Mollaret, médecin interniste français (1950) ; R. Debré, pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1950)
Syn. lymphoréticulose bénigne d'inoculation, maladie des griffes du chat
→ Afipia felis, Bartonella henselae, Bartonella clarridgeiae, Parinaud (conjonctivite de)
[D1]
Griscelli-Pruniéras (syndrome des cheveux argentés de) l.m.
Griscelli's syndrome
Maladie héréditaire rare transmise sur un mode autosomique récessif, associant un déficit immunitaire combiné et un albinisme partiel avec absence de cellules de Langerhans.
Le déficit immunitaire est sévère avec, malgré un nombre de lymphocytes B et T normal, une anergie cutanée, une hypogammaglobulinémie, une neutropénie et une thrombopénie. L'albinisme cutané peut passer plus ou moins inaperçu, mais les cheveux, les cils et les sourcils sont, dès la petite enfance, d'une couleur gris argenté caractéristique.
Cl. Griscelli, pédiatre et immunologiste français et M. Pruniéras, dermatologiste français (1978) ; A. Chédiak, sérologiste cubain (1952) ; O. Higashi, pédiatre japonais (1954)
Syn. Griscelli (syndrome de),
→ Chédiak-Higashi (maladie de)
Guillemin (opération de) n.m.
Guillemin’s operation
Plastie cutanée par rotation d’un lambeau de la région génitocrurale recouvrant la région périnéale pour cure de prolapsus survenant après amputation abdomino-périnéale ou vulvectomie.
G. Guillemin, chirurgien français (1948)
Haglund (anomalie de) l.f.
Haglund's anomaly
Saillie postérieure excessive du calcanéum, dont l'ablation chirurgicale est parfois justifiée.
Cette anomalie du calcanéum peut être responsable d'une bursite rétroachilléenne avec une douleur et tuméfaction sous-cutanée scléro-inflammatoire de la face postérieure du talon.
P. Haglund, chirurgien orthopédiste suédois (1929)
[I2]
Édit. 2015
Hallermann-Streiff-François (syndrome de) l.m.
Hallermann-Streiff-François’s syndrome
Syndrome associant un nanisme harmonieux, une dyscéphalie avec tête d'oiseau, une aplasie du maxillaire inférieur, un nez mince et effilé, des anomalies dentaires, une hypotrichose avec des plaques d'alopécie, une atrophie cutanée, une microphtalmie et une cataracte congénitale bilatérale.
W. Hallermann, ophtalmologiste allemand (1948) ; E. Streiff, ophtalmologiste suisse (1950) ; J. François, baron, ophtalmologiste belge, membre de l’Académie de médecine (1957)
→ mandibulo-oculofaciale (dyscéphalie)
[Q2,2015]
Édit. 2015
hallucination tactile l.f.
tactile hallucination
Expérience pathologique dans le domaine de la sensibilité cutanée, accompagnée d'une croyance absolue.
Isolées et peu thématisées ou participant à une organisation délirante plus ou moins élaborée, avec notamment éléments d'influence et hypocondriaques, ces fausses perceptions peuvent concerner : des sensations cutanéomuqueuses élémentaires de pincements, brûlures, courants électriques, etc. ; de fausses perceptions et élaborations d'objets ayant une matérialité, une forme, une consistance précise, comme le contact d'une main ; divers troubles attribués par le patient (très fréquemment une femme âgée) à des vers, insectes ou autres parasites : délire dermatozoïque.
H. Ey, psychiatre français (1973)
Étym. lat. hallucinare : se tromper
Syn. hallucination haptique (H. Ey)
[H3]
Édit. 2015