Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

525 résultats 

hanche (cotation fonctionnelle de la) l.f.

rating hip scale

Évaluation de la fonction globale de l'articulation de la hanche selon des échelles numériques normalisées.
Selon l'importance accordée aux différents paramètres analysés, plusieurs cotations sont utilisées:
1 - La cotation de Merle d’Aubigné et Postel: mesure la douleur, la mobilité articulaire, et la fonction, la marche selon une échelle de 0 à 6 - une hanche parfaite cote 6, 6, 6.
2 - La cotation de Harris se fait sur 100 points et contrôle: la douleur, pour 44 points, la fonction pour 47 points - dont 33 pour la marche et 14 pour l'activité - et l'amplitude des mouvements - mobilité et attitude - pour 9 points.
3 - L’indice algo-fonctionnel de Lequesne apprécie la douleur ressentie la nuit et lors de la marche, du piétinement,de la station assise prolongéée, ainsi que la gêne éprouvée lors du dérouillage matinal, le périmètre de marche et les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne conduisant si l’indice atteint 10 ou 12 à envisager une prothèse de hanche.

Ces échelles de cotation servent à comparer l’état préopératoire et les résultats des traitements selon les différentes statistiques.R. Merle d’Aubigné, membre de l’Académie de médecine et M. Postel, chirurgiens orthopédistes français (1954 et 1970) ; W.H. Harris, chirurgien orthopédiste américain (1969) ; M. Lequesne , rhumatologue français→ index articulaire, indice algo-fonctionnel de Lequesne pour la hanche[I1]

R. Merle d'Aubigné, membre de l'Académie de médecine et M. Postel, chirurgiens orthopédistes français (1954 et 1970) ; W. H. Harris, chirurgien orthopédiste américain (1969) ; M. Lequesne, médecin rhumatologue français (1987)

index artiiculaire, indica algofonctionnel de Lequesne pour la hanche

Édit. 2015

hanche (dysplasie de la) l.f.

hip dysplasia

Modification anatomique de l'articulation de la hanche au niveau de l’un ou de plusieurs de ses constituants.
La dysplasie peut intéresser la totalité de la morphologie articulaire ou seulement une partie: le cotyle, la tête fémorale, le col dans leur forme ou leur orientation.
Elle peut être secondaire : par ex. dans la hanche paralytique; elle peut être primitive : ex. cotyle court congénital; ou faire partie d'un contexte dysplasique plus général : ex. la hanche des chondrodystrophies, ou plus localisé: dans la malformation luxante de la hanche.

arthrose de la hanche, chondrodystrophie, hanche (dysplasie congénitale de la)

[I1]

Édit. 2015

hanche (dysplasie congénitale de la) l.f.

congenital hip dysplasia

Malformation congénitale de l'articulation coxofémorale dans laquelle les rapports de la tête fémorale et du cotyle sont peu ou pas modifiés.
Les altérations portent sur les constituants articulaires dont le développement est retardé, incomplet, ou irrégulier.
Elle peut se traduire à l’âge adulte par des défauts anatomiques plus ou moins importants, facteurs d’arthrose secondaire.

arthrose de la hanche, hanche (dysplasie de la)

[I1,Q2]

Édit. 2015

hanche (périarthrite de la) l.f.

tendinitis of the hip

Ensemble des pathologies douloureuses de la hanche ne s'accompagnant pas d'une atteinte de l'articulation de la hanche et se rapportant habituellement à des tendinites (moyen fessier) ou des bursites (trochantérienne, du psoas iliaque).

[I1]

Édit. 2015

Hardinge (voie d'abord de) l.f.

Hardinge’s approach

Abord antérolatéral de l’articulation de la hanche à travers le muscle moyen fessier (gluteus medius).

K. Hardinge, chirurgien orthopédiste britannique (1982)

[I2]

Édit. 2015

hémarthrose n.f.

hemarthrosis, hemorrhagic arthropathy

Épanchement de sang dans une articulation, qui devient douloureuse et tendue.
En cas d'hémarthrose post- traumatique, la symptomatologie apparaît en deux ou trois heures. Dans les cas de synovite villonodulaire, l’affection adopte un mode chronique. Une anomalie de l'hémostase est toujours à rechercher. La ponction articulaire confirme le diagnostic. Le traitement repose sur l'immobilisation, associée à une ponction si le liquide est sous tension.

Étym. gr. haïma : sang ; arthron : articulation

[I2]

hémo-hydarthrose n.f.

bloody hydarthrosis

Epanchement sanguin dans une articulation.

[I1]

hydarthrose n.f.

hydrarthrosis

Accumulation de liquide séreux dans une cavité articulaire.
Toute atteinte articulaire peut être à l’origine d’une hydarthrose. Lorsqu'il est suffisamment abondant l'épanchement liquidien entraîne une gène fonctionnelle du fait de la mise sous tension de l'articulation. La ponction permet son évacuation.

Étym. gr. hudôr : eau

[I1]

hyperextension n.f

hyperextension

Extension d'un membre ou d'une articulation au-delà de son amplitude normale.

[I1]

hyperflexion n.f.

hyperflexion

Flexion d'une articulation au-delà de son amplitude normale.

[I1]

iliite n.f.

Atteinte inflammation de l'articulation sacro-iliaque.

sacro-iliite.

incidence de Chevrot l.f.

Chevrot's view

Incidence radiographique destinée à obtenir une vue axiale d'une articulation sacro-iliaque.

A. Chevrot, médecin radiologue français (1979)

[B2]

incidence radiologique de DePalma l.f.

DePalma's acromioclavicular view

Incidence comparative des articulations acromio-claviculaires réalisée sur le sujet debout portant un poids dans chaque main,  destinée à mettre en évidence une disjonction de cette articulation.

A. F. DePalma, chirurgien orthopédiste américain (1961)

Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard

incongruence n.f.

incongruity, incongruence

1) Mauvaise concordance de deux structures.
2) Défaut d'adaptation des surfaces articulaires d'une articulation

Étym. lat. in : indique la négation, congruens : qui s'accorde avec

index articulaire l.m.

articular index

Évaluation semi-quantitative de l'inflammation articulaire dans la polyarthrite rhumatoïde, utilisée surtout au cours des essais cliniques, pour tester en termes de résultats cliniques, l'action des substances médicamenteuses.
De nombreuses échelles peuvent être utilisées, p. ex. l'index de Ritchie. Sur une échelle de 1 à 4, chaque articulation est analysée en termes d'intensité de la douleur. Le total général constitue le résultat. D'autres mesures existent comme les critères de l'ARA qui dénombrent les articulations sensibles, les articulations douloureuses à la mobilisation passive ou le gonflement des parties molles.

Dorothie M. Ritchie, médecin interniste britannique (1968)

hanche (cotation fonctionnelle de la)

infarctus osseux l.m.

osseus infarction

Ostéonécrose aseptique se traduisant radiologiquement, dans la forme solitaire diaphysaire, par une image d'une plage opaque centro-osseuse épargnant la corticale, avec un liseré clair périphérique : image en cocarde.
Les autres localisations possibles sont les formes épiphysaires et juxta-articulaires. Elles peuvent avoir un retentissement sur l'articulation. On distingue classiquement les infarctus primitifs de découverte radiologique, des infarctus secondaires à des foyers infectieux, à une drépanocytose, etc.

Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.

drépanocytose

infiltration intra-articulaire l.f.

intra-articular infiltration

Injection à l’intérieur d’une articulation périphérique ou rachidienne d’un corticoïde ou d’un anesthésique local.
Il s’agit là d’une des modalités de traitement des arthroses. Dans le cas particulier de la gonarthrose des produits de visco-supplémentation peuvent être utilisés. Certaines injections demandent à être effectuées sous contrôle d’une échographie doppler ou d’un examen radiologique.

doppler

infiltration œdèmateuse de l'o s l.m.

oedema infiltration of the bone

Image oedémateuse mise en évidence grâce à l’IRM dans l’os sous chondral à proximité d’une articulation, qui semble préjuger d’un risque évolutif plus sévère vers l’arthrose.
Elle est évidente sur les images en saturation de graisse, et l’hypersignal de l’eau contrastant avec l’hyposignal de la graisse environante. Sur la séquence T1, l’œdème se manifeste par une plage mal limitée en hyposignal siégeant dans l’os spongieux alors que normalement, il est en hypersignal.
Cet œdème est observé aussi dans d' autres pathologies : rhumatisme inflammatoire, algodystrophie, ostéonécrose.

arthrose, rhumatisme inflammatoire, algodystrophie,ostéonécrose

instabilité articulaire l.f.

articular instability

Conséquence d'une atteinte articulaire, se traduisant par une modification des rapports normaux entre les différentes pièces osseuses lors des mouvements.
La symptomatologie peut être une douleur ou une sensation d'insécurité et de dérobade de l'articulation, en particulier au niveau des membres inférieurs. Une instabilité chronique va se révéler à la suite d'une décompensation musculaire ou ligamentaire responsable d'une gêne fonctionnelle. En fonction de l'étiologie, le traitement pourra comporter une rééducation neuromusculaire et proprioceptive. Des orthèses sont parfois nécessaires.

orthèse

instrumentaux (troubles) chez l'enfant et l'adolescent l.m.p.

instrumental learning disorders in childhood and adolescence

D'après la classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent, les troubles instrumentaux comprennent, isolés ou associés à une autre pathologie : retard du langage ; troubles isolés de l'articulation ; troubles complexes du langage oral ; troubles lexicographiques ; dyscalculie ; troubles du raisonnement ; bégaiement ; achoppement ; mutisme électif ; hyperkinésie, instabilité psychomotrice ; hyperkinésie associée à des mouvements stéréotypés ; retard psychomoteur ; autres troubles psychomoteurs ; tics isolés ; maladie de Gilles de la Tourette ; intrication de troubles psychomoteurs et du langage, etc.

G. Gilles de la Tourette, neurologue français (1885)

irréductibilité n.f.

irreductibility

Impossibilité de replacer un organe, un os ou une articulation en bonne position.
L’irréductibilité nécessite habituellement une intervention chirurgicale pour lever l’obstacle ou l’interposition qui s’opposent à la réduction.

Étym. lat. in : négatif ; reducere : ramener

isotonique (contraction) l.f.

Contraction d’un muscle à tension constante.
On distingue :
1) la contraction isotonique avec raccourcissement où le mouvement se fait dans le sens du raccourcissement du muscle avec fermeture angulaire des constituants articulaires ; elle est appelée travail positif.
2) la contraction isotonique avec allongement où le muscle doit s’allonger pour conserver une tension constante. Elle entraîne une ouverture de l’angle de l’articulation ; elle est appelée travail négatif.

Étym. gr. isos : égal ; tonos ; tension

jeu n.m.

play

1) Dans l'étude de la motricité, amplitude des mouvements dont est capable une articulation normale ou dans un contexte pathogène.
2) Mobilité anormale constatée entre deux os normalement soudés dans une symphyse, ou entre deux segments d'os appartenant à une continuité.

pseudarthrose

jointures de la ceinture pelvienne l.f.p.

juncturae cinguli pelvici(TA)

joints of pelvic girdle

Ensemble des moyens d’union des éléments constituant la ceinture pelvienne: les syndesmoses de la ceinture pelvienne, la symphyse pubienne, l’articulation sacro-iliaque.

Kielland (forceps de) l.m.

Kielland's forceps

Forceps léger à branches croisées dont les cuillères ont une courbure céphalique mais pas de courbure pelvienne.
L'originalité de ce forceps consiste en son articulation à glissière qui permet des prises asymétriques. Sa légèreté et l'absence de courbure pelvienne le font réserver par certains auteurs aux rotations sur prises transverses.

C. Kielland, gynécologue obstétricien norvégien (1916)

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