incontinence urinaire orthostatique l.f.
orthostatic incontinence
Écoulement involontaire d'urine par l'urèthre en position debout.
Souvent associée chez la femme à l'incontinence d'effort, il s'agit habituellement de fuites par hypermobilité uréthrale. Chez l'homme c'est plus volontiers le signe d'une insuffisance sphinctérienne.
incontinence urinaire par impériosité l.f.
urinary urge incontinence
Fuite d'urine liée à une contraction on maîtrisable du muscle vésical qui se traduit par un besoin urgent et ne peut être arrêtée par la contraction sphinctérienne volontaire.
Le mécanisme de la fuite peut correspondre à une contraction vésicale anormale (hyperactivité) ou une relaxation uréthrale (instabilité) ou des perturbations de l'inhibition cérébrale.
→ impériosité, incontinence urinaire réflexe, urination
incontinence urinaire par regorgement l.f.
overflow incontinence
Écoulement d'urine involontaire survenant chez un rétentionniste chronique.
Il représente le "trop plein" vésical qui ne peut plus être maîtrisé par l'appareil sphinctérien. Il est le signe d'un obstacle et non d'une insuffisance sphinctérienne.
incontinence urinaire réflexe l.f.
reflex urge incontinence
Variété d'incontinence par impériosité qui a la particularité de n'être précédée d'aucune sensation de besoin.
→ incontinence par impériosité
incontinent adj.
incontinent
Qui est atteint d'incontinence.
incontinentia pigmenti achromians l.f.
incontinentia pigmenti achromians de Ito l.f.
M. Itô, dermatologue japonais (1952)
→ hamartome achromique systématisé
incontinentia pigmenti de Bloch-Sulzberger l.f.
Bloch-Sulzberger’s syndrome, Bloch-Siemens’ syndrome
Dermatose rare, à début néonatal, à transmission dominante liée à l’X, survenant presque exclusivement chez les sujets de sexe féminin, exceptionnelle chez le garçon où elle est toujours létale, constituée de lésions à disposition linéaire ou figurée, en éclaboussures asymétriques, sur le tronc et les membres et évoluant en trois phases successives ou intriquées : érythème et bulles, puis papules lichénoïdes et verruqueuses et enfin hyperpigmentation; il associe souvent une alopécie cicatricielle en plaques et des anomalies dentaires et, parfois, des lésions oculaires, du système nerveux central et d'autres dysplasies.
Le diagnostic repose sur la clinique avec la triade chronologique, anomalies dentaires, oculaires et neurologiques, sur l'examen histopathologique (bulle sous-cornée ou intra-épidermique avec éosinophilie, cellules dyskératosiques, abondance de pigment dans le derme) et sur la biologie (éosinophilie sanguine et médullaire, trouble du chimiotactisme des granulocytes). Le traitement est symptomatique : maîtrise des infections secondaires, surveillance oculaire, dentaire et neurologique. Le diagnostic anténatal est possible. Le gène est localisé sur le chromosome Xp11.21 (incontinentia pigmenti 1) et le chromosome Xq28 (incontinentia pigmenti 2).
B. Bloch, dermatologue suisse (1926), M. Sulzberger, dermatologue américain (1927) ; H. W. Siemens, dermatologue allemand (1929)
Syn. maladie de Bloch-Sulzberger, dermatose pigmentaire en éclaboussures
incoordination du premier degré l.f.
first degree incoordination
Anomalie de la contraction utérine en faveur d’une dysharmonie contractile.
La phase ascendante de la contraction est normale, son acmé ou sa phase descendante sont marqués par l’apparition de contractions sporadiques.
incrément (en informatique) n.m.
increment (in computing)
Quantité constante apportée à la valeur d'une variable lors de chaque étape de l'exécution d'un programme.
Étym. lat. incrementum : accroissement, augmentation
incrément (en scanographie) n.m.
incrément (in CT)
Distance séparant le milieu de l'épaisseur de deux coupes adjacentes.
En scanographie conventionnelle, l'incrément, déterminé avant l'examen, est obtenu par déplacement de la table entre deux acquisitions. En scanographie hélicoïdale, les coupes peuvent être reconstruites à partir de tout point du volume exploré lors d'une rotation du tube, la distance séparant le milieu de deux coupes successives étant choisie par l'opérateur au moment de la reconstruction (d'où son nom d'incrément de reconstruction). L'incrément est égal à l'épaisseur des coupes lorsque celles-ci sont jointives. Il est plus faible si les coupes empiètent les unes sur les autres (overlapping), ou plus important s'il existe un espace intercoupe.
Étym. lat. incrementum : accroissement, augmentation
incrément de reconstruction l.m.
Incrément of reconstruction
Étym. lat. incrementum : accroissement, augmentation
incrémentation n.f.
incrementation
Fait d'ajouter un incrément à la valeur d'une variable.
Étym. lat. incrementum : accroissement, augmentation
incrétine n.f.
incretin
Hormones sécrétées par le système “APUD” (Amine Precursor Uptake) de la partie proximale de l’intestin grêle, intervenant dans les productions pancréatiques d’insuline et de glucagon, sécrétées par les cellules endocrines de l’intestin grêle sous l’influence directe de l’apport alimentaire de nutriments glucidiques, sans être influencé par l’injection intra veineuse de glucose.
Le concept « incrétine » désigne la plus grande efficacité, pour stimuler la sécrétion d’insuline, de l’administration orale de glucose, comparée à la voie intra veineuse.
Il existe deux incrétines :
- le glucose-dependent insulinotropic polypeptide (GIP), provenant des cellules K du duodénum, qui augmente la sécrétion de glucagon et agit sur les adipocytes ;
- le glucagon like peptide-1(GLP-1), chimiquement proche du glucagon, provenant des cellules L de l’iléon, qui stimule la sécrétion d’insuline, inhibe celle de glucagon, exerce un effet satiétogène sur les récepteurs centraux et ralentit la vidange gastrique. In vitro, il favorise la prolifération et inhibe l’apoptose des cellules β.
Au cours du diabète de type 2, seule l’action du GLP-1 est défectueuse. Son administration restaure le profil sécrétoire de l’insuline et du glucagon, rétablit la phase précoce de l’insulino-sécrétion et supprime la production hépatique de glucose pendant la phase post-absorptive, sans faire courir les risques d’hypoglycémie et de surcharge pondérale. Sa dégradation très rapide par la dipeptidylpeptidase 4 (DPP4) exige, en thérapeutique, l’emploi concomitant d’un inhibiteur de cette enzyme (sitagliptine et vildagliptine, par voie orale) ou d’un agoniste de l’incrétine (hexanatide et liraglutide, par voie sous-cutanée).
Sigle s : GLP1, GIP
→ insuline, glucagon, adipocyte
incrétinomimétiques n.m.p.
Groupe d’hypoglycémiants d’action comparable à celle des incrétines.
Ce sont les inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase-4 actif par voie orale et le glucagon-like peptide-1 actif par voie parentérale.
[R1,G5]
incrustation n.f.
encrustation
Dépôt de sels minéraux solides sur les parois des cathéters et sur tout corps étranger situé dans la lumière de la voie excrétrice urinaire.
Ces dépôts minéraux sont composés principalement de phosphate de calcium. Constitués par la précipitation des sels solubles normaux de l'urine, ils ont l'inconvénient d'obturer les sondes et tous les drainages urinaires d'une certaine durée. Ils sont aussi le substrat d'une lithogénèse à partir de tout corps étranger jouant le rôle de noyau de cristallisation. Les revêtements internes des sondes et cathéters par des matières "inertes" (dérivés du silicone p. ex.) ont pour but de les éviter.
Étym. lat. incrustatio : recouvrement
incubateur n.m.
incubator
Appareil maintenant les nouveau-nés prématurés dans une ambiance dont la température et le degré hygrométrique sont constants.
Étym. lat. incubare : couver
Syn. couveuse
incubation n.f.
incubation
1) Maintien d'une culture de tissu, d'un milieu ensemencé ou de tout autre matériel pendant un temps donné dans des conditions déterminées et constantes afin de favoriser le développement des microorganismes ou de constater leur absence de développement.
2) Période de latence entre le moment de la contamination et les premières manifestations d’une maladie infectieuse.
L’incubation a une durée très variable, de quelques jours à plusieurs semaines.
Étym. lat. incubare : couver
incurvation n.f.
bending
1) État de ce qui est courbe.
2) Action de rendre courbe, p. ex incurvation congénitale du tibia.
Étym. lat. incurvare : courber
Syn. courbure, qui signifie plus précisément la forme de ce qui est courbe ou incurvé.
incurvation de verge l.f.
curvature of the penis, congenital ventral chordee
Déformation de la verge incurvée vers sa face ventrale, en général associée à un hypospadias dont elle complique le traitement.
Cette incurvation est due à une bride fibreuse ventrale qui prolonge le trajet uréthral en aval du méat hypospade. Elle réclame un premier temps opératoire d'excision pour permettre le redressement de la verge et une croissance plus rectiligne des corps caverneux.
Il existe plus rarement des coudes de verge sans anomalie uréthrale, dus à un défaut de croissance segmentaire des corps caverneux, et justiciables de l'opération de Nesbit ou de ses variantes.
R. M. Nesbit, chirurgien urologue américain (1965)
Syn. coude de verge
incus n.m.
incus (TA)
incus
Osselet de la chaîne des osselets de la caisse du tympan situé entre le malléus en dehors et en avant, et le stapès en dedans.
Syn. anc. enclume
incycloduction n.f.
incycloduction
→ duction
incyclovergence n.f.
incyclovergence
→ vergence
indemnité journalière l.f.
daily compensation
Prestation en espèces servie à un assuré durant la période où il se trouve en arrêt de travail pour raison de maladie, ou pendant la durée d’incapacité temporaire en rapport avec un accident du travail.
Sigle : IJ
indentation sclérale externe l.f.
external scleral buckle
Compression externe de la sclère par mise en place d’un matériel synthétique extrascléral pour permettre un contact entre les structures externes (sclère, choroïde et épithélium pigmentaire) avec le neuro-épithélium décollé.
Associée à une cryopexie des déhiscences rétiniennes, c’est la méthode classique de traitement d’un décollement de rétine, qu’il s’agisse d’une indentation localisée (parallèle au limbe ou radiaire) ou circulaire.