Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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ignorance (clause d') l.f.

clause of ignorance

Clause qui exige qu’au moment de l’inclusion du sujet dans un essai randomisé, le prescripteur ignore le traitement qui sera alloué au sujet.   
Cette clause a pour but d’éviter que des sujets qui répondent aux critères d’inclusion dans l’essai ne soient pas inclus à cause de la connaissance a priori du traitement qu’ils auraient dû recevoir

→   essai randomisé

ignorance immunologique l.f.

immunological ignorance.
Tolérance de peptides du soi qui n'interviennent pas dans la sélection négative intrathymique.

IGPDs sigle anglais pour Inherited Giant Platenet Disorders

Groupe d’affections hématologiques comportant une thrombopénie macrocytaire avec une tendance hémorragique.
Purpura thrombocytopénique ou macrothrombocytopénie autosomique dominante avec inclusions leucocytaires sont les dénominations habituellement utilisées. La tendance hémorragique, au minimum épistaxis, ecchymoses, purpura, méno-métrorragies, est associée plus ou moins à d’autres comorbidités.

Syndrome de Sebastian décrit par A. Greinacher, hématologue allemand (1990) ; syndrome de Fechtner décrit par L. C. Peterson, biologiste américain (1985) ; syndrome d’Epstein décrit par C. J. Epstein, généticien américain (1972) ; syndrome de May-Hegglin, décrit par R. May, médecin allemand (1909) et R. Hegglin, médecin helvétique (1945) ; syndrome de Bernard Soulier décrit par Jean Bernard, membre de l'Académie de médecine et J. P. Soulier, hématologues français (1948)

Syn. purpura thrombocytopénique, macrothrombocytopénie autosomique dominante avec inclusions leucocytaires

→ MYH9 (maladies liées à), Sebastian (syndrome de), May-Hegglin (syndrome de), Epstein (syndrome de), Fechtner (syndrome de), Bernard-Soulier (syndrome de), thrombopénie, purpura thrombocytaire

[F1]

Édit. 2018

IGRA (test) sigle pour Interferon-Gamma release assays

Test quantitatif de diagnostic de l’infection tuberculeuse latente par la mise en évidence de l’immunité cellulaire spécifique, en dosant la production d’interféron γ par les lymphocytes T du patient mis en contact avec des allergènes du Mycobacterium tuberculosis.
Ce test offre l’avantage de l’absence de faux positifs en cas de vaccination BCG et/ou de contact avec la plupart des mycobactéries non tuberculeuses. Sa sensibilité est supérieure à 90% et sa spécificité est de 97% (pour l’intradermo-réaction à la tuberculine, ces deux paramètres atteignent à peine 70%).

→ intradermo-réaction, tests tuberculiniques

IGS II sigle m. pour Indice de Gravité Simplifié.

SAPS (simplified acute physiology score)

Indice empirique de gravité simplifié, calculé sur 15 paramètres tirés de 17 données, la plupart numériques, fondées sur les résultats de dosages biologiques ou de valeurs physiologiques, sur l'âge, les antécédents et la nature des atteintes morbides.
Les points (en gras) sont calculés à partir du tableau ci-dessus. Le total, T, des points donne l'IGS II. Dans les conditions les plus favorables
T = 5 en médecine et 0 en chirurgie réglée. Cet indice est utilisé pour l'évaluation de la qualité des services de réanimation et des unités de soins intensifs.
 
On a pu faire une estimation du risque de décès du patient à partir d’une équation de régression ajustée sur une statistique de 13 152 patients de 137 services de réanimation d’Amérique du Nord et d’Europe (Le Gall 1993). A partir de T, les auteurs ont proposé une formule pour estimer l’espérance mathématique de la mortalité dans le groupe étudié, cela permet de la comparer à la mortalité effective. On calcule d’abord une valeur réduite, r =- 7,7631+0,0737T+Ln(T+1), puis la valeur y = r /(l+er) qui est égale au logarithme naturel de l’espérance mathématique de la mortalité (avec e nombre d’Euler, base des logarithmes népériens, Ln). Avec cette formule le risque de mortalité affecté à l’unité étudiée est égal à ey : dans les conditions les plus favorables ce risque est égal à 0,05% en chirurgie réglée et 0,1% en médecine. Il faut noter que cet « instrument de mesure » a été établi à partir d’une statistique reflétant l’état de la médecine en 1993, or cet état a évolué depuis et il évoluera encore. Faute de mieux, cette formule permet les comparaisons, il ne faut pas y voir autre chose.
 

→ indice de gravité simplifié

IL sigle pour interleukine

IL-1 à IL-18

→ interleukines 1 à 18

ILC sigle angl. pour Interstititial Laser Coagulation of the prostate

→ laser interstitiel de coagulation prostatique

iléadelphe n.m.

iliopagus, ileadelphus, iliadelphys

Genre de monstre double autosite monocéphalien du groupe des tératodelphes qui présente un tronc unique, deux membres supérieurs et quatre membres inférieurs.

iléite n.f.

ileitis

Lésion inflammatoire, spécifique ou non, située principalement de la partie terminale de l’iléon.
L’iléite peut être symptomatique, aigue ou subaiguë se manifestant par des douleurs abdominales de la fosse iliaque droite, de la diarrhée et de la fièvre et des signes échographiques ou scannographiques compatibles avec une atteinte de l’iléon terminal. Elle peut être asymptomatique, de découverte fortuite lors d’une coloscopie avec iléoscopie faite souvent pour dépistage des polypes.
En cas d’iléite aigue, le diagnostic de maladie de Crohn du grêle doit être évoqué en première intention, mais d’autres causes sont possibles. L’iléite infectieuse est le principal diagnostic différentiel de la maladie de Crohn en cas d'iléite aiguë. Les microorganismes incriminés sont yersinia enterocolitica, campylobacter jejuni, salmonella enteritidis ou anisakis simplex, causes les plus fréquentes dans les pays européens. Les autres causes d’iléite aigue sont vasculaires, tuberculeuse parasitaires ou gynécologiques (annexite, endométriose). Les causes d’iléite subaiguë sont les tumeurs du grêle, la maladie de Crohn, l’iléite radique, la tuberculose, l’endométriose.
Les lésions de l’intestin grêle sont très fréquemment détectées chez les patients qui prennent des anti-inflammatoires non stéroïdiens.
La visualisation d'anomalies muqueuses iléales est devenue de plus en plus fréquente avec le développement des techniques d'exploration de l'intestin grêle. La cause des lésions iléales asymptomatiques est rarement identifiée.

B. B. Crohn, gastroentérologue américain (1932)

→ Crohn (maladie de)

[L1]

iléite de Crohn l.f.

Crohn’s ileitis

B. B. Crohn, gastroentérologue américain (1932)

→ Crohn (maladie de)

iléite lymphoïde terminale l.f.

terminal lymphoid ileitis

→ adénite mésentérique

iléite terminale l.f.

Syn. maladie de Crohn

→ maladie de Crohn

[L1]

Édit. 2020

iléo-iléostomie n.f.

ileo-ileostomy

Anastomose entre deux segments d'iléon.

iléo-urétéroplastie n.f.

ileo-ureteroplasty

Remplacement partiel ou total de l'uretère par un segment iléal isolé.

→ entéroplastie urinaire, entéro-urétéroplastie

iléocystoplastie n.f.

ileo-cystoplasty

Confection d'une vessie au moyen d'un segment d'iléon exclu du circuit intestinal et dans lequel on implante les deux uretères.
Cette opération pratiquée dans l'extrophie vésicale peut être aussi une intervention d'agrandissement d'une vessie atrophique ou partiellement réséquée pour tumeur, au moyen d'une anse grêle exclue.

E. M. Bricker, chirurgien urologue américain (1950) ; B. Cunéo, chirurgien urologue français, membre de l'Académie de médecine (1873-1944)

Syn. iléocystoplastie selon Bricker, opération de Cunéo

→ entérocystoplastie

iléon n.m.

ileum (TA)

ileum

Partie terminale de l'intestin grêle qui s'abouche dans le cæcum, par l'intermédiaire de la valvule iléocolique, et formée d'anses verticales juxtaposées de gauche à droite et d'avant en arrière.
L'iléon fait suite au jéjunum dont aucune limite caractérisée ne le sépare.

Étym. lat. médiéval ileum, de gr. eilein : enrouler.

Syn. iléum

iléorectostomie n.f.

ileo-rectostomy

Anastomose entre l'iléon et le rectum après colectomie totale pour rectocolite ulcéro-hémorragique ou pour polypose.
Cette intervention est appelée plus couramment anastomose iléo-rectale.

→ rectoclite hémorragique, polypose intestinale

iléoscopie rétrograde l.f.

retrograde ileoscopy

Méthode de cathétérisme rétrograde de l'iléon terminal à partir du cæcum au cours de la côloscopie totale.
Cette technique permet la visualisation et la biopsie de la muqueuse iléale et constitue une des modalités diagnostiques des maladies inflammatoires, infectieuses, tumorales de l'iléon ainsi que des troubles de l'absorption.

iléosigmoïdostomie n.f.

ileo-sigmoïdostomy

Anastomose entre l'iléon et le côlon sigmoïde.
Cette intervention est rarement pratiquée. Dans les colites aigues graves qui ne répondent pas au traitement médical ou qui sont compliquées ou chez les malades ayant reçu une corticothérapie supérieure à 20 mg/j pendant plus de six semaines, le traitement chirurgical recommandé est la colectomie subtotale en urgence avec conservation du rectum, iléostomie et sigmoïdostomie, sans anastomose afin de limiter les complications post opératoires. Ultérieurement, en fonction du contexte, peuvent être réalisées différentes interventions anastomotiques iléorectale ou proctectomie avec anastomose iléo-anale.

iléostomie n.f.

ileostomy

Abouchement chirurgical de l'iléon à la peau, assurant la dérivation du contenu iléal à l'extérieur de l'abdomen.

iléostomie latérale l.f.

lateral ileostomy

Iléostomie temporaire visant à protéger une suture effectuée dans le tube digestif d'aval : anastomose iléo-iléale, iléocolique, iléorectale ou iléo-anale.

iléostomie terminale l.f.

terminal ileostomy

Iléostomie généralement définitive, en cas d'exérèse totale ou subtotale du tube digestif d'aval : côlon, rectum et anus.
Il peut s'agir d'une iléostomie de Brooke qui consiste à confectionner une iléostomie avec trompe muqueuse de un ou deux centimètres facilitant l'appareillage. Il peut s'agir aussi d'une iléostomie de Kock, cette technique consistant à effectuer juste en amont de la stomie un réservoir intestinal ; la vidange du réservoir s'effectue par sondage à travers l'iléostomie.

B. N. Brooke, chirurgien britannique (1952) ; N. G. Koch, chirurgien suédois (1969)

iléotransversostomie n.f.

ileotransversostomy

Anastomose entre l'iléon et le côlon transverse.

Ilesha (virus)

Ilesha (virus)

Virus à ARN du genre Orthobunyavirus (famille des Bunyaviridae), répandu en Afrique sub-saharienne.                 
Le virus Ilesha est responsable de syndromes fébriles avec céphalées, myalgies, rash érythémateux, habituellement très bénins ; parfois, cependant, il peut entraîner une fièvre hémorragique ou une  méningo-encéphalite. Il est transmis par différents moustiques.

Sigle : ILEV

iléus n.m.

obstruction, ileus

Arrêt plus ou moins complet du transit intestinal, de survenue brutale ou progressive.

Étym. gr. eileos : iléon, partie enroulée de l'intestin (eilein : enrouler)

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