nerf hypoglosse l.m.
nervus hypoglossus (TA)
hypoglossal nerve
Nerf crânien moteur appartenant à la douzième paire et destiné à la musculature de la langue.
Il prend son origine réelle dans un noyau de la colonne somitique de la moelle allongée. Il émerge du sillon préolivaire de la moelle allongée par dix à douze filets. Il sort du crâne par le canal du nerf hypoglosse (os occipital) et parcourt l’espace sous-parotidien postérieur, la région bicarotidienne et la région sublinguale. Il reçoit, par la branche descendante du plexus cervical, un contingent de fibres venues de C3 qui forment, avec la branche descendante du nerf hypoglosse, l’anse cervicale. Celle-ci innerve les muscles omo-hyoïdien, sterno-cléido-hyoïdien et sterno-thyroïdien. Ses autres branches collatérales sont : un rameau méningé ou récurrent, des rameaux vasculaires, le nerf du muscle thyro-hyoïdien, le nerf des muscles hyo-glosse et stylo-glosse et le nerf du muscle génio-hyoïdien. Ses branches terminales s’épanouissent sur la face latérale du muscle génio-glosse et gagnent les muscles de la langue. L’existence de fibres non strictement motrices de ce nerf s’explique par ses nombreuses anastomoses avec le ganglion cervical supérieur du tronc sympathique, le nerf vague au niveau du ganglion supérieur de celui-ci, le nerf lingual sur la face latérale du muscle hyo-glosse et surtout avec le plexus cervical profond ; cette dernière anastomose explique l’existence d’un rameau méningé sensitif et des rameaux moteurs pour les muscles sous-hyoïdiens ; ces rameaux sont constitués par des fibres d’emprunt que le nerf hypoglosse reçoit du plexus cervical.
Syn. anc. nerf grand hypoglosse
nerf intermédiaire l.m.
nervus intermedius (TA)
intermediat nerve
Nerf crânien généralement considéré comme une racine sensitive du nerf facial parce qu’il lui est accolé sur une partie de son trajet intrapétreux ; on lui donne pour cette raison le numéro VII bis.
Cette racine sensitive a son origine dans le ganglion géniculé situé sur le trajet du nerf facial, au niveau du premier coude intra-pétreux, à l’entrée du canal du nerf facial. Les fibres centripètes accompagnent le nerf facial dans le méat acoustique interne, pénètrent le névraxe au niveau du sillon bulbo-pontique en dehors du nerf facial et en dedans du nerf vestibulo-cochléaire ; elles se terminent dans la partie supérieure du noyau du faisceau solitaire. Les fibres centrifuges du nerf intermédiaire sont véhiculées par le nerf facial et vont constituer des branches collatérales intra-pétreuses : le nerf grand pétreux, le rameau communiquant avec le plexus tympanique (tous deux nés du ganglion géniculé), et la corde du tympan; au-dessous du foramen stylo-mastoïdien naissent le rameau sensitif du méat acoustique externe et le rameau communiquant avec le nerf vague.
H. Wrisberg, anatomiste et gynécologue allemand (1739-1808)
Syn. anc. nerf intermédiaire de Wrisberg ; racine sensitive du facial
nerf lingual l.m.
nervus lingualis (TA)
lingual nerve
Branche du tronc terminal postérieur du nerf mandibulaire ; elle descend, en avant du nerf alvéolaire inférieur, dans la région inter-ptérygoïdienne, en décrivant une courbe concave en avant qui l’amène sous la muqueuse du sillon gingivo-lingual.
Le nerf lingual croise de dehors en dedans la face inférieure du conduit submandibulaire, se distribue à la muqueuse de la langue en avant du V lingual (rameaux linguaux) et fournit des rameaux à l’isthme du gosier (muqueuse de l’arc palato-glosse et tonsille palatine). Peu après son origine il reçoit la corde du tympan. Dans sa descente sur l’hyoglosse il émet des rameaux communicants avec le nerf hypoglosse, le nerf sublingual qui se ramifie sur la partie postérieure et la face latérale de la glande sublinguale. Il envoie des rameaux ganglionnaires aux ganglions submandibulaire et sublingual d’où partent des filets nerveux destinés aux glandes correspondantes.
nerf maxillaire l.m.
nervus maxillaris (TA)
maxillary nerve; maxillary division
L’une des trois branches de division terminale du nerf trijumeau.
Elle naît du ganglion trigéminal. Elle est exclusivement sensitive. Elle sort du crâne par le foramen rond. Elle décrit un trajet en baïonnette dans l’arrière fond de la fosse ptérygo-palatine et s’engage dans le sillon infra-orbitaire. Elle fournit un rameau méningé, des rameaux ganglionnaires au ganglion ptérygo-palatin, des rameaux orbitaires qui s’anastomosent avec le nerf lacrymal, des rameaux nasaux postérieurs, supérieurs et latéraux, des rameaux nasaux postérieurs, supérieurs et médiaux, le nerf naso-palatin, le nerf pharyngien, le nerf grand palatin, les petits nerfs palatins, les nerfs alvéolaires supérieurs, le nerf zygomatique. Elle se termine au niveau du foramen infra-orbitaire par le nerf infra-orbitaire.
Syn. anc. nerf maxillaire supérieur
nerf oculaire externe l.m.
nervus abducens
abducent nerve
Sixième paire crânienne, motrice, innervant le muscle droit externe.
Son noyau est situé dans le tronc cérébral, au niveau du plancher du 4e ventricule. Le nerf émerge au niveau du sillon bulboprotubérantiel entre le tronc basilaire et le facial. Il se dirige dans la citerne pontique, devient extradural, puis franchit la pointe du rocher près du trijumeau et pénètre dans la loge caverneuse. Il quitte le sinus caverneux par l'anneau de Zinn pour passer dans l'orbite où son trajet est court contre la face externe du droit externe qu'il innerve.
Syn. nerf moteur oculaire externe
nerf oculo-moteur l.m.
nervus oculomotorius (TA)
oculomotor nerve
Nerf crânien appartenant à la troisième paire.
C’est un nerf somitique moteur par ses fibres émanées d’un noyau du pédoncule du colliculus supérieur, et un nerf branchial viscéro-moteur par les fibres émanées du noyau oculo-moteur accessoire. Le nerf sort du névraxe au niveau du sillon qui sépare la substance perforée postérieure du pédoncule cérébral. Il croise latéralement le processus clinoïde postérieur et pénètre par son toit le sinus caverneux dans la paroi latérale duquel il gagne l’extrémité médiale de la fissure orbitaire supérieure. Il s’y divise en ses deux branches terminales qui gagnent l’orbite à travers l’anneau tendineux commun. La branche supérieure innerve les muscles droit supérieur et releveur de la paupière supérieure. La branche inférieure innerve les muscles droit inférieur, droit médial et oblique inférieur, et fournit, par l’intermédiaire du ganglion ciliaire, l’innervation du muscle sphincter de la pupille et de la partie annulaire du muscle ciliaire.
Syn. anc. nerf moteur oculaire commun
nerf radial l.m.
nervus radialis (TA)
radial nerve
Branche terminale postérieure du plexus brachial qui fait suite au faisceau postérieur du plexus brachial après le départ du nerf axillaire.
Ses fibres proviennent des sixième, septième et huitième nerfs cervicaux et du premier nerf dorsal. Le nerf radial descend dans le creux axillaire, en arrière de l’artère. Il traverse la fente huméro-tricipitale et pénètre dans la loge postérieure du bras où il chemine, oblique en bas et en dehors à la face postérieure de l’humérus dans le sillon du nerf radial. Il est recouvert en arrière par le muscle triceps brachial. Il croise le bord latéral de l’humérus et atteint la gouttière bicipitale latérale limitée en dedans par le muscle biceps brachial et le muscle brachial et en dehors par le muscle brachio-radial et le muscle long extenseur radial du carpe. A hauteur de la tête du radius, il se divise en ses deux branches terminales : la branche antérieure sensitive dite rameau superficiel du nerf radial qui innerve les téguments de la partie médiane de la face postérieure de l’avant-bras et, par les nerfs digitaux dorsaux, la moitié latérale de la face dorsale de la main à l’exception des deux dernières phalanges de l’index et de la moitié latérale des deux dernières phalanges du médius ; la branche postérieure motrice, dite rameau profond du nerf radial, innerve le muscle court extenseur radial du carpe et tous les muscles de la loge postérieure de l’avant-bras et se termine en nerf interosseux postérieur de l’avant-bras. Au cours de son trajet il a donné les branches collatérales successives suivantes : le nerf cutané brachial postérieur, le nerf cutané brachial inférieur, des rameaux musculaires pour le chef long du muscle triceps brachial, un nerf supérieur pour le chef médial du triceps brachial, un nerf commun pour le chef médial du triceps brachial et pour le muscle anconé, un nerf pour le chef latéral du muscle triceps brachial, un rameau pour le muscle brachial, pour le muscle brachio-radial et pour le muscle long extenseur radial du carpe. Le rameau superficiel du nerf radial fournit un rameau communiquant avec le nerf ulnaire. Le nerf radial est le nerf de l’extension du membre supérieur.
nerf tibial l.m.
nervus tibialis (TA)
tibial nerve
Branche de bifurcation médiale du nerf ischiatique dans le creux poplité.
Elle traverse le creux poplité de l’angle supérieur à l’angle inférieur et s’enfonce sous les muscles gastrocnémiens et passe sous l’arcade tendineuse du muscle soléaire. A ce niveau le nerf tibial, dénommé jusque-là nerf sciatique poplité interne, prend le nom de nerf tibial postérieur. Au-dessus de l’arcade du muscle soléaire, le nerf tibial fournit des rameaux musculaires pour le muscle gastrocnémien (chefs latéral et médial), le muscle soléaire, le muscle plantaire, le muscle poplité ; cette dernière branche musculaire fournit un rameau à l’articulation tibio-fibulaire proximale, quelques filets vasculaires et se termine en nerf interosseux postérieur de la jambe qui innerve le muscle tibial postérieur. Il donne un rameau articulaire postérieur du genou et le nerf sural. Au-dessous de l’arcade du muscle soléaire le nerf tibial (ou nerf tibial postérieur) descend dans la loge postérieure de la jambe entre le plan musculaire profond et le muscle triceps sural dont il se dégage à la partie distale de la jambe pour devenir sous-aponévrotique, en dedans du tendon calcanéen. Il fournit dans ce trajet des rameaux musculaires pour le muscle tibial postérieur, le muscle long fléchisseur des orteils et le muscle long fléchisseur de l’hallux, ainsi qu’un rameau articulaire pour la face médiale de l’articulation talo-crurale et des rameaux calcanéens médiaux, sensitifs. Au cou de pied, dans le sillon malléolaire, sous le rétinaculum des muscles fléchisseurs des orteils où il chemine avec les éléments vasculaires, il se divise en ses deux branches terminales : le nerf plantaire médial et le nerf plantaire latéral.
nerf tympanique l .m.
nervus tympanicus (TA)
tympanic nerve
Branche collatérale du nerf glosso-pharyngien née du ganglion inférieur de ce nerf.
Il pénètre dans le canalicule tympanique et gagne la paroi médiale du cavum tympanique pour cheminer sur le promontoire où elle creuse un fin sillon et se divise en six branches terminales : deux rameaux postérieurs qui se distribuent à la fenêtre du vestibule et à la fenêtre de la cochlée ; deux rameaux antérieurs dont l’un, le rameau tubaire, se rend à la muqueuse de la trompe auditive et l’autre, parfois multiple, constitue le ou les nerfs carotico-tympaniques ; deux rameaux supérieurs, le nerf pétreux profond et le petit nerf pétreux profond. Ces trois dernières branches constituent le plexus tympanique.
L. L. Jacobson, anatomiste et médecin danois, membre de l’Académie de médecine (1783-1843)
Syn. anc. nerf de Jacobson
nerf vague l.m.
nervus vagus (TA)
vagus nerve
Nerf appartenant à la dixième paire des nerfs crâniens.
C’est un nerf mixte d’origine branchiale, annexé au quatrième arc branchial. Il a ses origines réelles dans les noyaux bulbaires, au-dessous des origines du nerf glosso-pharyngien. Les fibres motrices naissent du noyau ambigu et contribuent à l’innervation du pharynx. Les fibres sensitives qui proviennent de la muqueuse pharyngée et du territoire gustatif du nerf vague (partie postérieure de la base de la langue) ont leur corps cellulaire dans les ganglions supérieur et inférieur du nerf vague ; elles gagnent le noyau solitaire. Les fibres viscéromotrices proviennent du noyau dorsal du nerf vague. Les fibres viscérosensibles, émanées de l’ensemble du territoire viscéral du nerf, ont leur corps cellulaire dans les ganglions supérieur et inférieur du nerf vague et gagnent le noyau rond et le noyau sensitif dorsal du nerf vague.
L’origine apparente du nerf se fait au niveau du sillon collatéral postérieur du bulbe au-dessous de celle du nerf glosso-pharyngien. Le nerf pneumogastrique traverse la base du crâne au niveau du foramen jugulaire. Dans le cou il descend dans l’espace sous parotidien postérieur puis dans la région sterno-cléido-mastoïdienne où il est l’élément postérieur du paquet vasculo-nerveux jugulo-carotidien. Il traverse le thorax où il devient, au-dessous de la quatrième vertèbre thoracique, satellite de l’œsophage qu’il accompagne à travers le diaphragme jusque dans la partie supérieure de l’abdomen où il se termine en participant à la constitution des plexus végétatifs pré-viscéraux abdominaux et plus particulièrement à l’ensemble nerveux constitué par le plexus cœliaque, les ganglions cœliaques aortico-rénaux et mésentériques supérieurs auxquels il apporte un fort contingent parasympathique.
Tout au long de ce trajet il fournit de nombreuses branches collatérales : un rameau méningé né du ganglion supérieur du pneumogastrique et qui se distribue à la dure-mère voisine du foramen jugulaire ; un rameau auriculaire pour les téguments de la face crâniale de l’auricule et des parois postérieure et inférieure du méat acoustique externe ; un rameau communiquant avec le nerf glosso-pharyngien né du ganglion supérieur du nerf vague ; un rameau pharyngien, parfois subdivisé (deux à trois), détaché du ganglion inférieur du nerf vague et qui se rend à la paroi latérale du pharynx où il participe à la constitution du plexus pharyngien et prend part à l’innervation des muscles et de la muqueuse du pharynx et, peut-être également, des muscles du voile du palais sauf le muscle tenseur du voile du palais ; des rameaux cardiaques cervicaux, nés à des hauteurs variables, nerfs cervicaux cardiaques supérieurs, au nombre de deux, satellites de l’artère carotide commune ou du tronc brachio-céphalique, et nerfs cervicaux cardiaques inférieurs, tous se terminant dans le plexus cardiaque antérieur ; le nerf laryngé supérieur ; le nerf laryngé récurrent ; des rameaux cardiaques thoraciques pour le plexus cardiaque postérieur ; des rameaux pulmonaires antérieurs qui formeront le plexus pulmonaire antérieur ; des rameaux pulmonaires postérieurs ou rameaux bronchiques pour le plexus pulmonaire postérieur ; des rameaux œsophagiens qui constitueront le plexus œsophagien.
Les nerfs vagues droit et gauche se terminent dans l’abdomen de façon différente : le nerf vague gauche forme le tronc vagal antérieur et le nerf vague droit forme le tronc vagal postérieur.
Syn. anc. nerf pneumogastrique
→ nerf laryngé supérieur ,nerf laryngé récurent ,tronc vagal antérieur : tronc vagal postérieur
[A1]
Édit. 2019
nerf vestibulaire l.m.
nervus vestibularis (TA)
vestibular nerve
Partie du nerf vestibulo-cochléaire (VIII) qui reçoit et conduit les impressions destinées au maintien de l’équilibre.
Les protoneurones sensoriels de ce nerf prennent origine au niveau du vestibule (utricule et saccule) et des canaux semi-circulaires du labyrinthe membraneux. Ils se rassemblent en deux branches. La branche supérieure est constituée par le nerf utriculaire et les nerfs ampullaires antérieur et latéral ; elle traverse l’aire vestibulaire supérieure du méat acoustique interne ; elle atteint le ganglion vestibulaire, origine réelle de ce protoneurone. La branche inférieure est constituée par le nerf sacculaire qui traverse l’aire vestibulaire inférieure du méat acoustique interne et par le nerf ampullaire postérieur qui débouche par le foramen singulare ; cette branche inférieure du nerf vestibulaire gagne le ganglion de Boettcher (partie inférieure du ganglion de Scarpa) où se situe l’origine réelle de ses protoneurones constitutifs. Le nerf vestibulaire ainsi constitué sort du rocher par le pore acoustique interne où il s’unit au nerf cochléaire pour constituer le nerf vestibulo-cochléaire. Celui-ci, accompagné du nerf facial et du nerf intermédiaire gagne la partie latérale du sillon bulbo-pontique où il pénètre dans le tronc cérébral. Les fibres du nerf vestibulaire aboutissent au noyau vestibulaire médial, au noyau vestibulaire latéral et au noyau vestibulaire supérieur.
neurulation n.f.
neurulation
Processus de mise en place de l'ébauche du système nerveux central sous la forme du tube neural.
Le futur tissu nerveux est d'abord un épaississement de l'épiblaste au-dessus de la notochorde qui se forme sous son influence inductrice. C'est le neuroblaste. Puis, celui-ci se creuse d'un sillon médian pour devenir la gouttière neurale. Enfin, les bords de la gouttière se rapprochent et finissent par se souder, formant ainsi un tube neural, complètement isolé du reste de l'épiblaste. La fermeture se fait du 21ème au 27ème jour.
→ tube neural, épiblaste, notochorde, neuroblaste, gouttière neurale
[A4,O6]
nœuds lymphatiques axillaires apicaux l.m.p.
nodi lymphoidei axillares apicales (TA)
apical axillary lymph nodes
Groupe de nœuds lymphatiques qui occupe la partie supérieure de la cavité axillaire, en dedans de la veine axillaire et au-dessus du muscle petit pectoral.
Ils sont satellites de l’artère thoraco-acromiale à son origine. Ils collectent toute la lymphe des nœuds lymphatiques axillaires sous-jacents et donnent origine au tronc subclavier. Ils reçoivent également des collecteurs directs de la paroi thoracique, en particulier de la région mammaire, ainsi qu’un ou deux vaisseaux lymphatiques superficiels du membre supérieur qui montent le long du sillon delto-pectoral.
H. Rouvière, anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1875-1952)
Syn. anc. ganglions lymphatiques axillaires apicaux, groupe ganglionnaire sous-claviculaire de Rouvière
nœuds lymphatiques delto-pectoraux l.m.p.
nodi lymphoidei deltopectorales ; nodi lymphoidei infraclaviculares (TA)
deltopectoral lymph nodes ; infraclavicular lymph nodes
Un à deux petits nœuds lymphatiques intercalés sur le trajet du vaisseau lymphatique qui parcourt le sillon delto-pectoral et qui se jette dans les nœuds lymphatiques axillaires apicaux.
Syn. anc. ganglions lymphatiques du sillon delto-pectoral
nœuds lymphatiques juxta-œsophagiens l.m.p.
nodi lymphoidei juxtaœsophageales (TA)
juxta-œsophageal lymph nodes
Nœuds lymphatiques médiastinaux postérieurs situés autour de l’œsophage le long de ses bords latéraux et autour de l’aorte thoracique, au-dessous de la carène, à la face postérieure du péricarde ; en sont exclus les nœuds lymphatiques du ligament pulmonaire.
Ils se regroupent en plusieurs amas : à hauteur ou un peu au-dessous des veines pulmonaires inférieures ; en avant de l’œsophage sur le diaphragme, en regard du sillon phréno-péricardique (nœuds lymphatiques pré-œsophagiens) ; plus rarement derrière l’œsophage sur le diaphragme ou un peu au-dessus de lui (nœuds lymphatiques rétro-œsophagiens).
Ils reçoivent les vaisseaux lymphatiques de l’œsophage, du foie, du diaphragme, de la face postérieure du péricarde et du lobe inférieur du poumon. Certains se drainent dans le conduit thoracique, les autres dans les nœuds lymphatiques trachéobronchiques inférieurs.
Syn. anc. ganglions lymphatiques juxta-œsophagiens ; ganglions lymphatiques péri-œsophagiens, ganglions lymphatiques médiastinaux postérieurs
olfactif (pédoncule) l.m.
olfactory peduncle, rhinocaul
Étroit cordon de substance blanche reposant sur le sillon olfactif à la face inférieure du lobe frontal, prolongeant le bulbe olfactif et s'élargissant en arrière en formant le trigone olfactif.
Il est parcouru d'avant en arrière par les axones des cellules mitrales, qui traverseront ensuite les bandelettes ou stries olfactives. Dans sa partie postérieure est placé le noyau olfactif antérieur, avec ses neurones dont les axones rejoignent le bulbe olfactif controlatéral en passant par la commissure blanche antérieure.
Avec les bandelettes olfactives, il constitue le tractus olfactif.
Édit. 2017
omphalolithe n.m.
omphalith
Masse dure formée par la rétention de matériel kératinien et sébacé dans le sillon ombilical.
Une surinfection, une ulcération ou une réaction à corps étranger peuvent se produire.
Étym. gr. omphalos : ombilic ; lithos : pierre
Édit. 2017
ongle incarné l.m.
ingrowing nail
Résultat de la pénétration de la partie latérale de l’ongle, le plus souvent du premier orteil, dans les parties molles du sillon latéral de cet ongle, entraînant une inflammation douloureuse.
Secondaire à un conflit entre la tablette unguéale et les parties molles, l'ongle incarné peut être dû à des microtraumatismes répétés ou à une malformation de l'appareil unguéal telle que désaxation congénitale de l'ongle du gros orteil.
Étym. lat. ungula : ongle ; caro, carnis : chair (qui pénètre dans la chair)
Syn. onyxis latéral
Édit. 2017
opercule frontal l.m.
operculum frontalis (TA)
frontal operculum
Partie postérieure du gyrus frontal inférieur, comprise entre les rameaux ascendant et postérieur du sillon latéral.
Elle correspond à l'aire 44 de Brodmann, associée à l'élocution.
Syn. partie operculaire du gyrus frontal inférieur, pied de la circonvolution frontale inférieure (obs.)
Édit. 2017
orifice tympanique du canalicule de la corde du tympan l.m.
apertura tympanica canaliculi chordae tympani (TA)
tympanic aperture of canaliculus for chorda tympani
Orifice qui s’ouvre sur la paroi postérieure de la caisse du tympan, entre le sillon tympanique en dehors et l’éminence pyramidale du muscle du stapès en dedans.
Édit. 2017
palpation abdominale obstétricale l.f.
obstetrical abdominal palpation
Procédé d'exploration clinique de l'utérus gravide.
La femme enceinte est couchée sur le dos, tête basse, membres inférieurs étendus ou très légèrement fléchis, membres supérieurs le long du corps. L'abdomen doit être complètement relâché. Les mains de l'opérateur, chaudes et souples, sont posées à plat sur l'abdomen dont la paroi est doucement déprimée par la pulpe des doigts. L'examen doit être indolore et effectué avec méthode, commençant par la région sus-pubienne, continuant par le fond utérin puis par les parties latérales. La palpation permet d'apprécier : la sensibilité de l'utérus, sa consistance souple ou tendue (des contractions indolores, irrégulières, peuvent apparaître qui doivent faire suspendre momentanément l'examen) ; le volume du fœtus ; la situation sagittale, oblique ou transverse du fœtus ; la présentation, en recherchant au niveau du détroit supérieur, entre les pulpes des doigts des deux mains, un pôle dur et régulier, arrondi (pôle céphalique) ou mou, irrégulier (siège) ; le pôle opposé au niveau du fond utérin le plan du dos (manœuvre de Budin) avec le sillon du cou ; le ballottement fœtal ; la quantité de liquide amniotique, en recherchant le signe du flot et du glaçon en cas d'hydramnios ; la présence de plusieurs pôles identiques en cas de grossesses gémellaires ou multiples. Pendant l'examen, la main abdominale peut ressentir des chocs brusques correspondant aux mouvements du fœtus.
P. Budin, obstétricien et pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1846-1907)
paroi inférieure de l'orbite l.f.
paries inferior orbitae (TA)
floor of orbit
Plancher de l’orbite constitué en avant et en dedans par la face orbitale du corps du maxillaire, en avant et en dehors par la face orbitale de l’os zygomatique, en arrière par la surface non articulaire du processus orbital de l’os palatin.
Il est parcouru par le sillon infra-orbitaire auquel fait suite le canal infra-orbitaire. Il est formé dans sa majeure partie par une lame osseuse très mince qui sépare l’orbite du sinus maxillaire.
Syn. plancher de l’orbite
paroi labyrinthique de la cavité tympanique l.f.
paries labyrinthicus cavi tympani (TA)
labyrinthine wall of tympanic cavity, medial wall of tympanic cavity
Paroi médiale de la cavité tympanique qui répond à l’oreille interne.
Sa partie centrale est occupée par le promontoire de la cavité tympanique. Au-dessous du promontoire, à la limite entre la paroi labyrinthique et la paroi jugulaire de la cavité, s’ouvre l’orifice supérieur du canalicule tympanique prolongé sur le promontoire par le sillon du promontoire ; ils livrent passage au nerf tympanique. Au-dessus et en arrière du promontoire s’ouvre la fenêtre du vestibule au fond de la fossette de la fenêtre du vestibule. Au-dessous et en arrière du promontoire s’ouvre la fenêtre de la cochlée au fond de la fossette de la fenêtre de la cochlée. En arrière du promontoire, dans l’intervalle des fenêtres du vestibule et de la cochlée, se situe le sinus tympanique séparé de la fossette de la fenêtre du vestibule par le subiculum du promontoire et de la fossette de la fenêtre de la cochlée par le cubiculum du promontoire ou crête de la fenêtre de la cochlée. Au-dessus et en arrière de la fossette de la fenêtre du vestibule se situe le relief cylindroïde soulevé par la deuxième portion du canal du nerf facial. Une légère dépression sépare ce relief de la saillie déterminée par le canal semi-circulaire latéral. En avant et au-dessus de la fenêtre du vestibule et du promontoire court le canal du muscle tenseur du tympan. L’orifice postérieur du canal, s’ouvre après un court segment de déhiscence de la paroi externe du canal, sur une formation lamellaire incurvée et saillante, le processus cochléariforme.
Syn. anc. paroi interne de la caisse du tympan
paroi mastoïdienne de la cavité tympanique l.f.
paries mastoideus cavi tympani (TA)
mastoid wall of tympanic cavity, posterior wall of tympanic cavity
Paroi postérieure de la cavité tympanique à la partie supérieure de laquelle s’ouvre l’aditus ad antrum mastoïdien qui donne accès à l’antre mastoïdienne ; cet orifice est placé en arrière et dans le prolongement du récessus épitympanique ; à l’angle inférieur de l’orifice d’entrée de l’aditus ad antrum mastoïdien se trouve une échancrure sur laquelle s’appuie l’extrémité postérieure de la branche courte de l’incus.
Au-dessous de l’aditus, en regard du sinus tympanique, s’élève l’éminence pyramidale située à hauteur du subiculum du promontoire ; le sommet de l’éminence est creusé d’un orifice d’où s’échappe le tendon du muscle stapédien. Entre l’éminence pyramidale en dedans et le sillon tympanique en dehors s’ouvre l’orifice de sortie du canal de la corde du tympan. Au-dessous de ces reliefs la paroi mastoïdienne, creusée de cellules, est parfois marquée par une éminence en rapport avec la base du processus styloïde. La paroi mastoïdienne est creusée par deux canaux osseux, l’un postérieur, le segment vertical du canal du nerf facial, l’autre, en avant de lui, très court, le canal du muscle stapédien.
Syn. anc. paroi postérieure de la caisse du tympan
partie alaire du muscle nasal l.f.
pars alaris musculi nasalis (TA)
alar part of nasalis
Muscle peaucier, petit, aplati, très court et mince, triangulaire, occupant l’aile du nez.
Il s’insère sur la face profonde de la peau du sillon naso-génien et se termine sur la face profonde des téguments qui recouvrent toute l’étendue du bord inférieur de la narine. Il dilate la narine. Il est innervé par un rameau de la branche temporo-faciale du nerf facial
G. Santorini, anatomiste et médecin italien (1681- 1737) ; J. Cruveilhier, médecin, anatomiste et anatomo-pathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1791-1874)
Syn. anc. muscle dilatateur de la narine ; muscle dilatateur propre de Santorini ; muscle pinnal transverse de Cruveilhier
[A1]
Édit. 2017