ictère physiologique du nouveau-né l.m.
icterus neonatorum
Ictère fréquent atteignant 30 % des nouveau-nés environ, dû à l’immaturité hépatique par déficit transitoire en glycuronyl-transférase.
Il apparaît vers le troisième jour de la vie et disparaît vers le quinzième jour. Il se présente comme un ictère cutanéo-muqueux isolé. Ictère bénin, son évolution peut être prolongée.
Étym. gr. iktêr, ikteros : jaunisse
Syn. ictère simple du nouveau-né
ictère récidivant de la grossesse l.m.
cholestasis of pregnancy
Ictère avec prurit et cholestase intrahépatique, parfois une cytolyse hépatique, survenant à chaque grossesse, dans le troisième trimestre le plus souvent, de cause inconnue.
Il peut entraîner la mort fœtale in utero.
Étym. gr. iktêr, ikteros : jaunisse
Syn. choléstase gravidique récidivante
ictère simple du nouveau-né l.m.
jaundice of the newborn, physiologic jaundice
Étym. gr. iktêr, ikteros : jaunisse
→ ictère physiologique du nouveau-né
icthyosarcotoxisme n.m.
ciguatera
ictus n.m.
stroke, attack
Manifestation morbide subite et brutale.
Étym. lat. ictus : coup, choc, atteinte
ictus amnésique l.m.
transient global amnesia
Forme la plus fréquente et la plus pure des amnésies organiques transitoires, observée préférentiellement chez un sujet d'âge mûr, de cause indéterminée (sauf à retenir un élément déclenchant agressif, physique ou affectif, possible).
Après un début brutal, s'installe une désorientation temporelle constante, concernant également les heures et jours précédents, avec oubli à mesure massif, de type korsakovien, mais sans fabulation et avec souvent perplexité anxieuse. Cependant, il est fréquent que l'orientation spatiale reste satisfaisante et le comportement adapté.
L'arrêt spontané survient au bout de quelques heures (généralement plus de quatre et moins de six), parfois après une phase de sommeil, avec totale lacune mnésique postictale. Une récidive, rarement davantage, se produit dans environ un quart des cas (incidence générale d'environ 3 % par an).
Un œdème cellulaire régressif au niveau bitemporal a été récemment observé à l'IRM de diffusion.
Étym. lat. ictus : coup, choc, atteinte
→ accident ischémique transitoire
ictus émotif l.m.
emotional ictus
État proche de la confusion mentale dans le cadre des "syndromes postémotionnels" observés au sein des troubles psychiques aigus de guerre.
Relevant d'une conception étiopathogénique dépassée, il fait aujourd'hui partie de la pathologie aigüe attribuée aux effets d'un traumatisme psychique.
E. Dupré, psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1914)
Étym. lat. ictus : coup, choc, atteinte
ictus laryngé l.m.
laryngeal spasm, laryngeal syncope
Perte de connaissance subite, complète et brève provoquée par un accès de toux entraînant la fermeture des cordes vocales.
Cet accident rare survient le plus souvent chez un sujet pléthorique de sexe masculin. L'accès de toux est précédé d'une sensation de picotement laryngé. La perte de connaissance, qui survient dans les conditions d'une manœuvre de Valsalva, est due à une ischémie cérébrale par atteinte végétative, avec souvent une hypotension orthostatique. Elle peut poser un problème diagnostique avec une crise épileptique et doit faire éliminer une cause cardiaque.
E. Dupré, psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1862-1921)
Étym. lat. ictus : coup, choc, atteinte
Ida Mann (pli selon) l.m.
Ida Mann (fold according to)
Pli tendu de la pupille vers une masse blanchâtre située à la périphérie rétinienne, en général temporale.
Pour certains, ce serait une forme particulière de persistance du vitré primitif. Mais on peut aussi l'observer dans la rétinopathie du prématuré, la maladie de Norrie, l'incontinentia pigmenti, la vitréorétinopathie exsudative dominante (ou maladie de Criswick Shepens) et la dysplasie rétinienne de Reese.
Ida Mann, ophtalmologiste britannique (1935) ; G. Norrie, ophtalmologiste danois (1927) ; V. G. Criswick, ophtalmologiste canadien et C. L. Schepens, ophtalmologiste américain (1969)
→ rétinopathie du prématuré, Norrie(maladie de), incontinentia pigmenti, vitréorétinopathie exsudative dominante de Criswick Schepens, dysplasie rétinienne de Reese
[P2]
Édit. 2018
IDE sigle pour Infirmier(e) Diplômé(e) d’Etat
ide n.f.
Lésion cutanée spécifique, secondaire à une stimulation allergique à distance.
Peu usité.
idéal du moi l.m.
ego ideal
Dans la théorie du narcissisme, instance relativement autonome, héritière du narcissisme infantile (moi idéal), qui se caractérisait par des sentiments de toute-puissance (S. Freud).
Sous l'influence des contraintes de la réalité et des critiques parentales, les premières satisfactions narcissiques sont abandonnées et remplacées par des idéaux empruntés aux idéaux collectifs et à des personnes idéalisées de l'entourage.
L'idéal du moi remplit une fonction en partie analogue à celle du surmoi en exerçant un contrôle critique sur les réalisations effectives du moi.
J. Lacan le conçoit comme une instance symbolique, issue logique de l'œdipe, et dépassement de la structure imaginaire du moi (moi idéal).
idéalisme passionné l.m.
passionate idealism
État pathologique autonome, fixe, lié à des troubles du jugement affectif, dominé par une ardeur anormale apportée à la réalisation d'un idéal d'amour, de bonté, de beauté et/ou de justice, qui peut allier la cruauté à l'altruisme.
Comportant une fresque d'hommes célèbres, ces sujets peuvent se présenter comme des revendicateurs parmi les délirants passionnels, avec un système clair, fusionnel, et une perte de contact avec la réalité. Le plus souvent, il s'agit de personnalités psychopathiques ou plutôt névrotiques, avec anxiété, incomplétude, dépendance, demande et suggestibilité.
M. Dide, psychiatre français (1913)
idée fixe l.f.
fixed idea
Idée qui s'impose avec persistance, au point de parasiter les contenus de la pensée du sujet et de capter son attention.
Elle peut prendre part à l'élaboration psychique d'un deuil, d'un psychotraumatisme, d'un échec, ainsi qu'à une activité créatrice, un projet ou une relation amoureuse.
Au sens proprement pathologique, contrairement aux obsessions idéatives, l'idée fixe ne s'accompagne pas de critique, ni de lutte anxieuse (egosyntonie). On la rencontre dans le mono-idéisme triste du mélancolique, l'idée fixe postonirique (amorce possible, après l'expérience onirique, d'un délire chronique, notamment chez les alcooliques) et dans certains engagements passionnels.
idée prévalente l.f.
overdetermined idea
Submersion du système idéo-affectif d'un patient par une idée fixe.
Forme extrême d'idée fixe, elle est essentiellement observée dans les conduites de quérulence, les revendications surtout hypocondriaques et les idées de préjudice et de jalousie chez les délirants passionnels.
idées médiumniques l.f.p.
mediumistic delusional ideas
Idées délirantes d'influence qui situent le patient comme un intermédiaire entre esprits et humains.
Ces idées se manifestent par des paroles inspirées, une écriture automatique et des communications d'origine surnaturelle.
De façon plus banale, surtout chez certains sujets frustes et suggestibles, le monde des médiums, cartomanciennes, voyants, sorciers, etc., est volontiers confondu et considéré comme disposant d'une force occulte mal définie mais de sources identiques, sinon proches.
Étym. lat. medius : intermédiaire
→ influence (idées, syndrome d'), mystiques (idées délirantes)
idelalisib n.m.
Inhibiteur de la phosphoinositide-3-kinase qui bloque P110δ, l’isoforme delta de l’enzyme phosphoinositide-3-kinase.
→ leucémie lymphoïde chronique, tyrosine kinases (inhibiteurs des), phosphoinositide-3-kinase
identification n.m.
identification
Processus psychique par lequel se produit une transformation chez un sujet, à partir d'éléments ou d'attributs qui lui viennent de l'autre. Le sujet se constitue une série d'identifications.
S. Freud ("Psychologie collective et analyse du moi", 1921) en distingue trois. L'identification primaire rend compte d'un temps mythique où il s'agirait d'incorporer l'objet primordial non différencié : "forme la plus primitive de l'attachement affectif". La deuxième consiste en l'incorporation d'un trait de l'objet d'amour manquant. Ce trait se substitue à l'objet frustrant et constitue la marque du sujet : le "trait unaire". Dans la troisième identification, l'objet visé se situe au-delà de l'objet d'amour : "identification hystérique". Elle se produit "chaque fois qu'est perçue à nouveau une certaine communauté avec une personne qui n'est pas l'objet de pulsions sexuelles".
Avec le stade du miroir, J. Lacan ajoute l'identification narcissique qui conjoint les deux premières formes décrites par Freud. L'antériorité du langage sur le sujet fait que l'"infans" se trouve plongé dans un univers de signifiants qu'il va devoir subjectiver pour accéder au symbolique et se repérer sexué et mortel. Le langage a pour but d'identifier le sujet.
identification à l'agresseur l.f.
identification with the aggressor
Mécanisme de défense selon lequel, confronté à un danger extérieur, le moi reprend l'agression à son compte, imite l'agresseur ou en adopte certains des traits (A. Freud, 1937).
Repérable dans l'activité normale de jeu, il peut aussi se manifester dans le cadre de la pathologie psychique traumatique chez l'enfant. Il contribue, chez l'adulte, à l'émergence de comportements paradoxaux en situation de captivité ou de prise d'otage (syndrome de Stockholm).
Anna Freud, psychanalyste autrichienne (1895-1982)
identification génétique l.f.
genetic identification
Manière de reconnaître un individu par le relevé des caractéristiques inscrites dans l’ADN de ses cellules.
Cette identification ne peut être recherchée, en matière civile, qu’en exécution d’une mesure d’instruction ordonnée par un juge dans le cadre d’une action relative à la filiation ou relative à des subsides. Elle exige le consentement de l’intéressé. Elle ne peut être réalisée après la mort sauf accord express de la personne manifesté de son vivant (art. 16-11 du code civil-art. L.1131-1, 1131-5 du code de santé publique).
Les applications en sont multiples : recherche de paternité ou de maternité, identification d’un corps ou d’un fragment, identification d’un ADN sur une scène de crime, personnalisation de l’ADN d’un agresseur… Ces analyses nécessitent pour les laboratoires une obligation de moyens importants pour qu’elles soient exactes, fiables et reproductibles. Le laboratoire doit être certifié et géré par une personne accréditée.
→ empreinte génétique, examen des caractéristiques génétiques.
identification médecin-patient l.f.
identification of the physician with the patient
Identification qui correspond assez bien à l'empathie mais dans la dimension subjective de la relation avec le généraliste, une attitude fusionnelle doit être évitée.
Quelle que soit la situation, le médecin doit être suffisamment au clair avec lui-même pour pouvoir assumer p. ex. des échanges confidentiels chargés d'émotion et pour garder une critique et une maitrise suffisantes du mouvement
identificatoire. Il s'agit d'une condition indispensable à une relation adaptée.
identification projective l.f.
projective identification
Forme particulière d'identification, contemporaine du premier mode de relation à l'objet chez l'enfant ou le nourrisson.
Ce dernier projette à l'intérieur du corps de la mère des parties mauvaises de sa personne, ou lui-même en totalité, pour exercer un contrôle agressif sur celle-ci. Ce fantasme provoque en retour une angoisse persécutive, soit que les éléments projetés puissent être attaqués dans le corps maternel, soit que des parties bonnes du moi puissent s'y trouver confisquées, soit enfin que la mère exerce des mesures de rétorsion par un moyen identique d'infiltration à l'intérieur du moi.
Mélanie Klein, psychanalyste britannique (1946)
→ fantasme
[H3, O1]
Édit. 2018
identité (troubles de l') l.m.p.
ego identity disorders
Ex. trouble de l’identité sexuelle ou trans-sexualisme
idiochromosome n.m.
sex chromosome
Chromosome sexuel, X ou Y dans l’espèce humaine.
idiogramme n.m.
idiogram