hypognathe n.m.
hypognathus
Monstre double caractérisé par l'implantation d’un jumeau parasite sur la mandibule du sujet principal.
[O6]
hypogonadique adj.
hypogonadic
Caractérise une sécrétion gonadique insuffisante.
[O4]
hypogonadisme n.m.
hypogonadism
Ensemble des manifestations dues à une insuffisance de sécrétion des glandes génitales.
Il peut être primitif par altération primitive des ovaires ou des testicules (c'est l'hypogonadisme hypergonadotrophique), ou secondaire à une insuffisance hypophysaire (c'est l'hypogonadisme hypogonadotrophique).
L'hypogonadisme porte sur les deux fonctions du testicule : la spermatogénèse et la sécrétion de testostérone. L'hypogonadisme peut être dû à une maladie du testicule (hypogonadisme périphérique), ou à une insuffisance de stimulation hypothalamo-hypophysaire (hypogonadisme hypogonadotrophique) ; ce dernier peut être réversible par un traitement hormonal.
Syn. hypogénitalisme
[O4]
hypogonadisme et cataracte l.m.
hypogonadism-cataract syndrome
Association d'une cataracte dont le début se situe dans l'adolescence et d'une stérilité.
Augmentation de FSH indiquant un hypogonadisme, chez trois frères avec parents consanguins (maladie de Steinert exclue). L’affection est autosomique récessive (MIM 240950).
M. S. Lubinsky, pédiatre généticien américain (1983)
Syn. cataracte et insuffisance testiculaire
hypogonadisme gonadotrophique l.m.
[A4,O6,Q2,Q3]
hypogonadisme hypergonadotrophique l.m.
hypergonadotrophic hypogonadism
Hypogonadisme secondaire à une cause testiculaire.
L’insuffisance de sécrétion des androgènes provoque l’élévation de la sécrétion des gonadotrophines.
Syn. hypogonadisme périphérique
[O4]
hypogonadisme hypogonadotrope congénital avec anosmie l.m.
[A4,O6,Q2,Q3]
hypogonadisme hypogonadotrophique l.m.
hypogonadotrophic hypogonadism
Hypogonadisme secondaire à une insuffisance de stimulation par les gonadotrophines hypophysaires.
[O4]
hypogonadisme hypothalamique l.m.
[A4,O6,Q2,Q3]
hypogonadisme par hypogonadotroine et anosmie l.m.
hypogonadotropic hypogonadism and anosmia
F. J. Kallman, psychiatre et généticien américain (1943-1944)
hypogonadotrope adj.
hypogonadotropic
hypogonadotrophinurie n.f.
hypogonadotrophinuria
Diminution du taux urinaire des gonadotrophines.
hypogonadotrophique adj.
hypogonadotropic
En rapport avec une insuffisance de sécrétion des hormones gonadotropes ou gonadotrophines.
Syn. hypogonadotrope
hypogynisme n.m.
hypogynism
Aspect infantile des jeunes filles ou des jeunes femmes dont les caractères sexuels sont insuffisamment développés.
hypohidrose n.f.
hypohidrosis
hypohormonal adj.
hypohormonal
Qualifie les manifestations observées chez les individus dont la sécrétion hormonale est insuffisante.
→ hormone
hypohypophysie n.f.
hypopituitarism
hypokaliémie n.f.
hypokaliemia
Concentration du potassium plasmatique inférieure à 3,5 mmol/L = 140 mg/L, résultant de deux mécanismes très différents : déplétion ou transfert.
La déplétion potassique avec diminution du stock de potassium (essentiellement intracellulaire) peut résulter de nombreuses causes :
- carence d'apport (dénutrition),
- pertes excessives extrarénales (sueurs, pertes digestives), rénales iatrogènes (diurétiques, antibiotiques, lithium, etc.) ou lésionnelles (atteintes interstitielles chroniques, acidose tubulaire),
- affections endocriniennes (hyperaldostéronisme primaire ou secondaire),
- causes diverses (syndrome de Bartter, déficit magnésien).
Si la kaliémie, [K+], est comprise entre 2 et 4 mmol chez l'adulte, on considère qu'une baisse de 1 mmol/L équivaut à un déficit global de 300 mmol/L et beaucoup plus si [K+] < 2 mmol/L.
Les transferts de K+ relèvent de causes métaboliques entraînant une hypokaliémie (alcalose, croissance cellulaire, hypothermie), médicamenteuse ou toxique (insuline, bêta-mimétiques, gamma-hydroxybutyrate de Na, baryum, anesthésiques, médicaments antipalustres, thymoleptiques) ou en cas de paralysies périodiques (forme familiale de Westphal, forme et celle associée à l'hyperthyroïdie).
Les signes cliniques sont variables (hyperpulsatilité artérielle, fatigabilité musculaire, crampes, paralysies), insuffisance rénale fonctionnelle) et ne correspondent pas à la [K] plasmatique, mais beaucoup plus au rapport [Ki]/[Ke](rapport du potassium intra et extra-cellulaire). L'électrocardiogramme est plus significatif (modification de la repolarisation, onde T négative, onde U).
La diminution de la concentration sérique de K+qui, sévère, au-dessous de 3 mmol/L, expose à des troubles cliniques graves dans les sphères cardiaque (troubles de la conduction), neurologique (pseudoparalysie), digestive (trouble du transit intestinal) et rénale (induction d’une tubulopathie).
Elle justifie l’administration de potassium par voie orale ou intraveineuse.
F. C. Bartter, médecin endocrinologue américain (1962) ;C. F. O. Westphal, neuropsychiatre allemand (1885)
→ paralysie périodique hypokaliémique familiale (maladie de Westphall)
[R1,M1,K2]
hypokaliémie-hypomagnésémie familiale l.f. -2008]
Syn. syndrome de Gitelman
[,M1,Q2]
Édit. 2008
hypokinésie n.f.
hypokinesia
Diminution globale ou partielle de la force et de l’amplitude des mouvements des membres.
Étym. gr. hupo : sous ; kinêsis : mouvement
hypokinésie ventriculaire l.f.
ventricular hypokinesia
Diminution globale ou partielle de la force et de l’amplitude de la contraction systolique du myocarde ventriculaire, qui témoigne d’une défaillance cardiaque.
Localisée, elle répond presque toujours à une altération ischémique de la paroi ventriculaire d’origine coronarienne. Son meilleur moyen d’étude est l’échocardiographie qui permet de la localiser et de la mesurer.
Étym. gr. hupo : sous ; kinêsis : mouvement
hypolacrymie n.f.
hypolacrymia
Symptôme caractérisé par une sécrétion lacrymale diminuée, ne protégeant plus la surface cornéenne de façon satisfaisante : il en résulte des signes fonctionnels plus ou moins invalidants (picotements, sensation de brûlure oculaire) et une kératite plus ou moins importante située dans l’aire de la fente palpébrale.
On la visualise par le test à la fluorescéïne et surtout par le test au Rose Bengale. L’hypolacrymie est évaluée par le test de Schirmer.
Elle est observée dans certains syndromes tels que celui de Gougerot-Sjögren, après certains traitements systémiques (bêtabloquants, antihistaminiques, phénothiazines) ou ophtalmologiques.
L’instillation de substituts lacrymaux, gels, larmes artificielles, pommades diminue la sensation d’inconfort visuel ressenti par le patient sans guérir la cause de l’hypolacrymie. Dans les syndromes secs très sévères, on peut améliorer l’action des traitements substitutifs par des lunettes à chambre humide ou des clous méatiques, lesquels permettent l’occlusion des points lacrymaux
O. Schirmer, ophtalmologiste allemand (1903) ; H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1925) ; H. S. C. Sjögren, ophtalmologiste suédois (1930)
→ Gougerot-Sjögren (syndrome de), Schirmer (test de), kératite
[N3, P2]
Édit. 2018
hypolipémie n.f.
hypolipemia
Diminution de la teneur sanguine en lipides.
Elle peut s'observer dans les syndromes de malabsorption intestinale ou de dénutrition, dans des insuffisances hépatiques graves (cirrhose) et dans des affections congénitales concernant, avec une relative spécificité, certaines classes de lipoprotéines.
Syn. hypolipidémie
→ lipoprotéine, cirrhose, lipémie
hypolipidémie n.f.
Syn. hypolipémie
hypolipoprotéinémie n.f.
hypolipoproteinemia
Diminution de la concentration dans le plasma sanguin de l'une des classes de lipoprotéines.
La diminution des alpha-lipoprotéines (hypo-α-lipoprotéinémie) est considérée comme un facteur d'athéromatose ; elle peut s'observer dans certains cas congénitaux, dans certaines hyperVLDLémies (hyperverylowdensitylipoproteinemia), et dans certaines insuffisances hépatiques. La diminution des bêta-lipoprotéines (hypo-β-lipoprotéinémie) souvent cause d'acanthocytose, est associée à certaines hypovitaminoses concernant les vitamines liposolubles ; elle s'observe dans certains cas congénitaux de défaut de biosynthèse des lipoprotéines par l'intestin ou par le foie.
Charlotte M. Anderson, pédiatre australienne (1961)
→ Anderson (maladie d'), hypo-alpha-lipoprotéinémie, hypo-bêta-lipoprotéinémie, acanthocytose
[R1,Q2]