amélogénine n.f.
amelogenin
Ensemble de plusieurs protéines constituant l'émail dentaire.
Les amélogénines sont riches en proline et sont impliquées dans la minéralisation et la structure de l'émail.
Étym. protéine qui engendre l'émail, en angl. Enamel
[A3,C1,C3,P3]
Édit. 2017
amidase n.f.
amidase
Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse des amides des acides carboxyliques.
P ex. la glutaminase, l'asparaginase ou l'uréase.
On range parfois aussi les peptidases et les protéases parmi les amidases.
[C1,C3]
Édit. 2017
amidation n.f.
amidation
Transformation d'une fonction acide en une fonction amide, généralement réalisée in vivo par transfert d'un radical-NH2.
La formation de la glutamine à partir de l'acide glutamique se fait avec de l'ammoniac et de l'ATP. Plusieurs processus d'amidation utilisent la glutamine comme donneur de ce radical : biosynthèse de l'asparagine, formation de l'amide nicotinique. D'autres transfèrent l'azote de l'acide aspartique en libérant un acide fumarique : c'est le cas de l'uréogénèse ou de la Synthèse des nucléotides puriques. L'amidation de peptides ou de protéines sur le carboxyle terminal met en jeu un système enzymatique spécifique, la peptidylglycine alpha-amidating monooxygenase (PAM) : cette réaction, qui porte sur une glycine COOH-terminale, s'effectue en deux temps : une hydroxylation du C alpha de la glycine par une molécule d'oxygène en présence d'acide ascorbique, catalysée par la fonction peptidylglycine alpha-hydoxydating mono- oxygénase de l'enzyme (PHM), puis un clivage en glyoxylate et peptide amidé, catalysé par la fonction peptidyl alpha-hydroxyglycine alpha-amidating lyase (PAL). Parmi les nombreux peptides biologiquement actifs ainsi amidés, on peut citer le TRH, la calcitonine, la cholécystokinine, la gastrine, la sécrétine, la pancréastatine, l'alpha-MSH, l'arg-vasopressine, etc.
[C1,C3]
Édit. 2017
amide n.m.
amide
Molécule issue de la condensation d'un acide carboxylique et d'ammoniac ou d'une amine.
La liaison amide est une liaison chimique covalente entre une fonction acide et une fonction amine ; la liaison peptidique est une liaison amide.
[C1,C3]
Édit. 2017
amidinase n.f.
amidinase
Enzyme catalysant l'hydrolyse d'une fonction amidine -C(NH2)=NH, en libérant soit une molécule d'ammoniac, soit une molécule d'urée.
[C1,C3]
Édit. 2017
amidine n.f.
amidine
Molécule azotée dans laquelle un carbone est lié à un groupe -NH2 et à un groupe =NH.
[C1,C3]
Édit. 2017
amidon (solution d') l.f.
hydroxyethylstarch
Solution colloïde composée de polysaccharides naturels (hydrolysés surtout à partir d'amidon de maïs) dont la masse moléculaire moyenne est de 200 à 450 kDa.
Les radicaux hydroxyéthyles de l'amidon ralentissent l’hydrolyse des polysaccharides par l’alpha-amylase plasmatique. Ayant une pression oncotique supérieure à celle du plasma, ces solutions attirent l'eau du secteur interstitiel vers celui intravasculaire, du moins au début de l'administration.
Ces solutions sont utilisées pour restaurer ou maintenir le volume des liquides intravasculaires (administration maximale 30 mL/kg/24h). Leur demi-vie intravasculaire (de 4 à 24 h) dépend de leur masse moléculaire et du degré de substitution en radicaux hydroxy- éthyles.
L'élimination se fait par l'urine, soit sous forme non modifiée, soit après hydrolyse partielle par les amylases. Les effets secondaires sont rares (réactions anaphylactoïdes, perturbations de l'hémostase et augmentation des amylases plasmatiques par formation d'un complexe macromoléculaire).
[C1,C3,G5]
Édit. 2017
amidotransférase n.f.
amidotransferase
[C1,C3]
Édit. 2017
amines vasoactives l.f.p.
vasoactive amines
Produits tels que l'histamine et la 5-hydroxytryptamine libérés par les basophiles, les mastocytes et les plaquettes et agissant sur l'endothélium et le muscle lisse des vaisseaux locaux.
[C1,C2,C3,K4]
Édit. 2017
amino-acide-décarboxylase n.f.
aminoacid decarboxylase
Enzyme catalysant la décarboxylation d'un acide aminé en formant une amine.
Le coenzyme des aminoacide-décarboxylases est le pyridoxal-phosphate.
La plupart des amines biogènes sont les produits d'aminoacide-décarboxylases.
[C1,C3]
Édit. 2017
amino-acide-désaminase n.f.
aminoacid deaminase
[C1,C3]
Édit. 2017
amino-acide-déshydrogénase n.f.
aminoacid dehydrogenase
Enzyme catalysant la déshydrogénation d'un acide aminé en portant les hydrogènes sur le NAD et en formant un acide alpha-cétonique après le départ d'une molécule d'ammoniac.
Une telle désamination oxydative d'un acide aminé existe chez certaines bactéries, mais chez les animaux elle n'est effectuée que sur l'acide glutamique par une glutamate-déshydrogénase.
[C1,C3,D1]
Édit. 2017
amino-transférase n.f.
amino-transferase
[C1,C3]
Édit. 2017
aminoxydase n.f.
amine oxidase
Enzyme catalysant l'oxydation d'une fonction amine primaire en fonction aldéhyde.
Il existe plusieurs types d'aminoxydases : diamine-oxydases, mono-amine-oxydases, lysine-aminoxydases. Ces dernières sont des enzymes à cuivre qui jouent un rôle essentiel dans la formation des liaisons interchaînes des protéines fibrillaires des tissus conjonctifs.
Syn. amine-oxydase
[C1,C3]
Édit. 2017
amorçage n.m.
priming
1) En biologie moléculaire, initiation de la synthèse d'un brin d'ADN par la synthèse d'une amorce d'ARN.
2) En ophtalmologie, facilitation à court terme d'une tâche de reconnaissance visuelle par exposition préalable à une image identique ou de même catégorie.
3) En psychologie cognitive, l’amorçage désigne une famille de paradigmes expérimentaux dans lesquels la présentation préalable d’un stimulus (l’amorce) facilite le traitement d’un stimulus ultérieur (la cible).
Il y a effet d’amorçage lorsque le traitement de la cible (par exemple sa reconnaissance ou sa dénomination) a été facilité par la présentation préalable de l’amorce.
Syn. indiçage
[C3,H4,P2,Q1]
Édit. 2017
amylase n.f.
amylase
Enzyme catalysant l’hydrolyse de l’amidon.
Alpha-amylase : enzyme de type endo-amylase catalysant l’hydrolyse de l’amidon en oligosides et en dextrines. Il existe une alpha-amylase salivaire et une alpha-amylase pancréatique. L’alpha-amylase peut passer dans le sang (amylasémie) et les urines (amylasurie) lors des pancréatites ou des parotidites.
Il existe aussi des bêta-amylases surtout chez les végétaux.
[C1,C3]
Édit. 2017
amylase pancréatique l.f.
pancreatic amylase
Enzyme catalysant l’hydrolyse de l’amidon, élaboré par le pancréas sous une forme directement active (iso-amylase de type P) de même que l'amylase élaborée par les glandes salivaires (iso-amylase de type S), dont le rôle physiologique essentiel est la digestion de l'amidon ingéré qui est dégradé en composés glucidiques plus simples.
L'amylase sécrétée dans le tube digestif n'est pas absorbée par l'intestin ; l'amylase sérique provient du passage rétrograde de l'amylase dans le tissu interstitiel entourant les acini pancréatiques et les glandes salivaires. Son métabolisme est mal connu mais une partie de l'amylase sérique est éliminée dans les urines. Sa demi-vie biologique est de quelques heures.
[C1,C3,L1]
Édit. 2017
amylasémie n.f.
amylasemia
Présence ou concentration d’amylase dans le sérum sanguin.
Son dosage est en fait celui de l'activité amylasique dans le sérum, résultante des différentes sources d'amylase (glandes salivaires et pancréas).
La principale cause d'élévation de l'amylasémie et de l'amylasurie est la pancréatite aigüe du fait de l'œdème ou de la nécrose du parenchyme pancréatique. Dans cette affection, l'élévation de l'amylasémie est en général précoce et peut être brève. Le dosage de l’amylasémie dans cette indication n’est toutefois plus recommandé en raison de sa faible spécificité. Elle est remplacé par celui de la lipasémie. En dehors des pancréatites, l’amylasémie peut augmenter dans d’autres syndromes douloureux abdominaux aigus (cholecystites, ulcères gastro-duodénaux perforés, etc.…) et dans d’autres affections pancréatiques : pancréatite chronique, certains cancers du pancréas, lithiase pancréatique. Elle peut également augmenter dans les parotidites ourliennes.
En cas d'insuffisance rénale, l'amylasémie est modérément élevée alors que l'amylasurie est normale ou basse. Une élévation isolée de l'amylasémie (avec une lipasémie et une amylasurie normales) en l'absence d'insuffisance rénale évoque une macro-amylasémie.
[C1,C2,C3,L1]
Édit. 2017
amylasurie n.f.
urinary amylase
Présence ou teneur d'amylase dans les urines, qui ne dépasse pas normalement 2 200 µkat/24 h, soit 600 unités Wohlgemuth.
L’excrétion de l’amylase est essentiellement rénale, filtration sous forme intacte suivie d’un catabolisme dans le tubule rénal.
Le dosage de l’amylasurie n’est plus utilisé pour le diagnostic de la pancréatite aigüe pour 2 raisons. Il nécessite un recueil des urines de 24 heures, difficile à obtenir de façon rigoureuse. Surtout, l’amylasurie est un reflet de l’amylasémie, qui n’est plus dosée car elle est remplacée par celui de la lipasémie qui offre plus de sensibilité et de spécificité.
→ lipasémie, amylasémie, pancréatite aigüe
[C1,C2,C3,L1,M1]
Édit. 2018
amyline n.f.
amylin
Hormone polypeptidique de 37 acides aminés, cosecrétée et costockée avec l’insuline par les cellules béta des îlots de Langherans du pancréas dans un rapport de 100/1 (100 pour l’insuline et 1 pour l’amyline).
Cette protéine est considérée comme une hormone dans la mesure où elle intervient sur des récepteurs, présents notamment sur les cellules béta (insulinosécrétrices). Structurellement elle est voisine du CGRP (calcitonine Gene Related peptide) avec une homologie proche de 50%, ce qui explique l’affinité pour un récepteur commun IAPP/CGRP/calcitonine, présent au niveau des ostéoblastes. Comme la calcitonine, l’amyline a une forte propension à la constitution de fibres amyloïdes (comme dans le stroma amyloïde des cancers médullaires).
Dans les cellules béta , la production d’amyline est, comme celle de l’insuline, majorée par l’hyperglycémie. En retour l’amyline favorise la satiété et retarde la vidange gastrique, entraînant une diminution de la concentration plasmatique du glucose et contribuant à la réduction du poids corporel. Insuline et amyline ont ainsi un rôle important pour le contrôle de la glycémie : cosécrétés en réponse aux repas, elles ralentissent l’augmentation postprandiale du glucose, alors que parallèlement se réduit la prise alimentaire.
Le diabète de type 2 est caractérisé par une hyperglycémie chronique qui conduit à un hyperinsulinisme et une hyperamylinémie. A terme survient une résistance aux hormones puis une diminution de la production d’insuline et d’amyline.
De nombreuses protéines, parmi lesquelles l’amyline s’agrègent et forment des amyloïdes. Les agrégats d’amyloïdes liés à l’amyline peuvent induire la mort cellulaire par apoptose dans les cellules béta du pancréas, favorisant le diabète de type 2. Des dépôts d'amyline sont trouvés dans les ilôts de Langherans du pancréas de plus de 90 % des patients atteints de diabète de type 2.
L’amyline peut franchir la barrière hémato-encéphalique et atteindre différents sites du système nerveux central. Les agrégats de substance amyloïde peuvent induire une cytotoxicité conduisant à certaines maladies parmi lesquelles la maladie d’Alzheimer. Le diabète de type 2 et la maladie d’Alzheimer sont fortement associés. La maladie d’Alzheimer se caractérise par l’accumulation de peptides amyloides bêta (A bêta). L’amyline peut s’accumuler dans le cerveau et les malades atteints de maladie d’Alzheimer peuvent avoir des plaques A bêta, d’amyline ou mixtes. Cependant le rôle nocif de l’amyline dans la maladie d’Alhzeimer reste discuté : l’amyline fonctionnelle pourrait être bénéfique et ce serait la perte de l’amyline native en raison de la formation d’agrégats qui serait toxique.
L'amyline a aussi une action au niveau osseux ; elle se fixe sur le récepteur de la calcitonine et a un effet inhibiteur de la résorption osseuse.
→ insuline, diabète de type 2, amyloïde, apoptose, pancréas, Alzheimer (maladie d'), calcitonine, CGRP[C1, C2, C3, H1, O4 ]
Syn. polypeptide amyloïde des ilôts du pancréas, islet amyloid polypeptide
Sigle IAPP pour islet amyloid polypeptide
→ insuline, diabète de type 2, amyloïde, apoptose, pancréas, Alzheimer (maladie d'), calcitonine, CGRP
[C1, C2, C3, H1, O4 ]
Édit. 2020
amylo-1-4 → 1-6-glucane-transférase n.f.
amylo-1-4 → 1-6-glucan-transferase
Enzyme catalysant le transfert d'un tétraglucoside de l'extrémité d'une chaîne poly-alpha-glucosidique sur le 6ème carbone d'un glucose, réalisant une ramification au cours de la synthèse du glycogène, ou de l'amidon.
Syn. enzyme branchant
[C1,C3]
Édit. 2017
amylo-1,6-glucosidase n.f.
amylo-1,6-glucosidase
Enzyme catalysant l'hydrolyse d'une molécule de glucose liée par une liaison osidique alpha-1,6, en ramification d'une dextrine limite, au cours de la digestion de l'amidon ou du glycogène.
L'amylo-1,6-glucosidase est une des protéines de l'enzyme débranchant qui participe à la glycogénolyse chez les animaux. Une autre amylo-1,6-glucosidase, appelée aussi oligo-1,6-glucosidase, présente dans l'intestin, achève la digestion de l'amidon en hydrolysant les oligosides ramifiés.
[C1,C3,L1]
Édit. 2017
amylo (1-4 → 1-6) transglucosidase n.f.
Enzyme catalysant le transfert d’une chaîne de glucoses unis par des liaisons alpha 1-4 sur le carbone 6 d’un glucose appartenant à une autre chaîne.
Syn. enzyme branchante
[C1, C3]
Édit. 2018
amyloïde adj.
amyloid
1) Qui ressemble à l'amidon.
2) Qualifie une substance protéinique anormale, qui se dépose sous forme fibrillaire entre les cellules de certains tissus ou organes, tels que ganglions, rate, foie, cerveau, en provoquant des lésions dégénératives (amyloïdose), caractéristiques du vieillissement.
La substance amyloïde est formée de peptides issus de l'hydrolyse de protéines précurseurs telles que l'APP (amyloid precursor protein). La protéine SAA (serum amyloid associated), encore appelée apolipoprotéine S (apoS), dont la concentration plasmatique augmente au cours du vieillissement et de certaines affections inflammatoires et cancéreuses, est à l'origine de dépôts amyloïdes dans les reins, le foie ou les surrénales. La protéine b-SA (sérum-amyloïde) est parfois associée à l'allélomorphe de l'apolipoprotéine E (plaques séniles). Le peptide amyloïde Ab qui se dépose dans le cerveau au cours de la maladie d'Alzheimer a une masse moléculaire de 4 kDa, 39 à 43 acides aminés et une structure b-plissée. Deux formes d'Ab ont été décrites : l'Ab40, dite « soluble » est présente dans le liquide céphalorachidien ; l'Ab42 précipite sous forme amyloïde dans le système nerveux et les vaisseaux.
La substance amyloïde prend les colorants de l’amidon, ce qui explique le nom, elle est biréfringente en lumière polarisée spontanément et après action du rouge Congo.
Étym. gr. amulon : amidon
[A3,C1,C3,H1,N3]
Édit. 2017
amyloïdose cérébrale l.f.
cerebral amyloidosis.
Présence de dépôts de substance amyloïde et de plaques amyloïdes dans le cerveau.
L’amyloïdose cérébrale est une composante essentielle de la maladie d’Alzheimer. Elle peut-être diagnostiquée aujourd’hui in vivo, par l’étude de la rétention de ligand amyloïde (TEP amyloïde) dans le cerveau de patients ou de sujets à risque
[A3,C1,C3,H1]
Édit. 2017