histiocytose intravasculaire l.f.
intravascular or intralymphatic histiocytosis
Affection caractérisée par des taches ou des plaques érythémateuses, à disposition parfois réticulée, siégeant sur la face d’extension du coude et l’avant-bras, survenant le plus souvent au cours d’une polyarthrite rhumatoïde avec, comme image histologique particulière, une prolifération intravasculaire, sanguine ou lymphatique, d’histiocytes.
Étym. gr. histion : tissu, kutos : cellule
Syn. histiocytose intralymphatique
[J1,I1]
histiocytose sinusale avec adénomégalie l.f.
Syndrome caractérisé cliniquement par des adénomégalies multiples, donnant dans leur localisation cervicale, un cou proconsulaire et déformant les aires axillaires et inguinales.
Le volume de ses adénopathies contraste avec le bon état du sujet. Elles s’accompagnent d’une élévation thermique, d’une accélération de la vitesse de sédimentation et d’une leucocytose modérée. Une histiocytose sinusale considérable constitue l’anomalie histologique essentielle. Elle ne modifie pas l’architecture folliculaire du nœud lymphatique. Point remarquable, les histiocytes parfois réunis en cellules géantes avalent en grand nombre des lymphocytes qui paraissent ne pas souffrir de cette situation nommée empéripolèse (vcn) Cette image est aisée à reconnaître et aide beaucoup au diagnostic des formes extra nodales. Ce syndrome affecte surtout les enfants, en particulier noirs. Bien que les auteurs qui ont décrit cette entité en présument l’origine infectieuse, probablement virale, la cause n’a pas été identifiée. L’évolution est longue mais favorable.
J. Rosai et R. F. Dorfman, anatomopathologistes américains (1969)
Étym. gr. histion : tissu, kutos : cellule
Syn. maladie de Rosai-Dorfman
[K4,O1]
Édit. 2015
histogramme n.m.
histogram
1) En statistique, représentation graphique des tranches d'une variable, par une série de rectangles dont la largeur est proportionnelle à l'importance de la tranche et la hauteur proportionnelle à son effectif.
2) En imagerie numérisée, l'histogramme représente le nombre de pixels de l'image en fonction des différents niveaux de gris de la matrice.
Il est formé par une série de rectangles dont la largeur est proportionnelle à l'importance de chaque niveau de l'échelle de gris et la hauteur au nombre de pixels correspondant à chacun de ces niveaux (indépen
[E1,B2]
Hoffa (maladie de) l.f.
Hoffa's disease
Inflammation du paquet adipeux sous-rotulien entraînant un gonflement bilobé et douloureux de part et d'autre du tendon rotulien.
La pathogénie reste inconnue. Radiologiquement, le genou est normal. La xérographie peut visualiser le paquet adipeux sous forme d'une image triangulaire présentant des microcalcifications.
A. Hoffa, chirurgien allemand (1904)
Syn. lipoarthrite traumatique
[I1]
Édit. 2015
Hon (classification de) l.f.
Hon's classification
Classification des différents modes du rythme cardiaque fœtal pendant le travail, à deux composantes.
1) Elle prend en compte les ralentissements du rythme et analyse leur forme régulière ou non et leur chronologie par rapport au début de la contraction utérine. Elle distingue trois types de ralentissement : précoce, de forme régulière, commençant avec le début de la contraction dont il donne une image en miroir ; tardif, de forme régulière commençant après le début de la contraction ; et variable, de forme irrégulière et variable dans son début par rapport à la contraction utérine. Contrairement à ce que suggérait Hon, chaque type de ralentissement ne correspond pas à une cause définie de souffrance fœtale aigüe.
2) Elle analyse les oscillations du rythme cardiaque fœtal en fonction de leur amplitude. Elle distingue cinq types : inférieur à 2 battements par minute, inférieur à 5 battements par minute, entre 5 et 10 battements par minute, entre 10 et 25 battements par minute et supérieur à 25 battements par minute.
E. H. Hon, pédiatre américain (1963 et 1974)
[O3]
Hounsfield (unité) l.f.
Hounsfield’ unit, Hounsfield’s number
Unité définissant, en tomodensitométrie, l’absorption du faisceau de rayons X par les divers tissus qu’il traverse.
Les données sont traitées et reconstruites par un ordinateur en une image, selon un calcul matriciel.
Elles correspondent à des densités qui dans l’ensemble de l’organisme s’étendent sur 2 000 valeurs. Par définition le 0 correspond à l’eau pure, -1000 à l’air pur, + 1000 au métal et à l’os compact. La majorité des structures tissulaires ont une densité comprise entre + 20 et +80 unités La densité du sang se situe entre 50 et 80, celle du calcium est supérieure à 90, celle de la graisse va de ¬ 50 à ¬ 100. La densité du tissu cérébral est de +20 dans la substance blanche et +40 dans la substance grise. Un liquide visqueux riche en protéines peut atteindre une densité de 40 unités.
G. Hounsfield, Sir, ingénieur britannique, prix Nobel de médecine de 1979 (1973) ; J. Ambrose, neuroradiologiste britannique (1973)
Sigle UH
→ scanographie, Hounsfield (unité)
[B2]
Édit. 2015
houppe de Haidinger l.f.
Haidinger’s brush
Image en forme d'hélice obtenue par rotation d'un filtre polarisant donnant au sujet ; le sujet a l'impression de voir une hélice qui tourne, cette hélice ne pouvant être vue que par la fovéola.
La place de cette hélice indique donc avec certitude la localisation de la fovéola. En cas d'amblyopie, on fait une postimage verticale sur l'œil directeur (à fixation fovéolaire) et l'on fait fixer de l'œil amblyope l'hélice ; si la postimage et l'hélice sont superposées, la correspondance rétinienne est normale, anormale dans le cas contraire
W. K. von Haidinger, physicien et géologue autrichien (1844)
[P2]
Édit. 2015
hyperéchogène adj.
hyperechoic, hyperechogenic
En échographie, se dit d’une structure qui réfléchit fortement les ultrasons sous forme d’échos qui enregistrés par la sonde, se traduisent sur l’image par des points blancs.
C’est le cas des structures solides (graisse notamment) et de certains liquides épais (pus, lait calcique).
L’os et l’air arrêtent les échos : leur surface apparaït comme une ligne hyperéchogène recouvrant une zone vide d’échos (noire).
Le sinus du rein est hyperéchogène.
L’hyperéchogénicité au sein de la thyroïde, particulièrent éloquente au cours des nodules et goîtres colloïdes, est un argument très fortement suggestif de bénignité.
L’hyperéchogénicité du foie traduit la présence d’une stéatose, lorsque celle-ci est supérieure à 30 % des hépatocytes. La stéatose hépatique est une constatation très fréquente liée le plus souvent au syndrome métabolique.
[B2]
hyperkératose talonnière fissurée l.f.
hyperkeratosis of fissured heel
Epaississement souvent considérable de la couche cornée de la région du talon dont la peau, squameuse, est creusée de fissures parfois profondes et très douloureuses avec possibilité de surinfection.
Cette dermatose, très tenace, apparaissant à l'âge adulte, est parfois en rapport avec une dermite de contact ou un psoriasis, mais reste le plus souvent sans cause décelable et sans image histologique significative, de même que les pulpites ou acropulpites.
hyperkeratosis follicularis et parafollicularis in cutem penetrans de Kyrle l.f.
hyperkeratosis follicularis et parafollicularis in cutem penetrans, Kyrle's disease
Dermatose chronique exceptionnelle d'origine inconnue, caractérisée par la survenue progressive et indéfinie, surtout sur les membres inférieurs, de papules kératosiques côniques gris-brunâtre, de 3 à 10 mm de diamètre, plus ou moins enchâssées dans la peau, parfois groupées en placards.
L'image histologique, caractéristique, est celle d'un bouchon corné qui, ayant perforé la partie profonde de l'épiderme et la basale au niveau ou au voisinage d'un ostium folliculaire, pénètre dans le derme papillaire sous-jacent et y détermine la formation d'un granulome réactionnel.
J. Kyrle, dermatologue autrichien (1916)
Syn. maladie de Kyrle
hyperplasie pseudoépithéliomateuse ou pseudocarcinomateuse l.f.
pseudoepitheliomatous hyperplasia, pseudocarcinomatous hyperplasia
Hyperplasie épidermique réactionnelle avec tendance végétante, d'évolution bénigne, mais dont l'aspect histologique simule un carcinome spinocellulaire, soit secondaire à un état inflammatoire chronique, p. ex. tuberculose végétante, soit accompagnant un processus tumoral, p. ex. le mélanome juvénile ou nævus de Spitz.
Une forme particulière relativement rare a été décrite à la face dorsale des mains de sujets âgés : il s'agit d'une tumeur arrondie, bien délimitée, peu saillante, d'aspect verruqueux, dont l'image histologique, associant une hyperplasie de l'épiderme et une métaplasie annexielle, simule l'aspect d'un kératoacanthome, d'un carcinome spinocellulaire ou d'une pyodermite végétante; son développement serait favorisé par des microtraumatismes répétés, mais surtout par la lumière solaire. Le pronostic en est favorable, quoiqu’une évolution vers un carcinome spinocellulaire ne soit pas à exclure.
J. Civatte, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1973)
Syn. hyperplasie pseudocarcinomateuse
hypersignal (en IRM) n.m.
hypersignal
Signal de forte intensité, apparaissant sur l’image IRM comme une plage blanche ou gris pâle. En T1, c’est le signal des substances à T1 court : lipides (graisse, tumeurs graisseuses, moelle osseuse grasse…), liquides riches en protéines (mucocèles, kystes tumoraux…), substances à effet paramagnétiques (gadolinium…), fer (hématome subaigu), radicaux libres (mélanine), posthypophyse…. En T2, c’est le cas de l’eau libre (urine, LCS, épanchements, liquide synovial…) de l’eau interstitielle (œdème, inflammation…), du sang stagnant, des liquides pauvres en protéines….
[B2,B3]
Édit. 2018
hypochromie n.f.
hypochromia
1) Diminution de la coloration de la peau.
2) Diminution au sein des hématies de la concentration moyenne en hémoglobine qui est inférieure à 32 g/dL.
En microscopie optique, le centre des hématies apparaît clair pouvant, à l'extrême, donner une image d'annulocyte.
Cette anomalie se rencontre dans les cas d carence en fer, d’anémies inflammatoires, de thalassémies et de toute anomalie acquise ou constitutionnelle de la synthèse de l'hème.
hypoéchogène adj
hypoechoic
En échographie, se dit d’une structure qui réfléchit peu les ultrasons sous forme d’échos.
Ces rares échos enregistrés par la sonde sont à l’origine de peu de points blancs sur l’image, dont l’essentiel est noir.
P. ex les fibres musculaires et l’œdème sont hypoéchogènes.
[B2]
hypofluorescence n.f.
hypofluorescence
Diminution ou absence de fluorescence normalement observée au cours d'une angiographie fluorescéinique.
Des zones hypofluorescentes peuvent être observées sur les séquences angiographiques par phénomène de masquage ou blocage de la fluorescence normale (effet masque) due à l'interposition d'une opacité entre la zone étudiée et le rétinographe (hémorragie ou pigmentation anormale p. ex.). Des anomalies de perfusion des vaisseaux peuvent aussi donner des images hypofluorescentes : l'occlusion d'une artère ciliaire donne une image en triangle qui apparaît sombre par rapport aux régions choroïdiennes normalement irriguées (syndrome triangulaire).
hyposignal (en IRM) n.m.
hyposignal
Signal de faible intensité, apparaissant sur l’image IRM comme une plage noire ou gris foncé. C’est le cas en l’absence de protons (air), des substances à T2 court (tissus calcifiés (os cortical, émail, calcifications), des tissus riches en collagène (tendons, ligaments, fascias…), des liquides riches en protéines, des liquides stagnants (urine, LCS, épanchements, œdème, inflammation…), des substances à effet paramagnétique (gadolinium concentré), du fer en concentration élevée (hémochromatose), des certains hématomes….
[B2,B3]
Édit. 2018
hystérosalpingographie n.f.
hysterosalpingography
Radiographie de l'utérus et des trompes dont la cavité est opacifiée par l'injection d'un produit de contraste iodé.
Un cliché sans préparation précède l'examen à la recherche d'éventuelles calcifications ou de toute autre anomalie. La technique consiste à injecter la cavité utérine par une canule à préhension pneumatique adaptée à la morphologie du col.
L'examen fournit des renseignements directs sur la cavité utérine et celle des trompes (taille, position, malformation éventuelle), sur l'état de la muqueuse et de la sous-muqueuse ; des renseignements indirects sur les formations expansives du myomètre, des annexes ou du voisinage. Chez une femme stérile, l'étude de la perméabilité tubaire est un temps essentiel de l'examen. Le passage du produit de contraste dans la cavité pelvienne et sa diffusion péritonéale peut donner une image du contour extérieur des ovaires. Les indications de cet examen sont aujourd'hui réduites par la pratique de l'échographie et des autres techniques d'imagerie moderne.
Étym. gr. hustera : utérus ; salpigx : trompe ; graphein : écrire
Syn. hystérographie
Sigle HSG
îlot osseux condensant bénin l.m.
enostosis, bony island
Ilôt d'os compact siégeant au sein d'un os spongieux.
Cet hamartome (tissu normal en situation anormale), appelé aussi énostose, est une ostéocondensation homogène, pleine, de un à trois centimètres de diamètre, dense (densité voisine de celle de l’os cortical), à contours nets, finement spiculés (en oursin). Les spicules se prolongent avec les travées normales de l’os spongieux voisin. En IRM, la lésion apparaît en hyposignal en T1 et en T2. Elle est entourée d’os spongieux normal, souvent excentrée et accolée à une corticale, fréquemment multiple.
Cette lésion, asymptomatique, est le plus souvent de découverte fortuite.
Syn. énostose
→ énostose
[I1, A3, F5]
Édit. 2020
image n.f.
image, picture
En ophtalmologie, ensemble des rayons lumineux perçus par l'œil humain directement depuis une source lumineuse ou réfléchis par une surface ou un objet.
Elle s'identifie par son cadre définissant les contours et les limites de l'image. Elle peut être perçue comme une simple reproduction (plus ou moins fidèle mais toujours déformée) du réel. Elle a aussi son propre statut d'objet ayant une dimension, un poids, des couleurs, et occupant un volume.
Étym. lat. imago : image, représentation
image de l.f.
image of
En radiologie digestive, comparaisons utilisées pour décrire, sur des clichés sans préparation et surtout après opacification, les multiples aspects particuliers créés par des lésions anatomiques.
Très utilisées autrefois, ces descriptions tendent à disparaître depuis la diffusion de la fibroscopie qui permet une vision directe.
On peut en citer quelques-unes :
- pour l'œsophage : en chapelet (dyskinésie), en ogive, en tube de verre (sclérodermie); en chaussettes, en queue de radis (méga-œsophage);
- pour l'estomac : en épine de rosier, en bouchon de champagne (ulcères); en flammèche (ulcère cortisonique); d'ouverture de l'angle, de raideur en marche d'escalier ou de planche soulevée par les vagues, en ménisque (cancers);
- pour le bulbe duodénal : en trèfle, en cocarde, en queue d'aronde, en tampon de wagon, en chapeau mexicain (ulcères bulbaires); en perle enfilée (ulcères postbulbaires);
- pour le cadre duodénal : en trois de chiffre inversé, de rabotage (lésions pancréatiques);
- pour le grêle : en dents de scie, en épine de rosier, en mosaïque, en ficelle (iléite et maladie de Crohn);
- pour le côlon : en bouton de col (abcès); en spicule (ulcérations); en pile d'assiettes (colites), en massue, en chou-fleur, en grappe de raisins (diverticuloses); en flamme de bougie ou en bouffant de culotte de golf (sténoses); en pince de homard ou en trident (invaginations); en tenaille, en battant de cloche (polypes);
- sur un abdomen sans préparation : en croissant gazeux (pneumopéritoine), en tuyaux d'orgue, en cornue (occlusion).
Syn. image en
B. B. Crohn, gastroentérologue américain (1932)
Étym. lat. imago : image, représentation
image de synthèse l.f.
synthesis picture
Image engendrée par des commandes de type informatique.
Contrairement à toutes les autres, les images de synthèse ne sont pas issues de la mise en relation de la lumière avec une surface photosensible. Leur création se fait par programmation et non par capture.
Étym. lat. imago : image, représentation
image en ancre de marine l.f.
spadelike pattern
Hypertrophie des houppes des dernières phalanges des doigts et des orteils dont les extrémités se recourbent vers leur base.
Cette image traduit une exagération de l'activité périostée au cours de l'acromégalie.
[B2,O4]
Édit. 2017
image en anse de seau l.f.
bucket handle tear
En radiologie, disparition partielle ou totale de l'image normale d'un ménisque du genou qui correspond à une fissure longitudinale et étendue, avec luxation du fragment interne lésé dans l'échancrure intercondylienne.
Longtemps étudiée en arthrographie, l'IRM permet aujourd'hui une étude correcte de cette lésion.
image en chaussette l.f.
mega œsophagus sign
Sur une radiographie thoracique de face, opacité occupant toute la hauteur du médiastin et le débordant surtout à droite.
Cette image correspond habituellement à une dilatation importante de l'œsophage thoracique (méga-œsophage) et comporte donc un niveau liquidien, visible en particulier sur le profil.
image en cheminée l.f.
superior mediastinal enlargement
Sur une radiographie thoracique de face, élargissement du médiastin supérieur et moyen, à bords plus ou moins rectilignes.
Comme le montre la scanographie, cette image correspond à des adénopathies des chaines ganglionnaires antérieures et moyennes ; elle s'observe dans les lymphomes le plus souvent hodgkiniens.
Étym. lat. imago : image, représentation