membrane intercostale externe l.f.
membrana intercostalis externa (TA)
external intercostal membrane
Portion postérieure, fibreuse et résistante de la nappe celluleuse qui double profondément le muscle intercostal externe.
Elle s’étend depuis l’extrémité postérieure de l’espace intercostal jusqu’au bord postérieur du muscle intercostal moyen sur la ligne axillaire moyenne. Elle se dédouble le long de son bord supérieur pour limiter avec le sillon de la côte sus-jacente un canal ostéo-fibreux où chemine le paquet vasculo-nerveux intercostal.
L. Sauvé, chirurgien et anatomiste français (1881-1960) ; J. Tinel, médecin français (1879-1952)
Syn. anc. membrane intercostale externe postérieure de Sauvé et Tinel
membrane obturatrice l.f.
membrana obturatoria (TA)
obturator membrane
Lame fibreuse qui ferme presque complètement le foramen obturé.
Simple sur la majeure partie de son étendue (membrane obturatrice interne), elle se dédouble à sa partie supérieure pour former les deux bandelettes sous-pubiennes antérieure et postérieure. Elle limite ainsi avec le sillon obturateur le canal obturateur. Les deux faces de la membrane donnent insertion aux muscles obturateurs externe et interne.
membrane tympanique l.f.
membrana tympanica (TA)
tympanic membrane
Membrane fibreuse et élastique qui sépare le méat acoustique externe de la caisse du tympan.
Elle est constituée par une couche fibreuse moyenne formée d’une lamelle externe de fibres radiées et d’une lamelle interne de fibres circulaires. Entre ces deux lamelles s’inclut le manubrium du marteau qui leur donne insertion. Cette couche fibreuse s’épaissit à la périphérie en un anneau fibro-cartilagineux qui s’insère dans le sillon tympanique. La couche fibreuse fait défaut à la partie supérieure de la membrane où se situe une partie flaccide. Elle est doublée en dehors par les téguments du méat acoustique externe et en dedans par la muqueuse de la caisse du tympan. Elle est déprimée au niveau de la partie flaccide (poche de Prussak). Elle est soulevée par les plis malléolaires antérieur et postérieur (de Trölsch) dans lesquels chemine la corde du tympan. La majeure partie sous-jacente de la membrane est mise en tension et mobilisée par les mouvements de la chaîne des osselets transmis au manubrium du marteau relié à un double système de fibres : les unes radiées qui vont du manubrium à l’anneau fibre périphérique, les autres paraboliques qui dessinent deux faisceaux, antérieur et postérieur, tendus du processus latéral du marteau à l’anneau fibreux ; le processus latéral du marteau soulève une saillie de la membrane tympanique ; l’ensemble conserve à la partie tendue de la membrane tympanique une certaine rigidité.
Syn. anc. myrinx
morsure de serpent l.f.
snake bite, snake envenomation
La morsure par un serpent venimeux peut être accompagnée d’injection de venin, entraînant alors une envenimation ophidienne.
Parmi toutes les morsures reçues, la moitié environ est suivie d’envenimation. L’appareil venimeux des serpents est constitué d’une glande à venin et de dents plus ou moins spécialisées (crochets) munies d’un sillon ou d’un canalicule permettant l’évacuation et l’inoculation du venin au cours de la morsure.
Les serpents venimeux appartiennent à deux ordres : protéroglyphes (à crochets mobiles), qui comprennent les Elapidae et les Hydrophidae, et scléroglyphes (à crochets fixes), comprenant les Crotalidae et les Viperidae.
Principaux serpents venimeux :
Hydrophidae : (serpents marins, tête ovoïde et queue plate) : Hydrophis, Laticauda, …
Elapidae : (tête ovoïde, plaques céphaliques très développées) : Acanthophis, Aspidelaps, Bungarus, Desmansia, Dendroaspis, Deesnisonia, Elaps, Hemachatus, Micrurus, Naja (cobra), Notechis, Pseudechis.
Crotalidae : (tête lancéolée, avec présence d'une petite fossette, queue comportant un organe sonore : "serpents à sonnette") : Ancistrodon, Ancistrodon, Bothrops, Crotalus, Lachesis, Sistrurus, Trimesurus.
Viperidae : (tête lancéolée, sans fossette, pupille allongée verticalement et petites écailles céphaliques chez les espèces communes) (Vipera aspis, V. berus) : Atractaspis, Bitis, Causus, Cerastes, Echis, Vipera.
Les couleuvres, non-venimeuses, ont une pupille ronde et de grandes écailles céphaliques.
Répartition géographique :
Europe : Viperidae essentiellement, Hydrophidae et Ancistrodon. Les morsures de serpents exotiques sont assez courantes chez les collectionneurs (herpétologues).
Afrique du Nord et tropicale : Viperidae (Bitis, Cerastes, Echis, Vipera), Elapidae (Naja).
Afrique du Sud : Elapidae (Dendroaspis, Hemachatus).
Amérique du Nord et tropicale : Hydrophidae, Elapidae (Micrurus), Crotalidae (Ancistrodon, Crotalus).
Amérique du Sud et Centrale : Elapidae (Micrurus), Crotalidae (Ancistrodon, Bothrops, Crotalus, Lachesis).
Asie : Hydrophidae, Elapidae (Bungarus, Naja), Crotalidae (Ancistrodon, Trimesurus), Viperidae (Echis, Vipera).
Les venins des serpents sont des mélanges complexes d’enzymes (nécrosants, anticoagulants et fibrinolytiques, protéolytiques), de toxines (glycoprotéines, polypeptides) et d’ions métalliques, variables selon les espèces : selon les cas, les troubles engendrés résultent de processus neurotoxiques, d’une action dépressive de la fonction circulatoire, d’une atteinte de l’hémostase (CIVD, syndrome de défibrination, thrombolyse,…) et de nécrose tissulaire.
Les atteintes de l’hémostase résultent de troubles de la perméabilité capillaire et de l’adhésion plaquettaire ; souvent accompagnées d’œdème et de nécrose, elles se manifestent par des hémorragies et parfois par un syndrome de choc. Elles sont surtout le fait de Vipéridés d’Afrique ou du Moyen-Orient principalement (Cerastes, Bitis, Echis, Vipera, Daboia…), de Crotalidés américains ou asiatiques (Crotalus, Ancistrodon, Bothrops, Trimeresurus…), d’Elapidés australiens (Pseudonaja, Notechis, Oxyuranus, Pseudechis …) ou d’un Colubridé africain (Dispholidus typus). Ces envenimations sont généralement graves : le pronostic peut être réservé en l’absence de traitement rapide.
Les syndomes neurotoxiques résultent d’un blocage pré- ou post-synaptique de l’influx nerveux ; ils sont surtout caractérisés par l’apparition progressive de paralysies et s’accompagnent d’œdème local et d’engourdissement, de nausées et vomissements, d’hypotension. La mort peut survenir par paralysie des muscles respiratoires. Les principaux serpents responsables sont des Elapidés : mambas africains (Dendroaspis), cobras d’Afrique et d’Asie (Naja, Ophiophagus, Bungarus) ainsi que les serpents cracheurs (Sepedon, Hemachatus), Elapidés d’Australie (Acanthophis).
Surtout fréquentes dans les pays tropicaux, les envenimations ophidiennes sont souvent liées aux activités professionnelles (travaux agricoles, chasse,…). Leur nombre serait de l’ordre de 2,5 à 3 millions par an (125 000 décès). Selon les régions, les incidences annuelles des envenimations varient de 0,1 à 600 p. 100 000 habitants ; la fréquence des décès varie de 0,1 à plus de 50% des envenimations (elle dépend de l’espèce en cause et des capacités thérapeutiques locales).
En France, où les vipères sont les seuls serpents dangereux, la plupart des envenimations sont bénignes : les syndromes hémorragiques sont rares, mais il est possible d’observer, dans le Sud-Ouest et en Provence, des signes neurotoxiques discrets (ptosis, troubles de la déglutition ou de la phonation) à la suite de morsures par Vipera aspis.
Les envenimations ophidiennes graves sont des urgences médicales. Aux côtés des thérapeutiques symptomatiques de la douleur et de l’œdème, de l’hypotension, des détresses respiratoires, des syndromes hémorragiques, l’immunothérapie précoce, à l’aide d’un sérum antivenimeux, constitue, lorsque ce dernier existe, le seul traitement spécifique des envenimations ophidiennes.
→ envenimation, venin, sérum antivenimeux, vipère
mur plongeant l.m.
Chez l’embryon, formation épiblastique mince qui, après délamination, constituera le sillon gingivo-labial.
C’est de sa partie interne que nait la lame dentaire.
→ lèvres de la bouche ,lame dentaire
muscle abaisseur du sourcil l.m.
musculus depressor supercilii (TA)
depressor supercilii
Chacun des deux petits faisceaux charnus grêles, allongés sur la partie supérieure du dos du nez, de chaque côté de la ligne médiane.
Chacun d’eux s’insère en bas sur le cartilage latéral et sur la partie inféro-médiale de l’os propre du nez. Les fibres montent vers la racine du nez et s’entrecroisent avec les fibres du muscle frontal pour se terminer sur la face profonde de la peau de la région inter-sourcilière. Ce muscle contribue, en abaissant la peau du front qu’il tend en formant un sillon transversal dans l’espace inter-sourcilier, soit à exprimer les grandes douleurs, soit à donner au visage un aspect agressif. Il est innervé par un rameau de la branche temporo-faciale du nerf facial.
muscle droit fémoral l.m.
musculus rectus femoris (TA)
rectus femoris
Muscle aplati et fusiforme, partie constituante du muscle quadriceps fémoral dont il constitue l’élément le plus antérieur et médian.
Il s’insère par deux chefs : un chef direct fixé sur l’épine iliaque antérieure et supérieure ; un chef réfléchi fixé sur la partie moyenne du sillon supra-acétabulaire. Ses fibres terminales participent à la constitution du tendon du quadriceps et se terminent électivement sur la base et les bords latéraux de la patella. Il étend la jambe et fléchit la cuisse sur le bassin. Il est innervé par l’un des rameaux du nerf du quadriceps fémoral.
muscle élévateur de la lèvre supérieure et de l'aile du nez l.m.
musculus levator labii superioris alaeque nasi (TA)
levator labii superioris alaeque nasi
Muscle peaucier de la tête situé dans le sillon naso-génien, aplati, mince, plus large à sa partie inférieure qu’à sa partie supérieure.
Il s’insère sur la face externe du processus frontal du maxillaire. Ces insertions supérieures sont recouvertes par le muscle orbiculaire de l’œil. Il descend obliquement en bas et en dehors et s’étale en éventail pour s’attacher à la peau du bord postérieur de l’aile du nez et à celle de la lèvre supérieure. Il attire en haut l’aile du nez et la lèvre supérieure (expression de tristesse et de pleurs). Il est innervé par un rameau de la branche temporo-faciale du nerf facial.
Syn. anc. muscle élévateur commun de la lèvre supérieure et de l’aile du nez ; muscle releveur superficiel ; muscle élévateur superficiel ; chef angulaire du muscle quadrilatère de la lèvre supérieure.
muscle grand pectoral l.m.
musculus pectoralis major (TA)
pectoralis major
Muscle large, aplati et triangulaire, épais en dehors, mince en dedans, étendu du thorax à l'humérus, il recouvre les muscles subclavier et petit pectoral.
Il s'insère sur les deux tiers médiaux du bord antérieur de la clavicule (partie claviculaire), sur la moitié de la face antérieure du sternum et sur les cinq ou six premiers cartilages costaux (partie sterno-costale), et sur la partie antérieure de la gaine du muscle droit voisin (partie abdominale). Les faisceaux musculaires convergent en dehors en deux épaisses lames tendineuses. La lame antérieure issue de la clavicule et de la partie supérieure du sternum se fixe sur la lèvre latérale du sillon intertuberculaire (crête du grand tubercule de l’humérus). La lame tendineuse postérieure venue des autres insertions passe derrière la lame antérieure et se fixe avec elle sur la même crête. Le grand pectoral est adducteur et rotateur du bras en dedans. Lorsque le point fixe est l'humérus, il soulève le thorax et donc le corps tout entier. Il est innervé par le nerf pectoral latéral.
muscle grand rond l.m.
musculus teres major (TA)
teres major
Muscle situé dans la partie profonde de la région postérieure de l’épaule.
Il s’insère sur une surface quadrilatère de la partie inféro-médiale de la fosse infra-épineuse et sur les fascias qui le séparent du muscle petit rond et du muscle infra-épineux. Il se termine par un tendon aplati et large sur la lèvre médiale du sillon intertuberculaire de l’humérus. Son bord supérieur limite, avec le bord inférieur du muscle petit rond un espace triangulaire à base humérale qui est traversé par le chef long du muscle triceps brachial. Il porte le bras en adduction et rotation interne et il élève le moignon de l’épaule. Il est innervé par une branche du plexus brachial.
muscle intercostal externe l.m.
musculi intercostales externi (TA)
external intercostal muscle
Muscle mince situé dans chaque espace intercostal, en situation superficielle.
Il se détache de la lèvre externe du sillon du bord inférieur d’une côte, se porte obliquement en bas et en avant pour se fixer sur la lèvre externe du bord supérieur de la côte sous-jacente. Il s’arrête en avant à l’articulation chondro-sternale. Il a un rôle faible dans l’inspiration. Il est innervé par des rameaux du nerf intercostal correspondant
muscle intercostal interne l.m.
musculi intercostales interni (TA)
internal intercostal muscle
Muscle mince occupant la partie profonde de chaque espace intercostal.
Il se détache de la lèvre interne du sillon du bord inférieur d’une côte, se porte obliquement en bas et en arrière pour se fixer sur la lèvre interne du bord supérieur de la côte sous-jacente. Il joue un rôle dans l’expiration. Il est innervé par des rameaux du nerf intercostal correspondant.
muscle intercostal moyen l.m.
musculi intercostales intimi (TA)
innermost intercostal muscle
Muscle qui occupe la partie moyenne et antérieure de chaque espace intercostal.
Il se détache de la lèvre externe du sillon du bord inférieur d’une côte et se termine sur le bord supérieur de la côte et du cartilage costal sous-jacents. Il a un faible rôle dans l’expiration ; il intervient surtout dans la constitution de la paroi élastique du thorax. Il est innervé par des rameaux du nerf intercostal correspondant.
muscle latissimus du dos l.m.
m. latissimus dorsi (TA)
latissimus dorsi
Muscle, très large, aplati, qui recouvre la partie postéro-inférieure du tronc contribuant à former la paroi postérieure de l'aisselle.
Il s'insère par une lame tendineuse aux processus épineux des 6 dernières vertèbres thoraciques et des lombaires, à la face postérieure du sacrum, à la lèvre externe de la crête iliaque, enfin par des faisceaux charnus sur les 3 ou 4 dernières côtes. Les fibres les plus élevées sont horizontales, les autres d'autant plus obliques qu'elles sont plus proches de la crête iliaque. Les fibres forment une épaisse lame musculaire, recouvrant l'angle inférieur de l'omoplate. Le muscle subit une torsion telle que son bord inférieur devient supérieur et inversement. Il se termine par un tendon dans le fond du sillon intertuberculaire.
Sa contraction entraîne une adduction, une rotation interne et une rétropulsion du bras, en agissant sur l'humérus. Prenant appui sur l'humérus, il soulève le corps (action de grimper) ou seulement les côtes.
Il est innervé par le nerf thoracodorsal, branche du plexus brachial.
Son volume, les caractéristiques de son pédicule vasculonerveux en font l'élément de base des plasties pariétales régionales.
Syn. muscle grand dorsal
muscle obturateur externe l.m.
musculus obturatorius externus (TA)
obturator externus
Muscle pelvi-trochantérien aplati et rayonné qui se détache des segments antérieur, inférieur et postérieur de la face externe du foramen obturé.
Il s’insère sur la face antérieure du corps du pubis, les branches supérieure et inférieure de cet os et sur la branche de l’ischion, empiétant sur la face pelvienne de ces lames osseuses jusqu’à l’insertion de la membrane obturatrice, et sur la bandelette sous-pubienne. Ramassé en un corps musculaire puis tendineux plus étroit il passe dans le sillon subacétabulaire, croise la face postérieure de l’articulation coxo-fémoral et s’insère dans la fosse trochantérique. Il provoque la rotation externe de la cuisse. Il est innervé par un rameau du nerf obturateur.
muscle pectiné l.m.
musculus pectineus (TA)
pectineus
Muscle aplati et quadrilatère occupant la partie haute de la loge interne de la cuisse.
Il se détache du tubercule pubien, du pecten du pubis, du ligament pectiné, du bord antérieur du sillon obturateur, du ligament pubo-fémoral et du fascia qui le recouvre. Il se fixe en bas sur la ligne pectinée du fémur. Il porte la cuisse en adduction, flexion et rotation externe. Il est innervé par un rameau musculaire médial du nerf fémoral.
muscle scalène moyen l.m.
musculus scalenus medius (TA)
scalenus medius, middle scalene
Muscle de la partie profonde de la région antéro-latérale du cou.
Il s'insère sur les processus transverses de la deuxième à la septième vertèbre cervicale et se termine à la face supérieure de la première côte en arrière du scalène antérieur. Sa forme et son trajet sont comparables à ceux du scalène antérieur. Son insertion inférieure est séparée de celle du scalène antérieur par le sillon de l'artère subclavière. Entre ces deux muscles il existe un espace triangulaire à base inférieure où passent l'artère subclavière et le plexus brachial au-dessus d'elle. Il a la même action que le muscle scalène antérieur. Il est innervé par des rameaux des sixème, septième et huitième nerfs cervicaux.
Syn. anc. muscle scalène dorsal de la 1ère côte
muscles intercostaux externes l.m.p.
musculi intercostales externi (TA)
external intercostal muscles
Muscles qui s'insèrent sur le bord externe du sillon costal de la côte supérieure de l'espace intercostal. Ils se terminent sur le bord supérieur de la côte sousjacente.
Les faisceaux musculaires sont obliques en bas et en avant. Ils n'occupent pas toute l'étendue de l'espace intercostal. Ils débutent aux articulations costotransversaires et s'arrêtent au voisinage des articulations chondrocostales. L'innervation se fait par les rameaux antérieurs des nerfs thoraciques (nerfs intercostaux) comme pour tous les muscles intercostaux. L'intercostal externe est traversé à sa partie moyenne et près de son bord supérieur par le rameau perforant latéral du nerf intercostal. Ces muscles sont faiblement inspirateurs. Leur contraction pendant l'inspiration élève les côtes et élargit la cage thoracique.
muscles intercostaux intimes l.m.p.
musculi. intercostales intimi (TA)
innermost intercostal muscles
Muscles situés en dedans des intercostaux internes s'étendant de l'angle postérieur des côtes jusqu'à 6 cm du bord du sternum.
Les fibres sont obliques en bas et en arrière s'insérant sur la lèvre interne du sillon costal pour se terminer à la face interne de la côte sousjacente. Ils sont séparés des muscles intercostaux internes par le pédicule intercostal.
Ce sont des muscles expirateurs..
Syn. anc. muscles intercostaux internes
nasogénien adj.
Qui se rapporte à la région du sillon nasogénien (ex. lambeau nasogénien).
nerf accessoire l.m.
nervus accessorius (TA)
accessory nerve
Nerf crânien appartenant à la onzième paire.
Son origine apparente se fait par deux groupes de racines : 1 – la racine crâniale ou partie vagale qui émerge du sillon dorso-latéral de la moelle allongée au-dessous de l’émergence du nerf vague ; 2 – la racine spinale ou partie spinale qui émerge du cordon latéral de la moelle spinale. Il sort du crâne par le foramen jugulaire et se divise rapidement en deux rameaux : 1 – un rameau interne qui rejoint le pôle supérieur du ganglion inférieur du nerf vague et qui véhicule les fibres motrices du larynx ; 2 – un rameau externe qui se rend aux muscles sterno-cléido-mastoïdien et trapèze. Ce nerf comporte donc en réalité deux segments distincts : 1 – un segment crânien dont l’origine réelle, le noyau laryngé, prolonge vers le bas le noyau ambigu du nerf vague et qui va constituer le rameau interne du tronc du nerf accessoire ; 2 – un segment spinal, céphalogyre, dont l’origine réelle est un noyau antéro-latéral de la corne ventrale de la moelle spinale et qui, après un court trajet intracrânien paradoxal au cours duquel il est unit à l’autre segment, va constituer le rameau externe du tronc du nerf accessoire.
T. Willis, anatomiste et médecin britannique (1621-1675)
Syn. anc. nerf spinal ; nerf accessoire de Willis
nerf cochléaire l.m.
nervus cochlearis (TA)
cochlear nerve
Partie purement auditive du nerf vestibulo-cochléaire (VIII).
Les extrémités dendritiques des protoneurones qui le composent se trouvent dans les cellules sensorielles auditives de l’organe spiral. Elles atteignent, par les fins canalicules de la lame spirale osseuse, les corps cellulaires des éléments du ganglion spiral de la cochlée disséminés dans le canal spiral du modiolus. De là, les cylindraxes gagnent la base excavée du modiolus pour se réunir et former le nerf cochléaire proprement dit. Celui-ci sort du rocher par le méat acoustique interne dans lequel il s’unit au nerf vestibulaire pour former le nerf vestibulo-cochléaire, lequel est accompagné du nerf facial et du nerf intermédiaire jusqu’au sillon bulbo-pontique. Les fibres du nerf cochléaire aboutissent aux noyaux cochléaires ventral et latéral.
nerf cutané postérieur de l'avant-bras l.m.
nervus cutaneus antebrachii posterior (TA)
posterior cutaneous nerve of forearm ; posterior antebrachial cutaneous nerve
Branche collatérale sensitive du nerf radial.
Elle nait dans la partie distale du sillon du nerf radial à la face postérieure de l’humérus. Elle traverse le fascia brachial entre le muscle triceps brachial et le muscle brachio-radial. Elle se distribue aux téguments de la face postérieure de l’avant-bras entre les territoires du nerf musculo-cutané en dehors et du nerf cutané médial de l’avant-bras en dedans ; elle s’anastomose avec ce dernier nerf.
Syn. anc. nerf cutané antibrachial postérieur ; rameau cutané externe du nerf radial
nerf facial l.m.
nervus facialis (TA)
facial nerve
Nerf crânien appartenant à la septième paire.
Le nerf facial proprement dit est moteur. Ses fibres motrices naissent d’un noyau situé dans la substance réticulaire grise du pont. Il émerge du névraxe par la partie latérale du sillon bulbo-pontique. Il pénètre dans le méat auditif interne et gagne le canal du nerf facial dont il suit la coudure au niveau du genou du nerf facial. Il sort de la partie pétreuse de l’os temporal par le foramen stylo-mastoïdien. Il pénètre dans la parotide où il se divise en ses deux branches terminales, temporo-faciale et cervico-faciale unies par de nombreuses anastomoses qui constituent le plexus intra-parotidien. Dans son trajet intra-pétreux, il fournit une branche motrice, le nerf stapédien. A sa sortie du foramen stylo-mastoïdien il donne quatre branches : le nerf auriculaire postérieur qui fournit un rameau occipital et un rameau auriculaire destinés aux muscles correspondants ; un rameau digastrique pour le ventre postérieur du muscle digastrique ; un rameau stylo-hyoïdien pour le muscle stylo-hyoïdien ; un rameau communiquant avec le nerf glosso-pharyngien ; un rameau lingual inconstant. Les branches terminales émergent de la glande parotide. La branche supérieure, temporo-faciale, fournit des rameaux temporaux, frontaux, palpébraux, zygomatiques et buccaux supérieurs. La branche inférieure, cervico-faciale, fournit un rameau marginal mandibulaire qui donne les rameaux buccaux inférieurs et mentonniers, et un rameau cervical.
Le nerf facial doit être distingué du nerf intermédiaire, souvent considéré comme sa racine sensitive.
nerf glosso-pharyngien l.m.
nervus glossopharyngeus (TA)
glossopharyngeal nerve
Nerf crânien appartenant à la neuvième paire.
C’est un nerf mixte d’origine branchiale, annexé au troisième arc branchial ; il a ses origines réelles dans les noyaux de la partie supérieure de la moelle allongée. Les fibres motrices naissent du noyau ambigu et contribuent à l’innervation des muscles du pharynx et de certains muscles de la langue. Les fibres sensitives, qui proviennent de la muqueuse du pharynx et du tiers postérieur de la langue ont leur corps cellulaire dans les ganglions supérieur et inférieur du nerf et gagnent le noyau solitaire, véritable noyau gustatif. Les fibres viscéromotrices proviennent du noyau salivaire inférieur et sont destinées à l’innervation sécrétoire de la glande parotide. Les fibres viscérosensibles émanées du territoire viscéral du troisième arc branchial (pharynx, sinus carotidien) gagnent le noyau rond. Leur corps cellulaire est également situé dans les ganglions supérieur et inférieur du nerf.
L’origine apparente du nerf se fait par émergence à la partie supérieure du sillon postéro-latéral du bulbe au-dessus du nerf vague. Le nerf glosso-pharyngien traverse la base du crâne au niveau de la partie antérieure du foramen jugulaire. Au-dessous de la base du crâne il traverse l’espace sous-parotidien postérieur et gagne, par l’espace paratonsillaire, la base de la langue. Il fournit des branches collatérales : le nerf tympanique, le rameau communiquant avec le rameau auriculaire du nerf vague, des rameaux pharyngiens, un rameau du muscle stylopharyngien, un rameau du sinus carotidien, des rameaux tonsillaires, le nerf petit pétreux, un rameau communiquant avec le rameau méningé, un rameau communiquant avec le nerf auriculo-temporal, un rameau communiquant avec la corde du tympan. Ses branches terminales s’épuisent dans la muqueuse de la langue autour des papilles linguales de la base de la langue (V lingual).