lymphohistiocytose érythrophagocytique l.f.
erythrophagocytic lymphohistiocytosis
Affection transmise sur le mode autosomique récessif, caractérisée par la coexistence d'une fièvre, d'une hépatosplénomégalie et d'une infiltration multisystémique d'apparence bénigne, contenant des hématies.
La maladie débute dans l'enfance. Généralement, elle est rapidement fatale. Quelques très rares cas de polyneuropathies périphériques, dont le mécanisme est discuté, ont été rapportés en association avec cette affection.
lymphome de Hodgkin (classification) l.m.
Hodgkin disease (classification)
Tumeur maligne du système lymphatique, décrit par Hodgkin en 1832, caractérisée par la présence de cellules de Sternberg, d’origine lymphocytaire B.
Des études immuno-histo-pathologiques de cas de maladie de Hodgkin ont permis d’identifier à côté des formes classiques de maladie de Hodgkin un sous-type marqué par des lymphocytes malins différents des cellules de Sternberg ; il s’agit du lymphome de Hodgkin nodulaire à prédominance lymphocytaire.
Dans la forme classique de maladie de Hodgkin on distingue 4 types histologiques :
- type 1 à prédominance lymphocytaire, observé dans 10% des cas surtout chez l'enfant et l'adolescent,
- type 2 avec une sclérose nodulaire, observé dans 65% des cas surtout chez l'adolescent et l'adulte jeune, plus fréquemment féminine, sous forme d'atteinte médiastinale,
- type 3 avec une cellularité mixte, observé dans 20% des cas chez l'adulte, de début périphérique (cou, aisselle, aine),
- type 4 avec déplétion lymphocytaire, observé dans moins de 5% des cas chez l'adulte.
La maladie naît au niveau du médiastin dans 65% des cas. Le 2ème point de départ est cervical haut dans 25% des cas. L'extension se fait par voie lymphatique mais il existe parallèlement une dissémination par voie sanguine source des localisations viscérales. L'atteinte splénique est présente histologiquement dans 50% des cas.
Le diagnostic repose sur la biopsie ganglionnaire qui est indispensable aux pathologistes pour rechercher la cellule de Sternberg ou les cellules lymphocytaires malignes au sein d'un granulome inflammatoire plus ou moins important.
Au terme du bilan d'extension, on classe la maladie en stades cliniques :
- stade 1, atteinte d'un seul territoire ganglionnaire d'un seul côté du diaphragme (15% des cas)
- stade 2, atteinte de deux territoires ganglionnaires ou plus, d'un seul côté du diaphragme (60% des cas),
- stade 3, plusieurs territoires ganglionnaires de part et d'autre du diaphragme (20% des cas),
- stade 4 atteinte d'un ou plusieurs viscères non contigüe à une atteinte ganglionnaire (15% des cas).
En fonction de l’absence ou la présence de signes généraux tels que la perte de poids (˃ à 10% du poids du corps), la fièvre (˃ à 38° pendant une semaine) et des sudations nocturnes importantes on subdivise les patients en A (absence) ou B (présence).
La lettre E utilisée dans la classification signifie l’atteinte d’un organe non lymphatique par continuité.
T. Hodgkin, anatomopathologiste britannique (1852) ; C. Sternberg, anatomopathologiste autrichien (1898) ; P. Carbone, oncologue américain (1971)
Syn. maladie de Hodgkin
Anc. dénom. maladie de Paltauf-Sternberg, lymphogranulomatose maligne
→ lymphome de Hodgkin nodulaire à prédominance lymphocytaire
Machupo (fièvre de) l.f.
Machupo fever
Fièvre hémorragique identifiée en Bolivie, due à un Arena virus, transmis par l'urine de rongeurs infectés.
L'atteinte du foie (hépatite anictérique ou nécrose massive) porte sur le système des phagocytes mononucléés plus que sur les hépatocytes.
maladie de Caroli l.f.
Dilatation segmentaire des gros canaux biliaires intra-hépatiques, qui restent en communication avec l’arbre biliaire.
C’est une malformation rare, se manifestant parfois seulement à l’âge adulte, par des douleurs, une fièvre, un subictère ; il n’y a ni gros foie, ni cirrhose. Elle se complique souvent d’une lithiase intra-hépatique. Elle peut être associée à une malformation rénale (rein en éponge) ou bien une fibrose hépatique congénitale dans 25 à 50 % des cas : son pronostic est alors beaucoup plus grave.
J. Caroli, hépatologue français (1958)
[L1]
maladie de Carrington l.f.
Carrington-Liebow’s syndrome
Pneumopathie chronique à éosinophiles, de cause inconnue, qui se complique d'asthme.
Elle est observée surtout chez la femme d'âge moyen. Elle se révèle par de la toux, de la dyspnée volontiers asthmatiforme, fréquemment accompagnée de symptômes systémiques : fièvre, frissons, asthénie, anorexie et amaigrissement pouvant durer plusieurs semaines ou mois.
L'examen radiologique du thorax révèle habituellement des infiltrats périphériques symétriques et bilatéraux, ce qui est un aspect évocateur. Le liquide de lavage broncho-alvéolaire est riche en polynucléaires éosinophiles. La biopsie pulmonaire élimine une vascularite et met en évidence l'infiltration tissulaire par les éosinophiles.
Il faut éliminer un syndrome de Lœffler et une pneumopathie éosinophilique parasitaire ou médicamenteuse avant de retenir ce diagnostic. Cette affection est corticosensible, mais parfois corticodépendante.
C. B. Carrington et A. A. Liebow, anatomopathologistes américains (1966) ; W. Löffler, médecin interniste suisse (1932)
[K1]
maladie de Chagas l.f.
Chagas’ disease
Parasitose due à Trypnanosoma cruzi sévissant dans plusieurs pays d’Amérique latine où elle constitue un problème sanitaire majeur.
L’affection, commune à l’Homme et à différents mammifères, en particulier domestiques, est transmise par les déjections de punaises de grande taille (Triatoma, Rhodnius, Panstrongylus), mais il existe aussi une transmission congénitale et des risques de transmission transfusionnelle. Très récemment, on a également signalé des contaminations par ingestion de jus de fruits (papayes, notamment) de préparation artisanale et souillés par les déjections de triatomes infestés. Comme la contamination est fréquente au niveau de la conjonctive oculaire, un signe précoce (signe de Romaña) est l’existence d’un œdème palpébral unilatéral avec des adénopathies satellites. Les formes inapparentes sont fréquentes. Dans les formes aigues, la maladie de Chagas se manifeste par de la fièvre, des atteintes viscérales, cardiaques surtout (myocardites), mais aussi digestives, nerveuses (pouvant aller jusqu’à la démence) puis, dans les formes plus anciennes, par des dilatations du tube digestif avec survenue de méga-œsophage ou de mégacôlon). Le diagnostic est sérologoque et surtout parasitologique. Le traitement repose sur le nifurtimox et le benznidasole.
C. R. Chagas, médecin brésilien, membre de l’Académie de médecine (1909) ; C. Romaña, médecin infectiologue argentin (1935) ; Caryn Bern, épidémiologiste américaine (2015)
Syn. trypanosomose américaine
→ trypanosomose humaine américaine
[D3,D2,D4]
maladie de la forêt de Kyasanur l.f.
Kyasanur Forest disease, monkey fever
Maladie arbovirale sévère due à un virus du genre Flavivirus (KFDV, famille des Flaviviridae) sévissant en Inde.
La maladie sévit en Inde, dans l'état de Karnataka et les régions adjacentes, en milieu forestier. La transmission a surtout lieu en saison sèche (janvier et février). L'incidence est de l'ordre de 400 à 500 cas par an. Chez l'Homme, après une incubation de 3 à 8 jours, la maladie présente un début brutal : fièvre, céphalées, myalgies, photophobie, adénopathies, vomissements, diarrhée. Par la suite, des hémorragies, principalement digestives, sont observées, accompagnées d'hypotension et d'hypoplaquettose et de leucopénie. On a décrit des complications neurologiques (encéphalites bénignes) et respiratoires . La létalité est de l'ordre de 5 à 10 %. Le virus infecte différentes espèces de mammifères, notamment des rongeurs, par l'intermédiaire de tiques du genre Haemaphysalis, en particulier H. spinigera. La contamination peut aussi avoir lieu par contact direct avec un animal infecté ou par ingestion de lait cru de chèvre ou de vache infectée. Plusieurs espèces de mammifères hébergent le virus et certaines espèces de singes (Macaca, Presbytis), sensibles au virus, servent d'amplificateurs. Un vaccin inactivé est disponible localement.
Le virus Alkhurma serait un variant génétique du virus KFD, de même que, peut-être, le virus Nanjianyin isolé en Chine.
maladie de Still l.f.
Still’s syndrome
Une forme sévère systémique des arthrites juvéniles idiopathiques.
Elle est caractérisée par une fièvre élevée, des rashs, une atteinte péricardique, pleurale et péritonéale, une splénomégalie et une adénolymphite. L’origine infectieuse ou de désordres immunologiques n’est pas prouvée. Un syndrome identique a été décrit chez l’adulte par C. Chauffard et par E. Bywaters.
G. Still, Sir, pédiatre britannique (1897) (1868-1941) ; A. Chauffard, médecin interniste français, membre de l'Académie de médecine (1896) ; E. G. L. Bywaters, médecin britannique (1971)
→ maladie de Chauffard de l'adulte, arthrites juvéniles idiopathiques
[I1,O1,P2]
Édit. 2017
maladie sérique l.f.
serum sickness
Ensemble de manifestations, initialement décrit comme secondaire à la pénétration dans l’organisme de sérums hétérologues et homologues, survenant 8 à 12 jours (en moyenne 9 jours) après l’introduction dans l’organisme du produit responsable.
Cette réaction d’hypersensibilité associe une éruption cutanée, de la fièvre, des arthralgies, une lymphadénopathie, plus rarement une splénomégalie et une glomérulonéphrite sous forme de protéinurie réversible.
Le rash morbilliforme du tronc et des membres épargne le plus souvent le visage ; une atteinte des paumes et de la plante des pieds assez caractéristique est parfois observée, réalisant un érythème discrètement purpurique disparaissant en une à deux semaines après l’arrêt du produit responsable ; une desquamation palmoplantaire d’allure scarlatiniforme est habituelle. Le cefaclor, antibiotique de la classe des céphalosporines, est actuellement le médicament le plus souvent incriminé, plus rarement les sulfamides, la diphénylhydantoïne, les cyclines, les céphalosporines. L’évolution se fait vers la guérison sans séquelles.
Cette pathologie est due au dépôt dans les tissus de complexes immuns solubles formés entre l’antigène et les anticorps spécifiques. Il s’agit donc d’un état d’hypersensibilité de type III par immuns complexes circulants. La maladie du sérum peut apparaître après la première administration de l’antigène.
Maripa (virus) l.m.
Maripa virus
Virus à ARN, appartenant à la famille des Bunyaviridae et au genre Hantavirus.
Ce virus, mis en évidence en 2008 en Guyane française, est responsable de syndromes respiratoires aigus associant fièvre, myalgies, céphalées, vomissements et diarrhée, toux et dyspnée conduisant à la mise en place d'une assistance respiratoire. Les examens biologiques montrent l'existence d'une acidose lactique, d'un hématocrite élevé, d'une thrombocytopénie. Le taux de létalité chez les sujets hospitalisés est de l'ordre de 80%.
→ Hantavirus, syndrome pulmonaire à Hantavirus, hantavirose
Marituba (virus)
Marituba (virus)
Virus à ARN de la famille des Bunyaviridae, responsable, en Amérique tropicale, de syndromes fébriles et algiques.
Ce virus, qui appartient au "groupe C" des Bunyaviridae, entraîne, chez l'Homme, une maladie bénigne associant fièvre, frissons, céphalées, myalgies, photophobie durant quatre à cinq jours. Il est transmis par des moustiques et ses hôtes habituels sont probablement des mammifères forestiers.
Sigle : MTBV
Mayaro (virus) l.m.
Mayaro virus
Virus à ARN, de la famille des Togaviridae, responsable, en Amérique du Sud, de fièvre avec arthralgies et éruption cutanée, d’évolution bénigne.
La transmission à l’homme, à partir de singes et de rongeurs, s’effectue par piqure de moustique
McDuffie (syndrome de) l.m.
McDuffie hypocomplementemic urticarial vasculitis
Vascularite avec urticaire et hypocomplémentémie.
Le syndrome est caractérisé par une urticaire récidivante du tronc et des extrémités, de la fièvre, des arthrites des petites articulations, parfois des douleurs abdominales, une glomérulonéphrite, une atteinte pulmonaire obstructive, une hypocomplémentémie de consommation avec un abaissement de la teneur de la sous unité du complément C1q et la présence d’anticorps anti C1q. Les lésions sont liées à une vascularite leucocytoclasique avec des dépôts pariétovasculaires d’immunoglobulines et de complément avec, éventuellement, une glomérulonéphrite membrano-proliférative.
F. C. McDuffie, médecin rhumatologue américain (1973)
[J1, K4, M1, N3]
Édit. 2020
méningite tuberculeuse l.f.
tuberculous meningitis
Méningite granulomateuse liée à la prolifération du bacille de Koch, prédominant dans les espaces méningés de la base du crâne, à l’origine de foyers de nécrose cérébrale et évoluant, en dehors de son pronostic vital, vers une fibrose fréquemment génératrice d’un blocage des voies de circulation du LCR.
Le tableau clinique est souvent celui d’un syndrome méningé subaigu avec fièvre modérée et atteinte de l’état général mais aussi présence de signes focaux souvent trompeurs, voire de troubles de la conscience plus ou moins profonds : un ralentissement psychomoteur, une somnolence diurne contrastant avec l’insomnie nocturne, une apathie, un syndrome dépressif. Il peut être inauguré par un état confusionnel, une psychose délirante aigüe ou un delirium tremens alcoolique. Une primo-infection récente, la présence de tubercules de Bouchut au fond d’œil, une miliaire pulmonaire constituent des arguments majeurs.
Le diagnostic repose principalement sur l’étude du LCR qui est clair, lymphocytaire, avec hyperprotéinorachie et hypoglycorachie. Le BK n’est pas toujours retrouvé à l’examen direct et les cultures sont indispensables comme peut l’être l’amplification génique ou PCR. L’IRM est également d’un bon apport diagnostique.
Le traitement médical a radicalement transformé le pronostic qui était fatal mais reste encore sévère dans les formes traitées tardivement : mortalité d’environ 15 à 20% chez l’adulte, séquelles neurologiques de l’ordre de 15% (en particulier : hydrocéphalie le plus souvent communicante).
Des séquelles psychiatriques peuvent se voir chez l’enfant surtout s’il est jeune : un retard intellectuel parfois compliqué de signes diencéphalo-hypophysaires, des troubles caractériels ou même un état psychotique, qui peuvent être associés à une hydrocéphalie et à une comitialité. Chez l’adulte les séquelles sont plus discrètes avec cependant l’éventualité d’une évolution démentielle.
Personnalité antérieure, réactions de l’entourage, hospitalisation prolongée, précocité, qualité et complications propres du traitement, terrain somatique à risque (précarité de vie, éthylisme) etc. sont, surtout chez l’enfant, autant d’éléments qui peuvent peser sur l’apparition et l’intensité de ces complications.
Étym. gr. meningx : membrane ; -ite : suffixe indiquant l’inflammation :
miliaire tuberculeuse l.f.
acute miliary tuberculosis
Tuberculose diffuse hématogène, caractérisée par la présence de multiples granulations tuberculeuses en grains de mil dans tout l'organisme, devenue rare.
Elle est liée à l'effraction d'un foyer tuberculeux dans la circulation sanguine. Les lésions atteignent le poumon, le foie, la rate, les reins, la choroïde, les séreuses (méninges, plèvre, péricarde, péritoine) et la moelle osseuse.
Elle réalise habituellement un tableau infectieux sévère avec fièvre élevée, altération de l'état général et plus ou moins vite, cyanose et tachypnée. La radiographie thoracique révèle les micronodules de 1 à 3 mm, disséminés dans les deux champs pulmonaires. Les anomalies ne sont pas toujours aisément décelables. La tomodensitométrie avec des coupes fines en fenêtre pulmonaire confirme les images douteuses ou les révèle.
L'intradermoréaction est habituellement positive. Il faut rechercher le BK par tubage gastrique, faire un examen du fond d'œil pour dépister des tubercules choroïdiens (tubercules de Bouchut) et étudier le liquide céphalorachidien pour déceler une méningite latente. L'élévation des transaminases témoigne de l'atteinte hépatique que confirme la ponction-biopsie hépatique qui apporte la preuve histologique et bactériologique de la tuberculose.
Constamment fatale avant la découverte de la streptomycine, la miliaire tuberculeuse guérit par le traitement antituberculeux moderne qui est une urgence.
E. Bouchut, médecin français (1869)
Étym. lat. milium : grain de millet
morsure (infection transmise par une) l.f.
bite (infection after)
Infection secondaire à une morsure animale, d’espèces variées, telles que le rat (sodoku, haverhilliose) le chien ou le chat (infections à staphylocoques, à streptocoques, à bactéries anaérobies, pasteurelloses).
La rage (rage sauvage des carnassiers, rage canine, rage des chiroptères) se transmet aussi par morsure. On peut citer aussi les morsures de tiques, à l’origine de la maladie de Lyme, de la fièvre boutonneuse méditerranéenne, de certaines encéphalites virales.
Morumbi (virus)
Morumbi (virus)
Virus à ARN du genre Phlebovirus (famille des Orthobunyaviridae), responsable, en Amazonie brésilienne, de syndromes fébriles et algiques entrant dans le cadre des fièvres à phlébotomes.
Ce virus entraîne, chez l'Homme, une maladie bénigne associant fièvre, frissons, céphalées, myalgies, photophobie durant 4 à 5 jours.
moustique n.m.
mosquito
Insecte diptère nématocère pourvu d’une trompe piqueuse.
Le développement larvaire se fait dans l’eau. Les moustiques sont des agents vecteurs importants de maladies parasitaires (paludisme, filarioses lymphatiques) ou virales (fièvre jaune, dengue).
Étym. esp. mosquito, diminutif de mosca : mouche (du lat. musca)
Muckle et Wells (syndrome de) l.m.
Muckle and Wells’syndrome
Affection familiale qui associe une urticaire récidivante, des poussées fébriles et inflammatoires avec arthralgies, une surdité de perception, une néphropathie amyloïde de type AA et parfois une neuropathie périphérique.
L'affection débute dans l'adolescence. L'urticaire s'accompagne de fièvre, de poussées d'arthralgies, de conjonctivites ; une amylose rénale évolue rapidement vers l'insuffisance rénale. À l'examen oculaire, la papille a des bords un peu irréguliers et il existe un pseudoœdème papillaire avec hyperfluorescence papillaire tardive sans diffusion (rétention du colorant). L’affection est autosomique dominante (MIM 191900) liée à une mutation du gène CIAS 1 (ou NAPL 3), locus en 1q44, codant pour la protéine cryopyrine qui, normalement, intervient dans l’inhibition du récepteur de l’interleukine IL-1β, facteur de l’inflammation. Elle partage ce même mécanisme avec le syndrome CINCA (Chronic Infantile Neurologic Cutaneous and Articular) et l’urticaire familiale au froid (FCAS pour Familial Cold Autoinflammatory Syndrome) et forme avec ces deux affections le groupe CAPS (Cryopyrine-Associated Periodic Syndromes).
T. J. Muckle, dermatologiste canadien et M. V. Wells, médecin britannique (1962)
Syn. urticaire- surdité-amylose
Sigle MWS
→ urticaire, surdité de perception, amylose rénale, neuropathie périphérique, cryopyrine, syndrome CINCA, urticaire familiale au froid, syndrome périodique associé à la cryopyrine
[G3, H1, J1, L1, O1, P1, P2]
Édit. 2018
Murutucu (virus)
Murutucu (virus)
Virus à ARN de la famille des (Orthobunyaviridae, responsable, en Amérique tropicale, de syndromes fébriles et algiques.
Ce virus, qui appartient au "groupe C" des Orthobunyaviridae, entraîne, chez l'Homme, une maladie bénigne associant fièvre, frissons, céphalées, myalgies, photophobie durant 4 à 5 jours. Il est transmis par des moustiques et ses hôtes habituels sont probablement des rongeurs et divers mammifères sauvages.
Sigle : MURV
myasthénie familiale du nourrisson l.f.
familial myasthenia in infancy
Affection très précoce, autosomique récessive, liée à un trouble du métabolisme des vésicules synaptiques, qui se traduit dès la naissance par un ptosis, des troubles de la succion et surtout des épisodes respiratoires avec fièvre et vomissements, parfois accompagnés d'apnées mortelles.
Elle s'aggrave à l'exercice, s'améliore dans l'enfance et avec les anticholinestérasiques.
mycobactériose à Mycobacterium avium-intracellulare l.f.
pulmonary infection with M. avium intracellulare
Mycobactériose atypique, surtout observée chez les sujets ayant une immunodépression sévère en particulier au cours du SIDA, sous une forme disséminée ; plus rarement on la rencontre sous une forme pulmonaire localisée chez des malades immunocompétents.
Au cours du SIDA, il existe une altération de l'état général avec fièvre prolongée, sueurs nocturnes profuses, perte de poids, douleurs abdominales. Les signes pulmonaires sont souvent limités à de la toux. La radiographie thoracique est le plus souvent normale. Dans l'expectoration ainsi que dans les selles, les mycobactéries fourmillent. Les CD4 sont inférieurs à 50/mm3. Les hémocultures sont devenues la méthode de référence au cours du SIDA même si l'examen direct et les cultures sur Löwenstein sont à la base du diagnostic.
Chez les malades non immunodéprimés la maladie s'observe chez la femme âgée et les porteurs de dilatations des bronches. Le tableau est celui d'une tuberculose pulmonaire apparemment banale.
Mycobacterium avium résiste aux antituberculeux habituels.
Les antibiotiques actifs sur cette mycobactérie sont :
- la rifabutine, l'éthambutol et surtout la clarithromycine, l'azythromycine et l'amikacine.
Au moins 3 de ces antibiotiques seront utilisés pour traiter Mycobacterium avium intra
myofasciite à macrophages l.f.
macrophagic myofasciitis
Réaction indésirable de nature inflammatoire chronique granulomateuse, consistant en foyers (« vagues ») de monocytes-macrophages contenant de l’aluminium engagé dans une combinaison biochimique, localisés aux points d’injection de vaccins dont l’adjuvant contient ce métal.
Cette réaction granulomateuse affecte avant tout le fascia conjonctif périmusculaire (épimysium, périmysium, endomysium) et, plus rarement, le tissu musculaire lui-même. La myofasciite à macrophages post-vaccinale pourrait déclencher chez de très rares patients, notamment parmi les porteurs de l’allèle HLA-DRBI*01, de trois mois à dix ans après la vaccination, une affection auto-immune caractérisée par des myalgies, des arthralgies, une asthénie, une faiblesse musculaire, de la fatigue et de la fièvre.
Sa relation avec de nombreuses autres affections plus fréquentes comportant ou non un mécanisme auto-immun (sclérose en plaques, par exemple) a été évoquée, notamment à cause de la localisation aux points d’injection de vaccins dont l’adjuvant contient de l’aluminium, mais non prouvée. Un rapport avec la fibromyalgie est également envisagé par certains, surtout en France, à cause d’ensembles symptomatiques plus ou moins proches et souvent intriqués impliquant le muscle : douleurs invalidantes de topographie variée, surtout musculaires et articulaires, fatigue chronique, dysfonctionnement végétatif, troubles de l’équilibre et du sommeil...
R. K. Gherardi, neuropathologiste français (1998)
Étym. gr. mus : souris, muscle : lat. fasces : faisceau ; -ite :suffixe indiquant l’inflammation
myosite infectieuse l.f.
infectious myositis
Inflammation aigüe d’un ou de plusieurs muscles, secondaire à une infection bactérienne systémique à staphylocoques, à streptocoques ou à colibacilles.
Elle se caractérise par une fièvre élevée associée à une douleur musculaire localisée. De bon pronostic, son traitement est médical (antibiothérapie par voie générale) et chirurgical (ponction évacuatrice ou drainage).
Au cours de certaine infections (syphilis, trichinose), la myosite revêt une forme subaigüe et plus diffuse.
Étym. gr. mus : souris, muscle ; -ite : suffixe indiquant l’inflammation
Naples (virus)
Sandfly fever Naples (virus)
Virus à ARN du genre Phlebovirus (famille des Phenuiviridae).
Isolé pour la première fois en 1944 chez des militaires américains lors du débarquement en Italie, le virus Naples est répandu dans tous les pays de l'Europe méditerranéenne jusqu'aux côtes de la Mer Noire (Espagne, Portugal, France, Italie, Croatie, Serbie, Grèce, Roumanie, Bulgarie, Turquie, Crimée), ainsi qu'en Asie centrale, en Iran, dans le sous-continent indien, en Egypte et à Chypre, au Moyen-Orient. Ses vecteurs sont Phlebotomus papatasi et P. perfiliewi. Il est l'un des principaux responsables de syndromes fébriles désignés sous le vocable de fièvres à phlébotomes.Sigle : SFNV→ fièvre à phlébotomes, Phlebovirus, Phenuiviridae[D1]
Sigle SFNV
→ fièvre à phlébotomes, Phlebovirus, Phenuiviridae
[D1]
Édit. 2018