phlébotome n.m.
sand fly
Diptère de petite taille (2-4 mm), peu coloré.
La tête fait un angle de 45° avec l’axe du thorax. Les yeux sont noirs, relativement grands. Les antennes, formées de seize articles, sont longues. Le thorax est couvert de soies, comme les ailes, lancéolées, qui, au repos, sont relevées sur le thorax. Les larves sont détritiphages et non aquatiques. Les adultes ont une activité surtout nocturne ou crépusculaire. Seules les femelles sont hématophages. La piqûre est douloureuse car les phlébotomes dilacèrent les téguments avec leurs pièces buccales pour aspirer le sang, mais l’importance médicale des phlébotomes est liée à leur rôle de vecteurs des leishmanioses, de la fièvre des trois jours et de la bartonellose.
phlegmon de la gaine hypogastrique l.m.
phlegmon of hypogastre sheath
Inflammation du tissu cellulaire situé le long des gaines vasculaires hypogastriques.
Il succède à une endométrite puerpérale et apparaît vers le septième jour des suites de couches. Il associe : fièvre, altération de l'état général, lochies purulentes, douleurs pelviennes, empâtement latéro-utérin souvent bilatéral, dur, douloureux, s'étendant de l'utérus à la paroi pelvienne, ainsi qu'un utérus gros, mou et fixé. Il peut suppurer, se fistuliser dans les organes de voisinage ou évoluer vers une pelvipéritonite.
phlegmon du ligament large l.m.
phlegmon of broad ligament of the uterus
Inflammation aigüe ou chronique du tissu cellulaire du ligament large de l'utérus développée dans la fosse ischiorectale.
Il succède à une endométrite puerpérale et apparaît vers le septième jour des suites de couches. Il associe : fièvre, altération de l'état général, lochies purulentes, douleurs pelviennes et plastron abdominal unilatéral s'étendant du bord de l'utérus à la fosse iliaque interne. Il peut suppurer, se fistuliser ou évoluer vers une pelvipéritonite.
Syn. phlegmon juxta-utérin, paramétrite
phlegmon pelvipariétal de Trillat l.m.
Trillat's pelvic abcess
Atteinte inflammatoire ganglionnaire pouvant atteindre le ganglion de Leveuf et Godard, les ganglions iliaques externes ou hypogastriques.
Il associe : fièvre modérée, douleurs lombaires ou crurales et une tuméfaction dure, plaquée contre la paroi latérale du pelvis.
P. Trillat, gynécologue obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1879-1970)
Syn. abcès de Trillat
phlegmon péri-amygdalien l.m.
peritonsillar abscess, quinsy
Suppuration développée entre la capsule de l’amygdale et la paroi musculaire du pharynx.
C’est la principale complication des angines bacté
Syn. abcès péri-amygdalien, phlegmon de l'amygdale
piqûre d'hyménoptère l.f.
hymenopteron sting
Piqûre d'insectes à ailes membraneuses tels les abeilles, bourdons, guêpes, Cleroderma domestica (aspect de grosse fourmi), les frelons, les guêpes et les abeilles africaines (Apis mellifera scutellata) qui sont les plus dangereux : une seule piqûre peut être mortelle.
Le venin est hémotoxique, avec atteinte de l'endothélium vasculaire pouvant entraîner des troubles rénaux et neurotoxiques. La dose mortelle de venin d'abeille est de l'ordre de 4 mg/kg environ. La gravité de l'envenimation dépend surtout du lieu d'inoculation et du nombre de piqûres : les piqûres mortelles d'abeilles sont habituellement causées par un essaim, il en est de même des piqûres répétées linéaires de Cleroderma.
Les piqûres dans la bouche ou le larynx provoquent un œdème de la glotte causant une dyspnée qui peut être grave. Celles dans une veine entraînent un œdème pulmonaire, un œdème cérébro-méningé et un collapsus. La sensibilité individuelle intervient : chez des sujets sensibilisés ou allergiques, une nouvelle piqûre peut donner un choc anaphylactique ou un rash allergique : une seule piqûre peut provoquer un urticaire généralisé ou donner des signes respiratoires. Si les piqûres se répètent à quelques semaines d'intervalle un choc anaphylactique peut s'observer. Mais on connaît aussi des phénomènes d'accoutumance chez les apiculteurs.
On observe habituellement une brûlure au point de piqûre, un érythème puis un œdème. Des signes généraux apparaissent parfois (rash, fièvre, adénopathies, myalgies). Dans les formes les plus graves, la gêne respiratoire peut nécessiter l'assistance respiratoire. Une céphalée, de l'agitation, un syndrome méningé, un coma voire des crises convulsives, signent un œdème cérébral.
Outre les traitements de réanimation s'il y a lieu, une immunothérapie antivenimeuse est possible, elle a même été préconisée de façon préventive.
Étym. gr. humên : membrane ; pteron : aile
[D4]
Édit. 2015
Plasmodium falciparum
Plasmodium falciparum
Plasmodium parasite de l’Homme, responsable de la forme la plus grave du paludisme par ses complications, notamment neurologiques (accès pernicieux), souvent mortelles.
C’est le Plasmodium le plus largement répandu dans le monde. Il sévit toute l’année dans les pays équatoriaux où il subit cependant des recrudescences saisonnières. Dans les régions subtropicales, il ne survient qu’à la période chaude et humide. Le cycle endo-érythrocytaire a une périodicité de deux jours qui conditionne le rythme de répétition des accès fébriles (fièvre tierce maligne). L’évolution est d’une seule tenue (la durée de l’infection chez l’homme est habituellement inférieure à un an), sans rechute. La parasitémie peut être très importante (jusqu’à 200 000/µL), et la drépanocytose (hémoglobinose S) exerce une certaine protection. Morphologiquement, cette espèce est caractérisée sur un frottis de sang parasité coloré au Giemsa, par des trophozoïtes très grêles, "en bague à chaton", sans pigment endo-érythrocytaire apparent, avec un polyparasitisme fréquent. Les schizontes âgés sont absents du sang périphérique. Les gamétocytes, très caractéristiques, ont une forme arquée, à extrémités arrondies ("formes en saucisse") et à cytoplasme lilas pour les gamétocytes males, et à extrémités pointues ("formes en croissant") et cytoplasme bleu pour les gamétocytes femelles. Plasmodium falciparum est le seul Plasmodium humain à pouvoir être cultivé in vitro. Expérimentalement, il peut être inoculé à certains singes (Aotus trivirgatus) qui sont utilisés pour des essais thérapeutiques ou vaccinaux.
Plasmodium malariae
Plasmodium malariae
Plasmodium responsable de la fièvre quarte qui, contrairement aux trois autres espèces plasmodiales humaines, n’est pas strictement spécifiques de l’homme mais peut être retrouvé chez certains singes.
Cette espèce a une répartition tropicale et subtropicale cosmopolite mais très inégale. Elle sévissait jadis en Europe (delta du Danube) d’où elle a maintenant disparu. Sur le plan clinique, le paludisme à Plasmodium malariae est surtout caractérisé par la longueur de son évolution (plusieurs dizaines d’années parfois), qui n’est pas liée à la présence de formes exo-érythrocytaires quiescentes (hypnozoïtes) qui n’ont jamais été mises en évidences, mais qui résulte de la très longue persistance de parasitémies infradécelables. Il s’agit donc de recrudescences et non pas de rechutes palustres. La parasitémie est habituellement modérée (5.000 à 50.000 µL). Morphologiquement, cette espèce est caractérisée, sur un frottis sanguin coloré au Giemsa, par des hématies parasitées plus petites que la normale, avec des trophozoïtes en "bague à chaton", des schizontes âgés en "écharpe" ou en "bandelette équatoriale". Il n’existe pas de granulations mais un abondant pigment mélaniquee. Les gamétocytes sont sphériques ou ovoïdes et il existe des corps en rosace très réguliers, comprenant 6 à 12 noyaux ("corps en marguerite") avec un pigment dense au centre. Le cycle évolutif chez l’homme (cycle schizogonique) est de 72 heures, entraînant la périodicité quarte (un accès tous les trois jours) du paludisme correspondant.
Plasmodium ovale
Plasmodium ovale
La plus rare des quatre espèces plasmodiales de l’homme, limitée à quelques foyers africains, à l’origine d’une fièvre tierce bénigne.
Morphologiquement, elle est très voisine de Plasmodium vivax mais, contrairement à cette espèce, elle peut parasiter les sujets du groupe sanguin Duffy négatif qui sont très fréquents parmi les populations de race noire. La parasitémie est habituellement faible ou très faible (1.000 à 30.000 µl). Sur un frottis sanguin coloré au Giemsa, on observe des hématies parasitées plus grandes que la normale, ovalaires ou frangées, contenant de nombreux grains de Schüffner. Les trophozoïtes occupent environ le 1/3 de l’hématie, les schizontes âgés se présentant sous forme de masses arrondies, amœboïdes. Les gamétocytes ressemblent à ceux de P. vivax, en plus petits et les corps en rosace sont irréguliers avec 8 à 10 noyaux et un pigment brunâtre central.
Plasmodium vivax
Plasmodium vivax
Agent de la fièvre tierce bénigne dont la répartition est mondiale, avec une prédominance dans les zones tempérées.
Plasmodium vivax ne peut pas infester les sujets du groupe sanguin Duffy négatif, très nombreux en Afrique, ce qui explique son absence en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Chez l’Homme, le développement exo-érythrocytaire est très particulier, par la formation de stades quiescents, les hypnozoïtes, responsables des rechutes et par sa durée très variable qui conditionne la longueur de l’incubation. Cette durée peut aller de 7 à plus de 300 jours, selon les souches, ce qui conduit à décrire des sous espèces : Plasmodium vivax hibernans, P. vivax vivax. La parasitémie est d’intensité moyenne (20.000 à 80.000 µL). Sur des frottis sanguins colorés au Giemsa, les hématies parasitées sont plus grandes que la normale, et contiennent de nombreux grains de Schüffner. Les trophozoïtes ont une forme en "bague à chaton" et occupent le quart ou le tiers de l’hématie. Les schizontes âgés se présentent sous forme de masses arrondies, amiboïdes, avec de nombreuses granulations de Schüffner. Les corps en rosace ont 16 à 24 noyaux avec un pigment noir central. Les gamétocytes sont arrondis ou ovalaires avec du pigment et des granulations de Schüffner.
pneumomédiastin spontané l.m.
spontaneous pneumomediastinum
Épanchement gazeux du médiastin apparemment sans cause.
Cette dissection gazeuse du médiastin est secondaire le plussouvent à une rupture alvéolaire dans l'interstitium
pulmonaire provoquée par une hyperpression intrathoracique.
Affection du sujet jeune plutôt longiligne, la grande crainte est de méconnaître une perforation oesophagienne. On évoquerait celle-ci devant la fièvre, une douleur à la déglutition, l'existence de vomissements avant la survenue des symptômes, une réaction liquidienne pleurale. L'un de ces éléments, même isolé, impose une tomodensitométrie avec ingestion d'un produit soluble opacifiant l'œsophage. Le traitement du pneumomédiastin spontané est de rassurer le malade et son entourage.
Syn. emphysème médiastinal spontané
pneumonie lobaire aigüe l.f.
acute lobar pneumonia
Archétype de la pneumonie surtout observée dans les pays anglosaxons, elle évoluait en quatre phases : congestion (premier et deuxième jour) ; hépatisation rouge (deuxième et troisième jour) ; hépatisation grise (quatrième au sixième jour) ; résolution (du septième au neuvième jour) ou complications.
Due habituellement à Streptococcus pneumoniae, son début est brutal par un point de côté, des frissons intenses et une température à 39°-40°. Au 2e, 3e jour, la fièvre est en plateau, la toux entraîne une expectoration rouillée. L'herpès nasolabial est fréquent. L'examen radioclinique pulmonaire révèle une condensation lobaire. Le traitement antibiotique repose sur les pénicillines et macrolides, mais les souches résistantes de pneumocoques sont de plus en plus fréquentes.
R. Laennec, médecin français, membre de l’Académie royale de médecine (1781-1826)
→ pneumonie franche lobaire aiguë
peste pneumonique l.f.
pestis pneumonia
Pneumonie due à Yersinia pestis, bactérie isolée en 1894 par Yersin, transmise d'homme à homme dans sa forme primaire par les aérosols produits lors de la toux.
Elle se voit à l'état endémique en zone tropicale en particulier au sud-ouest des États-Unis d'Amérique du Nord, au sud de la Sibérie russe, en Iran, en Inde, au Vietnam, en Afrique du sud et à Madagascar.
Toux, fièvre, polypnée s'accompagnent d'infiltrats pulmonaires réalisant une bronchopneumonie confluante vers une distribution lobaire parfois bilatérale. Œdème et hémorragie alvéolaires sont abondants. L'expectoration fourmille de Yersinia pestis; elle est très contagieuse.
Dans la forme fulminante, la mort survient entre le 2ème et 3ème jour. Dans les autres formes, la mortalité est de 75% malgré l'antibiothérapie adaptée
Les pestes pneumoniques se développent chez 10 à 20% des malades atteints d'une forme bubonique.
A. Yersin, bactériologiste français, membre de l’Académie de médecine (1894)
[D1, K1]
Édit. 2018
pneumopathie à l'amiodarone l.f.
amiodarone pulmonary toxicity
Pneumopathie médicamenteuse induite par l'amiodarone.
Après quelques semaines, mois ou années de traitement, elle s'installe de façon insidieuse et progressive : toux, fièvre, dyspnée, râles crépitants et frottements pleuraux. L'aspect radiologique habituel est celui d'une pneumo
Le traitement par l'amiodarone doit être arrêté. La corticothérapie est souvent nécessaire pour éviter l'évolution vers la fibrose irréversible. La régression des lésions est lente de un à six mois et peut demeurer incomplète.
Beaucoup plus rarement, l'amiodarone peut entraîner un œdème pulmonaire à pression capillaire normale, ou une BOOP.
polychondrite chronique atrophiante l.f.
relapsing polychondritis, chronic atrophic polychondritis
Maladie rare et grave caractérisée par des épisodes récidivants d'inflammation suivis de dégénérescence et de déformation de certains cartilages, notamment des oreilles, du nez, du larynx et de la trachée, débutant le plus souvent entre 40 et 60 ans et pouvant également se manifester par des atteintes articulaire, oculaire ou de l'oreille interne, de la fièvre, des signes cardiovasculaires et cutanés ou une néphropathie.
L'évolution se fait par poussées intermittentes régressant spontanément ou sous l'effet des traitements. Son étiologie reste inconnue. Sa capacité à toucher de nombreux organes et son association avec d'autres maladies systémiques la rapprochent du groupe des connectivites. Son traitement fait appel à la corticothérapie générale ou à la dapsone.
Syn. polychondrite à rechute
porteur sain l.m.
Personne portant dans son organisme des germes pathogènes pour elle-même et pour autrui et pouvant contribuer à la propagation d’une épidémie.
La personne peut être plus ou moins atteinte par la maladie, elle peut en être convalescente. Un porteur sain peut aussi abriter le germe sans en subir les effets, par exemple pour le choléra, la fièvre typhoïde, la poliomyélite, etc.
pouls grimpant l.m.
accelerating pulse
Pouls s’accélérant progressivement sans fièvre.
Il a été décrit comme un signe de thrombose veineuse, surtout en obstétrique (pouls grimpant des accoucheurs).
poumon de fermier (maladie du) l.m.
farmer's lung
Pneumopathie d’hypersensibilté observée chez les cultivateurs et provoquée par des actinomycètes se développant sur le fourrage ou les grains, Thermopolyspora polyspora, Micropolyspora faeni et Faenia rectivirgula.
Cette maladie affecte surtout les non-fumeurs et peut évoluer sur un mode aigu, subaigu ou chronique.
Dans la forme aigüe, il s'agit d'un tableau pseudo-grippal avec fièvre, dyspnée et toux. Le cliché thoracique peut révéler une micro-granulation prédominant aux bases, une perte de volume pulmonaire, ou être normal. L'arrêt de l'exposition entraîne la normalisation en quelques semaines.
Les formes subaigües se traduisent par un tableau de bronchite subaigüe avec altération de l'état général et amaigrissement. Le trouble ventilatoire est de type obstructif, restrictif ou mixte avec une légère hypoxie accentuée à l'effort. L'arrêt de l'exposition entraîne une rétrocession lente.
Les formes chroniques réalisent une insuffisance respiratoire irréversible, liée à une fibrose pulmonaire pouvant progresser malgré l'arrêt de l'exposition et l'utilisation des corticoïdes. On trouve des anticorps sériques précipitants, spécifiques des extraits de foin moisi et de Micropolyspora faeni .
Cette maladie est un exemple de réaction d’hypersensibilité de type III.
Le poumon du fermier est une maladie professionnelle indemnisable.
Syn. alvéolite allergique extrinsèque
poussières organiques (syndrome toxique des) l.m.
organic dust toxic syndrome
Fièvre d'inhalation consécutive à l'inhalation de poussières organiques.
prolongée (fièvre) l.f.
Fièvre évoluant depuis plus de 20 jours.
Les étiologies en sont nombreuses : infections, maladies de système, affections malignes, etc.
Syn. fièvre persistante
prostatite aigüe l.f.
acute bacterial prostatitis
Infection bactérienne aigüe, douloureuse et fébrile de la glande prostatique.
La contamination la plus fréquente est ascendante, par voie uréthrale, autrefois liee aux uréthrites gonococciques, actuellement aux infections urinaires compliquant les obstacles uréthroprostatiques, et aussi à des causes iatrogènes (manœuvres endo-uréthrales). Elle peut aussi se faire par voie hématogène ou lymphatique. Tous les germes pyogènes urinaires sont possibles. Le tableau clinique est celui d'une fièvre avec troubles mictionnels importants (jusqu'à la rétention aigüe), douleurs sus-pubiennes et périnéales. La pyurie peut être absente dans les prostatites hématogènes. Le diagnostic est clinique : grosse prostate douloureuse au toucher rectal ; toute manœuvre instrumentale est proscrite. Le traitement doit être une antibiothérapie majeure associée ou non aux anti-inflammatoires. L'évolution vers la guérison est la plus fréquente, avec cependant possibilités de séquelles et de récidives. Elle peut se faire aussi vers l'abcédation, ou se compliquer d'infection génitale (épididymite).
pseudopolyarthrite rhizomélique l.f.
polymyalgia rheumatica
Rhumatisme inflammatoire des ceintures qui atteint avec prédilection le sujet âgé.
La PPR associe de façon quasiconstante à l'atteinte des ceintures, une altération de l'état général (asthénie, anorexie, amaigrissement, fièvre), un syndrome inflammatoire biologique important et parfois des arthrites périphériques. la physiopathologie est inconnue. Dans 25% des cas, la PPR est associée à une maladie de Horton dont le risque de cécité constitue toute la gravité. La PPR a la caractéristique d'être particulièrement sensible à la thérapeutique cortisonique.
Syn. pseudoarthrite rhizomélique
Sigle : PPR
psoriasis pustuleux l.m.
pustular psoriasis
Variété de psoriasis caractérisée par la survenue de pustules sur une zone d'érythème intense et dont il existe une forme localisée palmoplantaire (type Barber) évoluant par poussées, et une forme généralisée (type Zumbusch) survenant dans un tableau de fièvre à 40° et de mauvais état général, et évoluant en quelques jours vers une érythrodermie érythématosquameuse sèche.
Le pronostic vital est toujours favorable. Le diagnostic est facilité par la présence d'un psoriasis connu. Il s'agit d'une pustulose amicrobienne : les prélèvements mycobactériologiques y restent négatifs. L'examen histologique montre l'image très particulière, bien que non absolument spécifique, de la pustule spongiforme multiloculaire de Kogoj-Lapière. Le traitement repose sur les rétinoïdes, et, en cas de résistance, sur le méthotrexate ou la cyclosporine voire la vitamine D3.
H. W. Barber, dermatologue britannique (1936 et 1950), L. R. von Zumbusch, dermatologue allemand (1910)
puerpéral, ale adj.
puerperal
Ayant trait aux suites de couches, par ex. fièvre puerpérale ou psychose puerpérale.
Punta Toro (virus)
Punta Toro (virus)
Virus à ARN du genre Phlebovirus (famille des Phenuiviridae) connu du Panama.
Chez l'Homme, le virus Punta Toro est responsable de fièvre avec frissons, céphalées, myalgies d'évolution bénigne. Ses vecteurs sont des phlébotomes du genre Lutzomyia. .
Sigle PTV
[D1]
Édit. 2018