Horton (céphalée vasculaire de) l.f.
Horton's syndrome
Forme classique d'algie vasculaire paroxystique à type de brûlure, localisée à une moitié du crâne accompagnée de battements intracrâniens très désagréables, de troubles vasomoteurs de l'hémiface, parfois du membre supérieur homolatéral, et d'hyperesthésie à la pression des branches de la carotide externe.
Ces salves se répètent durant 24 heures ou même plusieurs semaines. Un traitement par les triptans est souvent efficace.
B.Y. Horton les imputait à une libération d'histamine qui, en fait, n'apparaît ni constante, ni spécifique.
B. T. Horton, médecin interniste américain (1932)
Syn. syndrome paramigraineux
→ algies vasculaires de la face, érythromélalgie, triptans, Horton (maladie de)
[K4,H]
Édit. 2015
Horton (maladie de) l.f.
B. T. Horton, médecin interniste américain (1932)
Syn. artérite à cellules géantes, artérite temporale, panartérite subaigüe des vieillards, artérite granulomateuse du sujet âgé, artérite crânienne
[ K4, P2]
Édit. 2019
HOS sigle
Holt-Oram syndrome
[A4,O6,Q2]
hospice n.m.
hospice
Etablissements qui accueillaient des personnes incapables de subvenir à leurs besoins pour des raisons médicales ou sociales : les enfants abandonnés, vieillards seuls ou sans ressources, infirmes, etc.
Terme désuet.
1) Les hospices ne délivraient pas de soins. Ils ont été remplacés par les maisons de retraite, les maisons d’accueil pour personnes âgées, etc.
2) Le terme s’est conservé pour les hospices civils de Lyon et de Strasbourg, c’est-à-dire les centres hospitaliers régionaux de ces deux villes.
Étym. lat. hospitium : hospitalisé, gite
Syn. asile
hospitalisation n.f.
hospitalization
Admission d’un malade ou d’un blessé dans un établissement hospitalier pour y recevoir des soins, que ce soit pour une seule ou plusieurs journées.
L’admission a lieu le plus souvent avec l’accord du patient, sur prescription médicale, plus rarement elle peut succéder à une adjonction de la police ou à la demande des autorités sanitaires. Par extension, l’hospitalisation à domicile concerne les soins donnés au domicile du patient par une équipe de soignants sous contrôle d’un médecin traitant
hospitalisation à domicile (HAD) l.f.
home hospital
Méthode d’organisation des soins, grâce auquel un malade préalablement hospitalisé peut continuer à recevoir des soins à domicile sur prescription d’un médecin hospitalier.
Des soins lui sont donnés par une équipe de l’établissement de soins (infirmier, aide-soignante, masseur-kinésithérapeute, etc.), en liaison avec son médecin traitant. Cette formule vise à donner au malade, dans son environnement habituel les soins qui n’exigent pas son maintien à l’hôpital. Elle est donc subordonnée à la qualité de l’environnement, confort minimal, présence familiale, etc. L'hospitalisation à domicile implique la pratique de visites régulières par des membres d'une équipe médicosociale polyvalente (médecins, psychologues ou infirmiers) agissant à plusieurs et effectuant un travail coordonné. Elle évite l'hospitalisation de certains malades intolérants à l’hôpital, en les traitant à moindre coût.
Admise pour les maladies organiques, l'HAD n'est pas reconnue en psychiatrie par l'autorité sanitaire ni les organismes sociaux payeurs, pour qui elle appartient au domaine de la prévention, et non des soins. Pourtant des expériences ont été menées, qui ont démontré la possibilité de maintenir certains patients à leur domicile et de les traiter efficacement.
hospitalisation (alternatives à l') l.f.p.
Modalités de traitement visant à réduire les durées de séjour hospitalier : hospitalisation à domicile, hospitalisation de jour, appartements thérapeutiques
hospitalisation de jour l.f.
Admission à l’hôpital pendant une journée au cours de laquelle le patient subit des insvestigations, bénéficie d’une thérapeutique médicale ou d’une intervention chirurgicale.
hospitalisation d'office l.f.
psychiatric administrative hospitalization
Prise en charge à temps plein dans un établissement de soins régi par la loi du 27 juin 1990 et répondant notamment aux articles L 342 à L 349 du code de la santé publique, lorsque les troubles mentaux d'un sujet compromettent l'ordre public ou la sûreté des personnes.
Elle est prononcée à Paris par le préfet de police et dans les départements par les préfets, avec prise d'un arrêté motivé au vu d'un certificat médical circonstancié qui ne peut pas être établi par un médecin de l'établissement d'accueil.
Les mêmes conditions que pour les hospitalisations à la demande d’un tiers s'appliquent aux certificats médicaux circonstanciés de 24 heures, de quinzaine, mensuels, etc., des hospitalisations d'office. Au terme du premier et du quatrième mois, le préfet peut prononcer, après avis motivé d'un psychiatre, le maintien de la mesure d'hospitalisation d'office pour une durée de trois et de six mois renouvelable. À tout moment, il peut prononcer une mainlevée.
Dans leur ensemble, ces dispositions correspondent à celles du placement d'office de l'ancienne loi du 30 juin 1838.
Sigle HO
→ soins psychiatriques à la demande d'un tiers
hospitalisation d'office d'urgence l.f.
administrative emergency psychiatric hospitalization
Procédure d'admission régie dans son article L 343 par la loi du 27 juin 1990, qui prévoit qu'en cas de danger imminent pour la sûreté des personnes, attesté par un avis médical (et non par un certificat) ou, à défaut, par la notoriété publique, le maire ou à Paris le commissaire de police arrête à l'égard des personnes présentant des troubles mentaux manifestes toutes les mesures provisoires (valables 48 heures) nécessaires, à charge d'en référer au préfet qui statue sans délai et peut prendre un arrêté d'hospitalisation d'office.
hospitalisation d'office médicolégale l.f.
administrative forensic psychiatric hospitalization
Prise en charge à temps plein, dans un établissement de soins régi par la loi du 27 juin 1990, de "détenus en état d'aliénation mentale" (lesquels ne peuvent être maintenus dans un établissement pénitentiaire, en application de l'article D 398 du code de procédure pénale) ou de sujets ayant bénéficié d'un non-lieu, d'une relaxe ou d'un acquittement en application de l'article 122-1 du code pénal, et dont le comportement pourrait troubler l'ordre public ou la sûreté des personnes.
Les mêmes dispositions que pour l'hospitalisation d'office concernent ces cas, sauf que l'avis conforme de deux psychiatres n'appartenant pas à l'établissement de soins est requis par le préfet avant de mettre fin à cette mesure.
De tels patients peuvent au besoin être admis dans une unité pour malades difficiles (UMD).
hospitalisation partielle l.f.
part-time hospitalization
Hospitalisation de malades mentaux pour des périodes limitées, ne couvrant pas le nycthémère.
Cette concentration de soins sur une durée limitée convient à des patients en voie de guérison, pour assurer leur réadaptation, ou à des malades chroniques disposant soit d'un hébergement nocturne (hospitalisation de jour), soit d'un travail normal ou protégé dans la journée (hospitalisation de nuit).
→ hôpital de jour, hôpital de nuit
hospitalisation privée l.f.
private hospitalization
Ensemble des établissements de soins comportant hébergement, de caractère privé, appelés hôpitaux ou cliniques.
hospitalisation publique l.f.
public hospitalization
Ensemble des hôpitaux publics.
hospitalisation psychiatrique l.f.
hospitalisation dite libre parce que décidée avec l’accord du patient à l’instar d’une hospitalisation pour soins somatiques (médecine, chirurgie, obtétrique) : le patient est simplement soumis au règlement intérieur de l’hôpital ;
hospitalisation dite sans consentement (ou sous contrainte), soit à la demande d’un tiers (famille ou proche), soit à la demande du représentant de l’état (maire ou préfet) : le patient est privé de liberté pendant la durée de cette hospitalisation en établissement habilité à ce type de soins (centre hospitalier spécialisé).
→ hospitalisation d'office, hospitalisation d'urgence, hospitalisation médico-légale, hospitalisation sans consentement, centre hospitalier spécialisé
hospitalisation sans consentement l.f.
hospitalization without consent
Hospitalisation sous contrainte prévue dans la loi du 27 juin 1990 selon deux modalités : hospitalisation sur demande d'un tiers (articles L 333 à 341) et hospitalisation d'office (articles L 342 à 349) auxquelles on peut ajouter les cas d'hospitalisation médicolégale.
Les formalités d’internement prévues par une loi de 1838 ont été modifiées par celle de 1990 ; elle garantit mieux les droits des malades, elle prévoit le contrôle des établissements et des hospitalisations sans consentement, l’examen des plaintes, des sorties d’essai, etc. L’hospitalisation sur demande d’un tiers nécessite deux certificats médicaux circonstanciés concordants ; en cas de péril imminent pour la santé du malade, une procédure d’urgence peut être adoptée. Les certificats sont soumis au préfet et à une commission départementale.
L’hospitalisation d’office se fait sur certificat médical et arrêté préfectoral ; une procédure d’urgence peut être adoptée en cas de danger imminent pour la sûreté des personnes.
→ soins psychiatriques à la demande d'un tiers
hospitalisé adj.
hospitalized
Se dit d’une personne qui est ou a été hospitalisée dans un établissement de soins public ou privé, spécialisé ou non.
hospitalisme n.m.
hospitalism
Troubles psychologiques résultant de carences affectives provoqués chez les jeunes enfants par des placements prolongés en institutions.
Chez un nourrisson de six à huit mois privé de sa mère, évolution péjorative de la dépression anaclitique 1(R. Spitz, 1945).Après une phase de pleurnichements, puis de glapissements, perte de poids et arrêt du développement, survient, si la carence relationnelle se prolonge, un état d'apathie massive avec refus de contact ou indifférence et marasme.
Le terme d'hospitalisme a été largement utilisé pour désigner tout état de carence affective prolongée. Ainsi parle-t-on d'hospitalisme intrafamilial à l'occasion de situations sociofamiliales extrêmement défavorables.
R. A. Spitz, psychiatre et psychanalyste américain (1945)
hospitalisme infectieux l.m.
infectious hospitalism
Infections contractées à l’hôpital, transmissibles d’un patient à l’autre ou par l’intermédiaire du personnel hospitalier ou de l’environnement.
Il peut s’agir d’infections limitées ou d’épidémies. Leur prévention repose sur le strict respect des règles d’hygiène.
[D3]
Hotchkiss-McManus (coloration de) l.f.
Hotchkiss-McManus’ reaction, PAS stain
Coloration histochimique, encore appelée coloration par le PAS (Periodic Acid-Schiff), très utile en histologie, notamment dermatologique, mettant en évidence certains polysaccharides présents dans les tissus étudiés, dont le glycogène.
L'oxydation des groupes hydroxyle par l'acide periodique aboutit à la formation de radicaux aldéhyde libres qui se colorent en rouge magenta avec le réactif de Schiff.
R. D. Hotchkiss, microbiologiste américain (1948) ; J. F. A. McManus, anatomopathologiste canadien (1946) ; H. Schiff, chimiste italien (1834-1915)
Syn. coloration par le PAS
[A3]
Édit. 2015
hôte définitif l.m.
definitive host
Hôte chez lequel s'effectue la reproduction sexuée d'un parasite.
[D2]
hôte intermédiaire l.m.
intermediate host
Hôte hébergeant un parasite sous une forme non adulte.
Certains parasites peuvent se multiplier chez leur hôte intermédiaire, de manière asexuée (schistosomes, douves par ex.) tandis que d'autres ne se multiplient pas (filaires par ex.). Le plus souvent, l'hôte intermédiaire est indispensable à la réalisation du cycle de développement du parasite.
[D2]
hôtel maternel l.m.
hotel for single mothers
Institution hébergeant des mères qui vivent seules avec leur enfant âgé de trois mois à trois ans.
→ maison maternelle, centre maternelle
hôtel parental l.m.
Structure d’accueil installée à l’intérieur ou à proximité d’un hôpital pour l’hébergement des familles des malades pendant la durée de l’hospitalisation de ceux-ci.
Syn. hospitel
Hounsfield (échelle de) l.f.
Hounsfied’s scale
Echelle de densités en scanographie.
G. Hounsfield, Sir, ingénieur britannique, prix Nobel de médecine de 1979 (1973)
[B2]