Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hydroxyquinoléine n.f.

→ quinoléines

[G5]

hydroxystéroïde n.m.

hydroxysteroid

Hormone stéroïde ou dérivé d'hormone stéroïde possédant un ou plusieurs hydroxyles.
Ceux-ci sont le plus souvent fixés sur les carbones 3, 6, 11, 17, 18, 20 et 21. L'hydroxyle peut se trouver d'un côté ou de l'autre du plan du noyau stérol : la position β est celle de l'hydroxyle en 3 du cholestérol, du même côté que les méthyles angulaires.
La plupart des stéroïdes urinaires sont au contraire des 3α-hydroxystéroïdes. Les hydroxy-6-stéroïdes sont des métabolites formés dans le foie à partir des hormones telles que le cortisol, l'œstrone ou la corticostérone. Les 11β-hydroxystéroïdes sont synthétisés dans les surrénales. Les 18-hydroxystéroïdes sont des précurseurs de l'aldostérone. Les 17,21-dihydroxystéroïdes sont le cortisol, la cortisone et leurs métabolites.

Syn. oxystéroïde

→ cortisol, oestrone, corticostérone, aldostérone, cortisone

[O4]

hydroxystéroïde-déshydrogénase n.f.

hydroxysteroid dehydrogenase

Enzyme catalysant l'oxydation de la fonction alcool d'un hydroxystéroïde en fonction cétone en transférant l'hydrogène sur le NAD (Nicotinamide-Adénine-Dinucléotide) ou parfois sur le NADP (Nicotinamide-Adénine-Dinucléotide-Phosphate).
On connaît des 3 alpha-, 3bêta-, 11bêta-, 17- et 20-hydroxystéroïde-déshydrogénases. La 11bêta-hydroxystéroïde-déshydrogénase régule l’équilibre cortisone-cortisol, qui influence fortement l’état tensionnel, et que modifient différents facteurs génétiques, hormonaux, alimentaires (réglisse) et médicamenteux.

[C3,O4]

hydroxytryptophane-décarboxylase n.f.

5-hydroxytryptophan decarboxylase

Enzyme à pyridoxal-phosphate catalysant la décarboxylation du 5-hydroxytryptophane en sérotonine.

[C3]

hydroxyurée n.f.

hydroxyurea

Antinéoplasique cytostatique actif par voie orale, inhibiteur de l'hématopoïèse, d'action rapide et sans effet rémanent prolongé.
80% de la dose ingérée est éliminée dans les 12 heures . Cette substance est indiquée dans le traitement des syndromes myéloprolifératifs.

Syn. hydroxycarbamide

[G5,F1]

hygiène n.f.

hygiene

Discipline qui traite du maintien de la santé et de la prévention des maladies.
Elle prend une place importante en médecine, tant sur le plan individuel que collectif (hôpital, lieux publics).

Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios

hygiène alimentaire l.f.

food hygiene

1) Partie de la médecine qui se consacre à la qualité sanitaire, microbiologique et toxicologique des aliments.
2) Ensemble des normes permettant d’assurer et de renforcer l’innocuité des aliments en vue de leur consommation par l’homme.
Elle s’intéresse à tous les aspects de la production à la consommation, en passant par la récolte, le traitement, le stockage, la distribution et la préparation. Elle porte également sur les causes possibles de toxicité (facteurs physiques, chimiques ou microbiologiques). Son contrôle est assuré par les services de l’Etat, les
directions départementales des affaires sanitaires et sociales, les services vétérinaires et le service de la répression des fraudes.

Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios

hygiène du milieu l.f.

environmental hygiene

Ensemble des mesures qui assurent aux milieux de vie des populations, des niveaux de qualité (notamment sanitaire) aptes à prévenir les risques de dégradation de l’état de santé.
Le ministère chargé de la santé s’appuie désormais sur des services d’hygiène du milieu départementaux et régionaux pour assumer les obligations de l’Etat en la matière. La définition de la politique et la coordination de ces services sont assumées par la Direction générale de la santé.

Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios

hygiène du travail l.f.

work hygiene

Ensemble des règles destinées à éviter aux travailleurs les nuisances provenant de leur activité, des matières premières, des matériaux et des outils utilisés sur le lieu de travail.
L’expression s’entend pour toutes les activités, qu’elles s’exercent aux champs, en atelier ou en mer.

Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios

→ hygiène industrielle

hygiène hospitalière l.f.

hospital hygiene

Hygiène qui concerne la prévention des infections transmissibles en milieu hospitalier, selon des règles établies et devant être appliquées par l’ensemble des personnels.

Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios

hygiène industrielle l.f.

industrial hygiene

Partie de la médecine qui se consacre à l’étude des conditions d’environnement optimales pour l’homme dans ses activités industrielles, pour la conservation de sa bonne santé et la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.

Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios

hygiène mentale l.f.

mental hygiene

Ensemble des procédés d'ordre préventif qui sont mis en œuvre pour protéger et promouvoir la santé mentale.
Dans la meilleure hypothèse, elle permet d'allier le maintien, voire l'amélioration de l'équilibre psychique individuel, avec le fonctionnement harmonieux des groupes étendus ou restreints qui composent une collectivité. En cela, elle facilite indirectement l'adaptation du sujet à son milieu, encore qu'un certain aspect d'inadaptation puisse être considéré comme représentant une forme de maturité (J. Favez-Boutonnier).

Juliette Favez-Boutonnier, psychologue et psychanalyste française (1903-1994)

Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios

hygiène publique l.f.

public hygiene

Ensemble des pratiques collectives qui visent à la conservation de la santé de la population.
L’hygiène publique concerne la prévention et la lutte contre les maladies transmissibles et les maladies dont les facteurs de risque sont reliés à des environnements ou des comportements défavorables à la santé des populations.

Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios

hygiène sociale l.f.

social hygiene

Partie de l’hygiène qui vise à rompre le lien causal entre certaines conditions du milieu de la vie sociale et des maladies.
Cette locution désormais peu usitée qualifiait les pratiques prophylactiques relatives aux fléaux sociaux qu’ont représenté la tuberculose et les maladies sexuellement transmissibles.

Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios

hygiéniste n.m.

Personne spécialisée dans l’étude et l’application des procédés et techniques susceptibles de contribuer au maintien des bonnes conditions

de milieu où vit une population, ou à leur amélioration.
Elle peut aussi veiller à l’adaptation de la population au milieu, par l’éducation, les conseils concernant l’habitat, l’alimentation, le vêtement, etc.
En milieu hospitalier, le médecin hygiéniste et l’infirmière hygiéniste sont plus particulièrement chargés de surveiller et de promouvoir de bonnes conditions d’hygiène au sein des services, afin de lutter notamment contre les infections nosocomiales.
La théorie hygiéniste (David Stachan BMJ 1989, Jean-François Bach NEJMed 2002) considère que la réduction de l’exposition aux maladies infectieuses contribue à l’accroissement des maladies allergiques et auto-immunes.

Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios

hygroma n.m.

Terme désuet désignant, exclusivement sur le plan macroscopique, un épanchement liquidien plus ou moins collecté en une ou plusieurs poches.
Histologiquement, l’hygroma répond le plus souvent à un lymphangiome multiloculaire (ou lymphangiome kystique) et s’observe dans les territoires de drainage des grandes voies lymphatiques (hygroma cervico-axillaire). Cependant, in existe, notamment chez le nouveau-né et le nourrisson, des épanchements séreux qui s’accumulent dans les parties molles du dos, de la nuque dans lesquelles la participation proprement vasculaire et lymphatique n’est pas apparente. Ces hygromas sont repérables en échographie et invitent à rechercher des malformations associées.
Les hygromas du coude et du genou, liés à des appuis prolongés sur la face postérieure du coude, une position accroupie prolongée ou un appui prolongé sur le genou en milieu professionnel, sont reconnus selon le tableau 57 des maladies professionnelles indemnisables du régime général de sécurité sociale.

Étym. gr. hydro : humide

→ lymphangiome kystique,hygroma cervical

[K4,I1,E2]

hygroma cervical l.m.

hygroma colli

Epanchement sous-cutané du cou de l'embryon, réduit parfois à un épaississement de la nuque.
Normalement réversible jusqu'à la fin du quatrième mois, évoquant au-delà une anomalie chromosomique, un syndrome de Turner, une trisomie 21 notamment, ou un syndrome de Noonan.

Étym. gr. hydro : humide

→ Turner( syndrome de), trisomie 21, Noonan (syndrome de)

[K4,O1]

Édit. 2015

hygroma colli l.m.

→ lymphangiome kystique du cou

[K4]

hygromètre n.m.

hygrometer

Appareil destiner à mesurer le taux d'humidité dans l'air.
Plusieurs principes sont utilisés, les hygromètres à deux thermomètres (un sec, l'autre humide) sont appelés psychromètres. Ceux à point de rosée sont sensibles et fidèles.

Étym. gr. hugros : humide ; metron : mesure

→ vapeur d'eau

[B1]

hygromètrie n.f.

Mesure du taux d'humidité dans l'air.

Étym. gr. hugros : humide ; metron : mesure

→ vapeur d'eau, hygromètre

[B1]

hygrophile adj.

hygrophilic

Caractérise les espèces animales ou végétales adaptées à l'humidité et vivant dans des environnements à hygrométrie atmosphérique élevée.
A ne pas confondre avec hydrophile.

Étym. gr. hygros : humide ; philein : aimer

Ant. xérophile

→ xérophile, hydrophile

[C2]

Édit. 2015

Hylesia urticans

Agent de la papillonite guyanaises

→ papillonite guyanaise

[D3]

hymen n.m.

hymen (TA)

hymen

D’anatomie variable d’une femme à l’autre,  l’hymen est un repli de la muqueuse vaginale situé au bord de l’orifice vaginal.
Sa face supérieure est vaginale. Sa face inférieure, vulvaire, est séparée latéralement des petites lèvres de la vulve par le sillon nympho-hyménéal. A partir de la puberté, l’hymen peut être suffisamment souple et élastique pour permettre des rapports sexuels complets sans déterminer de lésion traumatique. Son intégrité n’est donc pas synonyme de virginité. L’accouchement par voie basse provoque des déchirures multiples à l'origine de tubercules irréguliers, les caroncules de l’hymen (anc. caroncules myrtiformes). 

[A1, O3]

Édit. 2020

hymen annulaire l.m.

ringed hymen

Hymen en forme de diaphragme, percé d’un trou en général central mais pouvant être excentrique, parfois criblé ou fendu verticalement.
La perforation congénitale de cet hymen n’est parfois que de 1 ou 2 mm permettant à peine l’évacuation des premières règles, ou, à l’inverse, très étendue réduisant la membrane à un simple bourrelet de la muqueuse disposé en anneau sur le pourtour de l’orifice vaginal.

→ hymen

[A1,O3]

Édit. 2015

hymen circulaire l.m.

circulary hymen

→ hymen annulaire

[A1,O3]

Édit. 2015

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