candidose chronique cutanéomuqueuse l.f.
chronic candidiase
Mycose chronique due à Candida albicans et touchant les muqueuses (buccales et/ou vaginales), les ongles et la peau.
Une variété assez rare, le granulome à Candida, atteint les enfants dans les premières années de leur vie.
Étym. lat. candica : blanc
[D1,J1]
capacité vitale forcée l.f.
forced vital capacity (FVC)
Quantité d'air rejetée lors d'une manœuvre réalisée le plus vite et le plus fort possible à partir d'une inspiration maximale.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue en LBTPS et en pourcentage de valeurs théoriques tenant compte de l'âge, du sexe et de la taille.
Chez un sujet normal la valeur est très proche de la capacité vitale lente, mais en cas de maladie obstructive chronique, la valeur trouvée peut être nettement inférieure.
Sigle CVF
[C2,K1]
capillarite papulopurpurique l.f.
papulopurpuric capillaritis
Affection exceptionnelle, auparavant dénommée lichen aureus, faite de papules lichénoïdes, peu nombreuses, érythémateuses, disposées en placards de quelques millimètres à quelques centimètres, dont la teinte évolue vers le jaune-brun, parfois purpuriques, parfois prurigineuses, à évolution chronique pendant plusieurs années.
L'examen histologique ne montre qu'un infiltrat lymphocytaire sous-épidermique au sein duquel on peut observer des dépôts d'hémosidérine. L'étiologie est inconnue.
Syn. lichen aureus, lichen purpuricus
[J1]
capsule vidéoscopique l.m.
wireless capsule endoscopy
Moyen d’examen endoscopique de l’intestin grêle par une capsule, à usage unique, mesurant 27x11 mm, équipée d’une caméra, qui est absorbée par la bouche et qui, au cours de son trajet, émet 2 à 8 photographies par secondes, enregistrées par un appareil extérieur.
La lecture des images se fait à partir d’un poste de travail informatique qui traite les données, avec possibilité d’aides à la lecture. 50.000 images peuvent être visionnées, dans un temps de lecture 30 à 45 mn.
Elle est utilisée essentiellement pour l’exploration de l’intestin grêle après avoir fait une endoscopie haute et une coloscopie qui n’ont pas apporté un diagnostic. Les indications principales sont la présence d’une anémie ferriprive ou d’un saignement chronique inexpliqué par les examens endoscopiques usuels. L’autre indication est la maladie de Crohn en l’absence de sténose à éliminer impérativement avant de faire ingérer la capsule par un examen scanographique ou une IRM. La localisation de la sténose peut éventuellement être repérée par la capsule patency biodégradable.
D’autres indications émergeantes apparaissent au niveau de l’intestin grêle : maladie caeliaque, complications grêliques des anti-inflammatoires non- stéroïdiens, tumeurs du grêle, polypose adénomateuse familiale.
D’autres organes que le grêle peuvent être explorés par une capsule vidéoscopique : le colon en cas de refus de la coloscopie par le patient, d’un échec de celle-ci ou d’une contre-indication. L’œsophage peut également être exploré à la recherche de varices oesophagiennes. Ces indications sont actuellement marginales.
La capsule vidéoscopique est un examen non invasif, bien toléré, indolore, réalisable en ambulatoire et sans anesthésie. Il faut cependant connaître le risque de blocage de la capsule en cas de sténose méconnue.
→ coloscopie radiologique par imagerie volumique ??
[L1,B2,B3]
Édit. 2015
carbamylation n.f
Addition non enzymatique d’un groupement « carbamoyl » (CONH2) sur les groupements aminés des protéines et des peptides à partir d’acide isocyanique aboutissant à la formation d’un produit de carbamylation (« carbamylation-derived product »<
L’acide isocyanique provient en majorité de l’urée qui se dissocie spontanément en cyanate (1%) et ammoniaque. Le cyanate est transformé en acide isocyanique qui réagit avec les groupements aminés voisins. Sa production est donc augmentée dans l’insuffisance rénale chronique où ces composés carbamylés sont un facteur d’aggravation de la maladie. Une seconde voie de formation est la transformation enzymatique du thiocyanate, provenant de l’alimentation, par la myéloperoxydase en présence de H2O2. Ces produits comme les produits glyqués et carbonylés appartiennent à la catégorie des dérivés obtenus par modifications post-traductionnelles non enzymatiques. Ils modifient la structure et l’antigénicité des protéines et altèrent leurs fonctions. Ils contribuent au vieillissement moléculaire des protéines qui est un facteur du vieillissement cellulaire.
→ ammoniaque, myéloperoxydase, glyqué, carbonylation
carboxyhémoglobinémie n.f.
carboxyhemoglobinemia
Présence dans le sang de carboxyhémoglobine, témoignant d'une intoxication par le monoxyde de carbone.
Une atmosphère d'oxygène peut déplacer le monoxyde de carbone. La carboxy-hémoglobinémie chronique est une cause de polyglobulie.
[C1,F1,G4]
carcinome sébacé l.m.
sebaceous carcinoma
Tumeur annexielle des sujets âgés, localisée au visage ou dans le cuir chevelu, dont l'aspect clinique est aspécifique, mais de teinte souvent orangée.
La radiodermite chronique et l'arsénicisme seraient des facteurs favorisants. La caractéristique histologique la plus importante est la différenciation de nombreuses cellules tumorales basophiles vers des éléments sébacés à aspect « en grelot », dont le cytoplasme clair et multivacuolaire renferme des gouttelettes lipidiques sur coupes après congélation. Le degré de différenciation varie toutefois d'une tumeur à l'autre. Le carcinome sébacé pourrait être considéré comme le pôle le moins différencié et le plus agressif d'un pathologique à multiples gradations, dont l'autre pôle serait le carcinome basosébacé, mieux différencié et moins invasif, l'épithélioma sébacé étant une forme moins maligne que le carcinome. Au cours de l'évolution de la tumeur, les métastases sont possibles, mais peu fréquentes. Le traitement est de préférence chirurgical.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur ; lat. sebum : suif
Syn. adénocarcinome sébacé
→ radiodermite chronique, arsenicisme, carcinome basosébacé
[F2,J1]
carence affective l.f.
affective deficiency, deprivation
Trouble psychique lié à un défaut de gratifications affectives.
Elle peut être liée à trois situations différentes concernant la relation mère-enfant : une insuffisance d'interaction du fait de l'absence de la mère ou d'un substitut maternel (placement précoce en institution) ; une distorsion en rapport avec la qualité de la relation avec la mère (celle-ci dépressive, psychiquement malade, aux réactions imprévisibles) ; des séparations répétées et brisantes.
La carence par insuffisance aboutit à l'hospitalisme (R. Spitz).
La carence par distorsion s'observe dans les "familles à problèmes", vivant dans une misère sociale chronique et constante. La répétition des séparations et leur durée jouent également un rôle important.
R. A. Spitz, psychiatre américain (1887-1974)
[H4]
carpe bossu l.m.
carpal boss, carpometacarpal boss
Saillie de la face dorsale de la main au niveau de la base des 2ème et 3ème métacarpiens.
Ordinairement lié à un phénomène rhumatismal chronique ou subaigu, avec calcifications dorsales para articulaires, il peut gêner la fonction et entraîner l’irritation et jusqu’à la destruction des tendons extenseurs. Il peut être dû à des traumatismes répétés de la main en flexion, comme chez les boxeurs.
[I1]
Carrington (maladie de) l.f.
Carrington-Liebow’s syndrome
Pneumopathie chronique à éosinophiles, de cause inconnue, qui se complique d'asthme.
Elle est observée surtout chez la femme d'âge moyen. Elle se révèle par de la toux, de la dyspnée volontiers asthmatiforme, fréquemment accompagnée de symptômes systémiques : fièvre, frissons, asthénie, anorexie et amaigrissement pouvant durer plusieurs semaines ou mois.
L'examen radiologique du thorax révèle habituellement des infiltrats périphériques symétriques et bilatéraux, ce qui est un aspect évocateur. Le liquide de lavage broncho-alvéolaire est riche en polynucléaires éosinophiles. La biopsie pulmonaire élimine une vascularite et met en évidence l'infiltration tissulaire par les éosinophiles.
Il faut éliminer un syndrome de Lœffler et une pneumopathie éosinophilique parasitaire ou médicamenteuse avant de retenir ce diagnostic. Cette affection est corticosensible, mais parfois corticodépendante.
C. B. Carrington et A.A. Liebow, anatomopathologistes américains (1966) ; W. Löffler, médecin interniste suisse (1932)
[K1]
cassavisme n.m.
cassava intoxication
Intoxication par le manioc amer.
Aigüe, elle entraîne des troubles digestifs, un état de choc et parfois la mort. Chronique, elle se manifeste par des troubles neurologiques : neuropathies périphériques, myélites associée à une atteinte du nerf optique.
Étym. cassave, farine de manioc ou tapioca
→ Kenzo
[G4,C1]
catarrhe n.m.
catarrh
Inflammation aigüe ou chronique des muqueuses rhinopharyngées s'accompagnant d'hypersécrétion.
Étym. gr. kata : vers le bas ; rhein : couler
[P1]
cellule de Hargraves l.f.
LE cell
Granulocyte, qui est le plus souvent un polynucléaire, englobant une grosse inclusion arrondie et homogène d'aspect "fumeux", ne comportant aucune structure chromatinienne et refoulant le noyau en périphérie.
Sa recherche a représenté le premier test biologique diagnostique du lupus érythémateux disséminé qui figurait toujours en 1982 parmi les critères de l'Association des rhumatologues américains. Elle se faisait, soit sur le sang du malade, soit indirectement à partir de son sérum (test de Haserick). En fait, la spécificité des cellules de Hargraves n'est pas aussi nette qu'on le pensait : en effet, cette recherche peut être positive au cours du lupus discoïde, de la sclérodermie systémique, de la polyarthrite rhumatoïde, de l'hépatite chronique. Cette recherche est aujourd'hui obsolète depuis le développement des techniques d'immunofluorescence indirecte.
M. M. Hargraves, médecin américain (1948) ; J. R. Haserick, dermatologiste américain (1949)
Syn. cellule LE (cellule du lupus érythémateux)
→ cellule LE, lupus érythémateux disséminé, Haserick(test de), lupus discoïde, polyathrite rhumatoïde, hépatite chronique
[N3]
Édit. 2018
céphalée n.f.
cephalalgia, headache
Douleur de l'extrémité céphalique, qui peut constituer à elle seule la maladie, comme dans la migraine, ou représenter un symptôme d'une affection telle qu'une tumeur cérébrale ou une affection méningée.
Les plus fréquentes sont psychogènes, traduisant une affection psychiatrique ou une anxiété névrotique. Elles défient toute description clinique, sauf à retenir les céphalées de tension, surtout à type de serrement nuquo-occipital. La migraine correspond à environ 15% des céphalées et également de la population générale. Les céphalées post-traumatiques sont, elles aussi, nombreuses (12%).
Parmi les autres céphalées symptomatiques, plus rares mais dont le diagnostic est capital, le profil évolutif est un élément essentiel. Soudaines, elles évoquent une hémorragie encéphalique, une encéphalopathie hypertensive, un accident vasculaire cérébral, une dissection des troncs artériels supra-aortiques. Récentes et persistantes, elles peuvent être dues à une hypertension intracrânienne de causes diverses, à une affection méningée ou une artérite temporale. La douleur parfois intense des sinusites aigües et des glaucomes aigus s'associe à d'autres signes. Les céphalées iatrogènes sont fréquentes. Habituellement, l'arthrose cervicale n'est pas en cause.
Parmi les céphalées primitives autres que la migraine, seront citées : les algies vasculaires de la face, les céphalées de tension, la névralgie d'Arnold, la névralgie essentielle du trijumeau, l'hémicrânie paroxystique chronique, les céphalées en coup de piolet, les céphalées sexuelles bénignes, les céphalées d'effort.
J. Arnold , anatomopathologiste allemand (1894)
[N1,H1]
cervico-vaginite n.f.
cervicovaginitis
Inflammation de la muqueuse vaginale et de la portion externe du col de l’utérus correspondant à la zone recouverte d'un épithélium pavimenteux, d'étiologie variée : mycosique, bactérienne, parasitaire, irritative, allergique, etc.
Cette inflammation s'accompagne souvent de leucorrhées, qui sont plus ou moins abondantes selon qu'il s'agit d'une forme aiguë ou chronique.
[D1,O3]
chalazion n.m.
chalazion
Petit nodule douloureux du bord libre et de la surface conjonctivale de la paupière surtout supérieure, résultant de l'inflammation chronique d'une glande de Meibomius dont elle entraîne la distension.
Étym. gr. khalaza : grêle
Syn. incorrects orgelet interne, acné meibomienne
→ orgelet, glande de Zeis, glande de Meibomius
[P2]
chéilite granulomateuse de Miescher l.f.
granulomatous cheilitis, Miescher's cheilitis
Inflammation granulomateuse chronique de la lèvre de cause inconnue.
Elle se traduit initialement par une tuméfaction intermittente, parfois asymétrique d'une lèvre. Puis l'hypertrophie devient permanente : c'est la macrochéilite ; la lèvre prend une consistance élastique. Seule une biopsie profonde permet de retrouver les petits granulomes gigantoépithélioïdes caractéristiques. Elle peut accompagner une maladie de Crohn. Le syndrome de Melkersson-Rosenthal associe une macrochéilite identique à celle de Miescher, une langue plicaturée et une paralysie faciale périphérique.
A. G. Miescher, dermatologiste suisse (1945) ; E. Melkersson, neurologue suédois (1928) ; C. Rosenthal, neuropsychiatre allemand (1931)
→ macrochéilite granulomateuse
[N1,P3]
chlorambucil n.m.
chlorambucil
Médicament cytotoxique prescrit dans le traitement de la leucémie lymphoïde chronique et de certaines localisations sévères du syndrome de Behçet telles que l’uvéite et la méningoencéphalite ; son utilisation prolongée entraîne une destruction des gamètes et une stérilité.
H. Behçet, dermatologue turc (1937)
[G3,G5]
cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE) l.f.
endoscopic retrograde cholangiopancreatography
Opacification des voies biliaires et du canal de Wirsung grâce à un cathéter mis en place dans l’ampoule de Vater, par un fibroscope à vision latérale introduit par voie orale et poussé jusqu’au duodénum, permettant de réaliser des radiographies puis une thérapeutique.
La CPRE n’est plus utilisée à visée diagnostique mais uniquement thérapeutique.
Ses principales indications concernent l’extraction de calculs de la voie biliaire principale après sphinctérotomie endoscopique. Les sténoses de la voie biliaire principale peuvent, après avoir été dilatées, être traitées par la pose de prothèses temporaires ou définitives, pour drainer les voies biliaires des patients atteints d’un cancer de la tête du pancréas avec ictère. Les indications à opacifier puis drainer le canal de Wirsung sont plus rares (extraction de calculs pancréatiques obstructifs en cas de pancréatite chronique calcifiante, obstruction ou sténose du canal de Wirsung).
La CPRE peut être suivie de complications : poussée de pancréatite aiguë (la plus fréquente), angiocholite aigüe (surtout en cas de voie biliaire mal drainée), cholécystite aigüe (en l’absence de prévention par une antibiothérapie chez les malades ayant une vésicule en place), perforation duodénale, hémorragie papillaire (secondaire à la sphinctérotomie).
→ fibrowirsungographie, cholangographie rétrograde endoscopique
[B2,L1, L2, B3]
Édit. 2020
cholécystite chronique l.f.
chronic cholecystitis
Modification chronique de la paroi vésiculaire survenant chez des malades porteurs d'une lithiase vésiculaire comportant un épaississement fibreux de la paroi, un amincissement de la couche musculaire et des modifications de l'épithélium.
Ces altérations entraînent une diminution de la motilité vésiculaire et éventuellement une exclusion de la vésicule du circuit de la bile. Dans sa forme la plus prononcée, la vésicule devient scléro-atrophique. La paroi vésiculaire épaissie est moulée sur les calculs et ne contient plus de bile. Ces lésions de la vésicule peuvent s'observer en l'absence de symptômes.
[L1]
cholestase intrahépatique l.f.
Syndrome ictérigène résultant d’une altération de la sécrétion de bile à l’intérieur du foie.
Les principales causes en sont : les hépatites (virales, auto-immunes, alcooliques), certains médicaments (stéroïdes, sédatifs, hypoglycémiants, anti-infectieux, anti-inflammatoires non stéroïdiens, antidépresseurs, anticonvulsivants, etc.), les maladies des voies biliaires intrahépatiques (cirrhose biliaire primitive, cholangite sclérosante, GVHD chronique etc.), les infiltrations et les surcharges hépatiques (lymphome malin, amylose, etc.), la grossesse.
[L1]
cholestase intrahépatique progressive familiale de type 3 l.f.
progressive familial intrahepatic cholestasis (PFIC3)
Affection autosomique récessive familiale, caractérisée par une cholestase chronique sévère et une fibrose hépatique.
Les signes de cholestase (selles décolorées, urines foncées) apparaissent pendant la première année de vie chez environ un tiers des patients ou plus tard dans l'enfance, voire chez le jeune adulte. L'évolution est caractérisée par des épisodes récurrents d'ictère et un prurit modéré. La PFIC3 évolue vers une cirrhose biliaire secondaire. Des hémorragies digestives dues à l'hypertension portale peuvent révéler la maladie. Les patients présentent une activité sérique de la gamma-glutamyl transférase (γ-GT) élevée, des concentrations en acides biliaires sériques modérément augmentées tandis que celles du cholestérol sont normales. L'échographie hépatique, habituellement normale, peut montrer une vésicule biliaire volumineuse et une lithiase. L’arbre biliaire est normal. L'histologie hépatique montre une vraie prolifération ductulaire avec un infiltrat inflammatoire mixte, une fibrose portale et à un stade plus avancé, une cirrhose biliaire. L'immunomarquage de la protéine MDR3 est le plus souvent négatif, ce qui oriente vers le diagnostic de PFIC3. Le diagnostic différentiel inclut les maladies des voies biliaires et les autres causes de cholestase intrahépatique et de cirrhose à γ-GT élevée.
La PFIC3 est due à des anomalies du gène ABCB4 (7q21) codant la protéine MDR3 (MultiDrug Resistant 3), impliquée dans la sécrétion biliaire des phospholipides. L’intégrité du gène est essentielle pour la protection de la membrane canaliculaire vis à vis de l’action détergente des sels biliaires. L'effet détergent des acides biliaires hydrophobes qui ne sont plus solubilisés par les phospholipides explique la cholangite. De plus la concentration biliaire des phospholipides est insuffisante pour maintenir la solubilité du cholestérol ce qui augmente la lithogénicité de la bile. Une forme de lithiase biliaire est individualisée chez l’adulte jeune de moins de 40 ans, caractérisée par des calculs intra hépatiques et appelée lithiase biliaire à faible niveau de phospholipides ou LPAC (low phospholipides associated cholelithiasis). Les mutations au niveau du gène ABCB 4 peuvent également être responsables de cholestases gravidique ou secondaire aux œstroprogestatifs.
Le diagnostic prénatal peut être proposé si une mutation a été identifiée chez chacun des parents. Un traitement par l'acide ursodésoxycholique (AUDC) doit être initié chez tous les patients. Ses effets bénéfiques sont en général observés en présence au moins d’une mutation faux-sens. Chez la moitié des patients, le traitement par l'AUDC échoue et la transplantation hépatique est nécessaire du fait de l'insuffisance hépatique. L’AUDC doit être prescrit impérativement chez les patients présentant une lithiase biliaire à faible niveau de phospholipides.
Syn. cholestases intrahépatiques progressives familiales, cholestase familiale récurrente cirrhogène, cholestases intrahépatiques familiales, cholestases fibrogènes familiales , cholestases intrahépatiques progressives familiales, PFIC
→ ABCB 4 gene, MDR 3, lithiase biliaire à faible niveau de phospholipides, Byler (maladie de), cholestases intrahépatiques progressives familiales, cholestase intrahépatique progressive familiale de type 1, cholestase intrahépatique progressive familiale de type 2, cirrhose biliaire secondaire, hypertension portale, gamma-glutamyl transférase, cholestase médicamenteuse, cholestase gravidique, acide ursodésoxycholique
[A4,C1,C3,L1,O6,Q2]
chondrite n.f.
chondritis
Inflammation du tissu cartilagineux, pouvant entraîner des douleurs avec, au niveau de la lésion, des signes inflammatoires locaux.
Cette inflammation peut se localiser en divers endroits. Au niveau des cartilages costaux, elle réalisera le syndrome de Tietze. Au pavillon de l'oreille et au nez, elle se place dans la polychondrite chronique atrophiante.
A. Tietze, chirurgien allemand (1921)
Étym. gr. khondron : cartilage ; ite : suffixe indiquant l’inflammation
[I1]
choroïdite serpigineuse l.f.
Maladie récurrente inflammatoire, focale aiguë ou chronique qui touche initialement la choriocapillaire et l'épithélium pigmenté et secondairement la rétine.
Elle commence dans la région péripapillaire pour s'étendre par des pseudopodes vers la macula et la périphérie. Elle a un mauvais pronostic.
[P2]
chrome n.m.
chrome
Elément de transition de masse atomique 52,0 et de numéro atomique 24, à nombre d’électrons variable sur la couche périphérique, symbole Cr.
Il ne reçoit d’applications thérapeutiques que comme oligoélément sous forme de sels chromiques. Il paraît impliqué dans l’action de l’insuline, comme facteur de tolérance au glucose.
Recevant diverses applications industrielles (en particulier dans la fabrication des aciers inoxydables), cet élément est source d’intoxications surtout par voie digestive et, de façon chronique, par voie respiratoire ou transcutanée, entraînant alors des réactions d’allergie (gale des cimentiers). Les sels de Cr6+ sont cancérigènes.
Étym. gr. chrôma : couleur
[C1]