Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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ouranite glandulaire l.f.

nicotinic stomatitis

Affection de la voûte palatine surtout observée chez le sujet âgé masculin, gros fumeur de pipe, se manifestant par des papules gris-blanc associées à une ponctuation rouge centrale qui correspond à l'orifice dilaté et enflammé du canal excréteur d'une glande salivaire accessoire.
Certains auteurs considèrent ces lésions comme une simple variante de leucoplasie.

Étym. gr. ouranos : voûte, palais (de la bouche)

Syn. palatite nicotinique, palatitis nicotinica

Édit. 2017

pancréas n.m.

pancreas (TA)

pancreas

Glande digestive à sécrétion externe et interne communiquant avec le duodénum par ses canaux excréteurs, le conduit pancréatique et le conduit pancréatique accessoire.
Le pancréas s’étend transversalement en avant des gros vaisseaux prévertébraux et du rein gauche depuis la partie descendante du duodénum jusqu’à la rate. Il précroise la deuxième vertèbre lombaire. Il est recouvert par le péritoine de la paroi abdominale postérieure. de forme allongée, il comporte une extrémité droite, la tête du pancréas, une partie moyenne plus étroite et allongée, le corps du pancréas, réuni à la tête par le col du pancréas, et une portion terminale gauche, mince, la queue du pancréas. Son poids est de 70 à 80 grammes.
Le pancréas exocrine est formé d’acini glandulaires faits de cellules cubiques dont la partie apicale renferme des granulations acidophiles et sécrète les enzymes du suc pancréatique (trypsine, chymotrypsine, amylase, lipase…), et un système excréteur fait de canaux intercalaires, interlobulaires et extralobulaires, aboutissant au conduit pancréatique et au conduit pancréatique accessoire qui s’ouvrent dans la partie descendante du duodénum. L’activité exocrine du pancréas est sous la dépendance d’une action nerveuse, par l’intermédiaire du nerf vague et du nerf splanchnique, et d’une action endocrinienne, sécrétine notamment.
Le pancréas endocrine est constitué par les ilots pancréatiques formés d’amas cellulaires qui, par leur aspect clair,  tranchent nettement sur le parenchyme acineux environnant. Les cellules alpha des ilots sécrètent le glucagon ; les cellules bêta sécrètent l’insuline. L’action endocrine du pancréas s’exerce par l’intermédiaire d’une sécrétion hormonale complexe, l’insuline et le glucagon, jouant un rôle essentiel dans le métabolisme des glucides.

pancréas accessoire l.m.

pancreas accessorium  (TA)

accessory pancreas

Petite glande pancréatique aberrante, située le plus souvent dans la paroi gastrique duodénale ou jéjunale.

pancréatite aigüe l.f.

acute pancreatitis

Atteinte brutale de la glande pancréatique allant de la pancréatite œdémateuse peu sévère et rapidement régressive, à la pancréatite nécrosante souvent très sévère et pouvant engager le pronostic vital dont les deux principales étiologies sont la migration de calculs biliaires et l'alcoolisme chronique.
Quand l'alcool est en cause, la pancréatite aigüe est en général une manifestation précoce d'une pancréatite chronique. Le tableau clinique est le même quelle que soit l'étiologie et associe des douleurs abdominales souvent violentes, des vomissements et des signes de choc dans les formes sévères. Le diagnostic repose sur le tableau clinique, l'élévation de la lipasémie et les données de la tomodensitométrie qui permet le bilan des lésions surtout en cas de nécrose pancréatique. Le traitement exige de contrôler le choc hypovolémique, d'inhiber la sécrétion pancréatique en suspendant l'alimentation orale, de calmer les douleurs et de pallier les éventuelles insuffisances respiratoire ou rénale. Il n'existe pas de traitement spécifique des lésions pancréatiques.

E. J. Balthazar, médecin radiologue américain (1985 et 1990)

pancréatique (nécrose)

pancréatite œdémateuse l.f.

oedematous (or interstitial) pancreatitis

Pancréatite aigüe caractérisée par une inflammation non infectée et un œdème de la glande pancréatique sans foyer de nécrose.
Son pronostic est pratiquement toujours favorable contrairement à celui de la pancréatite nécrosante.

pancréatite aigüe

pancréatite (scores de gravité) l.m.

scores for pancreatitis

Estimation chiffrée du degré de l'atteinte pancréatique dans une pancréatite aigüe.
Souvent accompagné d'épanchements, un phlegmon pancréatique forme un bloc inflammatoire au contact d'une pancréatite aigüe. Le pronostic est souvent sombre, d'où l'intérêt de disposer de scores pronostiques ou d'estimation de la gravité.
Le score de Ranson (1974) utilise 11 paramètres cotés 1 chacun. Sauf l'âge, les 5 premiers sont évalués à l'admission sur l'intensité des processus inflammatoires, les autres le sont dans les 48 premières heures et correspondent aux retentissements circulatoires, rénaux ou métaboliques. Si le score est < 2, la mortalité est quasi nulle ;
= 3, le risque commence à être sérieux ;
> 6, la mortalité est de 62 % ;
> 7, la mortalité est proche de 100%.
Version simplifiée de celui de Ranson, le score d'Imrie n'utilise que 4 paramètres, mais il est moins sensible et peu spécifique.
Le score tomodensitométrique de Ranson et Balthasar (1985) définit 5 stades lésionnels de la pancréatite selon le nombre et la localisation des collections.
A - pancréas normal ;
B - élargissement localisé ou global de la glande ;
C - effacement des bords pancréatiques (témoin d'un environnement inflammatoire) ;
D - augmentation du volume pancréatique et collection liquidienne satellite unique ;
E - présence d'au moins deux collections liquidiennes extra-pancréatiques ;
F - présence de gaz intra- ou extra-pancréatique ou infiltration massive de l'espace intrapéritonéal.
On peut aussi créditer les stades de 0 à 4 points avec une majoration de 2, 4 ou 6 points en fonction du degré d'extension de la nécrose (Balthazar, 1990).
Le signe de l'îlot graisseux (Perez, 1990) correspond à la présence de zones intra- ou extra-pancréatiques de densité intermédiaire entre graisse et liquide. Il n'est pas modifié par l'injection de produits de contraste.

C. W. Imrie, chirurgien britannique (1978) ; J. H. Ranson, chirurgien américain (1974 bis) ; E. J. Baltazar, médecin radiologue et J. H. Ranson, chirurgien américains (1985) ; E. J. Baltazar, médecin radiologue américain (1990) ; C. Pérez, médecin radiologue espagnol (1990)

Étym. gr. pan : tout ; kreas : chair, « tout en chair », parce que cet organe ressemble à de la chair)

paralysie récurrentielle l.f.

recurrent laryngeal nerve paralysis

Paralysie due à une lésion du nerf laryngé récurrent.
La corde vocale peut être paralysée en position para-médiane, entraînant une dysphonie légère, ou en abduction avec dysphonie majeure.
Au miroir laryngé, en laryngoscopie indirecte, à l’optique rigide ou en nasofibroscopie laryngée, la corde vocale est immobile. L’aryténoïde est basculé en avant, il conserve de petits mouvements liés à la contraction du muscle inter-aryténoïdien dont l’innervation est bilatérale. Avec le temps, on peut voir survenir une atrophie de la corde, dont le bord libre prend un aspect concave.
Ces paralysies peuvent avoir une origine médicale (névrite virale ou toxique), ou être en rapport avec une compression siégeant le long des trajets du nerf laryngé récurrent ou du nerf vague.
Elle peut aussi être iatrogène à la suite d’une intervention sur cette région (chirurgie de la glande thyroïde  ou des glandes parathyroïdes).
Le traitement comporte une rééducation orthophonique, associée ou non à une chirurgie de médialisation cordale par voie externe (thyroplastie) ou par voie endoscopique (graisse autologue). Le but de la chirurgie de médialisation est de permettre au patient de retrouver une voix normale et de corriger les fausses routes alimentaires

dysphonie, orthophonie, thyroplastie

paramastite n.f.

paramastitis

Inflammation développée au niveau du tissu cellulaire sous-cutané ou rétroglandulaire situé autour de la glande mammaire.

Syn. phlegmon périmammaire

parathyroïde (glande) l.f.

glandula parathyroidea (TA)

parathyroid gland

Ensemble de glandes endocrines de très petite taille, généralement au nombre de quatre, enchâssées à la partie postérieure des lobes du corps thyroïde, en double paire, chaque glande pesant environ 30 mg.
Elles sont constituées de deux types cellulaires : les cellules principales, les plus nombreuses, sécrétant la parathormone, et les cellules oxyphiles, plus volumineuses et souvent groupées en petits amas.
La parathyroïde produit l'hormone parathryroïdienne impliquée dans le maintien d'un taux constant de calcium ionisé dans les liquides interstitiels.

parathormone

parenchyme de la glande thyroïde l.m.

parenchyma glandulae thyroideae (TA)

parenchyma of thyroid gland

Tissu fonctionnel noble de la glande constitué par l’ensemble des follicules thyroïdiens.

parenchyme de la prostate l.m.

parenchyma prostatae (TA)

parenchyma of prostate

Tissu fonctionnel noble de la glande constitué par l’ensemble des glandes de la prostate.

paroi postérieure gastrique l.f.

paries posterior gastricae (TA)

posterior wall of stomac

Paroi dorsale de l’estomac.
En haut elle s’appuie directement sur le diaphragme auquel elle est étroitement unie par le ligament gastro-phonique. Au-dessous de celui-ci elle répond, par l’intermédiaire du récessus omental inférieur, au diaphragme, à la glande suprarénale gauche, au corps et à la queue du pancréas, aux vaisseaux spléniques, à la rate, au rein gauche, au mésocôlon transverse  et au côlon transverse ; ces deux derniers  séparent l’estomac de la courbure duodéno-jéjunale et des anses grêles.

paroi supérieure de l'orbite l.f.

paries superior orbitae (TA)

roof of orbit

Toit de l’orbite formé en avant par la face orbitaire de la partie orbitaire de l’os frontal et en arrière par la petite aile de l’os sphénoïde.
En avant et en dehors cette paroi est excavée par la fosse de la glande lacrymale, et, en avant et en dedans par la fossette trochléaire avec l’épine trochléaire ; en arrière la suture fronto-sphénoïdale réunit l’os frontal et la petite aile du sphénoïde. Cette paroi est mince et répond à l’étage antérieur de la base du crâne. Elle est souvent creusée dans sa partie antéro-médiale par la portion orbitaire du sinus frontal.

Syn. anc. toit de l’orbite, voûte orbitaire

parotidectomie n.f.

Ablation partielle ou totale de la glande parotide

La parotidectomie peut être réglée, comportant une résection avec repérage et dissection des branches du nerf facial. Elle est soit superficielle ou exofaciale (ablation du lobe superficiel exofacial), soit totale (ablation des lobes superficiel et profond). Elle peut être radicale (ablation de la glande sans conservation du nerf facial) et enfin élargie avec sacrifice des structures voisines : os, téguments, muscles.

Étym. gr. para : à côté de ; ous, ôtos : oreille

parotidite n.f.

parotitis

Inflammation ou infection de la glande parotide, se manifestant par une augmentation douloureuse de son volume.

parotidite chronique de l'adulte l.f.

chronic parotitis.
Parotidite consécutive à des affections parotidiennes diverses.
L’évolution, lente, se fait par poussées douloureuses accompagnant un gonflement local, vers la sclérose de la glande. Elle est souvent rebelle aux traitements antibiotiques.

parotidotomie n.f.

parotidotomy

Incision du tissu parotidien au cours de l’exploration chirurgicale de cette glande.

Étym. gr. tomein : couper

partie cervicale de la trachée l.f.

pars cervicalis tracheae, pars colli tracheae (TA)

cervical part of trachea

Segment de la trachée qui fait suite au larynx et dont la limite inférieure est marquée par un plan horizontal passant par l’incisure jugulaire du sternum.
Sa face antérieure est en rapport avec l’isthme du corps thyroïde, l’artère et les veines thyroïdiennes inférieures contenues dans un dédoublement du fascia thyro-péricardique, le thymus ou son vestige cellulo-graisseux, les muscles sous-hyoïdiens, la lame moyenne du fascia cervical, l’espace supra-sternal, la lame superficielle du fascia cervical et la peau. Sa face postérieure est en rapport avec l’œsophage auquel l’unit un tissu cellulaire lâche contenant des faisceaux musculo-élastiques dits muscles trachéo-œsophagiens. Chacun de ses bords latéraux répond au lobe latéral de la glande thyroïde, au paquet vasculo-nerveux du cou, à l’artère thyroïdienne inférieure, au nerf laryngé récurrent et aux nœuds lymphatiques récurrentiels.

Syn. anc. trachée cervicale

peroxydase n.f.

peroxidase

Enzyme catalysant l'oxydation d'un substrat par un peroxyde.
On connaît plusieurs types de peroxydases : des enzymes héminiques, comme la myéloperoxydase ou verdoperoxydase des leucocytes et macrophages issus de la moelle osseuse, la lactoperoxydase du lait, la peroxydase du raifort, et même l'hémoglobine qui possède une faible activité peroxydasique fortement augmentée par son association avec l'haptoglobine ; des sélénoenzymes, comme la glutathion-peroxydase qui joue un grand rôle dans la protection des cellules contre les peroxydes, ou encore une iodure-peroxydase qui oxyde les ions iodure en iode dans la glande thyroïde.

phéochromocytome n.m.

pheochromocytoma, phaeochromocytoma

Tumeur développée à partir des dérivés de la crête neurale et intéressant le plus souvent (90%) la glande médullosurrénale qui, sécrétant des catécholamines, est cause d’hypertension artérielle, chirurgicalement curable.
L'hypertension artérielle permanente ou paroxystique, peut provoquer des accidents vasculaires sévères. Le siège des phéochromocytomes est dans la plupart des cas surrénalien, parfois bilatéral, mais plus de 10% de ceux-ci sont extrasurrénaliens, sur le trajet de la crête neurale (paragangliomes chromaffines). Les tumeurs peuvent être multiples. La tumeur, qui peut peser de quelques grammes à plusieurs kilos, a une coloration brunâtre et peut être hémorragique et nécrosée. Les cellules tumorales médullosurrénaliennes ont un abondant cytoplasme basophile, riche en granules de sécrétion renfermant des catécholamines responsables de la chromaffinité. Le diagnostic en est biologique et radiologique.
Le traitement est chirurgical, avec des précautions préopératoires et anesthésiologiques particulières visant à bloquer les récepteurs-α-adrénergiques.
Le phéochromocytome est une tumeur bénigne, mais il existe quelques formes malignes que l'anatomopathologiste peine à identifier. Elles sont révélées par l'évolution ultérieure métastatique.
Rarement le phéochromocytome fait partie d'une maladie familiale (syndrome tumoral endocrinien multiple de type 2), de transmission autosomique dominante, ou d'un syndrome pluriglandulaire comprenant carcinome médullaire de la thyroïde, hyperthyroïdie, syndrome de Cushing, neurofibromatose de Recklinghausen.

Étym. gr. phaios : brun ; chrôma : couleur ; kutos : cellule

hypertension artérielle, surrénalectomie

phlébographie supra-rénale l.f.

suprarenal phlebography, suprarenal venography

Examen radiographique des veines supra-rénales (surrénales) après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Autrefois considérée comme une méthode précise de diagnostic des lésions de faible volume de la glande supra-rénale, la phlébographie était réalisée le plus souvent par cathétérisme sélectif successif des deux veines supra-rénales selon la méthode de Seldinger. Le cathétérisme pouvait être suivi d'un prélèvement de sang destiné à des dosages hormonaux.
Cette technique n'est plus utilisée.

pinéalome n.m.

pinealoma

Classiquement, tumeurs rares développées à partir des cellules de la glande pinéale proprement dite.
Plus ou moins bien limité, constitué de lobules de petites cellules à prolongements renflés en "club de golf", le pinéalome présente des aspects en rosettes, où les cellules sont disposées autour de zones centrales faites d'un matériel fibrillaire, et en pseudorosettes périvasculaires nombreuses. L'ensemble correspond à un pinéalocytome, ou pinéocytome, avec différenciation neuronale, observé à tout âge dans les deux sexes. Plus fréquent chez l'enfant dans les deux sexes, le pinéaloblastome est infiltrant et dissémine par voie liquidienne. Il est constitué de cellules peu différenciées. Afin de distinguer ces deux types de tumeurs, la biopsie est indispensable, pourtant d'abord difficile.
Le pinéalocytome comporte des zones kystiques et des microcalcifications sur l'imagerie. Son évolution est favorable après résection, en règle sans radiothérapie associée. Le pinéaloblastome a le même mauvais pronostic que les tumeurs primitives neuroectodermiques.

piqûre de cône l.f.

conus sting

Envenimation résultant de la piqûre par un cône, mollusque univalve de la famille des Conidæ.
Les vivent principalement dans les eaux peu profondes des côtes tropicales des océans Indo-Pacifique et Atlantique. Ils sont très recherchés pour leurs belles couleurs et les dessins variés de leur coquille en forme de cône. Ils sont carnivores et possèdent une dent venimeuse creuse reliée à l'orifice du conduit de la glande venimeuse pharyngée et qu'ils plantent dans la chair de leurs proies pour lui injecter un venin comprenant des toxines dont plusieurs sont paralysantes. Très douloureuses, les piqûres de cônes, surtout des espèces de grande taille généralement piscivores, peuvent être mortelles pour l'homme, surtout pour l'enfant.
Il existe un peu plus de 600 espèces de Conidæ, qu'on classe en piscivores, malacophages et vermivores, selon la nature de leur proies. Les piscivores sont les plus dangereux car leur venin, surtout celui du Conus geographus, est actif sur les vertébrés. Mais d'autres espèces peuvent aussi être dangereuses, voire mortelles, comme Conus textile (malacophage), C. marmoreus, C. litteratus, C. magus, C. striatus, C. omaria, C. aulicus.
Les venins des cônes comprennent un mélange de conotoxines (une centaine pour chaque espèce) qui ont des actions et des sites spécifiques différents.
En général les piqûres des Conidæ produisent une vive douleur et des réactions inflammatoires locales. Dans les formes graves, comme celles consécutives à la piqure du Conus geographus, il se produit d'abord une paralysie spastique par tétanisation des muscles, puis, quarante minutes à cinq heures après la piqûre, une paralysie flasque, avec diplopie et troubles de l'élocution, comparable à une curarisation : elles peuvent entraîner la mort par asphyxie (paralysie du diaphragme) d'où l'importance de la mise en œuvre d'une ventilation assistée. Il n'existe aucun antidote spécifique ; glucocorticoïdes et anti-histaminiques sont sans effet.

conotoxine, envenimation

[D2]

Édit. 2015

piqûre de scorpion l.f.

scorpion sting, scorpion envenomation

La piqûre par un scorpion peut être accompagnée d’injection de venin, entraînant alors une envenimation scorpionique.
Les scorpions sont des Arachnides actifs la nuit, surtout nombreux dans les régions chaudes et sèches. Leur queue est pourvue d’un aiguillon relié à une glande à venin. La piqûre ne s’accompagne pas toujours d’une injection de venin.
On connaît quelque 1.500 espèces de scorpions, toutes venimeuses. Les espèces les plus dangereuses, potentiellement mortelles, appartiennent surtout à la famille des Buthidés : Androctonus mauretanicus, A. australis, Buthus occitanus, Leiurus quinquestriatus, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, B. occitanus, L. quinquestriatus, Hottentota sp. ou Parabutus sp. en Afrique sub-saharienne ; en Amérique, il s’agit surtout d’espèces des genres Centruroides ou Tityus. En France, les quelques espèces de scorpions présentes (dont B. occitanus) ne sont pas considérées comme dangereuses.
La composition du venin varie selon les espèces : il contient surtout des neurotoxines (polypeptides inhibiteurs de canaux ioniques). L’envenimation scorpionique se manifeste par une douleur vive, des signes inflammatoires locaux (œdème parfois suivi d’escarre), des signes généraux (nausées, vertiges, frissons,), des troubles respiratoires (œdème, dyspnée, cyanose), cardiovasculaires (troubles du rythme, hypotension, collapsus, choc), neurologiques (paresthésies, convulsions, spasme de la glotte, parfois atteinte de la conscience). Dans les cas les plus graves, l’évolution peut se faire vers un coma et parfois la mort. Les piqûres sont généralement plus graves chez l’enfant.
L’incidence annuelle des envenimations scorpioniques est très variable suivant les régions : elle peut atteindre 2.000 piqûres p. 100.000 habitants au Mexique. Au total, l’incidence globale serait de l’ordre de 1,2 à 1,5 millions de piqûres, avec 3.000 à 3.500 décès.
Le recours au sérum antivenimeux, lorsqu’il existe, doit toujours être associé au traitement symptomatique (traitement de l’œdème aigu pulmonaire ou du choc cardiogénique notamment).

envenimation, venin, sérum antivenimeux

Pitanguy (opération de) l.f.

Pitanguy’s operation

Méthode consistant en une résection de la partie inférieure de la glande mammaire et de son revêtement cutané, proposée dans le traitement de l'hyperplasie ou de la ptose mammaire, modifiant ainsi la technique de Strombeck.

I. Pitanguy, chirurgien plasticien brésilien (1961)

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