dominos (test des) l.m.
domino test
Test de raisonnement abstrait mettant en jeu des suites logiques portant sur des combinaisons de dominos, dit D48 (Anstey ; adaptation française par P. Pichot).
Il comporte 44 problèmes de difficulté croissante. Très saturé en facteur général d'intelligence (facteur G), il permet une bonne mesure de l'intelligence générale.
Il s'avère très sensible aux effets de l'âge. Lorsqu'il est utilisé conjointement avec une épreuve qui, à l'inverse, s'avère stable dans le temps, il permet une évaluation de la détérioration éventuellement pathologique de l'efficience intellectuelle.
En raison de sa difficulté, il n'est pas applicable aux sujets de faible niveau intellectuel. Une forme parallèle, le D70, est utilisée principalement dans le cadre d'un retest.
E. Anstey, psychologue britannique (1999) ; P. Pichot, psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1959)
Draize (test de) l.m.
Draize’s test
Test de tolérance et d'irritabilité effectué sur l'œil de lapin, qui comporte une évaluation des symptômes d'atteinte de la cornée, de la conjonctive et de l'iris du lapin après l'application d'une préparation.
L'importance des lésions des tissus est évaluée sur la base d'une échelle préalablement établie
J. H. Draize, pharmacologue américain (1944).
Dravet (syndrome de) l.m.
Dravet’s syndrome, severe myoclonic epilepsy of infancy
Syndrome épileptique rare (prévalence probablement sous-estimée de 1 sur 20 000 à 1 sur 40 000 naissances) et grave, d’origine génétique autosomique dominante, survenant dans la première année (le plus souvent vers l’âge de 5 mois), chez des enfants préalablement en bonne santé, se manifestant par des crises fébriles, généralisées ou unilatérales, cloniques, fréquentes, prolongées et pharmaco-résistantes, avec perte de connaissance, puis au cours de l'évolution par des accès myocloniques et des crises partielles.
Les crises d’épilepsie sont variables d’un enfant à l’autre, de par leur nature, mais aussi de par leur sévérité, leur fréquence et leur durée. Certains n’auront que des crises tonico-cloniques et myocloniques (crises généralisées ou crises unilatérales), d’autres auront beaucoup d’absences. Les crises surviennent toutes les 6 à 8 semaines environ. Elles peuvent devenir subintrantes, caractérisant l’état de mal épileptique, complication la plus grave qui peut endommager le cerveau alors mal oxygéné et entraîner des séquelles ; l’état de mal épileptique doit faire l’objet d’une prise en charge thérapeutique d’urgence.
Une manifestation particulière est l’absence atypique au cours de laquelle la conscience est perturbée: l’enfant semble « ahuri », confus, a des gestes bizarres, appelés automatismes ; il marmonne des mots incompréhensibles, mâchonne, se frotte les mains, arrange ses vêtements, se déplace (automatisme de déambulation) ; après quelques minutes, souvent fatigué et un peu perdu, l’enfant ne conserve aucun souvenir de ce qui s’est passé.
Ce syndrome entraîne un retard de développement généralement évident après l’âge de deux ans. Les enfants ont des difficultés de langage, une mauvaise coordination des mouvements et des troubles du comportement.
Le syndrome de Dravet est une maladie sévère qui entraîne un décès prématuré dans 15 % des cas environ ; les causes de décès sont la plupart du temps liées à un état de mal épileptique, à une infection ou à un accident dû à une crise (chute par exemple), voire à une mort subite.
À l'EEG des pointes-ondes et polypointes-ondes généralisées sont souvent provoquées par la stimulation lumineuse intermittente. La tomodensitomètrie et l’imagerie par résonance magnétique du cerveau sont utilisés pour mettre en évidence des lésions qui peuvent être consécutives à des crises prolongées ou à une chute ayant entraîné un choc crânien.
Dans près de huit cas sur dix il est dû à la mutation ou la délétion du gène SCN1A, localisé sur le chromosome 2. Ce gène contient le code qui donne les instructions pour fabriquer une protéine, la sous-unité alpha du canal sodium voltage-dépendant, nécessaire au bon fonctionnement du cerveau. Le mauvais fonctionnement de ce canal ou son absence conduisent à des perturbations de la transmission de l’influx nerveux à l’origine de l’épilepsie et du retard de développement. Un test génétique peut être réalisé.
Charlotte Dravet, médecin français
Réf : Orphanet - I. An, O. Dulac, M. Baulac, D. Mathon - mars 2014
Edit. 2017
Syn. épilepsie myoclonique sévère du nourrisson, EMSN, SD, crises partielles migrantes malignes du nourrisson
→ SCN1A gène, PCDH19 gène, CHD2 gène, KCNT1 gène
[H1,Q2]
Duke (technique de) l.f.
Duke's test
Mesure du temps de saignement après incision par vaccinostyle à l'oreille.
Ce test de faible sensibilité n'est plus utilisé.
W. W. Duke, biologiste américain (1910)
D-xylose n.m.
D-xylose
Pentose, absorbé à 50% dans l'intestin grêle; peu métabolisé dans l'organisme, il est excrété tel quel dans les urines.
Le test au D-xylose explore l'absorption dans l'intestin grêle proximal. Il consiste à doser la xylosémie deux heures après absorption de 25 g de D-xylose dans 250 mL d'eau et la xylosurie dans les urines dès cinq heures après ingestion. Il est perturbé en cas de lésions muqueuses du grêle proximal (atrophie villositaire), ou de colonisation bactérienne chronique intéressant le grêle proximal.
dysautonomie n.f.
dysautonomia
Dysfonctionnement du système nerveux autonome, dont le polymorphisme clinique est dominé par une hypotension orthostatique.
Son étude, relativement complexe, peut comporter l'exploration pupillaire de collyres, celle de la fonction sudorale, le réflexe cutané sympathique, des investigations cardiovasculaires à la recherche de modifications de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque au cours de différentes épreuves (hypotension orthostatique,table basculante -"tilt test"-, manœuvre de Valsalva à la station debout, à l'inspiration profonde, avec mesure de la variation de l'espace R.R. sur l'électrocardiogramme). Les dosages des catécholamines et de l'activité rénine plasmatique peuvent aussi être utilisés. En revanche, les études électrophysiologiques ne permettent pas, au niveau du système nerveux périphérique, d'explorer les petites fibres myélinisées et les fibres amyéliniques qu'emprunte le système nerveux autonome.
Il existe des dysautonomies par atteinte du système nerveux central ou périphérique. Les polyneuropathies dysautonomiques peuvent être isolées, idiopathiques ou secondaires, ou associées à des atteintes sensitives ou motrices. Les neuropathies dysautonomiques rencontrées au cours des polyneuropathies sont fréquentes : soit latentes, soit dominant le tableau clinique.
Les causes des dysautonomies secondaires sont surtout le diabète et les amyloses primitives ou familiales. Les dysautonomies des syndromes de Guillain-Barré ne sont pas rares, au contraire de celles survenant au cours des atteintes alcoolocarentielles, paranéoplasiques, etc. Il existe aussi des neuropathies dysautonomiques primitives ou idiopathiques, parfois aigües, qui ont été rapprochées du syndrome de Guillain-Barré.
G. Guillain et G. Barré, neurologues français, membres de l’Académie de médecine (1916) ; C. M. Riley et R. L. Day, pédiatres américains (1949) ; R. R. Young, neurologue et R. D. Adams, neuropathologiste américains (1975)
→ neuropathie héréditaire sensitive, pandysautonomie aigüe, Riley-Day (syndrome de), Young et Adams (pandysautonomie aigüe de)
échelle du coma de Glasgow n.f.
Glasgow's coma scale
Échelle d'évaluation clinique de l'état de conscience utilisée après un traumatisme cranio-encéphalique et au cours d’un coma, permettant d’apprécier rapidement l’état initial et d’en suivre l’évolution.
Une cotation est attribuée à la meilleure réponse obtenue dans l'étude de trois paramètres :
- "E", ouverture des yeux (4 : spontanée ; 3 : au bruit ; 2 : à la douleur ; 1, absente) ;
- "V", réponse verbale (5, orientée ; 4, confuse ; 3, inappropriée ; 2, incompréhensible ; 1, absente) ;
- "M", réponse motrice (6, obéit ; 5, flexion adapté ; 4, flexion orientée ; 3, flexion réflexe ; 2, extension réflexe ; 1, absente).
La somme de ces constations définit un score qui varie de 3 à 15 (E+V+M). Le pronostic est d’autant plus grave que le score est bas. 15 correspond à un état lucide, de 14 à 10 à une somnolence ou à un coma léger, de 9 à 7 à un coma de plus en plus profond, 3 à un coma probablement irréversible. Cette classification est simple dans son application. Les corrélations sont bonnes entre observateurs différents. Ce test rapide, utile pour une orientation en urgence, ne dispense pas d’un examen neurologique complet. Il comporte une variante adaptée à l’enfant de moins de 5 ans ; une autre a été complétée par l’étude des réflexes du tronc cérébral.
G. Teasdale et B. Jennett, neurochirurgiens britanniques (1974 et 1979)
Étym. Glasgow : ville d’Ecosse
Syn. Glasgow (score de)
→ échelle originelle de Glasgow complétée par les réflexes du tronc cérébral, échelle de Glasgow-Liège , échelle de Glasgow pédiatrique
[G1, H1]
Édit. 2019
écran translucide l.m.
semi-transparent cover
Écran de la même forme que celui utilisé pour le test de l'écran mais réalisé en matière plastique translucide, et dont la transparence est telle que, à travers l'écran, l'observateur voit suffisamment l'œil du patient alors que le patient ne peut plus voir les formes.
Cet écran est utile en pratique courante pour créer une asymétrie de la stimulation rétinienne et mieux mettre en évidence des déviations dissociées ou, en plaçant un écran translucide devant chaque œil, étudier la position des yeux en l'absence de fixation.
[P2]
Édit. 2019
électrocochléographie n.f.
electrocochleography
Technique d’enregistrement des potentiels électriques de la cochlée lors d’une stimulation sonore.
Elle permet d’étudier les potentiels d’origine cochléaire (potentiel microphonique cochléaire, potentiel de sommation, potentiel d’action composite), en réponse à une stimulation sonore.L’électrode permettant de recueillir les potentiels est posée contre le promontoire après une ponction trans‑tympanique. L’indication essentielle demeure l’étude des restes auditifs chez le jeune enfant ayant une surdité de perception profonde. Chez l’adulte, l’indication est plus limitée, par exemple : l’exploration de la maladie de Menière, l’électrocochléographie étant alors couplée à un test osmotique.
P. Menière, otorhinolaryngologiste français (1861)
→ surdité, Menière (maladie de)
[B3, P1]
Édit. 2019
Elispot n.m.
Elispot
Test adapté de l'ELISA permettant la numération de cellules sécrétrices d'anticorps ou d'antigènes par culture brève (2 h) sur une surface recouverte de l’anticorps ou de l’antigène considéré.
[B3, C1, F3]
Édit. 2019
endoprothèse prostatique l.f.
prostatic endoprosthesis
Endoprothèse mise en place dans l'urèthre prostatique pour pallier la rétention chronique, complète ou incomplète, provoquée par un adénome prostatique chez un malade transitoirement ou définitivement inopérable.
Ces endoprothèses sont soit temporaires, métalliques spiralées ou plastiques, comportant un système d'autostatisme tout en respectant le jeu sphinctérien, soit définitives en grillage métallique auto-expansible qui refoule et comprime le tissu de l'urèthre prostatique auquel il s'incorpore. Une prothèse temporaire peut, dans certains cas, servir de test pour évaluer la responsabilité d'une lésion prostatique dans un tableau d'obstruction complexe, principalement dans un contexte neurologique.
K. M. Fabian, chirurgien urologue allemand (1980)
→ endoprothèse urinaire, Fabian (prothèse de)
[B3, M2]
Édit. 2020
épreuve à l'ocytocine l.f.
oxytocin challenge test
Epreuve de tolérance fœtale à la contraction utérine induite par l'ocytocine.
Lorsqu'existe une souffrance fœtale chronique en fin de grossesse, on tente d'en évaluer la sévérité et d'apprécier la tolérance du fœtus à une éventuelle épreuve du travail, en induisant par l'ocytocine des contractions utérines, au moins trois à dix minutes, à titre d'essai. Les ralentissements du rythme cardiaque fœtal provoqués par les contractions signifient en principe que la vitalité fœtale est menacée. En réalité, ce test est abandonné par manque de sensiblité.
[O3]
Édit. 2020
épreuve d'effort respiratoire
training test, exercise test
Épreuve destinée à apprécier la capacité respiratoire au cours d’un effort quantifié.
Elle est indiquée pour le diagnostic et l’évaluation de l’importance d’une dyspnée ou avant un programme de réentraînement à l'effort. La mesure de la consommation d'oxygène et de la production de dioxyde de carbone, ainsi que l’enregistrement d’un électrocardiogramme peuvent être réalisés au cours d’un effort physique progressif sur tapis roulant ou sur bicyclette ergométrique. Une première appréciation consiste à demander au patient de dire le nombre d’étages qu’il peut gravir sans arrêt. Un test d'effort simple consiste à mesurer la distance parcourue au cours d’une marche d’une durée de 6 ou de 12 mn au cours de laquelle les arrêts et leur durée sont notés et le degré de saturation en oxygène du sang est mesuré.
→ électrocardiogramme d'effort
[B3,K1]
Édit. 2020
épreuve thermique l.f.
thermal test
Test d’exploration du système vestibulaire qui consiste à introduire de l'eau dans le conduit auditif externe à une température de 7° supérieure à celle du corps (44°C) ou de 7° en-dessous (30°C).
Cette stimulation thermique se transmet à l'endolymphe, en provoquant un courant de convectionqui induit un nystagmus. L’analyse du nombre et de la direction de ce dernier permet d’étudier le fonctionnement des canaux semi-circulaires et de déterminer la cause des vertiges.
→ épreuve vestibulaire calorique
[B3, H1, P1]
Édit. 2020
érection artificielle l.f.
artificial erection
Érection obtenue soit par perfusion des corps caverneux, soit après injection intracaverneuse de molécules induisant une érection.
Elles peuvent être utilisées soit à titre de test diagnostique, soit dans le traitement de l‘insuffisance érectile.
Étym. lat. erectio : action de dresser, érection
[M3,G3]
Édit. 2018
Evans (syndrome d') l.m.
Evans syndrome
Maladie hématologique rare associant une anémie hémolytique auto-immune à une thrombopénie immune ; une neutropénie s’inscrit quelquefois dans l’affection.
Cette anémie s’accompagne de la présence d’auto-anticorps anti-érythrocytaires objectivée par un test de Coombs direct positif et la thrombopénie d’anticorps anti-plaquettes. Ces cytopénies auto-immunes peuvent être le signe d’une maladie auto-immune systématisée ou d’une connectivite.
R. S. Evans, hématologue américain (1951)
[F1,F3,N3]
Édit. 2018
examen préopératoire l.m.
pre-operative assessment
Ensemble d'examens cliniques et complémen
Sauf en urgence, la consultation préanesthésique obligatoire doit avoir lieu plusieurs jours avant l'intervention. Lors de l'examen clinique, un interrogatoire soigné doit être fait, des examens complémentaires seront demandés selon l'intervention envisagée (chirurgie majeure, risque hémorragique élevé, interférence avec la fonction cardiocirculatoire ou respiratoire) et l'état du patient (âge, antécédents cardiovasculaires, traitement médicamenteux au long cours, etc.). Pour les patients ASA 1 ou 2, âgés de moins de 40 ans devant subir un acte mineur, aucun examen complémentaire n'est en principe nécessaire. Avant 40 ans l'électrocardiogramme n'est pas exigé. En l'absence d'antécédents ou de signe clinique, on ne demandera la radiographie du thorax que si le patient est âgé de plus de 60 ans. Un test d'hémostase n'est nécessaire que si l'interrogatoire a fait apparaître une tendance anormale au saignement ou si l'acte prévu peut être hémorragique. La détermination du groupe sanguin et la recherche des agglutinines irrégulières n'est nécessaire que pour des interventions pour lesquelles on prévoit la nécessité d'une transfusion.
→ ASA (classification), exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie
[E1,N2]
Édit. 2018
exploration photobiologique l.f.
phototesting
Méthode d'exploration cutanée qui permet, par l'utilisation d'un simulateur solaire, d'étudier les photodermatoses.
Elle comprend quatre parties : le test de Saidman, qui évalue la réponse érythémateuse induite par l'exposition lumineuse, le phototest qui tente de reproduire l'éruption, les photopatchtests qui recherchent la responsabilité d'un agent photosensibilisant, et, éventuellement, la détermination du spectre d'action (longueurs d'onde responsables de la photodermatose).
→ photodermatose, Saidman (test de), phototest, photopatchtest
[B3,j1]
Édit. 2018
facteur rhumatoïde l.m.
rheumatoid factor
Autoanticorps de classe IgM, IgG ou IgA dirigé contre des épitopes du domaine CH3 des IgG humaines, présents aussi sur les IgG d'autres espèces animales (ex. Lapin).
La détection des facteurs rhumatoïdes IgM fait appel à des réactions d’agglutination dont les plus utilisées sont la réaction de Waaler-Rose et le test au latex. Près de 80% des polyarthrites rhumatoïdes sont dites séropositives, c’est-à-dire latex et Waaler-Rose positives. Les réactions de détection des facteurs rhumatoïdes peuvent également être positives dans certains cas de connectivites, dans certaines maladies infectieuses, dans certains lymphomes malins et chez le sujet âgé.
Les facteurs rhumatoïdes non agglutinants (IgA, IgG) sont détectés uniquement par des tests immunologiques.
E. Waaler, médecin interniste norvégien (1940) ; H. M. Rose, biologiste américain (1948)
→ polyarthrite rhumatoïde, connectivite, lymphome malin, Waaler Rose, latex (test au)
[I1,C1]
Édit. 2018
Fagerström (test de) l.m.
Fagerström nicotine dependency test
Questionnaire d’évaluation testant la dépendance du fumeur à la nicotine.
Ce test reconnaît quatre niveaux de nicotino-dépendance allant du très bas au très élevé.
K. O. Fagerström, médecin suédois (1978)
[G3,G4]
Édit. 2018
Farnsworth (planche de) l.f.
Farnsworth’s tritan plate
Test de vision des couleurs composé d’une seule planche pseudo-isochromatique dont les pastilles forment des carrés perçus ou non selon le type de dyschromatopsie.
D. Farnsworth, médecin de la marine américaine (1943)
Édit. 2018
Farr (test de) l.m.
Farr's assay
Procédé de recherche et de quantification des anticorps antiacide-désoxyribonucléique.
C'est un test diagnostique et pronostique du lupus érythémateux disséminé.
R. S. Farr, immunologiste américain (1958)
[C1]
Édit. 2018
fibrinogène marqué (test au) l.m.
125I-fibrinogen test
Examen biochimique qui était destiné à reconnaitre une thrombose récente (actuellement obsolète).
Du fibrinogène humain marqué à l' 125I radioactif était injecté dans une veine, se fixant sur le thrombus frais pour se transformer en fibrine et s'incorporer au thrombus. L'endroit du thrombus est repéré par une caméra gamma (scintigraphie). Il était utilisé au début des années 1980 dans le diagnostic des phlébites. Mais la détection des foyers était difficile, car l’125I émet des rayons de faible énergie difficilement détecté par les gamma-caméras. Ce test était particulièrement lent, il était nécessaire d'attendre un jour pour mesurer la radioactivité et il était également positif en cas d'hémorragie ou d'inflammation. Cette technique a permis des progrès dans la compréhension de la physiopathologie de la thrombose, et dans des études de cohortes. Elle a contribué à mettre en évidence la grande fréquence des accidents thrombotiques, par exemple les phlébites non symptomatiques constatées au cours des anesthésies générales ou lors de voyages en avion, qui était sous-estimée.
Étym. lat. fibra : filament ; gr. gennan : engendrer
→ fibrinogène,thrombus, phlébite, scintigraphie
[C1,F1,F4]
Édit. 2018
fièvres typhoïde et paratyphoïdes l.f.p.
typhoid fever
Maladies fébriles sévères dues à Salmonella enterica sérotype Typhi (bacille d’Eberth) et Salmonella enterica sérotype Paratyphi A, B ou C, bacilles à Gram négatif de la famille des Enterobacteriaceae.
La maladie est liée à une bactériémie à point de départ lymphatique mésentérique. Le réservoir de germes est humain. La contamination se fait par les selles des malades ou de porteurs sains chroniques. La transmission est directe par contact avec des produits souillés, soit plus souvent indirecte par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. En France, les cas autochtones sont devenus très rares, la majorité étant importée de zones d’endémie (zones tropicales, Afrique du Nord, etc.).
L’incubation de la maladie dure de 7 à 15 jours ; le début est progressif le plus souvent ; la période d’état associe fièvre, prostration (tuphos), diarrhée et une symptomatologie extrêmement variable. Le diagnostic repose sur les hémocultures, éventuellement la coproculture, accessoirement sur le test sérologique de Widal et Félix. Les principales complications sont digestives (hémorragies, perforations), myocardiques, cérébrales, etc. Le traitement repose sur l’antibiothérapie, principalement les fluoroquinolones ou les céphalosporines de 3e génération, se substituant au chloramphénicol, à l’ampicilline, au cotrimoxazole. Une nouvelle vaccination (vaccin polyosidique capsulaire) a remplacé le vaccin TAB ancien. Elle ne protège que contre S. enterica sérotype Typhi. Les mesures d’hygiène restent essentielles dans la lutte contre les fièvres typhoïdes. En France, cette infection est à déclaration obligatoire.
Syn. dothiénenterie (obsolète)
[D1]
Édit. 2018
Fisher (test exact de) l.m.
Fisher exact test
Test statistique paramétrique pour estimer les liens entre des variables qualitatives dans des échantillons ou groupes indépendants.
Il utilise les notions de variance totale et de variance résiduelle. Pour les petits effectifs, il suppose que les distributions sont normales.
R. A. Fisher, Sir, statisticien, généticien britannique (1890-1962)
→ variance
[E1]
Édit. 2020