biopsie liquide l.f.
liquid biopsy
Prélèvement et analyse d’un échantillon de plasma portant sur l’ADN circulant sans cellule, appelé cell-free DNA (cf DNA) afin de détecter des mutations somatiques traduisant la présence d’un cancer ou chez la femme enceinte l’existence de mutations dans l’ADN fœtal.
Chez les personnes saines, le cf DNA non tumoral est trouvé dans le plasma à taux faible (10 à 15 ng/ml).
Chez les patients atteints d’un cancer, le cf DNA est libéré des cellules tumorales est appelé ct DNA pour DNA circulant tumoral ; il constitue seulement une partie du cf DNA. La fraction du ct DNA parmi le cf DNA chez les patients ayant un cancer varie beaucoup, de 0,1 à plus de 90 %. L’analyse d’autres fluides biologiques que le sang est également possible (liquide cérébrospinal, salive, fluide pleural, péritonéal, selles et urines). Les applications en cancérologie sont prometteuses. L’analyse du cf DNA du plasma, pratique mini invasive, évite les risques et complications potentielles des biopsies tumorales. La présence de mutations somatiques dans l’ADN circulant est un test hautement spécifique de la présence d’un cancer. Déterminer le profil moléculaire pour la sélection du traitement est devenu essentiel. La concordance entre les résultats des biopsies standard et des biopsies liquides doit être bonne. Les biopsies liquides ont l’avantage de pouvoir être répétées, soit lorsque le matériel obtenu par les biopsies standard n’est pas suffisant, soit pour adapter le traitement lorsqu’après une ou plusieurs lignes de chimiothérapie, une résistance acquise survient. Le plus souvent, les résistances acquises proviennent de clones, qui préexistaient et qui émergent du fait de la pression de sélection du traitement. Ces clones résistants peuvent coexister dans la même lésion ou dans des sites métastatiques distincts. La biopsie standard, contrairement à la biopsie liquide, sous-estime de façon majeure cette hétérogénéité. La recherche de ct DNA est utile pour évaluer la réponse thérapeutique au traitement. En effet, la demi-vie du cf DNA est très courte, approximativement une heure ; la persistance de mutations tumorales dans le cf DNA en post opératoire doit faire craindre une maladie résiduelle, qui peut ultérieurement conduire à une rechute tumorale. Une augmentation des taux de ct DNA peut précéder la progression de l’imagerie de plusieurs semaines ou mois. Par rapport aux marqueurs tumoraux antigène carcinoembryonnaire, antigène CA 125, par exemple, dont la demi-vie est longue et la spécificité et la sensibilité médiocres, le suivi des altérations des clones tumoraux est supérieur. La rareté des cellules portant un ADN muté dans des cancers débutants rend cette recherche peu utilisable dans le dépistage. En outre, elle ne permet pas l’identification de l’organe atteint.
Dans le cas du diagnostic prénatal, la technique permet de détecter la présence chez le fœtus d’une mutation connue dans la famille et de posséder ainsi les éléments d’un conseil génétique aux parents.
→ ADN, diagnostic génétique, diagnostic génétique préconceptionnel, diagnostic génétique prénatal, CA 125
[A4, F2, Q1]
Édit. 2019
biopsie optique l. f.
optical biopsy
Technique permettant d’observer en microscopie (au sens propre du terme) au cours d’une endoscopie ou d’une coelioscopie des lésions suspectes grâce à l’ajout d’images induites par fluorescence ou des images construites par des procédés optiques : la microscopie confocale, la microscopie biphotonique et l’OCT (Optical Cohérence Tomography).
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ microscopie biphotonique, microscopie confocale, OCT, biopsie
Édit. 2017
biopsie pleurale l.f.
pleural biopsy
Technique consistant à retirer, sur le sujet vivant, un fragment de plèvre pariétale, afin de le soumettre à l'examen au microscope.
L'étude des fragments histologiques recueillis par ponction-biopsie à l'aiguille ou mieux sous pleuroscopie, permettant de diriger le prélèvement sur les régions manifestement malades, comporte un rendement diagnostic supérieur à celui du cytodiagnostic du liquide pleural, et permet souvent d'affirmer le diagnostic de tuberculose pleurale ou celui de carcinome primitif ou secondaire de la plèvre.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
biopsie pulmonaire l.f.
pulmonary biopsy
Technique de prélèvement destinée à obtenir des fragments de tissu pulmonaire pour examen histologique microscopique.
Plusieurs méthodes de prélèvement pulmonaire existent. Le parenchyme peut être atteint par voie percutanée transthoracique au moyen d'aiguilles à ponction-biopsie habituellement guidées sous écran (TDM ou amplificateur de brillance). La biopsie est aussi possible par voie endobronchique à l'aide d'une pince bloquée au fond d'une petite bronche qui réalise un prélèvement distal contenant quelques alvéoles sous le revêtement bronchique. Enfin le prélèvement peut se faire par thoracoscopie.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
biopsie rénale l.f
renal biopsy, kidney biopsy
Technique de prélèvement destinée à obtenir des fragments de tissu rénal pour examens histologiques complétés par la localisation et l’identification des protéines par immunofluorescence et de l’ARN messagers par hybridation in situ.
Habituellement la biopsie rénale est percutanée et réalisée sous anesthésie locale. Elle est le plus souvent non focalisée, les maladies recherchées atteignant l’ensemble du tissu rénal. Elle peut être aussi guidée et effectuée par l’ échographie en temps réel, ce qui est nécessaire s’il s’agit de cibler une tumeur rénale, mais est aussi, dans le cas d’une néphropathie pour mieux localiser le rein. La biopsie peut également se faire par voie transjugulaire, ce qui permet des prélèvements multiples (foie et rein) et de contourner la contre-indication de la voie percutanée pour risque hémorragique.
L’examen de routine du tissu rénal inclut l’examen histologique en microscopie optique, la recherche par immunofluorescence d’IgG, IgM, IgA, C 3, C1q, albumine, fibrine et chaînes légères d’Ig kappa et lambda (myélome multiple). Les transcrits peuvent être mis en évidence par hybridation in situ des mARN avec une sonde marquée d’ADNc. L’examen en microscopie électronique est effectué plus rarement qu’autrefois, les renseignements recherchés étant souvent obtenus par les techniques énumérées ci-dessus.
Les complications de la biopsie rénale sont rares. Il s’agit d’hématurie ou d’hématome périrénal.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
biotechnologie n.f.
biotechnology
1) Ensemble des méthodes et des techniques faisant appel à l'activité d'organismes vivants pour la transformation de matières premières et la production à moindre coût de molécules organiques difficiles ou impossibles à obtenir par d'autres procédés.
Les fabrications traditionnelles du vin, de la bière et du pain sont des exemples de biotechnologies.
2) Par extension, ensemble des méthodes et techniques appliquées, en milieu artificiel, à des organismes vivants pour modifier leur génotype, leur reproduction, leur biosynthèse éventuelle, etc.
La culture in vitro de cellules ou d'organes, les haplométhodes (technique qui permet d'obtenir un haploïde ou qui fait appel à l'haploïdie). L'élimination de virus par culture de tissus végétaux embryonnaires, les transformations génétiques d'espèces vivantes procaryotes ou eucaryotes, etc., constituent des biotechnologies.
Édit. 2017
bipartition vésicale l.f.
bisection of the bladder
Procédé de plastie vésicale par grande section médiane du dôme vésical destiné à obtenir une élévation de la paroi vésicale latérale permettant une anastomose urétérovésicale.
Cette technique est employée pour anastomoser un uretère trop court à la vessie, sans avoir recours à une plastie de remplacement.
→ urétéroplastie de remplacement
Édit. 2017
bite-wing (cliché) l.angl.
Petit film dentaire positionné en arrière des dents examinées par un aileron perpendiculaire au film.
Le sujet serre cet aileron entre les dents pour maintenir l'ensemble.
L'image obtenue permet de visualiser les couronnes et les collets des dents, en position d'occlusion, ainsi que les rebords alvéolaires correspondants ; ce film est fréquemment employé avec la technique long cône. Actuellement, le terme désigne la même incidence obtenue sur un film dentaire standard, mais maintenu en bouche par un support approprié.
Étym. angl. bite : mordre ;wing :
Syn. cliché rétrocoronaire, radiographie dentaire interproximale (peu usité)
Édit. 2017
blindage n.m.
shielding
Dispositif destiné à arrêter ou à minimiser les effets d'un phénomène physique.
- Imagerie X et radiodiothérapie.
Contre les photons X et gamma on utilise des écrans en matériaux denses de numéro atomique élevé (plomb, béton baryté, etc…) et contre les neutrons, du béton contenant du bore. Ces dispositifs jouent un rôle essentiel dans la radioprotection des patients et du personnel. Ils protègent également les appareils de mesure des rayonnements indésirables qui pourraient les atteindre et s'ajouter au phénomène à observer.
- Ondes électromagnétiques et de radiofréquence.
Pour diminuer les nuisances des installations d’IRM, les puissants champs magnétiques qu’implique cette technique peuvent être contenus par des matériaux ferromagnétiques (blindage passif) ou par des contre-champs magnétiques (blindage actif). Les imageurs IRM sont placés dans une cage de Faraday pour empêcher les interférences entre les ondes de radiofréquence nécessaires à cette imagerie et les ondes de radiofréquence extérieures (bande FM), source d’artéfacts.
Edit. 2018
Étym. : all. blenden: aveugler
→ Faraday (cage de), blindage magnétique
[B1,B2,B3]
bloc anesthésique de nerf ou de plexus l.m.
nerve or plexus block
Technique d'anesthésie régionale par injection d'un anesthésique local au contact des gaines d'un nerf, d'un tronc ou d'un plexus nerveux.
→ brachial (bloc du plexus), Gasser (bloc du ganglion de)
Édit. 2017
bloc axillaire l.m.
axillary block
Technique d'anesthésie locorégionale du plexus brachial assurant l'anesthésie de ses principaux nerfs terminaux (radial, médian, ulnaire (cubital), musculocutané).
La ponction permettant l'injection de la solution anesthésique est faite, soit au niveau du creux axillaire, soit au niveau du canal huméral. La localisation des nerfs est facilitée par l'usage d'un stimulateur de nerf.
Le bloc axillaire autorise la chirurgie de la main et de l'avant-bras.
Édit. 2017
Bordet-Wassermann (réaction de) l.f.
Wassermann’s test
Réaction sérologique historique de la syphilis adaptant la technique de déviation du complément de Bordet et Gengou et utilisant un antigène cardiolipidique.
Cette réaction est aujourd'hui abandonnée car insuffisamment sensible et spécifique.
J. Bordet, membre de l'Adadémie de médecine, prix Nobel de médecine en 1919 et O. Gengou, bactériologistes belges (1901) ; A. von Wassermann, M. A. Neisser et C. Bruck, bactériologistes allemands (1906)
Abrév. BW
→ syphilis
Édit. 2017
Bosworth (arthrodèse lombosacrée de) l.f. (désuet)
Bosworth’s “H” graft
Technique d’arthrodèse vertébrale lombosacrée postérieure.
Elle utilise un greffon corticospongieux iliaque échancré en haut et en bas, puis encastré entre les épineuses de la quatrième vertèbre lombaire et de la première pièce sacrée.
Elle est habituellement complétée par l’avivement des arcs postérieurs et l’apport de copeaux osseux.
D. M. Bosworth, chirurgien orthopédiste américain (1952)
→ arthrodèse vertébrale postérieure
Édit. 2017
Braquehaye (opération de) l.f.
Braquehaye’s operation
Technique chirurgicale de traitement des fistules vésicovaginales par retournement vaginal de la zone périfistuleuse découpée en colerette.
La suture ne porte que sur du tissu vaginal.
J. Braquehaye, chirurgien français (1900)
Édit. 2017
Brittain (arthrodèse de la hanche de) l.f.
Brittain’s arthrodesis of the hip
Technique d’arthrodèse extra-articulaire de la hanche comportant un greffon tibial encastré entre l’ischion et le fémur, et une ostéotomie sous-trochantérienne.
H. A. Brittain, chirurgien britannique (1941)
Édit. 2017
bronchiolite n.f.
bronchiolitis , small-airway disease
Infection virale qui affecte essentiellement les bronchioles et les petites bronches avec hypersécrétion muqueuse et métaplasie de l'épithélium, pouvant entraîner un trouble obstructif (bronchiolite aigüe oblitérante) et/ou s'associer à une alvéolite (bronchioalvéolite, bronchiolite suppurée).
Elle s'observe surtout chez le petit nourrisson. L'inflammation entraîne une hypersécrétion et des spasmes liés à une réactivité exagérée des muscles lisses de la paroi, d'où la réduction de la lumière des petites bronches et des bronchioles, voire leur obstruction qui induisent une détresse respiratoire dont la sémiologie clinique et radiologique est principalement bronchiolaire. Il peut s'y associer des manifestations de type alvéolaire.
Les rhinovirus saisonniers en sont les principaux responsables (virus respiratoire syncytial). D'autres virus, notamment un adénovirus, peuvent entraîner une évolution vers l'asthme. Chez l'ancien prématuré, l'enfant hypotrophe ou atteint de bronchodysplasie, une bronchiolite peut menacer la vie en causant une insuffisance respiratoire aigüe avec des apnées. Le traitement consiste en réanimation ventilatoire. La composante spastique peut bénéficier des bêta-mimétiques et, après atténuation des spasmes, la kinésithérapie (technique du flux accéléré) est utile.
La restriction hydrique et les diurétiques peuvent aggraver la détresse en épaississant les sécrétions. La surinfection d'une bronchiolite justifie le recours aux antibiotiques.
→ kinésithérapie, virus respiratoire syncytial, adénovirus
Édit. 2017
bronchographie n.f.
bronchography
Radiographie de l'arbre bronchique, après opacification des bronches par un produit de contraste iodé résorbable.
Après anesthésie locale, puis mise en place d'une sonde, on n'opacifiait qu'un seul poumon à la fois, soit dans sa totalité, soit partiellement (bronchographie sélective). Les diverses incidences, destinées à dissocier les superpositions, permettaient de rechercher principalement des dilatations ou des sténoses bronchiques.
Cette technique a été progressivement remplacée par des coupes fines en scanographie rendant inutile l'opacification préalable.
Étym. gr. bronkhos : bronche ; graphein : écrire
Édit. 2017
bronchoscopie n.f.
bronchoscopy
Technique d'exploration endoscopique de la trachée et des grosses bronches.
Elle se faisait autrefois avec un bronchoscope rigide, tube métallique équipé d'un éclairage, permettant le passage de systèmes optiques, de sondes et de pinces. Elle se fait en règle maintenant au moyen d'un fibroscope bronchique souple (bronchofibroscope) équipé de fibres de verre conduisant la lumière et l'image en sens inverse, et d'un ou de plusieurs canaux par lesquels sont menées les différentes opérations permises par cet examen. Elle peut être à visée diagnostique (aspirations, lavages, brossages, biopsies, ponctions à l'aiguille) ou thérapeutique. Ses indications sont multiples tant en pathologie tumorale qu'en pathologie infectieuse ou autre.
La plupart des examens sont réalisés sous anesthésie locale, mais une anesthésie générale est nécessaire chez l'enfant. Chez l'adulte, elle peut l'être pour certains gestes ou certains patients pusillanimes
G. Killian, oto-rhino-laryngologiste allemand qui fut le premier à extraire un corps étranger de la bronche principale droite. (1897)
Syn. endoscopie bronchique
Édit. 2017
Brown (opération de) l.f.
Brown procedure
Technique de reconstruction du tibia dans les aplasies congénitales par transposition de la fibula vascularisé entre la partie distale du fémur ou la partie proximale du tibia, si elle existe, et l’astragale.
La jambe comporte ainsi un os porteur unique et la fibula tibialisée s’épaissit. La fonction est liée à l’existence ou non d’une articulation du genou, de sa qualité, et de l’évolution en cours de croissance. Le pied, toujours dystrophique dans ces cas, doit être placé en position de fonction.
F. W. Brown, chirurgien orthopédiste américain (1965)
Édit. 2017
Bunnell (technique de) l.f.
Procédés chirurgicaux.
1) Bunnell’s pullout wire technique
Procédé de fixation d’un tendon à l’os à l’aide d’une suture amovible nouée sous tension sur un bouton placé sur la peau.
Par exemple, pour la fixation d’un tendon fléchisseur sur la phalange distale, celle-ci est perforée par une broche et les deux chefs d’amarrage du tendon sont passés à travers la phalange et la peau et sont noués sur le bouton. Après consolidation, l’ablation du fil est faite très simplement en tirant sur un des chefs
2)- Bunnell’s stitch end-to-end
Procédé de suture en bout à bout d’un tendon sectionné par un fil passé en X dans chacune des deux extrémités, les deux chefs du fil passent par la surface de section du tendon.
S. Bunnell, chirurgien américain (1948 et 1950)
Édit. 2017
butyrophénone n.f.
butyrophenone
Dérivé fluoré des phénothiazines ayant des propriétés neuroleptiques.
Les butyrophénones induisent une dépression du système nerveux central caractérisée par un état d’indifférence et une catalepsie, elles ont en outre un effet antiémétique. Elles agissent surtout comme antagonistes des récepteurs dopaminergiques centraux.
Elles ont été utilisées pour la neuroleptanesthésie (Mundeleer et De Castro), technique, actuellement abandonnée, d’anesthésie générale ou de sédation, réalisée par association d’un morphinique et d’un neuroleptique. Le dropéridol, dérivé de l’halopéridol, est la seule butyrophénone actuellement utilisée en anesthésie. On l'emploie comme anti-émétique et comme sédatif dans les états aigus d’agitation.
G. De Castro et P. Mundeleer, anesthésiologistes belges (1959)
→ neuroleptanalgésie, halopéridol
Édit. 2017
buvardage n.m.
blotting, blot
Technique utilisant une membrane absorbant, permettant le transfert par contact de molécules d'acides nucléiques ou de protéines d'un gel d'électrophorèse à une membrane où elles se fixent.
Les molécules d'acide nucléique peuvent ensuite être soumises à l'hybridation avec une sonde et les molécules de protéines à la reconnaissance par un anticorps.
Selon la nature des molécules utilisées, on distingue les buvardages de « Southern » pour l'ADN, de « Northern » pour l'ARN, et de « Western » pour les protéines. Quand le transfert a eu lieu à l'aide de l'électrophorèse, on parle d'électrobuvardage.
Édit. 2017
CA 15-3 sigle angl. pour Cancer Antigen 15-3
Glycoprotéine de haut poids moléculaire localisée dans les alvéoles des glandes mammaires et présente sous forme d'antigène circulant, dosable dans le sérum par technique immuno-enzymatique ou par électro-chimio-luminescence.
Le CA 15-3 est très utilisé pour le suivi des cancers du sein. Il est, par contre, très peu sensible et n’est donc pas utilisé pour le diagnostic. Il est, de plus, peu spécifique et son augmentation a pu être observée dans d’autres types de cancers (ovaire, pancréas, estomac et poumon) et dans des pathologies non tumorales (par exemple cirrhose hépatique, hépatite chronique active, hypothyroïdie, sarcoïdose, anémie mégaloblastique). La limite supérieure de la concentration chez le sujet normal se situe à 30 U/ml.
[C1,F2]
cæco-cystoplastie n.f.
caeco cystoplasty
Variété technique d'entéroplastie urinaire remplaçant la vessie.
→ entérocystoplastie, entéroplastie urinaire
[M2]
caisson hyperbare l.f.
hyperbaric chamber
Caisson permettant d'amener un sujet à une pression supérieure à la pression atmosphérique.
Ces caissons sont en général utilisés pour la recompression lors des accidents de plongée, pour les traitements par l'oxygène hyperbare ou pour l'entraînement des plongeurs.
Comme la quantité des gaz dissous dans le sang, notamment l'O2, augmente avec la pression, ce qui facilite le transport de l'O2, de grands caissons ont été équipés en salle d'opération pour la chirurgie cardiaque (cette technique est actuellement abandonnée).
[G2]