incapacité fonctionnelle l.f.
functional disability
Incapacité qui caractérise une fonction ou un individu devenus incapables d'accomplir la tâche assignée.
L'incapacité d'une fonction organique s'évalue à partir de la capacité normale du système d'accomplir sa fonction. Les capacités se mesurent à l'aide d'une grandeur physique ou d'une valeur économique et se calculent à partir d'une fonction logarithmiconormale (Cara, 1958) : l'incapacité va de 0 % (capacité normale) à 100 % (incapacité totale). Une réduction de capacité de 50 % correspond à une incapacité de 10 %. La figure montre l'exemple de l'incapacité visuelle en fonction de l'acuité visuelle (capacité de vision) mesurée en 1/10. Les points donnent le taux d'incapacité selon le barème officiel : la courbe est une logarithmiconormale. On voit que pour amener une incapacité notable, la réduction de la fonction visuelle, mesurée par l'acuité, doit être inférieure à 5/10. A partir de là, une faible diminution d'acuité amène une forte augmentation de l'incapacité.
Dans le domaine respiratoire le résultat est le même: si l'on mesure la fonction par le VEMS (valeur normale 3 litres chez l'adulte, correspondant à 100 % de la fonction, la réduction du VEMS doit être inférieure à 1,5 litres (50 % de la valeur normale correspondant à une incapacité de 10 %) pour qu'une réduction supplémentaire du VEMS aggrave notablement l'incapacité. Quand le VEMS est inférieur à 0,6 litre le patient devient pratiquement incapable de mener une vie tant soit peu active.
De même l'incapacité cardiaque pourrait s'évaluer par rapport à la normale à partir d'un test d'effort.
L'incapacité fonctionnelle ne doit pas être confondue avec l'incapacité permanente partielle (IPP) considérée pour l'indemnisation des dommages corporels : la première ne suit pas les mêmes lois que l'IPP, pour les incapacités multiples notamment.
W. Henry, physicien et chimiste britannique (1803)
Syn. Insuffisance
→ Henry (anamorphose d'), VEMS
intradermoréaction n.f.
intradermal test, intradermal reaction
Injection intradermique d’une petite quantité d’un antigène microbien (bactérien, mycosique, parasitaire…) ou d’un allergène, permettant d’apprécier l’état de sensibilité du sujet à l’égard de la substance injectée.
L’une des plus utilisées de ces épreuves est l’intradermoréaction à la tuberculine (Mantoux). Pour le diagnostic de l’infection tuberculeuse latente, l’IGRA test doit lui être préféré.
C. Mantoux, médecin français (1908 et 1910)
Sigle : IDR
iode radioactif l.m.
radio iodine
En médecine, 131I l'un des isotopes radioactifs de l'iode stable (élément 53 de la classification de Mendeleieff) émetteurs β et γ, ayant une importance particulière, à la fois diagnostique (γ) et thérapeutique (β), en pathologie thyroïdienne.
L'iode (stable) constituant essentiel des hormones thyroïdiennes, s'accumule préférentiellement dans les cellules qui constituent les vésicules de la glande. La concentration de l'iode y est plus de mille fois supérieure à celle des autres tissus. En découlent d'importantes applications diagnostiques, telles que le test de fixation, la scintigraphie ou l'étude de la vitesse de production d'hormones marquées. L'iode radioactif (essentiellement l'isotope 131) est utilisé en thérapeutique pour le traitement de certaines hyperthyroïdies et des cancers différenciés de la thyroïde.
Divers isotopes de l'iode peuvent être incorporés à des molécules d'utilisations variées : isotopes à vie courte de l'iode 123I (photons de 180 KeV ; période physique 15 h), pour obtenir des radiopharma
L'iode 131 est, en outre, l'un des principaux radioto
iode radio-actif (test de fixation de l') l.m.
test of thyroidal uptake of 131I.
Le radio-isotope 131I est utilisé en particulier pour explorer la thyroïde.
Le corps thyroïde, en l’absence de surcharge iodée exogène, concentre l’iode (300 fois plus que le font les autres tissus).
K. A. von Basedow, médecin allemand (1840)
→ exploration fonctionnelle thyroïdienne, Basedow (maladie de) goitre toxique, carcinome anaplasique de la thyroïde, carcinome médullaire de la thyroïde, carcinome papillaire de la thyroïde, carcinome vésiculaire de la thyroïde.
iontophorèse n.f.
iontophoresis, ionophoresis, ionization
Introduction, à des fins thérapeutiques, à l’aide d’un courant électrique d’ion de sels solubles dans des tissus ou des cellules de l’organisme.
Elle est utilisée pour faire pénétrer une substance ionisable à travers la peau dans un but diagnostique (pilocarpine à propriétés secrétagoques dans le test de la sueur) ou thérapeutique (hyperhidrose, traumatisme).
En dermatologie, l’iontophorèse est utilisée dans le traitement de la cellulite et dans celui de l’hypersudation ; dans ce dernier cas, les mains ou les pieds sont placés dans un bac rempli d’eau salée et on fait passer un faible courant électrique continu à travers la cuve. En ophtalmologie, l’iontophorèse de molécules ionisées peut être réalisée par voie transcornéenne ou transsclérale. En neurophysiologie et neuropharmacologie, elle est employée pour introduire un agent ionisé au contact d’un neurone.
Étym. Étym: gr. ion : allant, phorein : porter
Syn. iontherapie
Ishihara (test d') l.m.
Ishihara’s test
Examen de dépistage d’un trouble de la vision des couleurs, à l'aide d'une série de planches pseudo-isochromatiques.
Il s’agit d’un test simple et facile d’emploi, constitué de pastilles de surface et de tonalité différentes dont les unes forment le fond et les autres, par leur agencement, des chiffres, des lettres, des symboles géométriques ou des serpentins. Cet examen ne permet pas d’apprécier l’importance de la dyschromatopsie éventuelle. Il est fiable pour le dépistage des dyschromatopsies d'axe rouge-vert mais non utilisable pour les anomalies d'axe bleu-jaune.
S. Ishihara, ophtalmologiste japonais (1917)
Jampolsky (test des quatre dp prismatiques de) l.m.
Jampolsky’s 4 dp test
Test qui permet d'apprécier l'état de la vision binoculaire notamment après réussite d'un traitement.
Le sujet fixe une cible à 6 mètres ; on place un prisme de 4 dp base temporale sur un œil.
Plusieurs réponses sont possibles. En cas de vision binoculaire, le prisme devant l'œil dominant provoque un mouvement de saccade fusionnel ; le prisme devant l'autre œil provoque un léger mouvement de version avec saccade de rattrapage en adduction de l'œil dominé. Si la vision binoculaire est médiocre, il n'y aura pas dans ce dernier cas la saccade de rattrapage en adduction.
S'il existe un scotome central de l'œil dominé, il n'y a pas de saccade de rattrapage en adduction après mise en place du prisme sur l'autre œil. Si le prisme est placé sur l'œil porteur du scotome central, il n'y a évidemment aucun mouvement de cet œil.
A. Jampolsky, ophtalmologiste américain
jonction dermoépidermique l.f.
epidermal-dermal junction, dermal-epidermal junction
Située entre épiderme et derme souvent mentionnée sous le nom de membrane basale épidermique, la jonction dermo-épidermique qui se présente comme une ligne sinueuse de 10 nm d’épaisseur semblant séparer la couche basale épidermique de la limite superficielle du corps papillaire dermique a une structure complexe au sein de laquelle au moins 26 composants ont été identifiés et une double fonction d’ancrage des cellules épidermiques et de filtration.
En microscopie électronique on distingue trois zones visibles ; une zone supérieure correspondant au pôle basal des kératinocytes, comportant les hémidesmosomes avec les filaments intermédiaires de cytokératine et la membrane cytoplasmique des kératinocytes basaux ; une zone intermédiaire comprenant un feuillet clair, la lamina lucida, et un feuillet sous-jacent plus foncé, la lamina densa, la lamina lucida étant traversée par les filaments d’ancrage faits de laminine reliant le pôle basal de chaque kératinocyte à la lamina densa ; une zone inférieure correspondant à la sousbasale intradermique superficielle qui contient des fibres de collagène et des microfilaments appelés fibrilles d’ancrage faites de collagène VII reliant lamina densa à des structures denses du derme nommées plaques d’ancrage constituées de collagène IV.
En pathologie de nombreux antigènes contenus dans les différents étages de la jonction dermoépidermique sont impliqués dans le déclenchement de maladies bulleuses telles que pemphigoïdes, épidermolyses, dermatose bulleuse à IgA ; le sérum des malades atteints de pemphigus vulgaire contient des auto-anticorps démontrables par immunofluorescence indirecte dirigés contre certains de ces antigènes, en particulier des anticorps anti-desmogléine-3, protéine appartenant à la superfamille des cadhérines. Dans le lupus érythémateux systémique on observe par immunofluorescence directe des dépôts d’immunoglobulines et de certains composants du complément sur la jonction dermo-épidermique en peau malade mais également en peau saine, la mise en évidence de ces derniers étant à la base du « lupus band test » (LBT) qui a un double intérêt diagnostique et pronostique pour l’étude de la maladie.
Kallmann (syndrome de) l.m.
Maladie génétique du développement embryonnaire apparaissant dans l’enfance, caractérisée par l'association d'un hypogonadisme hypogonadotrophique par déficit en gonadolibérine (GnRH) et d'une anosmie ou hyposmie (avec hypoplasie ou aplasie des bulbes olfactifs).
Sa prévalence serait d'environ 1/8 000 garçons et 1/40 000 filles.
Les principales manifestations cliniques sont : l'association d'un micropénis et d'une cryptorchidie chez le jeune garçon (inconstant), une absence de puberté spontanée (circonstance la plus fréquente de découverte de la maladie) et un déficit partiel ou complet de perception des odeurs chez les deux sexes.
D'autres anomalies peuvent être associées, notamment des mouvements en miroir des membres supérieurs (syncinésies controlatérales d'imitation), une aplasie rénale unilatérale (ou parfois bilatérale, non viable), une fente labiale ou palatine, une agénésie dentaire, une surdité.
Le syndrome de Kallmann est dû à un défaut du développement du système olfactif et de la migration embryonnaire des neurones synthétisant la GnRH.
Une prédominance des cas sporadiques est notée. Dans les formes familiales, trois modes de transmission ont été décrits : récessif lié au chromosome X (MIM 308700 forme 3), autosomique dominant (MIM 147950), ou autosomique récessif (MIM 244200 forme1). On sait aujourd'hui qu'une transmission oligogénique de la maladie est également possible, dans une proportion qui reste à déterminer.
A ce jour, cinq gènes responsables de la maladie ont été identifiés : KAL1, responsable de la forme liée au chromosome X, et FGFR1, FGF8, PROKR2, PROK2, impliqués dans les formes de transmission autosomique. Une mutation dans l'un de ces gènes n'est cependant retrouvée que dans moins de 30% des cas. Plusieurs autres gènes restent à découvrir.
Les méthodes de diagnostic biologique utilisent les explorations hormonales (dosage des hormones sexuelles, test de stimulation par la GnRH) et l'exploration qualitative et quantitative de l'odorat (olfactométrie). Une analyse morphologique des bulbes olfactifs en imagerie par résonance magnétique (IRM) peut être utile (notamment chez le jeune enfant, chez qui il est difficile d'évaluer cliniquement l'odorat). Le diagnostic différentiel inclut le déficit isolé en GnRH (hypogonadisme hypogonadotrophique sans anosmie) et le syndrome CHARGE, qui comporte diverses autres anomalies du développement embryonnaire en plus d'un syndrome de Kallmann.
F. Kallmann, psychiatre et généticien américain (1944), G. de Morsier, neurologue suisse (1954), J-P. Hardelin, neurologiste français (2009) ; Catherine Dodé, généticienne français (2009)
Syn. dysplasie olfacto-génitale de Kallmann-De Morsier, dysplasie olfacto-génitale de Morsier, hypogonadisme hypogonadotrope congénital avec anosmie, hypogonadisme hypogonadotrope familial avec anosmie, hypogonadisme gonadotrophique, hypogonadisme hypothalamiq
Réf. J-P. Hardelin, Orphanet février 2009
→ syndrome CHARGE, GnRH (test de stimulation par la), ichtyose liée à l'X, dysplasie septo-optique , Kaplan-Grumbach-Hoyt (syndrome de)
[A4,O6,Q2,Q3]
kappa (coefficient) n.m.
Kappa value
Coefficient qui, à l’image d’un test statistique permet de faire la part du hasard dans les résultats d’une étude de concordance.
kératite ponctuée superficielle l.f.
superficial punctata keratitis
Kératite caractérisée par un dépoli affectant tout ou partie de la surface cornéenne.
Le test à la fluorescéine 2% est positif : le colorant s'infiltre entre les pertes de substances cellulaires. Les signes fonctionnels sont variables : douleurs, trouble visuel, photophobie, blépharospasme. Il peut y avoir hypersécrétion lacrymale. La kératite ponctuée superficielle peut se compliquer d'érosions épithéliales ou d'ulcère de la cornée.
Les étiologies sont très nombreuses : sécheresse oculaire par non fermeture de la fente papébrale (atteinte du nerf VII), par hyposécrétion lacrymale au cours de maladies générales spécifiques, d'avitaminoses A ou PP, par kératite microbienne et virale, par kératites dystrophiques (neuroparalytique, secondaire aux agents physiques ou chimiques), par kératite allergique, parasitaire, etc.
Kleihauer (test de) l.m.
Kleihauer and Betke’s technique, Kleihauer's test
Technique qui permet de distinguer, après élution acide et coloration par l'hématoxyline, les hématies fœtales, résistantes à l'acide et colorées, des hématies adultes hémolysées, visibles mais non colorées.
Le test de Kleihauer est utilisé pour mettre en évidence des hématies fœtales sur un frottis de sang maternel et permet ainsi de porter le diagnostic d'hémorragie fœtomaternelle, c'est-à-dire de saignement, avant ou pendant la naissance, du fœtus dans l'organisme maternel
E. Kleihauer, pédiatre allemand (1957)
Koch (phénomène de) l.m.
Koch's phenomenon
Phénomène inflammatoire intense, d'évolution nécrotique, provoqué par la réinoculation d'un germe figuré.
Koch a remarqué en 1891 qu'inoculer du Mycobacterium tuberculosis aux cobayes pour la première fois ne donnait pas de réaction, mais que si on inoculait ce microbe chez un animal déjà infecté, que la mycobactérie soit vivante ou morte, on obtenait une réaction inflammatoire importante suivie de nécrose et de phénomènes généraux intenses, parfois jusqu'à entraîner la mort. Cette réaction, retardée, liée à des phénomènes d'immunité cellulaire, est à l'origine du test tuberculinique. Il a fait l'objet expérimentalement d'une désensibilisation qui l'atténue ou même le supprime.
R. Koch, bactériologiste allemand, membre de l’Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1905 (1843-1910)
Kruskal-Wallis (test de) l.m.
Kruskal-Wallis’ test
Test statistique non paramétrique pour estimer les liens entre plus de deux variables qualitatives sur des échantillons indépendants et une variable quantitative.
W. Kruskal et W. A. Wallis, statisticiens américains (1952)
Kunkel-phénol (réaction de) l.f.
Kunkel phenol test
Réaction de floculation de lipoprotéines du sérum sanguin par une solution de phénol à 1 p. 100 contenant 12 p. 100 de chlorure de sodium.
Cette réaction, qui consiste à ajouter à 0,1 mL de sérum 1,8 mL de la solution phénolique, a été proposée comme test opacimétrique du degré de la lipidémie, mais trop de facteurs interfèrent avec cette floculation, qui concerne aussi certaines protéines, comme fibrinogène, globulines de myélomes, etc., si bien qu’elle n’est actuellement plus utilisée.
H. G. Kunkel, biochimiste américain (1948)
Kunkel-zinc (réaction de) l.f.
Réaction de floculation de certaines fractions protéiniques du sérum par un réactif contenant du sulfate de zinc à 0,24 g/L.
Cette réaction a été proposée comme test d'anomalie de la constitution protéinique du sérum dans diverses conditions pathologiques, en particulier les hépatites qui se caractérisent par une augmentation des α-globulines. Cette réaction n’est toutefois plus utilisée en pratique, car trop peu spécifique.
H. G. Kunkel, biochimiste américain (1947)
Syn. réaction de Kunkel
→ L1
[C1, L1]
Édit. 2018
Kveim (test de) l.m.
Kveim's test
Test diagnostique actuellement abandonné qui consistait à injecter par voie intradermique au patient suspect de sarcoïdose un broyat de tissu sarcoïdosique.
Le développement d'un granulome sarcoïdosique histologiquement prouvé au site d'injection était considéré comme un argument diagnostique important en faveur de la sarcoïdose.
M. Kveim, dermatopathologiste norvégien (1941)
Syn. intradermoréaction de Kveim
[K1, N3]
Édit. 2018
Lahm-Schiller (test de) l.m.
Lahm Schiller’s test
Coloration par la solution de lugol du col utérin et du vagin qui teinte par l'iode en brun acajou les cellules normales riches en glycogène, les cellules iodonégatives indiquant une zone de transformation atypique qui doit faire l’objet d’une biopsie.
L'épithélium normal du col se colore en rouge-brun par l'application de lugol grâce à la réaction de cette solution avec le glycogène contenu dans ses cellules. La muqueuse néoplasique bénigne ou maligne, dépourvue de glycogène, ne fixe pas le lugol et reste blanchâtre ou prend la couleur peau de chamois. Le test précise les contours de la lésion, nets ou flous. Il reconnaît les états inflammatoires de la muqueuse.
W. Lahm, gynécologue obstétricien allemand (1889-1975) ; W. Schiller, gynécologue et anatomopathologiste américain (1933)
Syn. test de Schiller
Lancaster (test de) l.m.
Lancaster’s test
Test haploscopique permettant l'étude de la motilité oculaire et la mesure de la déviation strabique selon les directions du regard.
Méthode de dépistage et d’analyse des paralysies oculomotrices, utilisant un écran mural quadrillé, des verres colorés, des taches lumineuses.
W. Lancaster, ophtalmologiste américain (1939)
Lang (test de) l.m.
Lang’s stereotest
Test d'acuité stéréoscopique à points aléatoires.
Il existe deux tests de Lang, l'un pour la vision de près : Lang I (chat, voiture, étoile). Acuité stéréoscopique mesurée de 1 200 à 550 secondes d'arc ; l'autre pour la vision de loin : Lang II (étoile). Acuité stéréoscopique de 550 à 200 secondes d'arc.
J. I. Lang, ophtalmologiste suisse (1982)
leishmanine n.f.
leishmanine
Protéine antigénique extraite de prosmatigotes utilisée pour un test intradermique (intradermoréaction) dans les leishmanioses.
Lewis (épreuve de) l.f.
Lewis’ test, Lewis’ sign.
Epreuve acoumétrique comparant la perception lors d’une stimulation acoustique en conduction cartilagineuse et en conduction osseuse.
Le diapason est placé dans un premier temps sur le tragus puis sur la mastoïde. Le sujet doit comparer les deux types de perception. En cas d’audition normale ou de surdité de perception, la perception du son du diapason utilisant une stimulation par conduction cartilagineuse est nettement plus intense que celle utilisant la voie osseuse. Le « Lewis » est dit positif. En cas de surdité de transmission, particulièrement en cas de blocage ossiculaire (otospongiose), le phénomène inverse se produit. Le « Lewis » est alors dit négatif.
E. R. Lewis, otorhinolaryngologiste américain (1925)
Syn. test de Lewis-Federici
LH-RH (test à la) l.m. sigle angl. f. pour Luteinizing Hormone Releasing Hormone.
Épreuve fonctionnelle qui apprécie, après injection intraveineuse de LH-RH, la réserve hypophysaire en gonadostimulines FSH et LH.
Une élévation des teneurs plasmatiques de FSH et LH sous stimulation par LH-RH traduit un bon fonctionnement hypophysaire du secteur gonadotrope, alors que l'absence de réponse est l'indice d'une altération hypo
En présence d’une infertilité masculine, ce test permet de différencier les déficits gonadotropes dont la réponse à la stimulation est faible, des insuffisances testiculaires primaires qui répondent par des valeurs très élevées.
→ ovaires polykystiques (syndromes des)
lin n.m.
flaxseed
Plante annuelle des climats tempérés cultivée à la fois à des fins textiles et pour ses graines oléagineuses.
La farine de lin fut utilisée pour la confection de cataplasmes émollients. L'huile est fortement siccative et donc très utilisée dans l'industrie des peintures, vernis, cires. Le tourteau résiduel entre dans la composition d’aliments pour le bétail, en proportions modestes en raison de la présence d’un glucoside cyanogénique. Les fibres de lin ont trouvé des applications diverses pour la fabrication de divers matériaux d’habitation.
Les incidents allergiques, essentiellement respiratoires, à type de coryza ou d'asthme bronchique. provoqués par la poussière issue des divers organes du lin peuvent se rencontrer soit dans les huileries et leur environnement du fait de la dissémination par le vent, soit des agriculteurs qui utilisent des tourteaux de lin comme aliment du bétail. Le test au lin par scarification donne des réponses très nettes et parfois même violentes. Les malades allergiques au lin sont souvent très sensibles à d'autres oléagineux, en particulier au ricin, en raison de centres de traitement communs.
luétine n.f.
luétine
Extrait antigénique de Treponema pallidum autrefois utilisé pour évaluer la réactivité de l'hôte par un test intradermique.
Syn. luotest (obs.)
→ lues