personnalité particulièrement vulnérable l.f.
specially vulnerable person
Catégorie de victimes à laquelle le nouveau code de procédure pénale a fait une large part, dont la définition est volontairement imprécise mais qui peut se rapprocher de celle des personnes "hors d'état de se protéger".
Elles bénéficient d'une nouvelle dérogation au secret professionnel. Parmi elles, on relève les personnes ayant des troubles psychiques. Afin que soit assurée une meilleure protection de ces victimes, les peines encourues par les auteurs d'infractions à leur encontre sont aggravées, que ce soit en matière d'atteinte aux biens (escroquerie, par ex.) ou à la personne (viol ou agression sexuelle, en particulier).
perte de substance cutanée du nouveau-né l.f.
neonatal skin defect
Ulcération cutanée superficielle observée chez le nouveau-né, secondaire à une adhérence anormale entre le fœtus et les membranes amniotiques.
pes supinatus l.m.
pes supinatus
Déformation du pied tel que la plante du pied regarde en dedans.
La déformation intéresse habituellement la totalité du pied, plus rarement l'avant-pied seul. Elle se voit chez le nouveau-né et le nourrisson, elle est accentuée par le varus habituel de la jambe à cet âge et se corrige spontanément.
Étym. lat. pes : pied ; supinatus ; retourné vers le haut.
péthidine n.f.
pethidin
Antispasmodique (dolosal*) à action musculotrope, anticholinergique et analgésique centrale.
Elle doit être évitée pendant le travail car elle possède une action dépressive sur les centres respiratoires du nouveau-né.
pharmacotechnie n.f.
pharmacotechny
Branche de la pharmacie galénique qui a en charge la « mise en forme » des principes actifs : formulation, fabrication et présentation des médicaments.
Actuellement plusieurs objectifs principaux guident les travaux de recherche, en particulier l’identification des cibles que doivent atteindre les principes actifs, l’accroissement du rendement d’efficacité thérapeutique, une réduction des effets indésirables des médicaments, une amélioration du mode d’emploi pratique, une garantie accrue des incidents dûs à des initiatives non maîtrisées chez des enfants.
Lors de la mise au point de tout nouveau médicament, en liaison avec la biopharmacie, elle détermine les conditions physico-chimiques les plus favorables à la stabilité et à l’efficacité thérapeutique du principe actif, procède au choix de la forme, à la conception de la formule et au choix des excipients, enfin elle met place la fabrication industrielle du médicament.
Étym. gr. pharmakon : médicament ; technê : métier
phase n.f.
phase
Valeur phi au temps t égale 0, d'un angle alpha augmentant en fonction du temps t, selon la relation : alpha égale oméga t plus phi, où oméga est la vitesse angulaire.
En IRM, la phase rend compte des positions que prennent, les uns par rapport aux autres, des moments précessant avec des vitesses oméga peu différentes. Lorsque leurs phases sont voisines (rotation en phase, moments rephasés), ils présentent une résultante tournant avec eux dont le signal est notable ; lorsqu'ils ont des phases très différentes, voire aléatoires, il n'existe ni résultante ni signal. C'est leur rephasage (suivi d'un nouveau déphasage) qui est responsable de la forme du signal d'écho.
→ écho, précession libre, imagerie par résonance magnétique
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
phatique (fonction) l.f.
phatic (function)
Fonction du langage contribuant à établir une relation et/ou à modeler la distance transactionnelle entre le locuteur et le destinataire, sans viser à communiquer un nouveau message.
Les procédés phatiques sont dénommés phatèmes. Par ex. : " Allo, vous m'entendez ? Dites, vous m'écoutez ?".
phénylcétonurie n.f.
phenylketonuria (PKU)
Génopathie humaine à transmission autosomique récessive, due à un blocage de la transformation de la phénylalanine en tyrosine par déficit de la de l’enzyme phénylalanine hydroxylase.
Biologiquement il existe une accumulation plasmatique et urinaire de phénylalanine et de ses métabolites, avec élimination dans les urines d’acide phénylpyruvique (odeur de souris ou de moisissure).
Les enfants, le plus souvent hypopigmentés et à cheveux blonds, à la peau d’odeur de « moisi », sont atteints d’une déficience mentale progressive aboutissant à l’oligophrénie phénylpyruvique. Il peut exister une microcéphalie, des calcifications intracrâniennes, une hyperréflexie, des crises d’épilepsie, une agitation, une catatonie. Outre la cataracte présente une fois sur dix, on rencontre des sclères bleues, une photophobie intense, des opacités de la cornée, un albinisme oculaire partiel et une macula atrophique.
La fréquence en France est de 1 sur 17000 naissances (0,5% seulement restent asymptomatiques). Le diagnostic prénatal est possible. Le dépistage néonatal, légalement obligatoire, se fait avec le dépistage de l’hypothyroïdie entre le 3ème et le 6ème jour de la vie par appréciation systématique de la phénylalaninémie (test de Guthrie effectué sur une goutte de sang du nouveau-né) qui permet une prévention précoce. En effet, cette affection perturbe le développement myélinique dès le début de la vie et surtout pendant la période de myélinisation active.
La prévention de l’évolution repose exclusivement sur un régime institué précocement, réduisant l’apport alimentaire de phénylalanine. Si la forme de la maladie y est sensible, cette diététique assure un développement psycho-intellectuel normal sous réserve d’un régime bien suivi.
Trois formes avec déficit enzymatique différent ont été identifiées. Pour la plus fréquente, la phénylcétonurie de type 1 (PKU 1), c’est un déficit en phénylalanine-hydroxylase (PAH). Le gène de la PAH est en 12q23.2. Pour la phénylcétonurie de type 2 (PKU2),- c’est un déficit en quinoïde-dihydroptéridine-réductase (QPDR). Le gène de cette enzyme (QDPR) est en 4q15.32. Pour la phénylcétonurie de type 3 (PKU3), c’est un déficit en 6 pyruvoyl–tétrahydroptéridine–synthase (PTS). Le gène PTS est en 11q23.1 Le régime pauvre en phénylalanine est approprié pour la forme 1. Les formes 2 et 3 ne répondent pas au régime.
I. A. Følling, biochimiste norvégien (1934).
Syn. Følling (syndrome de), oligophrénie phénylpyruvique
→ → hémocystinurie, Hartnup (syndrome de), maladie du sirop d’érable, PAH, QDPR, PTS,déficit en tétrahydrobioptérine, acide phénylpyruvique, phénylalanine-hydroxylase, test de Guthrie
pince omphalotribe de Bar l.f.
Bar’s umbilical clamp, Bar’s clamp
Pince permettant l'hémostase du cordon ombilical, du côté du nouveau-né, avant sa section.
P. Bar, obstétricien français, membre de l’Académie de médecine (1900)
Syn. clamp de Bar
pithiatisme n.m.
pithiatism
Ensemble de troubles "qu'il est possible... de reproduire par suggestion... chez certains sujets et de faire disparaître sous l'influence exclusive de la persuasion" (J. Babinski).
Cet auteur s'éloigne ainsi de la "grande névrose" et de son assimilation à l'hypnose. Bien que, selon lui, il s'agisse d'un état psychique et non de nature organique (J.M. Charcot), il rejette les facteurs affectifs.
En fait, comme le soulignait déjà H. Bernheim à Nancy, la suggestion dépasse largement le cadre de l'hystérie. D'autre part, à l'évidence, compte tenu des développements psychogénétiques, notamment psychodynamiques, cette conception est trop restrictive. Enfin, des rapprochements entre hystérie et hypnose sont de nouveau opérés avec, par exemple, la notion de "troubles dissociatifs (de conversion)", qui fait suite à de nombreuses autres (état hypnoïde de J. Breuer, rétrécissement du champ de conscience, de P. Janet, etc.).
J. Babinski, membre de l’Académie de médecine ( I901), J-M. Charcot, membre de l’Académie de médecine (1825-1893), P. Janet (1859-1947), neurologues français; H. Bernhein, neurologue français (1891) ; J. Breuer, médecin interniste et philosophe autrichien (1842-1925)
Étym. gr. peithô : persuasion, iatos : guérissable
→ effet de suggestion, névrose, hypnose, hystérie (histoire de l'), conversion
[H3]
Édit. 2019
plexus brachial (paralysie du) l.f.
brachial plexus palsy, Duchenne's or Erb's paralysis
Paralysie du plexus brachial due chez le nouveau-né à un traumatisme obstétrical, une dystocie des épaules ou un relèvement des bras lors d'un accouchement par le siège.
Si elle ne régresse pas spontanément, elle peut être améliorée par une intervention de microchirurgie.
plexus œsophagien du nerf vague l.m.
plexus œsophageus (TA)
oesophageal plexus
Réseau à mailles allongées des rameaux nerveux lié à la dissociation de chacun des nerfs vagues en arrière ou au-dessous du pédicule pulmonaire ; à ce niveau les nerfs vagues deviennent des nerfs parasympathiques purs.
Les branches du pneumogastrique droit descendent d'abord sur le côté droit puis sur la face postérieure de l'œsophage, celles du gauche le long du côté gauche puis sur la face antérieure de l'œsophage. Chacun des nerfs vagues se réunit de nouveau au-dessus de l'hiatus œsophagien en troncs vagaux antérieur et postérieur. Ce plexus donne des rameaux à la muqueuse et à la musculeuse œsophagienne et à la face postérieure du péricarde.
poids de naissance l.m.
Poids que présente un nouveau-né dans les minutes suivant l’accouchement.
1) L’insuffisance du poids de naissance, inférieur ou égal à 2500 g est un meilleur critère de prématurité que la durée trop courte de la gestation : il indique un risque d’anomalie de maturation des fonctions végétatives (respiration, circulation, thermorégulation, nutrition, etc.).
2) L’excès du poids de naissance, supérieur à 4000 g, fait craindre un trouble métabolique particulièrement le diabète.
poils de brosse (image en) l.f.
hair-on-end appearance
En radiologie, variété de réaction périostée faite de fines lamelles osseuses (spicules), parallèles les unes aux autres, perpendiculaires à la corticale d'un os long.
Ces spicules correspondent à des appositions d'os nouveau au contact de fibres conjonctives tendues entre la corticale et le périoste soulevé par l'hyperhémie locale. L'aspect est évocateur d'un sarcome d'Ewing mais s'observe également dans d'autres conditions comme la maladie de Caffey par exemple.
polype annexiel de la peau du nouveau-né l.m.
adnexal polyp of neonatal skin
Petite tumeur cutanée du nouveau-né, ressemblant à un molluscum pendulum de l'aréole mammaire, constituée histologiquement de formations annexielles surtout sudoripares eccrines, et qui tombe spontanément une dizaine de jours après la naissance.
A. Hidano et T. Kobayashi, dermatologues japonais (1975)
polype de l'hymen l.m.
hymeneal polyp
Petite masse muqueuse bénigne de l’hymen du nouveau-né.
Potter (syndrome de) l.m.
Potter’s syndrome
Syndrome pédiatrique néonatal rare avec agénésie rénale responsable d’un anamnios ou d’un oligo-amnios et d’un décès en quelques jours du nouveau-né, associé à une dysmorphie faciale, une hypoplasie des poumons, des voies urinaires basses et des organes génitaux.
Le tableau est celui d'une anurie, le rein peut être polykystique et parfois l'enfant est mort-né. Il existe un front large, un hypertélorisme, un épicanthus, un nez plat et élargi, des oreilles d'implantation basse et un menton fuyant. On peut observer une microphtalmie, une cryptophtalmie, une dacryosténose, une dacryocystite. Il s’agit d’un syndrome malformatif congénital qui ne touche en général que les garçons. Il se reconnaît sur l’échographie morphologique fœtale au 2e trimestre de la grossesse. Il est une indication d’une interruption médicale de la grossesse.
Edith L. Potter, pédiatre américaine (1946)
premier cri l.m.
first cry
Cri du nouveau-né survenant normalement dans la minute qui suit la naissance : l'inspiration profonde entraîne brutalement un afflux d'air dans les bronches et les alvéoles, mais également un afflux sanguin dans le lit vasculaire des poumons.
Ainsi est modifiée l'hémodynamique fœtale qui se transforme brutalement en hémodynamique néonatale, suscitant la fermeture des communications auriculaires et aortiques.
[O1]
présépsine n.f.
presepsin
Peptide provenant du clivage partiel d’une glycoprotéine membranaire appelée CD 14, dénommée aussi pour cette raison sCD14-ST (soluble CD14-subtype).
La présépsine est normalement présente en très faible concentration dans le sérum des sujets normaux. Augmentant rapidement et fortement en cas d’infection bactérienne elle est proposée comme nouveau marqueur sensible et spécifique pour le diagnostic et le pronostic de ces infections
Syn. sCD14-ST
→ CD 14
[C3,F3]
Édit. 2015
prochymosine n.f.
prochymosin
Précurseur de la chymosine, sécrété par l'estomac du veau et du nouveau-né, activé par l'acidité du suc gastrique en chymosine, et ensuite par l'action autocatalytique de la chymosine elle-même.
Syn. renninogène, chymosinogène
programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) l.m.
Disposition permettant d’obtenir des informations quantifiées et standardisée sur les activités des établissements de santé ayant pour objectif de réduire les inégalités de ressources en allouant des allocations budgétaires adaptées.
La loi du 31 juillet 1991 oblige les établissements de santé, publics et privés, à procéder à l'évaluation et à l'analyse de leur activité. L'arrêté du 20 septembre 1994 et la circulaire du 10 mai 1995 fixent l'obligation faite aux établissements hospitaliers sous compétence tarifaire de l'État (établissements publics, assimilés et privés à but non lucratifs) de transmettre leurs données sous la forme de résumés de sortie anonymes aux Agences régionales de santé. Cette obligation est étendue en 1997 aux établissements de santé privés à but lucratif qui doivent transmettre cette information aux Caisses nationales d’assurance maladie des travailleurs salariés.
Pour les séjours hospitaliers de médecine-chirurgie-obstétrique dits MCO, cette analyse est fondée sur le recueil systématique et le traitement automatisé d'une information médico-administrative minimale et standardisée, contenue dans le Résumé de sortie standardisé.
Depuis 2005, le PMSI est utilisé pour la mise en œuvre de la tarification à l'activité (T2A), nouveau système de rémunération des hôpitaux, basé sur leur activité.
Pour ce qui concerne le secteur des soins de suite et de réadaptation dits SSR, (ancien « moyen séjour »), le PMSI est obligatoire pour tous les établissements depuis 2003. Le recueil est différent, plus axé sur la notion de mode de prise en charge (convalescence, rééducation, etc.) et sur le degré de dépendance du patient. Par contre, la T2A n'est pas encore appliquée à ce secteur.
Dans le cas de l'hospitalisation à domicile, de même, existe un système spécifique de recueil d'information, qui a permis de mettre en place la T2A dans ce secteur en 2005 comme pour les disciplines MCO.
Les diagnostics sont codés d'après la CIM-10 (Classification internationale des maladies et recours aux services de santé no10) édité par l'OMS et faisant l'objet d'extensions régulières par le ministère de la santé français.
Il peut aussi contenir des actes techniques codés d'après la CCAM (Classification commune des actes médicaux).
En 2000, l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation est créée pour collecter des données du PMSI.
→ agence régionale de santé, caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, classification internationale des maladies, classification commune des actes médicaux, agence technique de l'information sur l'hospitalisation
[E1]
Édit. 2018
prostaglandine E2 n.f.
prostaglandin E2
Prostaglandine naturelle dérivée de l’acide arachidonique, douée de propriétés ocytociques, vasodilatatrice et lutéolytique.
Préparée sous forme de comprimés, de gel ou d’ovules, elle est utilisée en médecine de reproduction pour induire la maturation du col utérin préalable au déclenchement du travail, pour déclencher artificiellement le travail de l’accouchement ou provoquer les interruptions médicales de grossesse du deuxième trimestre. Lors de certaines cardiopathies congénitales complexes, elle permet le maintien chez le nouveau-né de la perméabilité du canal artériel le temps d’accéder à l’intervention correctrice.
Syn. dinoprostone
protection maternelle et infantile l.f.
protection of maternal and child health
Institution créée par la loi du 2 novembre 1945 ayant pour mission d'assurer les mesures médicosociales de prévention nécessaires à la protection des femmes enceintes, des mères de famille, des nouveau-nés et des jeunes enfants jusqu’à l’âge de 6 ans.
Elle a également en charge la planification familiale. Ses moyens d'action sont les crèches, les pouponnières, les garderies et jardins d'enfants, les assistantes maternelles agréées, les dispensaires, les centres de planification familiale.
Sigle : PMI
protéinorachie n.f.
proteinorrhachia
Présence de protéines dans le liquide cérébrospinal.
La protéinorachie, normalement de 0,22 g d'albumine et de 0,067 g/L de globulines, s'élève dans de nombreuses affections du système nerveux central ; au-delà de 0,3 g/L elle est un signe de compression médullaire ou de méningite. Physiologiquement, on peut en trouver 1 g par litre chez le nouveau-né, celui-ci présentant une perméabilité méningée plus grande. La présence de protéines, même en faible quantité, prouve que le liquide céphalorachidien n'est pas seulement un simple dialysat plasmatique, mais qu'il intervient aussi dans la formation d'autres phénomènes, parmi lesquels une sécrétion de la part des plexus choroïdes aurait un rôle majeur. Le tracé électrophorétique normal du liquide céphalorachidien rappelle celui du plasma, à la différence près qu'il ne contient pas de fibrinogène. Les hyperprotéinorachies, notamment l'hypergammaprotéinorachie, s'observent essentiellement au cours des méningites (quelle qu'en soit la cause), de la compression médullaire, du mal de Pott, de la polyradiculonévrite curable, de la sclérose en plaques, etc.
psychogenèse n.f.
psychogenesis
Intervention d'éléments d'ordre psychique dans l'origine et l'évolution d'un comportement, d'une conduite, d'une affection mentale ou organique, cette dernière dite alors psychosomatique.
Pendant le XIXème siècle et une partie du XXème siècle, cette conception s'opposait plus ou moins radicalement à l'organogenèse en tant que cause présumée exclusive, sinon déterminante, de la pathologie psychique.
Avec notamment la notion d'inconscient et de conflit psychique, le mouvement psychanalytique, avec ses divers composants, a proposé des interprétations rigoureuses de cette pathologie, surtout névrotique. Par là-même, avec d'autres courants psycho et sociogénétiques, il a contribué à susciter des modifications majeures dans la prise en soins des patients.
Qu'il s'agisse de situations psychogènes, de carences éducatives ou de traumatismes émotionnels, l'influence de ces facteurs semble d'autant plus forte qu'ils se situent plus précocement. Cependant, des sensibilités électives et successives peuvent jalonner les étapes de l'évolution individuelle.
Quelles que soient les multiples positions conceptuelles soutenues, on rappellera seulement que H. Ey a proposé une solution à l'opposition entre organogenèse et psychogenèse dans une perspective organodynamiste.
En fait, les dimensions génétiques, organique et sociopsychologique non seulement s'additionnent dans une proportion variable selon chacun, mais elles interagissent profondément. À l'extrême, il en est ainsi des dissolutions de la vie psychique suscitées par une lésion organique, avec essai de reconstitution selon un mode nouveau, et "a contrario", des troubles neurovégétatifs liés à un choc émotionnel.
H. Ey, psychiatre français (1900-1977)