Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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tétrotoxine n.f.

La tétrotoxine est une neurotoxine isolée pour la première fois en 1909 et présente chez certaines espèces de poisson, les Tétraodons.
Chez les poissons Tétraodon (poisson globe ou Fugu), la tétrotoxine se concentre dans le foie, les viscères, la peau et les gonades. Les poissons femelles sont considérés plus toxiques que les mâles puisqu'ils ont des concentrations élevées de toxines au niveau des ovaires. La tétrotoxine est produite également par quatre espèces différentes de bactéries: Aliivibrio fischeri, Pseudomonas sp, Vibrio altermonas et Vibrio alginolyticus. La tétrotoxine bloque de manière très sélective le pore des canaux sodium voltage-dépendants, empêchant ainsi le passage de l'influx nerveux durant la phase ascendante du potentiel d'action.
Le tableau clinique survient en moyenne huit heures après l’ ingestion, caractérisé par l’atteinte du système nerveux avec paresthésies orales et périorales, des nausées souvent accompagnées de vomissements, parfois avec diarrhées et douleurs abdominales, des vertiges, une pâleur avec sensation de malaise, puis une ataxie et un engourdissement général avec la sensation de flotter, accompagnée de fourmillements et de picotements des extrémités précédant la paralysie des membres inférieurs et des extrémités, des modifications de la sensibilité profonde (la gorge et le larynx sont touchés très tôt ce qui provoque une dysphagie voire une aphagie complète, ainsi qu’une dysphonie), de la mydriase; dans le cas d’intoxication aigüe s’installent une bradycardie et une hypotension, une hypersalivation, une hypothermie, une hypersudation, de l’asthénie, une cyanose des extrémités et des lèvres, des hémorragies pétéchiales sur le corps.
Par la suite, une paralysie spastique apparaît. Le décès est souvent dû à une paralysie respiratoire, l’état de conscience n’étant en général pas affecté.

Syn. tétrodotoxine

SCN10A gène

[C3,G4,H1,K2,Q2]

Édit. 2017

tétrodotoxine n.f.

tétrotoxine

[C3,G4,H1,K2,Q2]

Édit. 2017

TGFBR1 gene sigle angl. pour Transforming Growth Factor Beta Receptor 1

Gène, situé sur le locus chromosomique 9q22, codant pour une protéine appelée transforming growth factor-beta (TGF-β) receptor type 1.
Ce récepteur transmet des signaux de la surface à l’intérieur de la cellule par un processus dénommé signal de transduction qui stimule les activités de croissance et de division cellulaire.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Loeys et Dietz, le cancer de la prostate 

Syn. serine/threonine-protein kinase receptor R4, TGF-beta receptor type-1, TGF-beta, receptor type I, TGF-beta type I receptor, TGFR-1, TGFR1_HUMAN, transforming growth factor beta receptor I, transforming growth factor-beta receptor type I, transforming grow

Loeys et Dietz (syndrome de), cancer de la prostate

thalidomide n.m.

thalidomide

Substance chimique de synthèse dérivée de la pipéridine (N-phtalimido-glutarimide) à propriétés hypnotiques et qui fut largement utilisée dans certains pays (sauf la France), où la mise en vente, en tant qu’hypnosédatif et tranquillisant peu toxique, avait été autorisée en 1957.
Elle se poursuivit jusqu’en 1962, lorsque les autorités de santé de plusieurs pays européens reçurent des informations convergentes alarmantes : il avait connu un vif succès en particulier auprès des femmes enceintes, mais apparaissaient de façon épidémique de graves manifestations tératogènes liées à son utilisation à des moments précis du début de la grossesse, telles qu’absence d’oreille interne, paralysie des nerfs crâniens, rhizomélies (jours J21 et J22), phocomélies (de J24 à J29), sténoses ano-rectales (J34 à J36), atteintes diverses...
A cette époque, parmi les épreuves des essais préalables auxquelles étaient obligatoirement soumises les substances médicamenteuses pouvant conduire à des applications thérapeutiques possibles, on n’avait pas envisagé l’hypothèse d’effets tératogènes et ceux-ci n’étaient pas systématiquement recherchés chez les animaux d’expérience dans les protocoles imposés. Une conséquence heureuse de cette découverte tragique fut l’insertion désormais obligatoire dans le dossier des nouveaux médicaments, en phase I, de la recherche d’effets mutagènes et d’effets tératogènes.
Or cette nouvelle molécule chimique fit la preuve de plusieurs actions pharmacologiques de grand intérêt : c’est un immunomodulateur, inhibiteur de la production de cytokines, dont le TNFα, et de l’activation du facteur de transcription NF-κB, selon des mécanismes encore mal connus. Le thalidomide continue d’être utilisé en raison d’indications ne recevant que peu de moyens thérapeutiques : réactions lépreuses de type II (érythème noueux lépreux), aphtose sévère au cours de l’infection par le VIH, lupus érythémateux cutané résistant aux autres traitements, infiltrations lymphocytaires de la peau (maladie de Jessner-Kanof), réactions chroniques du greffon contre l’hôte, formes graves de la maladie de Behçet, prurigo actinique... Les applications actuelles n’ont lieu qu’en milieu strictement hospitalier, les femmes en âge de procréer étant soumises à une contraception efficace. Ce médicament, qui reste le traitement le plus efficace des poussées d'érythème noueux d'origine lépreuse, est uniquement distribué par les pharmacies hospitalières, au titre d'une Autorisation Temporaire d'Utilisation (ATU),
Prescrite à la dose de 300-400 mg/j, le thalidomide entraîne la disparition des symptômes en une quinzaine de jours. La posologie peut être ensuite diminuée, rapidement au début (jusqu'à 100 mg/j), puis plus progressivement, la durée totale du traitement n’excédant pas 1 à 2 mois. La tératogénicité de ce médicament le fait formellement proscrire au cours de la grossesse.
Deux indications hématologiques sont d’application fréquente depuis les années quatre-vingt-dix: la réaction du greffon contre l’hôte après transplantation de cellules souches hématologiques et le myélome multiple. La thalidomide a des effets inhibiteurs sur la formation de nouveaux vaisseaux sanguins. Cette revascularisation, appelée aussi angiogenèse, est la condition indispensable à la croissance des tumeurs. En outre, la thalidomide semble avoir aussi une action sur le système immunitaire.

M. Jessner et N.B. Kanof, dermatologistes américains (1953) ; H, Behçet, dermatologiste turc (1937)

Étym. de phtalique, dérivé du naphtalène, depuis gr. naphta, et imide (amide secondaire résultant de l’action de l’ammoniac sur un - ou un - diacide)

amélie, ectromélie, ectromèle, phocomélie, micromélie, méromélie, brachymélie, péromélie, rhizomélique

[A4,E1,G3,G4,O6,Q2,Q3]

thalidomide (embryopathie à la) n.m.

Phocomélie (mains et ou pieds s'insérant directement sur le tronc, comme les phoques), diverses malformations oculaires dont la dysplasie rétinienne et le colobome de l'uvée.

thalidomide

[A4,E1,G3,G4,O6,Q2,Q3]

thérapie de couple l.f.

marital therapy

Forme de relation souvent réalisée comme visant à établir un fonctionnement du couple plus stable et plus équilibré, sans appeler à des notions de personnalité ni à des jugements de valeur.
À la faveur d'une meilleure prise de conscience de son propre fonctionnement par chaque membre, elle permet l'aménagement des détails de l'existence commune afin de rendre celle-ci plus satisfaisante, y compris pour le groupe familial.
Grâce à une meilleure compréhension de l'autre, peuvent se dessiner les compromis souhaitables et s'établir une sorte de contrat dont le thérapeute sera témoin.
Différentes des thérapies sexuelles et du conseil conjugal, ces méthodes permettent d'aborder p. ex. les emplois du temps, les attitudes à l'égard de la scolarité des enfants, des loisirs, voire de la vie sexuelle du couple.

[H4]

thériaque n.f.

Électuaire opiacé qui était employé contre la morsure des serpents (terme vieilli).
Cet électuaire noirâtre aurait été composé par Andromaque pour l’empereur Néron. Dans cette préparation opiacée entrait une soixantaine de composants selon une formule dérivée de celle du mithridate créé pour Mithridate VI Eupator, dit le Grand, dernier roi du Pont, au temps d’Alexandre le Grand. Primitivement antidote universel des venins de serpents puis des poisons en général, la thériaque est devenue rapidement une panacée censée tout guérir, tant par voie interne qu’externe. Elle a été en usage jusqu’à la fin du XIXème siècle.
 Édit.2017/2

Étym. gr. thériaké, de thérion: bête sauvage

Syn. historiques: terme forgé en 1478 mais - tiriaque ou theriace en lat. medical du XIIe - triacle en anc. français

électuaire, opiat, mithridate, mithridatisme, accoutumance

[G3,G4,G5]

thrombocytopénie-aplasie radiale (syndrome de) l.f.

thrombocytopenia-radial aplasia syndrome

Malformation congénitale autosomique récessive très rare (1/100 000 naissances vivantes), touchant à part égale les garçons et les filles, et caractérisée par une absence bilatérale du radius avec présence des pouces, une thrombocytopénie et d’autres anomalies telles que cardiaques et squelettiques.
Parmi les malformations squelettiques associées retenons des anomalies ulnaires, humérales, voire une phocomélie des membres supérieurs, une luxation de la patella et/ou des hanches, une absence d’articulation tibio-fibulaire, voire une phocomélie des membres inférieurs. La thrombopénie hypomégacaryocytique est constante.
Les anomalies cardiaques sont présentes dans 15-30% des cas : communication interventriculaire ou interauriculaire, persistance du canal artériel, tétralogie de Fallot.
Peut coexister une dysmorphie faciale : micrognathie, front large, oreilles larges, implantées bas en rotation postérieure.
Des malformations rénales ont été signalées.
Un déficit intellectuel survient dans moins de 10% des cas, en règle lié à une hémorragie intracrânienne.
L’affection est autosomique récessive à pénétrance variable, liée à une délétion d’au moins 200Kb en 1q21.1. Le gène en cause, RBM8A (RNA Binding Motif protein 8A) code pour des protéines intervenant dans la fonction des ARN messagers (mARN). Le diagnostic prénatal est possible par échographie et par test génétique.

R. C. Hennekam, pédiatre et généticien néerlandais (2007)

Étym. gr. thrombos : caillot ; cytis : cellule ; penia : pénurie

Syn. TAR syndrom, amégacaryocytose congénitale

Sigle TAR pour thrombocytopénie-aplasie radiale

Réf. R.C. Hennekam – Orphanet, novembre 2007

hémimélie radiale, syndrome de Roberts, association malformative VATER, Fanconi (maladie de), embryopathie à la thalidomide.

[A4,F1,O6,Q2,Q3)]

thrombopénie induite par l'héparine l.f.

heparin-induced thrombocytopenia, HIT

Désordre thrombopénique, prothrombotique, auto-immun, transitoire, lié à la survenue d’auto-anticorps dirigés contre le facteur 4 plaquettaire (PF4) complexé à l’héparine et exprimé à la surface des plaquettes.
Deux types de thrombopénie survenant chez des patients traités par héparine sont reconnus :
- la thrombopénie de type I, bénigne, d’origine non immune et d’apparition précoce sans complications thrombotiques et régressant malgré la poursuite de l’héparine, résulte d’une interaction entre les plaquettes et l’héparine ;
- la thrombopénie de type II, d’origine immune, induite par des anticorps de type IgG héparine-dépendants qui, après reconnaissance d’un complexe héparine-F4P, activent les plaquettes via leur récepteur pour le fragment Fc des immunoglobulines, le FcgammaRIIa. Cette activation va aboutir à la formation de thrombine et entraîner les complications thrombotiques.
Le terme TIH est retenu pour qualifier la thrombopénie de type II qu’elle survienne au cours d’un traitement par héparine non fractionnée (HNF) ou par héparine de bas poids moléculaire (HBPM). L’incidence de TIH est dix fois plus élevée avec les HNF qu’avec les HBPM. Cette complication reste rare, atteignant de 0,1 à 5% des patients traités par héparine.
Les critères diagnostiques sont :
- une thrombopénie (<150.000/μL) avec une diminution significative de la numération plaquettaire et/ou la survenue de complications thromboemboliques, veineuses ou artérielles, durant l’héparinothérapie ;
- le moment de survenue de la chute des plaquettes et de la thrombose en fonction d’un contact préalable au non avec l’héparine ;
- l’exclusion d’autres causes de thrombopénie.
Un score de probabilité de TIH a été développé par l’école de Warkentin dénommé le score des 4 T. Le diagnostic biologique repose sur des tests immunologiques qui détectent la présence d’autoanticorps, de type IgG, dirigés contre le complexe PF4-héparine et des tests fonctionnels qui évaluent la capacité des anticorps du sérum du patient à activer les plaquettes en présence d’héparine.
En cas de suspicion clinique de TIH, il conviendra d’interrompre immédiatement la prescription d’héparine et d’instaurer un traitement antithrombotique alternatif : habituellement les héparinoïdes, les inhibiteurs de la thrombine ou le fondaparinux... Les antivitamine K ne seront pas utilisés dans la phase aigüe. On évitera de réexposer à l’héparine un patient ayant des antécédents de TIH. Un tableau analogue à celui de TIH mais sans exposition préalable à l’héparine est décrit dans la littérature. Il s’agit de cas associant accident vasculaire cérébral thrombotique et thrombopénie pouvant correspondre à un tableau de TIH dite spontanée.

Grace M. Lee, hématologue américaine (2013) ; A. Greinacher, hématologue allemand (2015)

score des 4 T, thrombopénie induite par l'héparine dite spontanée

[F4]

thyroïdite de Hashimoto l.f.

Hashimoto's thyroiditis, Hashimoto’s disease, Hashimoto’s struma

Maladie auto-immune chronique, caractérisée par un goitre thyroïdien secondaire à une infiltration lymphoplasmocytaire diffuse.
Le diagnostic est évoqué devant une hypothyroïdie progressive avec goître modéré, très ferme et indolore. Une élévation des anticorps antithyroïdiens (antithyroglobuline et thyroperoxydase I) est constatée. Elle est parfois associée à d’autres affections auto-immunes.
Le seul traitement est celui de l’hypothyroïdie

H. Hashimoto, chirurgien japonais (1912)

hypothyroïdie, goître

[O4]

thyroïdite subaigüe de Crile l.f.

Crile subacute thyroiditis

G. W. Crile Jr, chirurgien américain (1950) ; F. de Quervain, chirurgien suisse (1902)

Quervain (thyroïdite de)

[O4]

thyroxine n.f.

thyroxine

Tétraïodo-3,5,3',5' thyronine (dont seul existe, sous forme naturelle, l'isomère de la série L), hormone thyroïdienne.
Elle provient de la condensation de deux molécules de diiodotyrosine liées à la thyroglobuline, sous l'influence d'enzymes de couplage ; elle reste liée à la thyroglobuline et la mise en circulation se fait par hydrolyse de la liaison peptidique sous l'influence de protéases ; ces deux réactions sont activées par la thyréostimuline. Dans le sang, la thyroxine existe sous deux formes : libre, la seule active, et une forme liée aux protéines ; soit à une globuline, soit à la préalbumine, soit à l'albumine. La concentration de l'hormone libre, qui est la seule forme active, est très faible (0,06 % du taux total de thyroxine) et la concentration de la thyroxine liée aux protéines est d’environ 90 µg par litre de plasma. La thyroxine augmente la consommation d'oxygène par la plupart des tissus, ainsi que le métabolisme de base. Elle se fixe sur un récepteur nucléaire et exerce un rôle transactivateur permettant la transcription de certains gènes de protéines impliquées dans la thermogénèse, comme la glycérophosphate-déshydrogénase mitochondriale. L'hypersécrétion de thyroxine est observée dans les thyréotoxicoses ; sa sécrétion est diminuée dans le myxœdème. L’administration de thyroxine est indiquée dans l'hypothyroïdie, mais sa résorption digestive est irrégulière et dépend de sa forme d'administration : lévothyroxine ou extraits thyroïdiens. Son action est lente : elle apparaît après 3 ou 4 jours de traitement (au maximum après une semaine) et disparaît en 3 ou 4 semaines chez le sujet normal. On peut l'administrer par voie buccale ou intramusculaire. Parmi ses effets secondaires, un des plus importants est le risque de maladie coronarienne.

Syn. T4, tétra-iodothyronine

Townes-Brocks (syndrome de) l.m.

Townes-Brocks’ syndrome

Affection congénitale autosomique dominante, de pénétrance complète et d’expressivité très variable, caractérisée par l'association de plusieurs malformations anales, auditives et du rayon radial.
Au niveau de l’anus, les anomalies varient de la simple antéversion à l’imperforation avec fistule recto-vaginale pouvant conduire à l’encoprésie postopératoire définitive.
Une surdité de type et de gravité variables et s’associe l’existence d’un appendice prétragien, d’une hélix malformée, d’une sténose du méat acoustique externe.
Au niveau du rayon radial peuvent s’observer un pouce triphalangé ou bifide, une hexadactylie.
D’autres anomalies peuvent être rencontrées au niveau des pieds, des reins et du cœur, ces dernières sont  susceptibles de mettre en jeu le pronostic vital. 
Avec une centaine de cas rapportés, la prévalence est estimée à 1-9/1 000 000. Le gène responsable, SALL1, est localisé sur le chromosome 16 (16q12.1) et code pour un facteur de transcription.

P. E. Townes, généticien, E. Brocks, pédiatre américains (1972)

Syn. syndrome REAR

Sigle angl. TBS

Réf. Orphanet, S. Martin (2004)

hémimélie radiale, imperforation anale, fistule rectovaginale, encoprésie

[A4, O6, Q2]

Édit. 2018

toxine botulique l.f.

botulic toxin

Neurotoxine sécrétée par Clostridium botulinum, qui contamine certains aliments mal stérilisés, responsable de troubles digestifs et nerveux et de paralysies généralisées.
Son effet résulte du blocage de la libération d’acétylcholine contenue dans la terminaison présynaptique au niveau de la plaque motrice, ce qui entraîne une paralysie plus ou moins importante qui est transitoire du fait de la régénération de jonctions neuromusculaires fonctionnelles.
Son utilisation en thérapeutique puis en cosmétologie s’est considérablement amplifiée depuis que l’ophtalmologiste Alan Scott a montré que, par voie intramusculaire, elle permettait de paralyser le muscle hyperréactif responsable du strabisme de l’enfant, cette action résultant de l’abolition d’une contraction musculaire anormale par provocation d’une paralysie partielle sur un muscle cible. Produite à partir de souches de
C. botulinum incubées en stricte anaérobiose, elle est en effet indiquée par voie intramusculaire dans la correction des troubles de l’oculomotricité (blépharospasme, strabisme), du spasme hémifacial, du torticolis spasmodique, de la déformation dynamique du pied en équin chez l’enfant et de différents syndromes dystoniques focaux des membres ou ORL. 
La toxine botulique possède aussi d'autres indications neurologiques, en particulier dans le traitement de la migraine voire de l’incontinence urinaire. Plusieurs essais cliniques randomisés ont mis en évidence son efficacité  dans les douleurs neuropathiques périphériques. Elle a également prouvé son action sur l’hyperhidrose axillaire et palmaire.Par ailleurs, son utilisation dans le domaine esthétique s’est considérablement développée : correction temporaire  des rides du front, surtout verticales intersourcilières, de la patte d’oie, des sillons naso-géniens, du cou… 
Le traitement est ambulatoire, en tout cas réservé à des spécialistes formés à la technique. L'effet thérapeutique débute 48 heures après l'injection et dure trois à quatre mois, voire davantage.

A. B. Scott, ophtalmologiste américain (1973 et 1980)

Étym. lat. botulus : boudin

Syn. botuline

botulisme

[C1, J1, H1, P2, G4]

Édit. 2020

toxicologie n.f.

Discipline scientifique qui a pour objet l'étude des modalités de contamination, les mécanismes d'action et les effets néfastes d'une source toxique (molécule, radiation, nanomatériaux, etc.) sur les organismes vivants ou les systèmes biologiques exposés.
La toxicologie est à l'interface entre plusieurs disciplines : chimie, physiopathologie, pharmacologie, médecine, etc.; elle peut concerner une substance toxique ou une association comme un produit fini qui contient plusieurs constituants.
Edit. 2017

Étym. gr. toxicon : poison de flèche ; logos : discours

écotoxicologie, toxicité, toxine, toxique

[G4]

traitement de la maladie alcoolique l.m.

treatment of alcoholic disease

Programme thérapeutique cohérent, comprenant un ensemble de moyens thérapeutiques envisagés et mis en œuvre conjointement ou successivement, dans le but d'aider le sujet alcoolique et son entourage à changer leur mode de vie.
Les objectifs sont de traiter les complications somatiques et psychiques, d'obtenir l'abstinence, d'aider la personne à reconstituer ses capacités relationnelles et à retrouver une autonomie.
Les outils thérapeutiques (médicaments, techniques psychothérapiques individuelles ou de groupe) sont nombreux et ne se bornent pas au recours à la "cure de désintoxication" qui, dans l'opinion publique et dans une partie du corps médical, résume encore la prise en charge de l'alcoolo-dépendant.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé 

abstinence, alcoolique (cure de désintoxication), aversion, centre d'hygiène alimentaire et d'alcoologie, disulfirame

[G3,G4,G5]

triangle de Jean-Louis Petit l.m.

Jean-Louis Petit, chirurgien français (1674-1750)

triangle lombaire inférieur

tricholome tigré l.m.

Champignon basidiomycète à lamelles roses, de l’ordre des agaricales, qui pousse dans les bois ou les prés.
Le tricholome tigré (chapeau marron foncé) est vénéneux ; il est responsable du syndrome tricholomien. Le tricholome de Saint-Georges (chapeau blanc crème), dit mousseron, est comestible.

Étym. gr. thrix, trikhos : cheveu ; lôma : frange

syndrome tricholomien, accidents précoces par ingestion de champignons

[D2,G1,G2,G4,H1,H3,R2]

Édit. 2017

trichopoliodystrophie l.f.

trichopoliodystrophia

Étym. gr. thrix, trichos : cheveu ; polios : gris ; dys : déformation ; trophê : nourriture

maladie de Menkes

[A4,O6,Q2]

TRIP11 gene sigle angl. pour thyroid hormone receptor interactor 11

Gène situé sur le locus chromosomique 14q32.12, codant pour la protéine Golgi microtubule-associated protein 210 (GMAP-210), située dans l’appareil de Golgi qui est une structure cellulaire dans laquelle de nouvelles protéines sont transformées pour acquérir leur nouvelle fonction.
Plusieurs variétés de mutations de ce gène entraînent l’achondrogénèse

Syn. ACG1A, CEV14, clonal evolution-related gene on chromosome 14 protein, GMAP-210, Golgi-associated microtubule-binding protein 210, Golgi-microtubule-associated protein of 210 kDa, thyroid receptor-interacting protein 11, TR-interacting protein 11, TRIP-11,

achondrogénèse

trisomie du bras court du chromosome 4 (tri 4p) l.f.

trisomy chromosome 4 (short arm)

Remaniement chromosomique parental consistant, soit en une inversion péricentrique, soit en une translocation du bras court du chromosome 4 sur un acrocentrique, surtout le chromosome 22.
Dans ces familles, on peut trouver des enfants monosomiques et des enfants tri 4p. On note un déficit mental sévère avec agitation, une aplasie de l'ensellure nasale à la naissance avec saillie de la glabelle, un pavillon arrondi des oreilles, un menton massif. Les malformations squelettiques sont fréquentes.

veine pulmonaire supérieure gauche (tronc commun des veines interculmino-lingulaires) l.m.

Réunion des veines interculmino-lingulaires médiastinale, moyenne, interlobaire, recevant habituellement la veine ventrale médiastinale.
Ce tronc se réunit avec le tronc veineux préhilaire pour former la racine supérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche.
Dénomination donnée par Cordier et Cabrol correspondant à la veine antérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche dans la Terminologia Anatomica.

G. Cordier, chirurgien et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1902-1965); C. Cabrol, chirurgien cardio-thoracique et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1925-2017)

Syn. tronc commun des veines interculmino-lingulaires de la veine pulmonaire supérieure gauche

veine antérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

veine pulmonaire supérieure droite (tronc médiastinal) l.m.

G. Cordier, chirurgien et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1902-1965); C. Cabrol, chirurgien cardio-thoracique et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1925-2017)

Syn. tronc médiastinal de la veine pulmonaire supérieure droite

veine apicale de la veine pulmonaire supérieure droite

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

veine pulmonaire supérieure droite (tronc scissural (fissural) inférieur) l.m.

G. Cordier, chirurgien et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1902-1965); C. Cabrol, chirurgien cardio-thoracique et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1925-2017)

Syn. tronc scissural (fissural) inférieur de la veine pulmonaire supérieure droite

partie latérale de la veine du lobe moyen du poumon droit

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

veine pulmonaire inférieure (tronc veineux interapicobasal) l.m.

G. Cordier, chirurgien et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1902-1965); C. Cabrol, chirurgien cardio-thoracique et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1925-2017)

Syn. tronc veineux interapicobasal de la veine pulmonaire inférieure

veine supérieure de la veine pulmonaire inférieure

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

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