Chlamydia trachomatis
Chlamydia trachomatis
Bactérie pathogène coccoïde agent du trachome, cosmopolite mais avec une prédominance intertropicale, dont le réservoir est humain.
La transmission est directe ou indirecte (objets de toilette, cosmétiques oculaires, mouches).
Lorsqu’elle est sexuellement transmise, elle est responsable : chez l’homme d’urétrite, avec quelquefois diarrhée et conjonctivite, réalisant le syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter, et de la lymphogranulomatose vénérienne ou maladie de Nicolas-Favre ; chez la femme de salpingite avec périhépatite, de stérilité et de douleurs chroniques;chez le nouveau-né de pneumopathie, de méningite et d’ophtalmie purulente contractées lors de l’accouchement.
→ Chlamydia, trachome, syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter, maladie de Nicolas-Favre
[D1, L1, M3, O1, O3, P1]
Édit. 2020
cholagogue n.m.
cholagogue
Substance qui provoque la vidange de la vésicule biliaire en provoquant en même temps sa contraction et l'ouverture du sphincter d'Oddi.
La vidange physiologique de la vésicule biliaire est sous la dépendance de la cholécystokinine-pancréozymine (CCK-PZ), dont les cholagogues provoquent la sécrétion (tel le sorbitol).
Les cholagogues sont contrindiqués en cas de lithiase biliaire.
[G3,L1]
cholalurie n.f.
cholaluria
Présence ou concentration de sels biliaires dans les urines, qui n'est observée qu'au cours des ictères par rétention.
[C3,L1]
cholangiocarcinome n.m.
bile duct carcinoma, cholangiocarcinoma
Tumeur maligne des canaux biliaires intrahépatiques, moins fréquente que le carcinome hépatocellulaire, avec concentration normale en α-fœtoprotéine.
Elle ne s’accompagne pas de cirrhose.
L’étude histologique d’une biopsie montre une prolifération adénocarcinomateuse faite de structures ductulaires, bordées de cellules cubiques ou cylindriques, et accompagnée d’un abondant stroma fibreux.
Dans quelques cas, la tumeur survient dans l’évolution d’une maladie de Caroli ou d’une fibrose hépatique congénitale. On a pu aussi l’observer après l’administration de thorotrast ou de stéroïdes anabolisants.
J. Caroli, médecin hépatologue français (1958)
Syn. carcinome cholangiocellulaire
[F2,L1]
cholangiocarcinome hilaire l.m.
G. Klatskin, médecin hépatologue américain (1965)
[F2,L1]
cholangio-cholécystographie n.f.
cholangio cholecystography
[B2,L1]
cholangiocyte n.m.
cholangiocyte
Cellule épithéliale des canaux biliaires.
Les cholangiocytes jouent un rôle dans la formation de la bile.
[A2,L1]
Édit. 2015
cholangiographie n.f.
cholangiography
Examen radiographique des voies biliaires après opacification de celles-ci par un produit de contraste iodé .
Celui-ci peut être absorbé per os puis secrété par le foie (cholécystographie orale), injecté par voie veineuse (cholangiographie intraveineuse) ou introduit directement dans la voie biliaire par un drain per ou postopératoire, par voie rétrograde lors d'une endoscopie (cholangiographie rétrograde) ou par ponction percutanée transhépatique de l'arbre biliaire( cholangiographie percutanée).
La cholecystographie orale n'est plus réalisée.
La cholangiographie intraveineuse est restée pendant de nombreuses années le seul moyen de visualiser l'ensemble des voies biliaires. En pratique, cholécystographie et cholangiographie désignent le même examen quand elles sont pratiquées par voie veineuse. Cet examen est de moins en moins pratiqué.
L'échographie, l'IRM et la fibroscopie digestive avec cathétérisme du sphincter d'Oddi, ont supplanté les techniques anciennes.
En chirurgie digestive, on peut réaliser l'opacification peropératoire sous radioscopie avec amplificateur de luminance.
Étym. gr. kholê : bile ; aggeion : vaisseau ; graphein : écrire
Syn. angiocholécystographie, angiocholégraphie, biligraphie, cholangio-cholécystographie, cholédocographie
→ cholangiographie intraveineuse, cholangiographie rétrograde, cholécystographie orale
[B2,L1, L2]
Édit. 2020
cholangiographie intraveineuse l.f.
intravenous cholangiography
La cholangiographie intraveineuse permettait la visualisation de la voie biliaire principale (VBP) et des voies biliaires intra-hépatiques opacifiées par le produit de contraste.
Sa sensibilité diagnostique était médiocre. Elle exposait aussi à des incidents d'intolérance et n’est plus utilisée.Pour l’exploration de la VBP et des voies biliaires intrahépatiques, est utilisée en première intention l’échographie, très sensible pour l’exploration de la vésicule biliaire, mais peu sensible pour l’étude de la VBP. Elle précise si celle-ci est ou non dilatée, mais n’indique pas toujours la nature de l’obstacle. La cholangio-IRM est l’examen de référence pour la VBP et les voies biliaires intra-hépatiques. Ces deux examens sont non invasifs. En cas de non accessibilité à l’IRM, l'opacification des voies biliaires peut être couplée à une tomodensitométrie réalisant un cholangioscanner. L’écho-endoscopie biliopancréatique est un examen de troisième intention, qui précède souvent la cholangio-pancréatographie rétrograde par voie endoscopique ; cette dernière est à visée thérapeutique, examens nécessitant une anesthésie et étant invasifs.La cholangiographie percutanée permet une opacification des voies biliaires intra-hépatiques dilatées puis de la VBP et est associée aussi à un geste thérapeutique. Il s’agit d’un examen invasif nécessitant une anesthésie.
Syn. biligraphie intraveineuse
[B2, L1, L2]
Édit. 2020
cholangiographie rétrograde l.f.
Syn. cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique
→ cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique
[B2,L1, L2, B3]
Édit. 2020
cholangiographie transhépatique l.f.
→ cholangiographie transpariétale
[B2,L1]
cholangiographie transhépatique percutanée l.f.
percutaneous transhepatic cholangiography
Opacification directe des voies biliaires par ponction percutanée des voies biliaires intrahépatiques et injection d'un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Le repérage des voies biliaires s'effectue soit sous radioscopie, soit sous contrôle échographique. L'opacification peut être suivie de drainage ou de mise en place d'endoprothèse. Cet examen agressif ne doit pas être réalisé en présence de troubles de la coagulation ; ses principales complications sont l'hémorragie et l'angiocholite.
Sigle CTP
[B2, L1]
Édit. 2020
cholangiographie transpariétale l.f.
percutaneous transhepatic cholangiography
Méthode de radiographie des voies biliaires, opaci
Cet examen complémentaire se pratique lors de l'échec des techniques habituelles par cholangiographie ou échographie. Il est le seul utilisable chez les patients porteurs d'une anastomose cholédocoduodénale.
Syn. cholangiographie transhépatique
[B2,L1]
cholangio-IRM l.f
MR cholangiography
Imagerie des voies pancréato-bilaires par IRM 2D ou 3D.
1. Sans injection de contraste gadoliné
Différentes séquences IRM peuvent être utilisées qui ont toutes en commun une forte pondération T2 dans laquelle les liquides statiques (bile) en fort hypersignal (blanc) se distinguent spontanément des organes de voisinage et des structures vasculaires en hyposignal (noires), ainsi qu’une faible sensibilité aux mouvements péristaltiques et respiratoires. L’ingestion de jus d’ananas peut permettre de diminuer les artéfacts d’origine digestive grâce au manganèse que ce jus contient.
2. Avec injection de contraste gadoliné
Un produit de contraste gadoliné, l’acide gadobénique (Multihance®) qui a une excrétion en partie biliaire est utilisé dans de rares cas pour des explorations spécialisées telles la recherche d’une fuite biliaire postopératoire.
[B2,B3,L1,L2]
Édit. 2018
cholangiole n.m.
bile ductule
Première structure histologique propre des voies biliaires intrahépatiques.
Situé entre les canalicules biliaires, dont il reçoit la bile par l'intermédiaire du passage de Hering, et les canaux biliaires interlobulaires, il est bordé par 3 à 4 cellules cubiques, avec un diamètre inférieur à 15 µm. Il est situé dans l'axe vasculaire de l'acinus de Rappaport, et apparaît en microscopie optique en dehors de l'espace porte et non accompagné de vaisseaux.
E. Hering, physiologiste allemand (1867) ; A. M. Rappaport, physiologiste canadien (1954)
Syn. ductule biliaire
[A2,L1]
cholangiolite n.f.
→ prolifération cholangiolaire
[L1]
cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE) l.f.
endoscopic retrograde cholangiopancreatography
Opacification des voies biliaires et du canal de Wirsung grâce à un cathéter mis en place dans l’ampoule de Vater, par un fibroscope à vision latérale introduit par voie orale et poussé jusqu’au duodénum, permettant de réaliser des radiographies puis une thérapeutique.
La CPRE n’est plus utilisée à visée diagnostique mais uniquement thérapeutique.
Ses principales indications concernent l’extraction de calculs de la voie biliaire principale après sphinctérotomie endoscopique. Les sténoses de la voie biliaire principale peuvent, après avoir été dilatées, être traitées par la pose de prothèses temporaires ou définitives, pour drainer les voies biliaires des patients atteints d’un cancer de la tête du pancréas avec ictère. Les indications à opacifier puis drainer le canal de Wirsung sont plus rares (extraction de calculs pancréatiques obstructifs en cas de pancréatite chronique calcifiante, obstruction ou sténose du canal de Wirsung).
La CPRE peut être suivie de complications : poussée de pancréatite aiguë (la plus fréquente), angiocholite aigüe (surtout en cas de voie biliaire mal drainée), cholécystite aigüe (en l’absence de prévention par une antibiothérapie chez les malades ayant une vésicule en place), perforation duodénale, hémorragie papillaire (secondaire à la sphinctérotomie).
→ fibrowirsungographie, cholangographie rétrograde endoscopique
[B2,L1, L2, B3]
Édit. 2020
cholangiopathie auto-immune l.f.
Maladie auto-immune ayant les mêmes caractéristiques cliniques et histologiques que la cirrhose biliaire primitive, mais avec les particularités suivantes : les anticorps antimitochondrie sont absents, les anticorps antinoyaux sont présents, une amélioration nette est généralement obtenue par les corticoïdes.
[L1,F3]
cholangite biliaire primitive l.f.
primary biliary cholangitis
La cholangite biliaire primitive est une maladie chronique caractérisée par une inflammation chronique et une destruction des canaux biliaires interlobaires.
Il s’agit d’une cholangite destructrice chronique non suppurative. La maladie atteint surtout les femmes d'âge moyen. Une majorité de patients sont asymptomatiques. Le bilan biologique montre une cholestase : élévation de l'activité des phosphatases alcalines sériques et de la gammaglutamyltranspeptidase. L’élévation de la bilirubine reflète une forme évoluée. Les manifestations incluent une fatigue, un prurit. Plus tard peuvent apparaître une mélanodermie, des xanthomes et un xanthélasma, une ostéopénie, et les complications de toute cirrhose. Des manifestations associées auto-immunes sont fréquentes : syndrome sec, syndrome de Raynaud, sclérodermie (syndrome CREST), thyroïdite notamment. L'ictère a une valeur pronostique défavorable. Les anticorps antimitochondries de type M2, détectés dans plus de 90 % des cas, associés à la cholestase et à une élévation préférentielle des IgM sériques sont très évocateurs du diagnostic lorsque leur titre est significatif et permettent souvent de poser le diagnostic sans biopsie de foie. Ils sont dirigés contre le composant E2 du complexe de la pyruvate deshydrogénase. Les anticorps antinucléaires anti gp 210 (anti glycoprotéine) et anti sp 100 (anti protéine soluble) peuvent être positifs. Leur sensibilité est faible, 25 % de positivité, leur spécificité est élevée dans un contexte d’hépatopathie cholestatique. Ils ont une valeur pronostique péjorative.
L'examen histologique d'une biopsie hépatique montre des lésions irrégulières, associant variablement une inflammation portale péricanalaire à prédominance lymphocytaire, parfois granulomateuse, des lésions épithéliales canalaires, une fibrose d'abord portale puis porto-porte, une raréfaction des canaux biliaires, une prolifération néoductulaire, et une cholestase. Il s’agit donc pour synthétiser d’une cholangite destructrice lymphocytaire. Les lésions histologiques sont classées en 4 stades de gravité croissante, le stade 4 correspondant à une cirrhose constituée.
Le traitement symptomatique associe la cholestyramine et, l’acide ursodésoxycholique, une supplémentation en vitamines ADEK et en calcium. La transplantation hépatique dont les résultats sont excellents doit être discutée en cas d'hyperbilirubinémie supérieure à 100 µmol/L, de prurit intraitable, ou de complications sévères de l'hypertension portale.
Syn. cirrhose biliaire primitive, ne doit plus être employé. Cette locution, de caractère anxiogène pour les malades, recouvrant des cirrhoses et des non cirrhoses, n'est pas adaptée à tous les cas de pronostic très différents.
→ paucité des canaux biliaires, cirrhose hépatique
[L1]
Édit. 2018
cholangite sclérosante l.f.
sclerosing cholangitis
Affection rare, d’étiologie inconnue, caractérisée par un épaississement de la voie biliaire principale, de la paroi de la vésicule biliaire et de canaux biliaires intrahépatiques.
Elle peut conduire à l’obstruction de la voie, entraînant une cholestase.
L’examen histologique montre un épaississement fibreux parsemé de nombreux éléments inflammatoires de la paroi de ces structures biliaires, mais l’atteinte initiale surviendrait au niveau des canaux biliaires intrahépatiques. L’évolution de la maladie se fait vers la constitution d’une cirrhose biliaire secondaire, rarement d’un cancer. On a rapporté l’association de la cholangite sclérosante avec une thyroïdite de Riedel, une fibrose rétropéritonéale, une colite ulcéreuse.
B. Riedel, chirurgien allemand (1896)
[L1]
cholécystite aigüe lithiasique l.f.
acute cholecystitis lithiasis
Inflammation aigüe de la vésicule biliaire due à la rétention aiguë de la bile vésiculaire entraînée par le blocage permanent d'un calcul au niveau du collet de la vésicule.
Le plus souvent, la bile en rétention est infectée. En l'absence de traitement, l'évolution se fait vers un abcès périvésiculaire et une péritonite biliaire.
[L1]
cholécystite aigüe non lithiasique l.f.
acute cholecystitis no lithiasis
Inflammation aigüe de la vésicule biliaire survenant en l'absence d'une lithiase, le plus souvent chez les personnes âgées ou chez les malades ayant une défaillance polyviscérale.
Une obstruction de l'artère cystique, une stase vésiculaire ont été incriminées dans la physiopathologie de la cholécystite aiguë non lithiasique. Le traitement comporte une antibiothérapie et une cholécystectomie d'urgence. Une cholécystostomie ou un drainage percutané de la vésicule biliaire peuvent être indiqués lorsqu'il existe une contrindication à une anesthésie générale.
[L1]
cholécystite chronique l.f.
chronic cholecystitis
Modification chronique de la paroi vésiculaire survenant chez des malades porteurs d'une lithiase vésiculaire comportant un épaississement fibreux de la paroi, un amincissement de la couche musculaire et des modifications de l'épithélium.
Ces altérations entraînent une diminution de la motilité vésiculaire et éventuellement une exclusion de la vésicule du circuit de la bile. Dans sa forme la plus prononcée, la vésicule devient scléro-atrophique. La paroi vésiculaire épaissie est moulée sur les calculs et ne contient plus de bile. Ces lésions de la vésicule peuvent s'observer en l'absence de symptômes.
[L1]
cholécystite gravidique l.f.
cholecystitis in pregnancy
Cholécystite survenant pendant la grossesse, laquelle en favoriserait l’apparition ou la récidive, par diminution de la motricité de la vésicule biliaire ou par augmentation de cholestérol.
Son diagnostic différentiel se discute parfois avec la périhépatite d’une salpingite à gonocoque ou à Chlamydia
[L1,O3]
cholécystite postagressive l.f.
post-agressive cholecystitis
Cholécystite nécrotique, généralement sans lithiase, survenant dans les suites d'une agression traumatique (8 à 45 jours après le traumatisme avec ou sans composante abdominale initiale), d'une opération (2 à 22 jours après l'intervention, surtout en chirurgie digestive, en particulier gastrique) ou d'une agression médicale.
La clinique est parfois caractéristique (douleur localisée, hyperthermie) mais les signes peuvent être atténués ou déroutants (vomissements, ictère, tableau post-occlusif).
L'évolution peut se faire vers la perforation, le choc septique, la péritonite biliaire. Le traitement réside dans la cholécystectomie.
[L1,O3]