acide tartrique l.m.
tartric acid
Diacide-dialcool, insoluble dans l'éther, réduisant le nitrate d'argent et donnant des complexes avec les sels de métaux lourds.
Il existe sous trois formes isomères : l'une inactive par nature (acide mésotartrique), les deux autres respectivement dextrogyre (acide D-tartrique) et lévogyre (acide L-tartrique).
A l'étude de cet acide est lié le nom de Louis Pasteur qui donna la première méthode de dédoublement d'un mélange racémique. L'acide D-tartrique est présent dans certains végétaux, dans les raisins, les feuilles de vigne, la betterave et les fruits. Il a été employé pour la préparation de limonades et pour l'acidification des vins. Il sert également en teinturerie, et plusieurs de ses dérivés ont des usages pharmaceutiques. Seule la forme dextrogyre est utilisée par Penicillium glaucum.
L. Pasteur, biochimiste français, membre de l'Académie de médecine (1822-1895)
Syn. acide dioxysuccinique
[C1]
Édit. 2020
acide ursodésoxycholique l.m.
L'acide ursodésoxycholique est un acide biliaire hydrophile présent en très faible quantité chez l'Homme (3 à 5 % de la totalité des acides biliaires).
C’est un acide biliaire majeur présent chez l’Ours brun et utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise. Contrairement aux acides biliaires endogènes (acide chénodésoxycholique, cholique, déoxycholique et lithocholique), l'acide ursodésoxycholique est dépourvu de propriétés détergentes.
Trois mécanismes principaux sont mis actuellement en avant : la protection cellulaire hépatocytaire et cholangiocytaire vis-à-vis de la cytotoxicité des acides biliaires endogènes, la stimulation de la sécrétion hépatobiliaire et l’interruption du cycle entérohépatique des acides biliaires, et enfin l’effet anti-inflammatoire.
Il est prescrit dans les maladies cholestatiques hépato-biliaires, essentiellement dans la cirrhose biliaire primitive où son efficacité est démontrée. Il y a une trentaine d’années, il était utilisé pour dissoudre les calculs vésiculaires non calcifiés et de petite taille situés dans une vésicule fonctionnelle. Cette indication a actuellement pratiquement disparu sauf dans quelques cas particuliers, par exemple la lithiase biliaire du syndrome LPAC du à une mutation du gène ABCB4 codant pour la protéine MDR3.
Les acides biliaires sont considérés comme des promoteurs de la carcinogénèse colique. Cela ne semble pas être le cas de l’acide ursodésoxycholique .
→ acide biliaire, cirrhose biliaire primitive, lithiase biliaire à faible niveau de phospholipides
[C1,G5,L1]
Édit. 2017
acidose fœtale mixte l.f.
mixed fœtal acidosis
Acidose conjuguant l'acidose gazeuse et l'acidose métabolique au cours de la souffrance fœtale.
[R1,O3,O6]
Édit. 2017
acidoses lactiques (classification selon Cohen et Woods) l.f.
Type A - acidose lactique avec hypoxie
qui se voit au cours des chocs hémorragiques, endotoxiniques ou cardiogéniques, etc. ;
Type B - acidose lactique sans hypoxie avec :
1) hyperproduction de lactates, réduction de l'apport d'O2 par anémie (hypoperfusion tissulaire), défauts de chaîne mitochondriale, association avec une myopathie, une atteinte hépatique (glycogénoses, hémopathies,lymphomes malins);
2) arrêt du métabolisme glucidique et de l'élimination des déchets dus à un diabète, à une acidose lactique héréditaire, à une association avec une anémie mégaloblastique, etc.
H. F. Woods, Sir, et R. D. Cohen, médecins britanniques (1976)
[C2,R1]
Édit. 2017
acidose tubulaire rénale de type II l.f.
renal tubular acidosis II
Acidose rénale tubulaire hyperchlorémique qui ne touche que les garçons, avec retard de croissance, retard mental, nystagmus, cataracte, opacification cornéenne, glaucome et défaut de l'émail dentaire.
Forme liée au sexe, assez proche du type I dominant, mais ne touche que les hommes. L'impossibilité de réabsorption du bicarbonate dans les tubules proximaux du parenchyme rénal entraîne une acidose avec hyperchlorémie. Cette pathologie fait partie d'un des aspects de la maladie de Fanconi et est assez proche du syndrome de Lowe. L’affection récessive est liée au sexe (MIM 312400).
Syn. RTA II, RTA de type proximal, acidose tubulaire avec fuite en bicarbonates
→ maladie de Fanconi, syndrome de Lowe
[M1, O1, Q2]
Édit. 2020
acidurie 4-hydroxybutyrique l.f.
4-hydroxybutyric aciduria
Déficit en semi-aldéhyde succinique déshydrogénase s’accompagnant d’ataxie, ou d’apraxie oculomotrice ou d’épilepsie.
Il existe également un retard mental, un retard du développement et une hypotonie. Le diagnostic prénatal est possible (MIM 271980).
K. M. Gibson, biochimiste américain (1984)
Syn. semi-aldéhyde succinique déshydrogénase (déficit en), SSADH déficiency,
[C1, H3, M1, Q2]
Édit. 2020
acidurie paradoxale l.f.
paradoxal aciduria
Présence d'urines acides en dépit de l'existence d'une alcalose métabolique.
Elle s'observe, notamment, en cas d'alcalose métabolique consécutive à des vomissements. Elle est favorisée par la déplétion potassique. Elle est la conséquence de la contraction volémique qui stimule la réabsorption tubulaire des bicarbonates.
[C2,R1]
Édit. 2017
acné excoriée des jeunes filles de Brocq l.f.
Brocq’s grazed acne of girls
Forme clinique observée électivement chez des adolescentes dont les lésions élémentaires de l'acné sont remaniées par un entretien manuel répétitif avec les doigts et les ongles.
La personnalité est habituellement celle de sujets anxieux. Le traitement est relativement décevant.
L. A. Brocq, dermatologiste français (1898)
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
[H4,J1]
Édit. 2017
acquisition transplacentaire l. f
maternal fetal exchange
Passage transplacentaire de médicaments administrés à la mère pendant la grossesse pouvant induire des effets secondaires chez le nouveau-né.
Le propranolol peut provoquer une dépression myocardique et une hypoglycémie contre lesquelles on peut lutter par l'isoprénaline ou le glucagon. L'aspirine favorise une tendance hémorragique. Les opiacés ou le thiopental sodique administrés à la mère pendant l'accouchement peuvent entraîner une dépression respiratoire. Mais la vitamine K1 prémunit le bébé contre la maladie hémorragique, le gardénal accélère l'apparition de la glycuroconjugaison de la bilirubine, et des corticoïdes donnés à la mère à proximité d'une naissance prématurée favorisent la maturation du surfactant et diminuent le risque de maladie des membranes hyalines.
Syn. passage placentaire
[G5,O3,O6]
Édit. 2017
acro-asphyxie n.f.
acroasphyxia
[K4]
Édit. 2017
acrocyanose n.f.
acrocyanosis
Erythème bleu-violacé, moucheté ,bilatéral et permanent des extrémités, surtout des mains et des pieds, qui sont froids, moites, avec souvent un aspect boudiné des doigts.
Cette coloration violacée s'accentue au froid et aux émotions et diminue l'été.
L'origine de l'acrocyanose pourrait être hormonale (avec une prédominance féminine), et neurologique. Il se produirait à la suite d’un vasospasme des petites artérioles cutanées, une stase capillaro-veinulaire puis une dilatation du secteur veineux des anses capillaires avec ouverture des anastomoses artérioveineuses. Il n'existe pas de traitement réellement efficace. L'acrocyanose est à différencier du phénomène de Raynaud et des pathologies artérielles.
J. Crocq, médecin belge (1896) ; R. Cassirer, neurologue allemand (1902)
Étym. gr. akros : extrémité ; kuanos : bleu
Syn. acro-asphyxie de Crocq et Cassirer
[K4]
Édit. 2020
acrodermatite chronique atrophiante l.f.
acrodermatitis chronica atrophicans
Manifestation inconstante de la phase tertiaire de la maladie de Lyme, caractérisée par une infiltration violacée des faces d'extension des membres évoluant vers une atrophie cutanée laissant voir le réseau veineux superficiel.
Le traitement consiste en une antibiothérapie adaptée.
P. Pick, dermatologue tchèque, membre de l'Académie de médecine (1894) et K. Herxheimer, dermatologue allemand (1902)
Étym. gr. akros : extrémité ; derma : peau ; ite : inflammation
Syn. maladie de Pick-Herxheimer, érythromélie (obs.)
[D1, J1]
Édit. 2020
acrodysplasie avec exostose l.f.
tricho-rhino-phalangeal syndrome, type II
Forme particulière du syndrome tricho-rhino-phalangien, ou type II, ou syndrome de Langer-Giedon.
Elle associe des malformations de la face, l’aspect clairsemé des cheveux et des malformations des phalanges avec des exostoses multiples. Autosomique dominante ou sporadique, elle est due à une délétion du bras long du chromosome 8 (8q23.11- 8q24.13).
Étym. gr. akros : extrémité ; dus : difficulté ; plassein : former, façonner
→ trichorhinophalangien (syndrome) , Langer-Giedion (syndrome)
[I,Q2]
Édit. 2017
acrokératose paranéoplasique de Bazex l.f.
acrokeratosis paraneoplastica, Bazex' syndrome
Dermatose paranéoplasique caractérisée par des lésions érythémato-squameuses des extrémités : pavillons des oreilles, nez, mains, pieds.
Le cancer associé siège généralement dans les voies aérodigestives supérieures.
A.Bazex, dermatologue français (1965 et 1980))
Étym. gr. akros : extrémité ; keras : corne
Syn. Bazex (syndrome de)
[F2,J1]
Édit. 2017
Dohi (acromélanose de) l.f.
Dohi’s acropigmentation, symmetrical dyschromatosis of the extremities
Dyschromie autosomique dominante, associant des macules hypopigmentées en mottes à des zones leucodermiques, sans autre anomalie cutanée et dont les lésions, apparaissant dans l'enfance, touchent les pieds et les mains de façon symétrique.
Décrite initialement au Japon par Dohi, la maladie a également été reconnue dans divers pays d'Europe.
S. Dohi, dermatologiste japonais ; I. Toyama, dermatologiste japonais (1929)
Étym. gr. akros : extrémité ; melas : noir
[J1,Q2]
Édit. 2018
acrophase n.f.
Sommet de la fonction mathématique donnant la meilleure approximation du rythme d’une série de valeurs expérimentales lorsque la méthode d'analyse par le cosinor est utilisée
Elle est représentée par un angle ou intervalle à partir d'une phase de référence qui peut être minuit de l’heure locale. Elle est exprimée en heures et minutes.
→ cosinor
[B1]
Édit. 2017
Huriez (acrosclérose précancéreuse d') l.f.
Huriez’s Syndrome, keratoderma with scleroatrophy of the extremities
Affection héréditaire autosomique dominante affectant le chromosome 2, associant une kératodermie palmoplantaire, une sclérose digitale et une atrophie cutanée du dos des mains et prédisposant à l'apparition de carcinomes malpighiens en peau lésée.
C. Huriez, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1968)
Étym. gr. akros : extrémité ; sklêros : dur
Syn. génodermatose scléroatrophiante et kératodermique des extrémités (obs.), Huriez (sclérotylosis de) obsolète
[J1,Q2]
Édit. 2018
acrylamide n.m.
Substance chimique, également appelée 2-propénamide ou éthylène carboxamide, utilisée pour la synthèse de polymères (polyacrylamide) aux multiples applications (filtration de l’eau, fabrication de papier ou de mortier, gels d’électrophorèse, etc…)
L’acrylamide est connu pour être neurotoxique. Il est aussi capable de provoquer des cancers chez l’animal et est classé comme potentiellement cancérogène chez l’Homme. Il se forme lors de la cuisson à haute température de certains aliments riches en asparagine ou en amidon. Les aliments qui contribuent le plus à la formation d’acrylamide sont les pommes de terre frites ou sautées, le café noir chez l’adulte et les biscuits sucrés chez l’enfant. Les risques liés à la consommation d‘acrylamide d’origine alimentaire sont en cours d’évaluation par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) et l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).
[C1,E3,G4]
Édit. 2017
acte manqué l.m.
parapraxis
Action motrice ou verbale qui, par sa présence ou son omission, échappe à l'intention du sujet et réalise un accomplissement de désir (inconscient).
L'acte manqué ressortit de la psychopathologie de la vie quotidienne comme lapsus, oubli, erreur, perte, maladresse, retard, etc., et prend place également dans le déroulement de la cure.
→ acte
[H3,H4]
Édit. 2017
actidione n.f.
cycloheximide
Antibiotique incorporé dans certains milieux mycologiques sélectifs, pour inhiber la croissance des champignons saprophytes, mais qui peut aussi inhiber le développement de certains champignons pathogènes.
Syn. cycloheximide
[D1]
Édit. 2020
action du muscle oculomoteur l.f.
extraocular muscle action
Mouvement de rotation imprimé au globe oculaire par la contraction d'un muscle oculomoteur dont le sens dépend du ou des muscles oculomoteurs externes sollicités.
Étym. lat. actio : mise en mouvement
[P2]
Édit. 2017
action principale du muscle oculomoteur l.f.
extraocular muscle primary action
Action du muscle oculomoteur quand l'axe visuel se trouve dans le plan d'action du muscle considéré.
C'est une action horizontale pour les muscles droits horizontaux, verticale pour les muscles verticaux (droits verticaux et obliques) : action d'élévation (droit supérieur et petit oblique) ou d'abaissement (droit inférieur et grand oblique).
Pour les muscles horizontaux, l'action principale est la seule action du muscle. En revanche, les muscles verticaux ont une triple action ; pour les muscles droits verticaux, l'action principale s'observe dans l'abduction (en théorie dans une abduction de 25°), pour les muscles obliques, l'action principale s'observe dans l'adduction (en théorie dans une adduction de 51°). Les autres actions de ces muscles verticaux sont les actions secondaire et tertiaire.
Étym. lat. actio : mise en mouvement
[P2]
Édit. 2017
action secondaire des muscles oculomoteurs verticaux l.f.
secondary action
Action de torsion (intorsion, extorsion).
Étym. lat. actio : mise en mouvement
[P2]
Édit. 2017
activité sexuelle l.f.
sexual activity
Somme des actions sexuelles, pour un individu ou pour un couple.
Étym. lat. activitas : activité (déverbal d'ago : pousser devant soi, agir)
[H4,M4,O3,O4]
Édit. 2017
ACV sigle angl. pour Aplasia of Cerebellar Vermis
Aplasie du vernis cérébelleux
→ aplasie vermienne cérébelleuse
[H5,Q2]
Édit. 2017