Hardinge (voie d'abord de) l.f.
Hardinge’s approach
Abord antérolatéral de l’articulation de la hanche à travers le muscle moyen fessier (gluteus medius).
K. Hardinge, chirurgien orthopédiste britannique (1982)
[I2]
Édit. 2015
hémarthrose n.f.
hemarthrosis, hemorrhagic arthropathy
Épanchement de sang dans une articulation, qui devient douloureuse et tendue.
En cas d'hémarthrose post- traumatique, la symptomatologie apparaît en deux ou trois heures. Dans les cas de synovite villonodulaire, l’affection adopte un mode chronique. Une anomalie de l'hémostase est toujours à rechercher. La ponction articulaire confirme le diagnostic. Le traitement repose sur l'immobilisation, associée à une ponction si le liquide est sous tension.
Étym. gr. haïma : sang ; arthron : articulation
[I2]
hémo-hydarthrose n.f.
bloody hydarthrosis
Epanchement sanguin dans une articulation.
[I1]
hydarthrose n.f.
hydrarthrosis
Accumulation de liquide séreux dans une cavité articulaire.
Toute atteinte articulaire peut être à l’origine d’une hydarthrose. Lorsqu'il est suffisamment abondant l'épanchement liquidien entraîne une gène fonctionnelle du fait de la mise sous tension de l'articulation. La ponction permet son évacuation.
Étym. gr. hudôr : eau
[I1]
hyperextension n.f
hyperextension
Extension d'un membre ou d'une articulation au-delà de son amplitude normale.
[I1]
hyperflexion n.f.
hyperflexion
Flexion d'une articulation au-delà de son amplitude normale.
[I1]
iliite n.f.
Atteinte inflammation de l'articulation sacro-iliaque.
incidence de Chevrot l.f.
Chevrot's view
Incidence radiographique destinée à obtenir une vue axiale d'une articulation sacro-iliaque.
A. Chevrot, médecin radiologue français (1979)
[B2]
incidence radiologique de DePalma l.f.
DePalma's acromioclavicular view
Incidence comparative des articulations acromio-claviculaires réalisée sur le sujet debout portant un poids dans chaque main, destinée à mettre en évidence une disjonction de cette articulation.
A. F. DePalma, chirurgien orthopédiste américain (1961)
Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard
incongruence n.f.
incongruity, incongruence
1) Mauvaise concordance de deux structures.
2) Défaut d'adaptation des surfaces articulaires d'une articulation
Étym. lat. in : indique la négation, congruens : qui s'accorde avec
index articulaire l.m.
articular index
Évaluation semi-quantitative de l'inflammation articulaire dans la polyarthrite rhumatoïde, utilisée surtout au cours des essais cliniques, pour tester en termes de résultats cliniques, l'action des substances médicamenteuses.
De nombreuses échelles peuvent être utilisées, p. ex. l'index de Ritchie. Sur une échelle de 1 à 4, chaque articulation est analysée en termes d'intensité de la douleur. Le total général constitue le résultat. D'autres mesures existent comme les critères de l'ARA qui dénombrent les articulations sensibles, les articulations douloureuses à la mobilisation passive ou le gonflement des parties molles.
Dorothie M. Ritchie, médecin interniste britannique (1968)
→ hanche (cotation fonctionnelle de la)
infarctus osseux l.m.
osseus infarction
Ostéonécrose aseptique se traduisant radiologiquement, dans la forme solitaire diaphysaire, par une image d'une plage opaque centro-osseuse épargnant la corticale, avec un liseré clair périphérique : image en cocarde.
Les autres localisations possibles sont les formes épiphysaires et juxta-articulaires. Elles peuvent avoir un retentissement sur l'articulation. On distingue classiquement les infarctus primitifs de découverte radiologique, des infarctus secondaires à des foyers infectieux, à une drépanocytose, etc.
Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.
infiltration intra-articulaire l.f.
intra-articular infiltration
Injection à l’intérieur d’une articulation périphérique ou rachidienne d’un corticoïde ou d’un anesthésique local.
Il s’agit là d’une des modalités de traitement des arthroses. Dans le cas particulier de la gonarthrose des produits de visco-supplémentation peuvent être utilisés. Certaines injections demandent à être effectuées sous contrôle d’une échographie doppler ou d’un examen radiologique.
→ doppler
infiltration œdèmateuse de l'o s l.m.
oedema infiltration of the bone
Image oedémateuse mise en évidence grâce à l’IRM dans l’os sous chondral à proximité d’une articulation, qui semble préjuger d’un risque évolutif plus sévère vers l’arthrose.
Elle est évidente sur les images en saturation de graisse, et l’hypersignal de l’eau contrastant avec l’hyposignal de la graisse environante. Sur la séquence T1, l’œdème se manifeste par une plage mal limitée en hyposignal siégeant dans l’os spongieux alors que normalement, il est en hypersignal.
Cet œdème est observé aussi dans d' autres pathologies : rhumatisme inflammatoire, algodystrophie, ostéonécrose.
→ arthrose, rhumatisme inflammatoire, algodystrophie,ostéonécrose
instabilité articulaire l.f.
articular instability
Conséquence d'une atteinte articulaire, se traduisant par une modification des rapports normaux entre les différentes pièces osseuses lors des mouvements.
La symptomatologie peut être une douleur ou une sensation d'insécurité et de dérobade de l'articulation, en particulier au niveau des membres inférieurs. Une instabilité chronique va se révéler à la suite d'une décompensation musculaire ou ligamentaire responsable d'une gêne fonctionnelle. En fonction de l'étiologie, le traitement pourra comporter une rééducation neuromusculaire et proprioceptive. Des orthèses sont parfois nécessaires.
→ orthèse
instrumentaux (troubles) chez l'enfant et l'adolescent l.m.p.
instrumental learning disorders in childhood and adolescence
D'après la classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent, les troubles instrumentaux comprennent, isolés ou associés à une autre pathologie : retard du langage ; troubles isolés de l'articulation ; troubles complexes du langage oral ; troubles lexicographiques ; dyscal
G. Gilles de la Tourette, neurologue français (1885)
irréductibilité n.f.
irreductibility
Impossibilité de replacer un organe, un os ou une articulation en bonne position.
L’irréductibilité nécessite habituellement une intervention chirurgicale pour lever l’obstacle ou l’interposition qui s’opposent à la réduction.
Étym. lat. in : négatif ; reducere : ramener
isotonique (contraction) l.f.
Contraction d’un muscle à tension constante.
On distingue :
1) la contraction isotonique avec raccour
2) la contraction isotonique avec allongement où le muscle doit s’allonger pour conserver une tension constante. Elle entraîne une ouverture de l’angle de l’articulation ; elle est appelée travail négatif.
Étym. gr. isos : égal ; tonos ; tension
jeu n.m.
play
1) Dans l'étude de la motricité, amplitude des mouvements dont est capable une articulation normale ou dans un contexte pathogène.
2) Mobilité anormale constatée entre deux os normalement soudés dans une symphyse, ou entre deux segments d'os appartenant à une continuité.
jointures de la ceinture pelvienne l.f.p.
juncturae cinguli pelvici(TA)
joints of pelvic girdle
Ensemble des moyens d’union des éléments constituant la ceinture pelvienne: les syndesmoses de la ceinture pelvienne, la symphyse pubienne, l’articulation sacro-iliaque.
Kielland (forceps de) l.m.
Kielland's forceps
Forceps léger à branches croisées dont les cuillères ont une courbure céphalique mais pas de courbure pelvienne.
L'originalité de ce forceps consiste en son articulation à glissière qui permet des prises asymétriques. Sa légèreté et l'absence de courbure pelvienne le font réserver par certains auteurs aux rotations sur prises transverses.
C. Kielland, gynécologue obstétricien norvégien (1916)
kyste méniscal lm
meniscal cyst
Cavité kystique située dans le corps d’un ménisque à contenu séreux.
Le kyste le plus fréquent est situé dans la partie postéro-latérale du ménisque externe, perceptible sous la peau et rentrant dans l’articulation lors de la mobilisation du genou. Des microkystes dans l’épaisseur d’un ménisque se voient en cas d’arthrose.
Étym. gr. kustis : poche ; meniskos: croissant
kyste mucoïde l.m.
myxoid cyst
Petite tuméfaction translucide siégeant le plus souvent à la face dorsale des dernières phalanges des doigts, contenant un liquide clair gélatiniforme et qui peut, par compression de la matrice unguéale, entraîner une dépression longitudinale de la tablette.
Si, pour certains, le kyste mucoïde était un kyste synovial, pour la majorité des auteurs, c'est un pseudokyste qui correspond à la dégénérescence mucoïde du derme, favorisée par les microtraumatismes répétés, avec, sur le plan histologique, l'existence d'une capsule fibreuse contenant des cavités remplies d'une substance gélatineuse prenant la coloration de l'acide hyaluronique, sans revêtement synovial ni communication évidente avec l'articulation. De multiples traitements ont été proposés, dont l'évacuation avec injection de corticoïdes ou de produits sclérosants et la chirurgie, mais les récidives sont fréquentes.
Syn. pseudokyste mucoïde digital
labrum acétabulaire l.m.
labrum acetabuli (TA)
acetabular labrum
Fibrocartilage formant un bourrelet marginal annulaire appliqué sur le limbe acétabulaire auquel il adhère par sa base.
Sa face périphérique (ou externe), convexe, donne insertion à la capsule de l’articulation coxo-fémorale. Sa face profonde (ou interne), concave, articulaire, est lisse et en continuité avec le cartilage de l’acétabulum. Ce labrum acétabulaire comble les incisures acétabulaires ilio-pubienne et ilio-ischiatique. Il passe en pont au-dessus de l’incisure acétabulaire ischio-pubienne où il prend le nom de ligament transverse de l’acétabulum.
Syn. anc. bourrelet cotyloïdien ; labrum glénoïdal
[A1, I2]
Édit. 2020
Laquerrière et Pierquin (incidences de) l.f.p.
Laquerrière and Pierquin's views
1) Incidence radiographique du coude de face en flexion maximale qui visualise l'articulation radio-ulnohumérale et surtout l'olécrane.
A. Laquerrière (1874-1945) et J. Pierquin (1887-1958), médecins radiologues français
2) Incidence radiographique de l'échancrure intercondylienne du genou.
Syn. incidence rétro-olécranienne