hanche (cotation fonctionnelle de la) l.f.
rating hip scale
Évaluation de la fonction globale de l'articulation de la hanche selon des échelles numériques normalisées.
Selon l'importance accordée aux différents paramètres analysés, plusieurs cotations sont utilisées:
1 - La cotation de Merle d’Aubigné et Postel: mesure la douleur, la mobilité articulaire, et la fonction, la marche selon une échelle de 0 à 6 - une hanche parfaite cote 6, 6, 6.
2 - La cotation de Harris se fait sur 100 points et contrôle: la douleur, pour 44 points, la fonction pour 47 points - dont 33 pour la marche et 14 pour l'activité - et l'amplitude des mouvements - mobilité et attitude - pour 9 points.
3 - L’indice algo-fonctionnel de Lequesne apprécie la douleur ressentie la nuit et lors de la marche, du piétinement,de la station assise prolongéée, ainsi que la gêne éprouvée lors du dérouillage matinal, le périmètre de marche et les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne conduisant si l’indice atteint 10 ou 12 à envisager une prothèse de hanche.
| Ces échelles de cotation servent à comparer l’état préopératoire et les résultats des traitements selon les différentes statistiques.R. Merle d’Aubigné, membre de l’Académie de médecine et M. Postel, chirurgiens orthopédistes français (1954 et 1970) ; W.H. Harris, chirurgien orthopédiste américain (1969) ; M. Lequesne , rhumatologue français→ index articulaire, indice algo-fonctionnel de Lequesne pour la hanche[I1] |
R. Merle d'Aubigné, membre de l'Académie de médecine et M. Postel, chirurgiens orthopédistes français (1954 et 1970) ; W. H. Harris, chirurgien orthopédiste américain (1969) ; M. Lequesne, médecin rhumatologue français (1987)
→ index artiiculaire, indica algofonctionnel de Lequesne pour la hanche
Édit. 2015
hanche (dysplasie de la) l.f.
hip dysplasia
Modification anatomique de l'articulation de la hanche au niveau de l’un ou de plusieurs de ses constituants.
La dysplasie peut intéresser la totalité de la morphologie articulaire ou seulement une partie: le cotyle, la tête fémorale, le col dans leur forme ou leur orientation.
Elle peut être secondaire : par ex. dans la hanche paralytique; elle peut être primitive : ex. cotyle court congénital; ou faire partie d'un contexte dysplasique plus général : ex. la hanche des chondrodystrophies, ou plus localisé: dans la malformation luxante de la hanche.
→ arthrose de la hanche, chondrodystrophie, hanche (dysplasie congénitale de la)
[I1]
Édit. 2015
hanche (dysplasie congénitale de la) l.f.
congenital hip dysplasia
Malformation congénitale de l'articulation coxofémorale dans laquelle les rapports de la tête fémorale et du cotyle sont peu ou pas modifiés.
Les altérations portent sur les constituants articulaires dont le développement est retardé, incomplet, ou irrégulier.
Elle peut se traduire à l’âge adulte par des défauts anatomiques plus ou moins importants, facteurs d’arthrose secondaire.
→ arthrose de la hanche, hanche (dysplasie de la)
[I1,Q2]
Édit. 2015
hanche (périarthrite de la) l.f.
tendinitis of the hip
Ensemble des pathologies douloureuses de la hanche ne s'accompagnant pas d'une atteinte de l'articulation de la hanche et se rapportant habituellement à des tendinites (moyen fessier) ou des bursites (trochantérienne, du psoas iliaque).
[I1]
Édit. 2015
Hardinge (voie d'abord de) l.f.
Hardinge’s approach
Abord antérolatéral de l’articulation de la hanche à travers le muscle moyen fessier (gluteus medius).
K. Hardinge, chirurgien orthopédiste britannique (1982)
[I2]
Édit. 2015
hémarthrose n.f.
hemarthrosis, hemorrhagic arthropathy
Épanchement de sang dans une articulation, qui devient douloureuse et tendue.
En cas d'hémarthrose post- traumatique, la symptomatologie apparaît en deux ou trois heures. Dans les cas de synovite villonodulaire, l’affection adopte un mode chronique. Une anomalie de l'hémostase est toujours à rechercher. La ponction articulaire confirme le diagnostic. Le traitement repose sur l'immobilisation, associée à une ponction si le liquide est sous tension.
Étym. gr. haïma : sang ; arthron : articulation
[I2]
hémo-hydarthrose n.f.
bloody hydarthrosis
Epanchement sanguin dans une articulation.
[I1]
hydarthrose n.f.
hydrarthrosis
Accumulation de liquide séreux dans une cavité articulaire.
Toute atteinte articulaire peut être à l’origine d’une hydarthrose. Lorsqu'il est suffisamment abondant l'épanchement liquidien entraîne une gène fonctionnelle du fait de la mise sous tension de l'articulation. La ponction permet son évacuation.
Étym. gr. hudôr : eau
[I1]
hyperextension n.f
hyperextension
Extension d'un membre ou d'une articulation au-delà de son amplitude normale.
[I1]
hyperflexion n.f.
hyperflexion
Flexion d'une articulation au-delà de son amplitude normale.
[I1]
iliite n.f.
Atteinte inflammation de l'articulation sacro-iliaque.
incidence de Chevrot l.f.
Chevrot's view
Incidence radiographique destinée à obtenir une vue axiale d'une articulation sacro-iliaque.
A. Chevrot, médecin radiologue français (1979)
[B2]
incidence radiologique de DePalma l.f.
DePalma's acromioclavicular view
Incidence comparative des articulations acromio-claviculaires réalisée sur le sujet debout portant un poids dans chaque main, destinée à mettre en évidence une disjonction de cette articulation.
A. F. DePalma, chirurgien orthopédiste américain (1961)
Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard
incongruence n.f.
incongruity, incongruence
1) Mauvaise concordance de deux structures.
2) Défaut d'adaptation des surfaces articulaires d'une articulation
Étym. lat. in : indique la négation, congruens : qui s'accorde avec
index articulaire l.m.
articular index
Évaluation semi-quantitative de l'inflammation articulaire dans la polyarthrite rhumatoïde, utilisée surtout au cours des essais cliniques, pour tester en termes de résultats cliniques, l'action des substances médicamenteuses.
De nombreuses échelles peuvent être utilisées, p. ex. l'index de Ritchie. Sur une échelle de 1 à 4, chaque articulation est analysée en termes d'intensité de la douleur. Le total général constitue le résultat. D'autres mesures existent comme les critères de l'ARA qui dénombrent les articulations sensibles, les articulations douloureuses à la mobilisation passive ou le gonflement des parties molles.
Dorothie M. Ritchie, médecin interniste britannique (1968)
→ hanche (cotation fonctionnelle de la)
infarctus osseux l.m.
osseus infarction
Ostéonécrose aseptique se traduisant radiologiquement, dans la forme solitaire diaphysaire, par une image d'une plage opaque centro-osseuse épargnant la corticale, avec un liseré clair périphérique : image en cocarde.
Les autres localisations possibles sont les formes épiphysaires et juxta-articulaires. Elles peuvent avoir un retentissement sur l'articulation. On distingue classiquement les infarctus primitifs de découverte radiologique, des infarctus secondaires à des foyers infectieux, à une drépanocytose, etc.
Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.
infiltration intra-articulaire l.f.
intra-articular infiltration
Injection à l’intérieur d’une articulation périphérique ou rachidienne d’un corticoïde ou d’un anesthésique local.
Il s’agit là d’une des modalités de traitement des arthroses. Dans le cas particulier de la gonarthrose des produits de visco-supplémentation peuvent être utilisés. Certaines injections demandent à être effectuées sous contrôle d’une échographie doppler ou d’un examen radiologique.
→ doppler
infiltration œdèmateuse de l'o s l.m.
oedema infiltration of the bone
Image oedémateuse mise en évidence grâce à l’IRM dans l’os sous chondral à proximité d’une articulation, qui semble préjuger d’un risque évolutif plus sévère vers l’arthrose.
Elle est évidente sur les images en saturation de graisse, et l’hypersignal de l’eau contrastant avec l’hyposignal de la graisse environante. Sur la séquence T1, l’œdème se manifeste par une plage mal limitée en hyposignal siégeant dans l’os spongieux alors que normalement, il est en hypersignal.
Cet œdème est observé aussi dans d' autres pathologies : rhumatisme inflammatoire, algodystrophie, ostéonécrose.
→ arthrose, rhumatisme inflammatoire, algodystrophie,ostéonécrose
instabilité articulaire l.f.
articular instability
Conséquence d'une atteinte articulaire, se traduisant par une modification des rapports normaux entre les différentes pièces osseuses lors des mouvements.
La symptomatologie peut être une douleur ou une sensation d'insécurité et de dérobade de l'articulation, en particulier au niveau des membres inférieurs. Une instabilité chronique va se révéler à la suite d'une décompensation musculaire ou ligamentaire responsable d'une gêne fonctionnelle. En fonction de l'étiologie, le traitement pourra comporter une rééducation neuromusculaire et proprioceptive. Des orthèses sont parfois nécessaires.
→ orthèse
instrumentaux (troubles) chez l'enfant et l'adolescent l.m.p.
instrumental learning disorders in childhood and adolescence
D'après la classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent, les troubles instrumentaux comprennent, isolés ou associés à une autre pathologie : retard du langage ; troubles isolés de l'articulation ; troubles complexes du langage oral ; troubles lexicographiques ; dyscal
G. Gilles de la Tourette, neurologue français (1885)
irréductibilité n.f.
irreductibility
Impossibilité de replacer un organe, un os ou une articulation en bonne position.
L’irréductibilité nécessite habituellement une intervention chirurgicale pour lever l’obstacle ou l’interposition qui s’opposent à la réduction.
Étym. lat. in : négatif ; reducere : ramener
isotonique (contraction) l.f.
Contraction d’un muscle à tension constante.
On distingue :
1) la contraction isotonique avec raccour
2) la contraction isotonique avec allongement où le muscle doit s’allonger pour conserver une tension constante. Elle entraîne une ouverture de l’angle de l’articulation ; elle est appelée travail négatif.
Étym. gr. isos : égal ; tonos ; tension
jeu n.m.
play
1) Dans l'étude de la motricité, amplitude des mouvements dont est capable une articulation normale ou dans un contexte pathogène.
2) Mobilité anormale constatée entre deux os normalement soudés dans une symphyse, ou entre deux segments d'os appartenant à une continuité.
jointures de la ceinture pelvienne l.f.p.
juncturae cinguli pelvici(TA)
joints of pelvic girdle
Ensemble des moyens d’union des éléments constituant la ceinture pelvienne: les syndesmoses de la ceinture pelvienne, la symphyse pubienne, l’articulation sacro-iliaque.
Kielland (forceps de) l.m.
Kielland's forceps
Forceps léger à branches croisées dont les cuillères ont une courbure céphalique mais pas de courbure pelvienne.
L'originalité de ce forceps consiste en son articulation à glissière qui permet des prises asymétriques. Sa légèreté et l'absence de courbure pelvienne le font réserver par certains auteurs aux rotations sur prises transverses.
C. Kielland, gynécologue obstétricien norvégien (1916)