Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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fosse sublinguale l.f.

fovea sublingualis (TA)

sublingual fossa

Dépression à la face postérieure et médiale du corps de la mandibule en rapport avec la glande sublinguale.
Elle est séparée en arrière de la fosse submandibulaire par la ligne mylo-hyoïdienne.

Syn. fossette sublinguale

[A1]

Édit. 2018

fosse submandibulaire l.f.

fovea submandibularis (TA)

submandibular fossa

Dépression à la face postérieure et médiale du corps de la mandibule en rapport avec la glande submandibulaire.
Elle est séparée en avant de la fosse sublinguale par la ligne mylo-hyoïdienne.

Syn. fossette sous-maxillaire, fossette sous-mandibulaire

[A1]

Édit. 2018

fosse temporale l.f.

fossa temporalis (TA)

temporal fossa

Région de la partie latérale de la voûte crânienne limitée en haut par la ligne courbe temporale supérieure, en bas par l’arcade zygomatique, en avant par le bord postéro-supérieur de l’os malaire.
Participent à sa constitution : le temporal par son écaille, le pariétal par sa face externe au-dessous de la bosse pariétale, le sphénoïde par sa grande aile, le frontal par sa facette temporale. Leurs sutures en avant en H ou en K forment le ptérion. Elle donne insertion au muscle temporal.

[A1]

Édit. 2018

fréquence n.f.

frequency, incidence, prevalence

Phénomène périodique ou du moins répétitif, qui se mesure par le nombre de répétitions par unité de temps.
1. En médecine, l'unité usuelle de mesure des temps est la minute, sauf indication contraire.
Par ex. la fréquence du pouls s'exprime en nombre de pulsations par minute.

2. En physique, pour les phénomènes périodiques, l'unité de mesure des fréquences est le
hertz (Hz) : une période par seconde. Pour les phénomènes non sinusaux mais répétitifs, en télégraphie notamment, l'unité de mesure, un point Morse/seconde, est le baud (Bd). Le baud sert aussi à mesurer la vitesse de transmission de l'information d'un message, p. ex. une ligne téléphonique ordinaire transmet à une vitesse de l'ordre de 2 000 Bd, ce qui permet aux sons d'une fréquence du même ordre d'être intelligibles.
Pour la transmission de données informatiques il faut utiliser des vitesses bien supérieures.

3. En statistique, on distingue :

- la fréquence absolue (terme désuet), nombre de cas dans une classe ;
- la fréquence relative (appelée plus généralement «fréquence»), quotient du nombre de cas dans la classe sur le nombre total de tous les cas envisagés dans le collectif ;
- la fréquence élémentaire des éléments correspondant à un caractère donné, quotient du nombre de ces éléments psur le nombre total d'éléments ou cas considérés dans le collectif ;
- la fréquence cumulée jusqu'à une valeur donnée, quotient de tous les éléments considérés du plus petit à ceux correspondant à la valeur donnée sur le nombre total d'éléments.
- la fréquence globale, quotient du nombre de tous les éléments considérés sur le nombre total d'éléments.

4. En épidémiologie on emploie les termes de prévalence, pour désigner la fréquence globale d'un événement donné (ex. la mortalité imputable à une maladie donnée) et d'incidence pour désigner celle de l'évènement pendant un temps donné, généralement une année.

H. R. Hertz, physicien et ingénieur allemand (1857-1894); E. Baudot, ingénieur des télégraphes (1845-1903)

Étym. lat. frequens, qualifie aussi bien le rassemblement de nombreuses personnes en un même lieu que la répétition d'un évènement dans le temps.

→ baud, hertz, incidence, prévalence

[B1, E1, N1]

Édit. 2019

front en carène l.f.

carinate forehead

Front présentant sur la ligne médiane une saillie qui suit le trajet de la suture médio-frontale.
Cette anomalie caractérisait la syphilis congénitale.

[D1, Q2]

Édit. 2019

coefficient de fuite du poumon l.m.

pulmonary leakage coefficient

Rapport de la plus faible surface de section des voies aériennes supérieures au volume de l'air contenu dans les poumons au moment d'une décompression de l'air ambiant.
Avec des unités de surface et de volume cohérentes (m2/m3, par ex., dimension L-1) ce coefficient est inversement proportionnel à la taille du sujet, il vaut 0,005/m chez l'Homme adulte, il est plus grand chez l'enfant qui est plus petit.
Lors d'une décompression explosive en avion, la constante de temps(t), avec laquelle se fait la chute de pression dans la cabine, est proportionnelle à la surface, S, de l'ouverture par laquelle l'air s'échappe et inversement proportionnelle au produit du volume de la cabine, V, par la célérité du son, C, à l'altitude considérée : t = V/(S.C).
Le temps «total» de décompression de la cabine (c'est-à-dire en pratique 3 t) peut être estimé en multipliant la constante de temps par un coefficient, fonction du rapport des pressions initiale et finale dans la cabine (la pression finale est celle à l'extérieur). Pour un avion de ligne volant à 12 000 m, la rupture d'un hublot se fait sur un temps «total» de l'ordre de 40 s, la décompression est rapide, mais une descente prompte de l'avion permet à la fuite pulmonaire de diminuer avec la perte d'altitude, ce qui évite la distension pulmonaire et prévient les accidents graves. Par contre une rupture de la verrière d'un avion de chasse à la même altitude se fait sur un temps de l'ordre de 0,009 s parce que la surface de la brèche est très grande et le volume de la cabine est petit : il s'agit alors d'une décompression explosive.
 

→ décompression explosive, décompression rapide en aéronautique

[K1]

Édit. 2019

fuseau paravertébral l.m.

paraspinal soft tissue mass

Sur une radiographie du thorax, déplacement latéral, localisé ou étendu de la ligne paravertébrale, uni ou bilatéral.
Cette image traduit une lésion du rachis (hématome, abcès) ou des parties molles adjacentes (tumeur, hématopoièse extramédullaire, etc.).
Le signe de l'iceberg indique si la lésion se prolonge ou non vers la région sous-diaphragmatique.

gaz du sang l.m.p.

blood gases

Mélange surtout constitué par un mélange d’oxygène (02), de dioxyde de carbone (C02) et d’azote qui, fixés et transportés par la circulation sanguine, jouent un rôle primordial dans la fonction respiratoire.
Pour leur plus grande part, ils sont présents dans le sang sous forme d’une combinaison chimique (oxyhémoglobine et bicarbonates) alors qu’une faible fraction (moins de 3%) est dissoute dans le plasma. La mesure des gaz du sang (concentration, capacité, pression partielle) constitue une étape très importante de l’étude de la fonction respiratoire.
De façon variable selon les veines, le sang veineux est plus pauvre en O2 et plus riche en CO2, mais, dans les artères, le sang a la même composition gazeuse partout, composition qui est en équilibre avec l'air alvéolaire. La PO2 de l'air ambiant diminue avec l'altitude, ce qui réduit notablement la quantité d'O2 transportée par le sang.
La connaissance de la PaO2 et de la PaCO2, très utile en réanimation, permet de distinguer les différents syndromes respiratoires et métaboliques. Malheureusement, la mesure doit se faire sur un prélèvement de sang artériel : seule la saturation oxyhémoglobinée artérielle est accessible par voie transcutanée (oxymètre de pouls).
Le tableau ci-dessous donne les valeurs normales au niveau de la mer et en altitude : à 3 000 m la PO2 de l'air ambiant est alors réduite d'un tiers. Il faut noter que l'altitude cabine des avions de ligne est limitée à 2 500m (celle du Concorde était limitée à 1500 m).
Gaz du sang en fonction de l'altitude :

AltitudePression barométriquePaO2SaO2PaCO2
mètresmm de Hgmm de Hg%mm de Hg
0760959840
1 500634739538
2 500560598937
3 000526538736

→ Davenport (diagramme de), Fenn (diagramme de)

germinome n.m.

germinoma, germ cell tumor

Tumeur rare (0,1 à 3,4% des tumeurs intracrâniennes), développée sur la ligne médiane, notamment dans la loge de la glande pinéale, près d'elle et dans la loge hypophysaire, observée principalement chez l'homme entre 15 et 25 ans.
Souvent volumineuse, mal limitée, infiltrant les structures voisines, elle apparaît lobulée, formée d'une double population de grandes cellules polygonales à gros noyau central nucléolé fréquemment en mitose et de lymphocytes T, groupés autour des vaisseaux.
Elle est habituellement incluse parmi les tumeurs germinales du fait de sa similitude histologique avec le séminome testiculaire. Son origine embryologique reste inconnue. Certaines théories évoquent à son origine une migration aberrante des cellules germinales primitives. Elle est souvent source de métastases.
Cliniquement, elle se révèle par des signes d'hypertension intracrânienne et/ou des paralysies oculomotrices, voire une pseudopuberté précoce chez l'enfant. Une ponction ou biopsie en conditions stéréotaxiques va permettre le diagnostic histologique en s'aidant de marqueurs tels que les phosphatases alcalines placentaires.
Les traitements radiothérapiques, associés ou non à la chimiothérapie, sont très efficaces. Une surveillance au long cours est cependant d'autant plus nécessaire que des localisations secondaires par propagation dans le liquide céphalorachidien peuvent survenir.

gland du pénis l.m.

glans penis (TA)

glans penis

Renflement conoïde constituant la partie antérieure de la verge.
Il est recouvert d’une muqueuse lisse. A son sommet s’ouvre le méat urinaire. Sa base ou couronne du gland est en relief sur le corps de la verge dont la sépare le col du gland (sillon balano-préputial. La partie inférieure du col du gland se prolonge sous le méat urinaire par deux gouttières séparées sur la ligne médiane par le frein du prépuce. Le gland est constitué par la gaine spongieuse péri-uréthrale, elle-même entourée par la gaine fibreuse péri-uréthrale formée de la lame sus-uréthrale en haut et de la lame sous-uréthrale latéralement et en bas. Avant de s’engager dans la gaine fibreuse, la partie inférieure de la gaine spongieuse se continue de chaque côté par la couronne de tissu érectile du gland.

Syn. anc. gland de la verge

glandes palatines l.f.p.

glandulae palatinae (TA)

palatine glands

Petites glandes salivaires formées par deux amas situés au niveau du palais, de chaque côté de la ligne médiane, entre la muqueuse palatine et le périoste sus-jacent.

gliome (classifications de l'OMS) l.f.

Astrocytome pilocytique curable par chirurgie
- Grade II Tumeurs oligodendrogliales
Oligoastrocytomes deux types de cellules : astrocytes et oligodendrogiales
Oligodendrogliomes, infiltrante bien différentiée
Astrocytomes diffus, tumeur de l’adulte jeune, évolution lente vers Astrocytomes anaplasiques puis Glioblastome multiforme
- Grade III Gliomes malins
Oligodendrogliomes anaplasiques
Oligoastrocytomes anaplasiques
Astrocytomes anaplasiques, anaplasie focale ou diffuse
- Grade IV
Glioblastome multiforme (néo vascularisation, nécrose, évolution rapidement péjorative).
La classification 2016 de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) est une avancée conceptuelle et pratique sur la précédente de 2007.
Pour la première fois, la classification de l'OMS pour les tumeurs de cerveau intègre des paramètres moléculaires en plus des paramètres histologiques de la classification précédente pour définir de nombreuses entités tumorales. Ce nouveau concept pour le diagnostic des tumeurs cérébrales devrait permettre de mieux structurer les analyses à notre époque moléculaire. Il effectue une restructuration majeure des gliomes diffus, du médulloblastome et autres tumeurs embryonnaires, et incorpore de nouvelles entités qui seront définies par l’histologie et les caractéristiques moléculaires, y compris le glioblastome, le glioblastome avec IDH (isocitrate déshydrogénase, enzyme oxydo-réductase présente dans les cellules humaines) de type sauvage, le glioblastome avec IDH muté, les gliomes de la ligne médiane diffus, les gliomes pédiatriques avec mutation de l'histone H3 K27M (les mutations sur les histones H3F3A et HIST1H3B K27M définissent deux sous-groupes de gliome du tronc cérébral avec des pronostics différents ; les gliomes du tronc cérébral, DIPG, avec mutation K27M sur l’histone H3.3 (H3F3A) ne répondent pas aussi bien à la radiothérapie, récidivent ou métastasent que celles avec mutation sur H3.1) , les épendynomes avec fusion RELA, le médulloblastome avec WNT-Activé et le médulloblastome avec SHH-Activé, les tumeurs embryonnaire avec plusieurs facettes, arrangements C19MC.
Les mutations sur le gène IDH1 sur le bras long du chromosome 2, 2q32-qter en position 132 sont fréquentes dans les gliomes et ces mutations semblent être liées au grade de la tumeur; elles sont statistiquement un facteur de bon pronostic :
- oligodendrogliomes de bas grade avec délétion 1p et 19q : 90% de mutations ;
- gliomes de bas grade : 70% ;
- gliomes anaplasiques de grade III : 50% ;
- gliomes de grade IV (glioblastome) : 6% ;
- gliomes malins avec amplification du facteur de croissance épidermique EGF ; 1%.
La classification 2016 a ajouté des néoplasmes reconnus récemment, et a effacé quelques néoplasmes qui ne sont plus diagnostiqués et/ou pertinents biologiquement. Les autres changements notables incluent l'addition de l'invasion au cerveau en critère pour le méningiome atypique et l'introduction d'une analyse particulière de tissus combinée pour l'hémangiopéricytome.

[A2,A3,H1,H2]

glomus coccygien l.m.

glomus coccygeum (TA)

coccygeal body

Paraganglion accessoire situé sur la ligne médiane, en avant de l’extrémité  inférieure du coccyx.

H. von Luschka, anatomiste allemand (1820-1875)

Syn. anc. glande coccygienne, ganglion de Luschka

golfe temporal l.m.

Zone anatomique du cuir chevelu glabre, située, à droite ou à gauche, en arrière du front entre les régions frontale et temporale droite ou gauche.
Après la puberté, un recul physiologique de la ligne frontale d'implantation des cheveux détermine l'apparition normale des golfes temporaux chez 96% des garçons. Leur développement est ensuite un des symptômes les plus précoces de l'alopécie androgénogénétique masculine.

Syn. golfe frontotemporal

gonioscopie n.f.

gonioscopy

Examen de l'angle iridocornéen, de pratique routinière, permettant d'apprécier son degré d'ouverture ou de fermeture et de découvrir l'existence d'éléments anormaux : vaisseaux, néovaisseaux, pigment, squames, goniosynéchies.
On découvre d'avant en arrière faisant suite à la surface lisse de la cornée : la ligne de Schwalbe (anneau de Schwalbe) marquant la limite de l'endothélium cornéen, la bande trabéculaire (trabéculum), l'éperon scléral, la bande ciliaire, la racine de l'iris.

→ goniosynéchies, trabéculum, éperon scléral, Schwalbe (anneau de)

gradient n.m.

gradient

1) En langage scientifique, différence orientée dans l'espace entre deux points de la valeur prise par un scalaire (altitude, pression, température, potentiel électrique, champ magnétique, etc.).
Le gradient est exprimé par un vecteur porté sur la droite passant par ces deux points et sa longueur égale la différence de valeur du scalaire considéré : p. ex., le gradient d'altitude d'un point à l'autre d'une même ligne de niveau est nul, mais il est maximal si le parcours est perpendiculaire aux lignes de niveau (plus forte pente). Le gradient vectoriel est utilisé notamment en mécanique dans la composition des forces, en cardiologie dans la théorie de l'électrocardiographie, en IRM…
Le mot «gradient» est souvent employé improprement en physiologie pour désigner une simple différence non orientée : il est préférable de dire différence ou écart, p. ex. écart de température, différence de pression, etc.
Le gradient est dit linéaire si la variation qu’il représente dans une direction donnée de l’espace augmente d’une même valeur par unité de longueur dans cette direction.
En IRM, on utilise des gradients linéaires de champs magnétiques pour le codage spatial de l’image.
2) Dans le langage courant, synonyme d'écart ou différence de valeur d'une grandeur d'un point à un autre ou d'un moment à l'autre.
Ce sens trop vague est à éviter.

Étym. angl. gradient : montée, pente (du lat. gradus : pas, degré, grade)

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

grille antidiffusante l.f.

scattered-ray cleaning up grid (or grill)

En radiologie, plaque de faible épaisseur (un à quelques mm) constituée de minces lamelles de plomb séparées par des lamelles peu absorbantes et qui, placée au plus près du film, permet de réduire le voile de diffusion dû au rayonnement diffusé sans arrêter notablement le rayonnement direct.
Les lamelles de plomb, parallèles à l'axe du faisceau ou convergeant vers une ligne passant par le foyer du tube radiogène, absorbent une grande partie (50 à 90%) du rayonnement diffusé qui les atteint obliquement, tandis que le rayonnement primaire est modérément atténué.
Les grilles actuelles dérivent du volumineux dispositif inventé en 1913 par Bucky : ce "diaphragme antidiffuseur" se révéla efficace, mais sa projection marquait sur les radiographies un quadrillage gênant leur interprétation jusqu'à ce que le médecin H.E. Potter aux USA en 1916 ait l'idée de le rendre mobile pendant la prise du cliché.
Une grille moderne s'utilise soit incorporée à un mécanisme qui la mobilise appelé "potter", soit appliquée en position fixe contre une cassette ou même insérée à l'intérieur de celle-ci.

G. Bucky, médecin radiologue allemand (1913)

Syn. courant : grille

→ antidiffusion, grille à lames parallèles, grille focalisée, rayonnement secondaire

grille focalisée l.f.

focused grid

En radiologie, grille antidiffusante dont les plans des lamelles convergent vers une ligne passant par le foyer du tube radiogène.
Son rendement est supérieur à celui d'une grille à lames parallèles, mais elle doit être utilisée à une distance foyer-plaque déterminée, en général un mètre, car elle admet difficilement le décentrement du rayon directeur.

Hammacher (score cardiotocographique de) l.m.

Hammacher's score

Score établi en donnant une pondération à chacune des composantes du rythme cardiaque fœtal, les oscillations, la ligne de base, les accélérations, les décélérations, etc.

K. Hammacher, gynécologue obstétricien suisse (1968)

→ monitorage électronique fœtal

[O3]

Édit. 2015

hanche n.f.

coxa (TA)

hip

Segment proximal du membre inférieur unissant la cuisse au pelvis. Il est centré par l’articulation coxale.
La hanche est limitée en haut et en arrière par la crête iliaque, en haut et en avant par le sillon inguinal, en bas et en arrière par le sillon glutéal et, en bas et en avant, par une ligne passant par l’extrémité latérale du sillon glutéal et par le point de croisement des muscles sartorius et long adducteur. Elle comprend les régions inguinofémorale (trigone fémoral), glutéale et obturatrice.

→ trigone fémoral, région glutéale.

[A1]

Édit. 2015

Harris (ligne d'arrêt de croissance de) l.f.

Harris’ growth arrest line, Park's lines

Striation transversale dense située au niveau de la région métaphysaire, parallèle au cartilage de conjugaison, visible sur les radiographies.
Cette ligne est le témoin d'un trouble dans la croissance longitudinale de l'os par irritation, fracture ou contusion après intervention chirurgicale, etc. Elle migre avec la croissance par rapport à la physe.

H. A. Harris, anatomiste britannique (1931)

→ cartilage de conjugaison

[I1,2015]

Édit. 2015

hémi-utérus n.m.

hemi-uterus

Malformation utérine caractérisée par le développement de l'utérus en deux moitiés.
Elle résulte de l'absence de fusion des deux canaux de Müller sur la ligne médiane.

Syn. utérus didelphe

[A1,O3]

Édit. 2015

hémorroïdes n.f.

haemorrhoid

Complexe vasculaire associant à l'extrémité des branches terminales de l'artère hémorroïdale supérieure des dilatations veineuses, un shunt artérioveineux (le saignement hémorroïdaire est de type artériel) et des lacs vasculaires.
Ces complexes vasculaires, sous la muqueuse anale, réalisent des coussinets élastiques qui s'effacent lors de la défécation et participent à l'obturation du canal anal.
La maladie hémorroïdaire associe le facteur vasculaire (saignement, thrombose), le facteur inflammatoire (anite) et surtout le facteur mécanique. La procidence hémorroïdaire (extériorisation des paquets hémorroïdaires) est liée à la déficience de l'appareil de soutien et accentuée par les troubles de la défécation. Les hémorroïdes sont alors définies par leur extériorisation, partielle ou circulaire, permanente ou transitoire. C'est alors que peuvent survenir les épisodes aigus réalisant la crise hémorroïdaire.
On divise habituellement les hémorroïdes en "internes" et "externes" selon qu'elles siègent au-dessus ou au-dessous de la ligne pectinée.
Les hémorroïdes internes se traduisent, au début, par des rectorragies de sang rouge englobant les selles, quelque fois abondantes. Même si l'anuscopie suffit à faire le diagnostic, il convient toutefois de s'assurer de l'absence de lésions sus-jacentes comme une polypose ou, beaucoup plus grave, un cancer du rectum.
À un stade plus avancé, les hémorroïdes se développent et s'extériorisent. La protrusion se produit lors des efforts de défécation et le malade la réduit sans difficulté. Puis elle devient permanente et entraîne des douleurs, des écoulements muqueux et une irritation périnéale.
Les hémorroïdes externes forment de simples saillies bleuâtres molles et indolores tant que n'apparaît pas une complication très fréquente : la thrombose hémorroïdaire externe. La veine dilatée devient alors tendue, dure et très douloureuse. Si le malade est vu rapidement, l'incision et l'excision du caillot soulagent immédiatement la douleur.
Une bonne hygiène et un régime alimentaire approprié suffisent dans les cas bénins. Les hémorragies sont une bonne indication des infiltrations sclérosantes. En cas d'échec, il faut avoir recours à la chirurgie ; la disposition des veines hémorroïdaires en paquets bien individualisés facilite leur exérèse. Le traitement des prolapsus hémorroïdaires est exclusivement chirurgical.
À noter une éventualité très particulière : les plexus hémorroïdaires constituant une anastomose naturelle entre les systèmes porte et cave, les hémorroïdes font donc partie du tableau classique dbe l'hypertension portale.

Étym. gr. haïma : sang ; rhéô : je coule

→ fissure anale, hypertension portale

[L1]

Hensen (nœud primitif de) l.m.

Hensen’s primitiv node, Hensen's primitiv notch

Épaississement de la ligne primitive qui apparaît sur la face dorsale du disque embryonnaire didermique, vers le 17ème jour de la vie embryonnaire ou à la troisième semaine de la gastrulation, correspondant à la mise en place du troisième feuillet de l’embryon ou chordomésoblaste.
C’est à ce niveau que s’invagine le canal chordal par migration des cellules épiblastiques vers le pôle rostral de l’embryon.

V. Hensen, biologiste et zoologiste allemand (1863)

→ ligne primitive, disque embryonnaire didermique, disque embryonnaire tridermique, gastrulation, chordomésoblaste, canal chordal, épiblaste, pôle rostral de l'embryon, axes corporels embryonnaires (établissement des)

[A4,O6]

hernie n.f.

hernia

1) Saillie anormale de tissus faisant issue à travers des structures sous-jacentes : p. ex. une partie de tissu musculaire faisant saillie à travers une faille aponévrotique.
2) Pour la cavité abdominale, issue d'une structure intrapéritonéale (intestin, épiploon ou autre) à travers un orifice musculoaponévrotique : hernie de la ligne blanche, ischiatique, obturatrice, etc.

Étym. lat. hernia : hernie

[A1,L2]

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