Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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ptyalocèle n.f. (obs)

Hernie d’une glande salivaire.

Étym. gr. ptualon : salive ; kêlê : tumeur

ptyalolithotomie n.f. (obs)

ptyalolithotomy

Incision d’une glande salivaire pour en extraire un calcul.
Syn anc. sialolithotomie

Étym. gr. ptualon : salive ; lithos : pierre ; tomê : section

lithiase salivaire

pulpectomie testiculaire l.f.

Ablation chirurgicale bilatérale du contenu de la glande testiculaire.
Cette intervention, menée par voie scrotale, enlève la pulpe des deux testicules, laissant en place l'albuginée ; elle est l'équivalent hormonal d'une castration, et est utilisée dans le traitement hormonal du cancer de la prostate.

queue du pancréas l.f.

cauda pancreatis (TA)

tail of pancreas

Extrémité gauche du corps du pancréas dont elle est séparée par l’échancrure que les vaisseaux spléniques creusent sur le bord supérieur de la glande.
Contenue dans le ligament pancréatico-splénique et est recouverte de péritoine sur ses deux faces.

Rabson-Mendenhall (syndrome de) l.m.

Rabson-Mendenhall’s syndrome

Syndrome d'insulino-résistance extrême, très rare, qui associe cliniquement un retard de croissance intra-utérin et post-natal, une hypotrophie des tissus musculaire et adipeux, un acanthosis nigricans, une dysplasie dentaire, des anomalies des phanères, un hirsutisme et un faciès acromégaloïde.
Une hypertrophie de la glande pinéale a été décrite dans quelques observations. Biologiquement, on observe dans les premiers mois de vie une hypoglycémie de jeûne, une hyperglycémie post-prandiale et une hyperinsulinémie. Ces anomalies évoluent vers l'hyperglycémie permanente, puis l'acidocétose diabétique récurrente. L'espérance de vie peut atteindre quelques années.
Le syndrome de Rabson-Mendenhall est lié à une altération moléculaire de chacun des deux allèles du gène du récepteur de l'insuline (INSR ; 19p2.13). Il se transmet sur le mode autosomique récessif et atteint essentiellement des enfants nés de parents consanguins. L'espérance de vie peut atteindre quelques années.

S. M. Rabson, anatomopathologiste et E. N. Mendenhall, médecin praticien américains (1956)

insulino-résistance, acanthosis nigricans, INSR gene

raquette l.f.

racket

Artifice de chirurgie plastique, sur la glande mammaire notamment, permettant une suture ovalaire en forme de raquette.

rate n.f.

splen ; lien (TA)

spleen

Organe lymphoïde volumineux (poids moyen 200g), situé dans l’hypochondre gauche, en arrière de l’estomac, au-dessous et en dedans du diaphragme, en avant du rein gauche et au-dessus de la courbure colique gauche et du ligament phrénico-colique gauche.
Maintenue en place par les organes voisins, les vaisseaux spléniques, le péritoine et les replis péritonéaux (notamment le ligament gastro-liénal et le ligament pancréatico-liénal), la rate a une forme polyédrique à quatre faces, avec un grand axe à peu près parallèle à la dixième côte, fortement oblique en avant, en dehors et en bas. Elle est plus large et plus épaisse en bas et en avant qu’en haut et en arrière. La face diaphragmatique, postéro-latérale, régulièrement convexe et entièrement tapissée par le péritoine, est en contact avec le diaphragme. La face rénale, inféro-médiale, concave, se moule sur la convexité de l’extrémité supérieure de la glande suprarénale et de la partie supéro-latérale du rein gauche. La face gastrique, antéro-médiale, concave, répond à la face postérieure de l’estomac ; elle est occupée par le hile splénique, rangée de fossettes par lesquelles les vaisseaux spléniques pénètrent dans l’organe ; cette face est reliée à l’estomac par le ligament gastro-liénal et à la queue du pancréas par le ligament pancréatico-liénal ; la queue du pancréas peut y marquer une empreinte. La face colique, basale, presque plane,  est dirigée en dedans, en bas et un peu en avant; elle s’appuie sur l’angle colique gauche. La rate est recouverte d’une capsule fibreuse qui envoie des tractus fibreux dans la pulpe splénique, les trabécules spléniques. La pulpe splénique, rouge, est parsemée de nodules blancs qui forment la pulpe blanche. La pulpe rouge est constituée de sinus remplis de sang, bordés de cellules réticulo-endothéliales et séparés les uns des autres par des travées lymphoïdes (les cordons de Billroth). La pulpe blanche est représentée par les nodules lymphoïdes spléniques à centre germinatif bien développé (les corpuscules de Malpighi). Organe hémopoïétique myéloïde chez le fœtus, lymphoïde monocytaire dans la vie post-fœtale, la rate constitue un réservoir important de sang qui peut, en cas de besoin, libérer dans la circulation générale, très rapidement, environ 150 à 200ml de sang. En tant qu’organe important du système réticulo-endothélial, elle intervient dans le processus d’hémolyse, dans l’élaboration de l’hémoglobine et des pigments biliaires, et dans la production d’anticorps. Elle est capable de fixer des cellules, des protozoaires, des bactéries et des substances chimiques diverses. La mise en réserve anormale de certaines substances au niveau de la rate est à l’origine d’un grand nombre d’affections.

récessus hépato-rénal l.m.

recessus hepatorenalis (TA)

hepatorenal recess

Cul de sac de la grande cavité péritonéale qui sépare la face antérieure du pôle supérieur du rein droit recouvert du péritoine pariétal postérieur primitif, de la face inférieure du foie recouverte de sa séreuse, au niveau de l’empreinte rénale.
Ce cul de sac peut s’étendre en haut et en dedans, au-devant de la partie droite de la glande suprarénale droite et en arrière de la face postérieure du foie, au niveau de l’empreinte suprarénale.

Syn. anc. récessus hépato-surréno-rénal

région mammaire l.f.

regio mammaria (TA)

mammary région

Chacune des deux parties de la région pectorale qui répond à l’implantation de la glande mammaire.

région parotido-massétérine l.f.

regio parotideomasseterica (TA)

parotid region

Région composite qui associe deux régions de la face du fait de la présence de la glande parotide : une région superficielle, la région massétérine, et une région plus profonde, la région parotidienne, partie postérieure de l’espace préstylien.

région massétérine, région parotidienne, espace préstylien

région sublinguale l.f.

 regio sublingualis
sublingual region
Région latérale de l’étage inférieur du plancher buccal, comprise entre la racine de la langue avec le muscle hyo-glosse en dedans, l’os mandibulaire en dehors, le muscle mylo-hyoïdien en bas, et la muqueuse du sillon gingival en haut.
Elle contient la glande sublinguale.

rétroaction n.f.

feedback

1. Dispositif de "rétrocontrôle" et d'"alimentation en retour" propre aux systèmes cybernétiques, qui asservit les agents actionnant une machine aux effets qu'elle produit continuellement.
Ainsi est permise en général la correction des écarts entre les effets réels et les effets désirés : feedback négatif. Par contre, au-delà des valeurs critiques de certains paramètres, le feedback peut devenir positif et susciter une réaction explosive ou un changement brutal d'état.
2. Du fait de l'analogie des comportements d'apparence "finalisée" des organismes vivants, ces mécanismes sont un axe majeur de recherche en physiologie.
En neurophysiologie, psychologie et thérapeutique psychiatrique, il s'agit d'une approche importante : application par exemple à la rééducation vésicale chez les paraplégiques ou sphinctérienne anale chez les opérés.
3. Effet rétroactif de régulation appliqué en particulier aux hormones.
En endocrinologie, la variation de sécrétion d'une glande endocrine est capable d'inhiber ou de déclencher celle de sa stimuline hypophysaire. Il est dit négatif quand l’augmentation de la teneur du plasma en une hormone freine sa propre production, comme le font par exemple les gonadotrophines sur l’antéhypophyse par l’intermédiaire de l’œstradiol ou de l’inhibine. En neurophysiologie, psychologie et thérapeutique psychiatrique, il s'agit d'un éclairage important.

Syn. contrôle rétroactif

biofeedback

Rosai et Dorfman (maladie de) l.f.

Rosai and Dorfman’s syndrome, benign sinus histiocytosis with massive lymphadenopathy

Affection rare, bénigne, d’étiologie inconnue, affectant plutôt des enfants d'origine africaine ou vivant dans le Tiers-monde.
Des adénopathies cervicales volumineuses et indolentes s'associent à un syndrome inflammatoire et parfois à des anomalies auto-immunes. L'évolution est souvent spontanément résolutive après des mois ou des années. La biopsie ganglionnaire montre une distension des sinus par des histiocytes volumineux contenant des lymphocytes.
La localisation orbitaire de la maladie survient dans 11% des cas. L’infiltration des paupières est la manifestation la plus fréquente, mais des cas d’ulcérations cornéennes, d’uvéites et d’exophtalmies avec infiltration de la glande lacrymale, ont été décrits.
Le diagnostic repose sur l’histologie (prolifération lymphohistiocytaire) et l’immmunohistochimie (histiocytes positifs pour la PS-100)

P. Destombes, anatomopathologiste français (1965), J. Rosai et R. F. Dorfman, anatomopathologistes américains (1972)

Syn. adénite sinusale cytophagique, histiocytose sinusale avec adénomégalie, syndrome de Destombes-Rosai-Dorfman, syndrome de Rosai, Dorfman et Destombes

adénite sinusale cytophagique, histiocytose sinusale avec adénomégalie, Destombes-Rosai-Dorfman (syndrome de), Rosai, Dorfman et Destombes (syndrome de)

salive n.f.

saliva

Produit de sécrétion des glandes parotides (salive parotidienne), sous-mandibulaires (salive sous-mandibulaire), sublinguales (salive sublinguale) et des glandes salivaires accessoires disséminées dans la muqueuse buccale.
Déversés dans la bouche par des canaux excréteurs, ces divers produits se mélangent pour donner la salive mixte, humeur liquide et visqueuse qui mouille la cavité oropharyngée, facilitant la mastication et la déglutition des aliments. La salive est sécrétée en permanence par les glandes salivaires, mais de façon beaucoup plus abondante au contact des aliments ou par réflexe conditionné.
En moyenne, la salive sousmandibulaire constitue 70 % de la salive totale, estimée de 500 à 1500 mL/j ; le débit dépend des stimulations cholinergiques (particulièrement sous l'effet de la pilocarpine), et diminue sous l'effet des agents sympathicomimétiques ; il est réduit dans certaines maladies systémiques (polyarthrite rhumatoïde, syndrome de Gougerot-Sjögren). Sa composition varie selon la glande productrice et avec le débit. Le résidu sec peut aller de 3 à 8 g/L : il comporte des chlorures (15 à 20 mEq/L), bicarbonates (2 à 13), phosphates (2 à 7), thiocyanates (1 à 6), du potassium (15 à 35), du sodium (1 à 15 lorsque le débit augmente), du calcium (2 à 6 lorsque le débit augmente), de l'urée (3 à 4), des mucines (1 à 6 g/L). La salive contient des enzymes comme l'amylase qui participe à la digestion des polyosides, le lysozyme et des peroxydases qui contribuent à l'asepsie buccale.

Étym. lat. saliva, gr. sialon : salive

sécrétion salivaire, syndrome sec, Mikulicz (syndrome de), salive linguale, salive mixte, salive muqueuse, salive parotidienne, salive séreuse, salive séromuqueuse, salive sous-maxillaire, salive sublinguale, salive sympathique

scintigraphie thyroïdienne l.f.

thyroid scintigraphy

Technique permettant d’obtenir une image fonctionnelle de la glande thyroïde après administration d'un traceur radioactif.
On en distingue deux variétés.
- Pour la scintigraphie thyroïdienne "standard" le produit radiopharmaceutique de choix est l'iodure de sodium marqué à l'iode 123 (émetteur gamma de 180 KeV ; période 15 heures). Cet isotope est le plus physiologique et le moins irradiant pour l'organisme dans son ensemble. En pratique, il est souvent remplacé par le pertechnétate marqué au technétium 99Te, qui est fixé par des cellules thyroïdiennes de manière similaire.
- La scintigraphie thyroïdienne "cancérologique" est une exploration spécialisée qui ne s'adresse qu'à la surveillance des cancers thyroïdiens différenciés, en général après thyroïdectomie. Elle recherche, par scintigraphie du corps entier après administration d'131iode  (émetteur bêta et gamma, période huit jours) et stimulation par la TSH (thyréostimuline), des foyers de fixation anormaux témoignant de la présence de cellules cancéreuses différenciées. Les images sont réalisées le plus souvent au bout de deux à trois  jours.
En thérapeutique, les activités utilisées sont élevées, de l'ordre de 200 MBq ou plus.

Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

scintigraphie, iode radioactif

selle turcique vide l.f.

empty sella turcica

Aspect d'imagerie tomodensitométrique, ou par résonance magnétique, d'absence de glande hypophysaire dans la selle turcique.
Il s'agit généralement de la présence d'espaces sous-arachnoïdiens issus de la région suprasellaire en raison d'une déhiscence congénitale du diaphragme sellaire. L'hypophyse est seulement refoulée, le plus souvent à la partie postéro-inférieure de la selle turcique.
Le diagnostic différentiel se fait avec une tumeur kystique intrasellaire.

sénologie n.f.

senology, mastology

Discipline qui étudie la physiologie et la pathologie de la glande mammaire dans ses aspects à la fois diagnostiques et thérapeutiques.

Syn. préférable : mastologie

séquestration n.f.

sequestration

En médecine, formation d’un séquestre.
Il s’agit le plus souvent d’un séquestre osseux.
On parle de séquestration pulmonaire, lorsqu’une portion de poumon est dépourvue des connexions anatomiques habituelles, veineuses et bronchiques. D’autres anomalies viscérales malformatives peuvent être associées à une séquestration pulmonaire dont l’origine congénitale est généralement admise.
Le terme de séquestration est également utilisé pour certains nodules thyroïdiens de localisation cervicale périphérique n’ayant pas de connexion anatomique avec la glande principale, ou de localisation médiastinale, et considérés dans les deux cas comme des hyperplasies nodulaires de la thyroïde.
En orthopédie, isolement d’un segment osseux ou ostéocartilagineux de son milieu d’origine par une lésion vasculaire, infectieuse ou traumatique.

Étym. lat. sequestrare : séparer

séquestre, séquestration pulmonaire,  séquestration veineuse

sialadénectomie n.f.

sialadenectomy

Ablation d’une glande salivaire.

Étym. gr. sialon : salive ; adên : glande ; ectomê : amputation

sialadénite n.f.

sialadenitis

Inflammation d’une glande salivaire.

Étym. gr. sialon : salive ; adên : glande

Syn. sialite

sialadénite sclérosante chronique l.f.

chronic sclerosing sialadenitis

Tuméfaction pseudo-tumorale de la glande sous-maxillaire observée après radiothérapie cervicale.
Peu douloureuse, elle évolue vers la sclérose

H. Küttner, chirurgien allemand (1896)

Syn. Küttner (tumeur de)

Küttner (tumeur de)

sialadochite n.f.

sialadochitis, sialaductitis

Inflammation d’un canal excréteur d’une glande salivaire.

Étym. gr. sialon : salive ; dekhestai : recevoir

sialite n.f.

sialitis

Inflammation d’une glande salivaire (sialadénite) ou d’un canal salivaire (sialadochite) avec modification de la salive.

sialadénite, sialadochite

sialocèle n.f.

sialocele

Hernie d’une glande salivaire.

Étym. gr. sialon : salive ; kêlê: hernie, tumeur

sialodochite n.f.

sialodochitis, sialoductitis

Inflammation d’un canal excréteur d’une glande salivaire le plus souvent liée à une lithiase salivaire.

Étym. gr. sialon : salive ; dokhestai, recevoir

Syn. sténonite

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