Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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tronc basal de l'artère pulmonaire (droite ou gauche) l.m.

basal part (pulmonary artery)

Segment de l'artère pulmonaire perfusant la pyramide basale.
À droite, elle prend ce nom au-dessous de la naissance de l'artère segmentaire supérieure jusqu'à l'origine de l'artère segmentaire basale médiale. Sa longueur varie d'un 1/2 à 1 cm.
À gauche, c'est après l'origine de la dernière artère lingulaire qu'elle devient tronc basal. Longue d'au moins 1 cm, située à la face externe de la bronche, elle se divise le plus souvent en un tronc antérieur antéromédial et un tronc postérieur latéropostérieur.
Anc. dénom. artère basale du lobe pulmonaire inférieur

Syn. portion basale de l'artère pulmonaire

veine pulmonaire supérieure gauche (tronc commun des veines interculmino-lingulaires) l.m.

Réunion des veines interculmino-lingulaires médiastinale, moyenne, interlobaire, recevant habituellement la veine ventrale médiastinale.
Ce tronc se réunit avec le tronc veineux préhilaire pour former la racine supérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche.
Dénomination donnée par Cordier et Cabrol correspondant à la veine antérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche dans la Terminologia Anatomica.

G. Cordier, chirurgien et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1902-1965); C. Cabrol, chirurgien cardio-thoracique et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1925-2017)

Syn. tronc commun des veines interculmino-lingulaires de la veine pulmonaire supérieure gauche

veine antérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

veine pulmonaire supérieure droite (tronc médiastinal) l.m.

G. Cordier, chirurgien et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1902-1965); C. Cabrol, chirurgien cardio-thoracique et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1925-2017)

Syn. tronc médiastinal de la veine pulmonaire supérieure droite

veine apicale de la veine pulmonaire supérieure droite

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

tronc pulmonaire l.m.

truncus pulmonalis (TA)

pulmonary trunk

Volumineux tronc artériel qui apporte aux deux poumons le sang veineux du ventricule droit.
Après un court trajet de cinq centimètres, oblique et en haut, à gauche et en arrière, décrivant un demi- tour de spire sur les faces antérieure et gauche de l’aorte ascendante, il se divise au-dessous de l’arc aortique en deux branches : les artères pulmonaires droite et gauche.

Syn. anc. artère pulmonaire

veine pulmonaire supérieure droite (tronc scissural (fissural) inférieur) l.m.

G. Cordier, chirurgien et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1902-1965); C. Cabrol, chirurgien cardio-thoracique et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1925-2017)

Syn. tronc scissural (fissural) inférieur de la veine pulmonaire supérieure droite

partie latérale de la veine du lobe moyen du poumon droit

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

veine pulmonaire inférieure (tronc veineux interapicobasal) l.m.

G. Cordier, chirurgien et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1902-1965); C. Cabrol, chirurgien cardio-thoracique et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1925-2017)

Syn. tronc veineux interapicobasal de la veine pulmonaire inférieure

veine supérieure de la veine pulmonaire inférieure

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

veine pulmonaire inférieure (tronc veineux interbasal antérieur) l.m.

G. Cordier, chirurgien et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1902-1965); C. Cabrol, chirurgien cardio-thoracique et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1925-2017)

Syn. tronc veineux interbasal antérieur de la veine pulmonaire inférieure

veine basale antérieure de la veine pulmonaire inférieure

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

veine pulmonaire inférieure (tronc veineux interbasal inférieur) l.m.

Syn. tronc veineux interbasal inférieur de la veine pulmonaire inférieure

veine basale inférieure de la veine pulmonaire inférieure

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

veine pulmonaire inférieure (tronc veineux interbasal moyen) l.m.

G. Cordier, chirurgien et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1902-1965); C. Cabrol, chirurgien cardio-thoracique et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1925-2017)

Syn. tronc veineux interbasal moyen de la veine pulmonaire inférieure

veine basale supérieure de la veine pulmonaire inférieure

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

veine pulmonaire inférieure (tronc veineux interbasal postérieur) l.m.

Syn. tronc veineux interbasal postérieur de la veine pulmonaire inférieure

veine basale inférieure de la veine pulmonaire inférieure

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

veine pulmonaire supérieure gauche (tronc veineux lingulaire) l.m.

Syn. tronc veineux lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche

veine lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

veine pulmonaire supérieure gauche (tronc veineux médiastinal postérieur) l.m.

superior hilar vein (left superior pulmonary vein)

Ancienne dénomination de la réunion des veines apicale et postérieure correspondant à la veine apicopostérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche dans la Terminologia Anatomica.

Syn. tronc veineux médiastinal postérieur de la veine pulmonaire supérieure gauche

veine apicopostérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

veine pulmonaire supérieure gauche (tronc veineux préhilaire) l.m.

Veine volumineuse, descendant du hile en avant et en dehors de l'artère pulmonaire gauche, qui draine le segment apicopostérieur, les veines interapicoantérieures, les veines interpostéroantérieures.
Elle contourne la face antéro-externe de l'artère pulmonaire, rejoint le tronc veineux interculminolingulaire pour former la racine supérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche.

G. Cordier, chirurgien et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1902-1965); C. Cabrol, chirurgien cardio-thoracique et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1925-2017)

Étym. dénomination donnée par Cordier et Cabrol.

Syn. tronc veineux supérieur de la veine pulmonaire supérieure gauche, tronc veineux préhilaire de la veine pulmonaire supérieure gauche

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

tronc ventroparacardiaque de l'artère pulmonaire gauche l.m.

tronc artériel basal antéromédial de l'artère pulmonaire gauche

tuberculose pulmonaire chez les sujets infectés par le VIH (traitement de la) l.m.

pulmonary tuberculosis in AIDS patients (treatment)

Traitement antituberculeux des patients infectés par le VIH.
Il est aussi efficace que chez les autres patients tuberculeux.
Dans le cas d'une tuberculose à bacilles sensibles, la quadrithérapie est faite pendant 2 mois, puis l'on passe à une bithérapie et la durée totale du traitement est de 10 mois. Si les cultures de crachats, après 2 mois de traitement, restent positives, il faut poursuivre la quadrithérapie jusqu'à négativation, puis l'on passe à une bithérapie pour les 9 mois suivants.
Si le patient a un chiffre de lymphocytes CD4 inférieur à 200/mm3 et n'est pas déjà traité pour son Sida, il faut toujours commencer par le traitement antituberculeux. Le traitement antirétroviral ne doit pas être instauré avant 15 jours de traitement antituberculeux, mais le mieux est d'attendre 2 mois, lorsque la situation de la tuberculose est stabilisée.
Du fait des interactions médicamenteuses, des adaptations de la posologie des antiviraux et des antituberculeux sont nécessaires. Il faut donc que les décisions soient prises par des spécialistes de ces problèmes.

tuberculose pulmonaire commune l.f.

pulmonary tuberculosis

Dissémination par voie bronchique du bacille tuberculeux, à partir d’un nodule pulmonaire de primo-infection, parfois ancienne.
Localisation la plus fréquente de la tuberculose (80% des cas).
Elle affecte surtout les sommets des poumons. Les symptômes cliniques sont variés : toux prolongée, expectoration parfois hémoptoïque, état subfébrile, amaigrissement, asthénie, sueurs nocturnes. Les images radiologiques associent des infiltrats apicaux, des lésions excavées (cavernes plus ou moins nombreuses) et nodulaires. Plus rare est la pneumonie tuberculeuse systématisée. Le diagnostic repose sur la mise en évidence du bacille tuberculeux (examen direct, culture) dans l’expectoration ou par tubage gastrique. Sauf en cas de miliaire, on ne recherche pas de dissémination. La sérologie du VIH est systématique, de même que la recherche de tares : diabète, insuffisance rénale, etc. qui peuvent modifier le traitement. Elle est contagieuse et transmissible par l’intermédiaire des sécrétions respiratoires du malade.Cette forme de tuberculose justifie un traitement antibiotique d’au moins six à neuf mois.

tumeur glomique pulmonaire et médiastinale l.f.

glomus tumor of lung and mediastinum, glomangioma

Tumeur bénigne développée à partir du glomus neurovasculaire de Masson, très rare au niveau du poumon et du médiastin.
Ce sont de petites tumeurs asymptomatiques découvertes chez l'adulte. Elles peuvent siéger au niveau de la trachée, des poumons et des carrefours artérioveineux. Elles sont superposables aux autres tumeurs glomiques, faites de cavités vasculaires bordées par un endothélium régulier, un amas de petites cellules issues de cellules lisses peu différenciées.

P. Masson, anatomopathologiste  français, membre de l’Académie de médecine (1924)

Étym. lat. tumor : gonflement, glomus : pelote

tumeurs neuroendocrines bronchopulmonaires l.f.p.

neuroendocrine neoplasms of the bronchopulmonary tract

Tumeurs bénignes et malignes neuroendocriniennes du tractus bronchopulmonaire.
Ce sont :
- les tumeurs carcinoïdes, forme la plus différenciée des tumeurs neuroendocrines bronchopulmonaires qui sont bénignes,
- les carcinomes neuroendocrines bien différenciés sont les anciens carcinoïdes atypiques,
- les carcinomes neuroendocrines peu différenciés ou carcinomes intermédiaires ;

Étym. lat. tumor : gonflement

carcinoïde bronchique (tumeur), carcinome neuroendocrine bronchopulmonaire, carci nome bronchopulmaire à petites cellules

vaisseaux lymphatiques pulmonaires l.m.p.

pulmonary lymphatic vessels

Vaisseaux naissant d'un plexus superficiel sous-pleural et d'un plexus profond périadventitiel bronchovasculaire.
Ils accompagnent les branches des vaisseaux pulmonaires et les bronches. Le plexus profond des grosses bronches, a une portion sous-muqueuse et une portion péribronchique. Pour les petites bronches existe un simple plexus étendu jusqu'aux bronchioles mais non aux alvéoles lesquelles n'ont pas de vaisseaux lymphatiques.
Les efférents superficiels contournent les scissures pour gagner les nœuds lymphatiques bronchopulmonaires. Les efférents profonds gagnent le hile le long des vaisseaux et bronches. Il y a peu d'anastomoses entre les lymphatiques superficiels et profonds sauf dans la région hilaire. Dans les parties périphériques du poumon, de petits canaux connectent les lymphatiques superficiels et profonds.

[A1]

Édit. 2019

valve du tronc pulmonaire l.f.

valva trunci pulmonalis (TA)

pulmonary valve

Ensemble des trois valvules semi-lunaires dont est pourvu l’orifice pulmonaire.

valvules semilunaires des valves aortique et pulmonaire

valvule semi-lunaire antérieure de la valve du tronc pulmonaire l.f.

valvula semilunaris anterior valvae trunci pulmonalis (TA)

Valvule antérieure de l’orifice pulmonaire

valvule semi-lunaire droite de la valve du tronc pulmonaire l.f.

valvula semilunaris dextra valvae trunci pulmonalis (TA)

right semilunar cusp of pulmonary valve

Valvule postéro-droite de l’orifice pulmonaire.

valvule semi-lunaire gauche de la valve du tronc pulmonaire l.f.

valvula semilunaris sinistra valvae trunci pulmonalis (TA)

left semilunar cusp of pulmonary valve

Valvule postéro-gauche de l’orifice pulmonaire.

valvules semi-lunaires des valves aortique et pulmonaire l.f.p.

valvulae semilunarium valvae aortae et tronci pulmonalis (TA)

semilunar cusps of aortic and pulmonary valves

Minces replis endothéliaux, au nombre de trois, annexés à chacun des orifices artériels du cœur.
Semi-lunaires et unies par leur bord adhérant à la paroi de l’artère correspondante, ces valvules limitent avec cette paroi trois poches en « nid de pigeon » dont la cavité est orientée vers la lumière artérielle. Leur bord libre présente, à sa partie moyenne, un petit renflement formé par un nodule fibreux. Continentes, elles empêchent le reflux de la colonne sanguine artérielle au cours de la diastole ventriculaire. Soumises à une pression plus forte, les valvules aortiques sont plus épaisses et plus résistantes que les valvules pulmonaires.

Syn. anc. valvules sigmoïdes

vascularites pulmonaires l.f.p.

pulmonary vasculitis

Affections caractérisées par une inflammation des vaisseaux pulmonaires dont la paroi est infiltrée par des cellules inflammatoires.
Ces lésions vasculaires pulmonaires concernent essentiellement les artères pulmonaires, et elles sont souvent associées à une vascularite systémique (granulomatose avec polyangéite, gtanulomatose éosinophilique avec polyangéite, polyangéite microscopique, Behçet (maladie de), Takayashu (artérite de), artérite à cellules géantes).

F. Wegener, anatomopathologiste allemand (1936 et 1939) ; M. Takayashu, ophtalmologiste japonais (1908) ; H. Behçet, dermatologiste turc (1937) ; J. Churg et L. Strauss, anatomopathologistes américains (1951) ; B.T. Horton, médecin interniste américain (1932)

Syn. angéites pulmonaires

vascularite, vascularite nécrosante systémique, granulomatose avec polyangéite, gtanulomatose éosinophilique avec polyangéite, polyangéite microscopique, Behçet (maladie de), Takayashu (artérite de), artérite à cellules géantes

[K1,K4, N3]

Édit. 2020

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