hyperprolinémie de type I l.f.
hyperprolinemia, type I
hyperprolinurie n.f.
hyperprolinuria
Elimination urinaire excessive de proline, associée généralement à une excrétion accrue d'hydroxyproline, de glycine et d'acide Δ1-pyrroline-5-carboxylique.
hyperprosexie n.f.
hyperprosexia
Augmentation de l'attention.
Elle peut être sélective dans certains états anxieux, dépressifs, hypocondriaques et délirants (surtout paranoïaques). Il s'agit d'une polarisation idéique sur des thèmes anxiogènes, pessimistes ou délirants (persécution, notamment).
hyperprotéinémie n.f.
hyperprotéinemia
Augmentation de la concentration en protéines du plasma sanguin.
Elle est généralement liée à une augmentation de celle des globulines, en particulier dans le myélome multiple et certaines maladies infectieuses et collagénoses. Elle peut aussi résulter d'une déshydratation ou d'une hémoconcentration.
Syn. hyperprotidémie
hyperprotéinorachie n.f.
hyperproteinorrhachia
Augmentation de la concentration en protéines du liquide céphalospinal qui dépasse 0,40 g/L.
Elle est observée dans les méningites et les compressions médullaires.
[H1]
hyperprothrombinémie n.f.
hyperprothrombinemia
Augmentation de la concentration en prothrombine du plasma sanguin.
hyperprotidémie n.f.
hyperprotidemia
hyperptyalisme n.m.
hyperptyalism
Augmentation de l’excrétion salivaire de nature pathologique.
Étym. gr hyper : excès ; ptyalon : salive
Syn. ptyalisme, hypersialie
→ salivation, ptyalisme, hypersialorrhée, sialisme
hyperpyruvicémie n.f.
hyperpyruvicemia
Augmentation de la concentration en acide pyruvique du plasma sanguin.
Elle s'observe dans la carence en vitamine B1.
D. Leigh, neuropsychiatre britannique (1951)
hyperréactivité bronchique l.f.
bronchial hyperreactivity
Réponse exagérée des bronches à différents stimuli.
On distingue :
- l'hyperréactivité bronchique non spécifique mise en évidence par l'inhalation de substances comme l'histamine, la métacholine;
- l'hyperréactivité bronchique spécifique mise en évidence lors de l'inhalation d'allergènes respiratoires.
Les tests d'hyperréactivité bronchique réalisés lors des explorations fonctionnelles respiratoires sont utiles pour le diagnostic de maladie asthmatique.
hyperréactivité nasale l.f.
nasal hyperreactivity, nasal sensibility
Sensibilité exagérée de la muqueuse nasale se manifestant par la triade symptomatique : éternuements en salves, hydrorrhée nasale, obstruction nasale.
On distingue l’hyperréactivité spécifique, allergique ou chimique et l’hyperréactivité non spécifique.
Syn. coryza spsmodique (obsolète).
→ rhinorrhée, obstruction nasale, éternuement
hyperréflectivité sinucarotidienne l.f.
carotid sinus hypersensitivity
→ sinus carotidien (syndrome du)
[K2]
hyperréflectivité vésicale l.f.
bladder hyperreflectivity
Hyperactivité vésicale d'origine neurologique se traduisant par le déclenchement de la contraction vésicale par des stimulus anormalement faibles.
Cette situation est physiologique chez le nouveau-né, où une miction réflexe peut être induite par une stimulation périnéale. Chez l'adulte il s'agit d'un dysfonctionnement neurologique parfois révélateur d'une neuropathie méconnue. Il existe des tests susceptibles de démasquer certaines formes intermittentes, tel le test à l'eau glacée.
hyperréflectivité vestibulaire l.f.
vestibular hyperreflex, hyperactive vestibular
Hyperfonctionnement du réflexe vestibulo-oculaire.
Ant. hyporéflectivité vestibulaire
→ réflexe vestibulo-oculomoteur
hyperréflexie n.f.
hyperreflexia
1) Exagération de la réponse à l’exploration d’un réflexe neurologique.
2) Affection caractérisée par une hyperréflexie, une microcéphalie sévère, une hypopigmentation diffuse avec une intelligence normale.
On découvre également des tâches cutanées « café au lait » et des anomalies pigmentées rétiniennes.
Le locus du gène (HRX) est en 7q. L’affection est autosomique dominante (MIM 145290). J.T. Parke, neuropédiatre américaine, V.M. Riccardi, pédiatre américain, R.A. Lewis, ophtalmologiste américain (1984)
Julie T. Parke, neuropédiatre américaine, V. M. Riccardi, pédiatre américain, R .A. Lewis, ophtalmologiste américain (1984)
Syn. Parke-Riccardi-Lewis (syndrome de)
hypersalivation n.f.
hypersalivation
Augmentation physiologique de la production de salive.
Syn. hyperptyalisme, hypersialorrhée
Ant. hyposalivation.
hypersarcosinémie n.f.
hypersarcosinemia
1) Teneur du plasma sanguin en sarcosine supérieure à la concentration normale.
2) Affection congénitale à transmission autosomique récessive, qui se manifeste par des difficultés d'alimentation du nourrisson et un retard staturopondéral, caractérisée par une sarcosinémie élevée (50 mg/L et plus) et une excrétion urinaire importante de sarcosine, due à une anomalie de la sarcosine-déshydrogénase.
hyperséborrhée n.f.
hyperseborrhea
Symptôme lié à la production excessive de sébum par les glandes sébacées rendant la peau luisante, comme recouverte d'un film gras.
L' hyperséborrhée se manifeste plus particulièrement au cuir chevelu et sur le visage, surtout sur la région médiofaciale, mais aussi sur la partie supérieure du dos et de la poitrine. Isolée ou accompagnée d'acné, elle peut être la conséquence d'une hyperandrogénie qu'il faut savoir rechercher.
Étym. gr. hyper : au-dessus ; lat. sebum : suif ; gr. rhein : couler
hypersensibilité n.f.
hypersensitivity
Augmentation de la sensibilité qui peut concerner l’immunité ou l’action des hormones.
- Elle désigne les manifestations pathologiques observées au niveau des tissus ou de l’organisme chez un individu sensibilisé contre un antigène, lors d’une nouvelle rencontre de ce dernier. Ce phénomène peut avoir une médiation humorale ou cellulaire (réactions de types I, II, III et IV de la classification de Gell et Coombs). L’anaphylaxie correspond à une hypersensibilité immédiate de type I.
- On utilise aussi ce terme lors des états d’hypersensibilité aux activités hormonales : syndromes d’hypersensibilité aux hormones thyroïdiennes, aux gonadostimulines, à l’hormone chorionique placentaire.... ; syndrome de McCune-Albright avec taches cutanées, puberté précoce, dysplasie fibreuse des os…lié à des mutations somatiques du gène GNAS, amplifiant la transmission du message hormonal.
G. P. Gell et R. R. Coombs, immunologistes britanniques (1963) ; N. Arthus, physiologiste et bactériologiste français, membre de l’Académie de médecine (1903), D. J. McCune, pédiatre américain (1936) ; F. Albright, pédiatre et endocrinologue américain, membre de l’Académie de médecine (1937)
→ Arthus (réaction d'), Gell et Coombs (classification de), anaphylaxie, anaphylactique (choc)
[F3]
hypersensibilité à médiation cellulaire l.f.
cell-mediated hypersensitivity
Immunité assurée par les lymphocytes T et les macrophages, transmissible par les lymphocytes T.
La réaction est souvent initiée par un petit nombre de lymphocytes T spécifiques de l’antigène qui, lors de leur activation, sécrètent des chimiokines à l’origine de la migration d’un ensemble de leucocytes vers le site de la réaction, constituant l’infiltrat cellulaire.
Chez l’animal, l’implication des cellules T dans un mécanisme d’hypersensibilité est démontrée par le transfert adoptif de ce type de réaction à l’aide des lymphocytes T du donneur, possible seulement si donneur et receveur possèdent les mêmes molécules du CMH de classe I (transfert de lymphocytes T CD8+) ou de classe II (transfert de lymphocytes T CD4+).
Cette hypersensibilité est dite retardée car ses manifestations n’apparaissent qu’environ 24 à 48 heures après le contact avec l’antigène. Elle correspond au type IV de la classification de Gell et Coombs.
G. P. Gell et R. R. Coombs, immunologistes britanniques (1963)
→ hypersensibilité retardée, Gell et Coombs (classification de), CMH, chimiokine, lymphocyte T, macrophage
hypersensibilité cutanée à basophiles l.f.
cutaneous basophile hypersensitivity, Jones-Mote reaction
Réaction d'hypersensibilité retardée observée après injection intradermique d'un antigène protéique en solution aqueuse sous forme dénaturée ou complexée avec des anticorps.
Cette réaction chez l’animal se distingue de l’hypersensibilité retardée par la présence de basophiles dans l’infiltrat cellulaire. Lors de la répétition des injections d’antigène cette hypersensibilité disparaît au moment où l’organisme synthétise les anticorps spécifiques.
T. D. Jones et J. R. Mote, médecins américains (1934)
Syn. réaction de Jones-Mote
→ hypersensibilité retardée, basophile
[F3]
Édit. 2018
hypersensibilité de Jones-Mote l.f.
Jones Mote’s reaction
T. D. Jones et J. R. Mote, médecins américains (1934)
→ hypersensibilité cutanée à basophile
hypersensibilité de type I l.f.
type I hypersensitivity
[F3]
hypersensibilité électromagnétique
electromagnetic hypersensitivity
Ensemble des symptômes (céphalées, troubles du sommeil, de l’attention et de la mémoire) attribués à l’exposition aux ondes électromagnétiques présentes dans l’environnement et conduisant les intéressés à leur isolement social.
Ce syndrome est dépourvu de bases scientifiques parce qu’il n’a jamais pu établir de relation de cause à effet entre l’exposition aux ondes et les symptômes ressentis.
[H1]
Édit. 2019
hypersensibilité immédiate l.f.
immediate-type hypersensitivity
Réaction immunitaire due aux anticorps IgE, liée à l’activation des mastocytes et d’autres cellules, lors d’une seconde administration de l'antigène. Cette hypersensibilité met en jeu des médiateurs préformés libérés lors de la dégranulation des mastocytes (TNFα, histamine) et la synthèse de médiateurs néoformés (leucotriènes, cytokines, etc.).
Cette hypersensibilité est immédiate en raison de la rapidité d'apparition de la lésion, de quelques secondes à 30 minutes, après contact avec l'antigène. Elle peut être transférée à un autre individu uniquement par le sérum, et être une manifestation de l'immunité à médiation humorale.
Étym. gr. huper : en excès ; lat. sensibilitas : sensibilité
Syn. hypersensibilité de type I