Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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HMG sigle angl. f. pour Human Menopausal Gonadotrophin

Ensemble d'hormones hypophysaires folliculo-stimulante, FSH, et lutéinisante, LH, dont la synthèse n'est plus freinée après la ménopause.
Extraites des urines de femmes ménopausées, elles sont utilisées comme agent inducteur de l'ovulation. Elles sont maintenant remplacées par des hormones recombinantes fabriquées par génie génétique.

[O4]

HMG (test aux) l.m.

HMG challenge test

Epreuve dynamique d'exploration des aménorrhées qui apprécie la réponse ovarienne après injection intra musculaire de cinq ampoules d'HMG (gonadotrophines humaines de femmes ménopausées), trois jours consécutifs.
Une réponse positive, cherchée par l'examen des frottis vaginaux, par l'état de la glaire cervicale, par les dosages d'œstradiol dans le sang permet d'évoquer l’origine hypothalamo-hypophysaire de l'aménorrhée.

[O4]

HMG-CoA sigle pour 3-Hydroxy-3-MéthylGlutaryl-COenzyme A

→ 3-hydroxy-3-méthyl-glutaryl-coenzyme A

[ C1]

Édit. 2020

HMG-CoA réductase l.f.

→ hydroxy-méthyl-glutaryl-coenzyme A réductase

HMG-coenzyme A lyase n. f.

HMG-coenzyme A lyase

→ 3-hydroxy-3-méthyl-glutaryl-coenzyme A lyase

[C1]

Édit. 2020

HMN sigle f. pour Hyperthermie Maligne « Normale »

MHN (malignant hyperthermia normal)

Résultat négatif des tests biologiques faits sur biopsie musculaire afin de déterminer le risque d'hyperthermie maligne anesthésique.
Cet anglicisme est déconseillé.

→ hyperthermie maligne anesthésique

[G1]

HMS sigle f. pour Hyperthermie Maligne «Susceptible»

MHS (malignant hyperthermia susceptible)

Résultat positif des tests biologiques faits sur biopsie musculaire afin de déterminer le risque d'hyperthermie maligne anesthésique : le patient est «susceptible» d'avoir une crise d'hyperthermie au cours de l'anesthésie.
Anglicisme déconseillé.

Étym. angl. susceptible : capable de

→ hyperthermie maligne anesthésique

[G1]

HMSN X-linked sigle angl. pour Hereditary Motor and Sensory Neuropathy, X-linked

→ amyotrophie péronière de Charcot-Marie-Tooth liée au sexe

[H1]

HNF sigle f. pour Héparine Non Fractionnée

→ héparine

[F1]

HNRF sigle pour

→ Hyperplasie Nodulaire Régénérative du Foie

[L1]

HOC sigle pour

→ HOmoCaryotype

[Q1]

Hochenegg (signe de) l.m.

Dans un tableau d’appendicite aigüe avec péritonite, perception au toucher rectal d’une ampoule rectale flasque, distendue

J. von Hochenegg, chirurgien autrichien (1859-1940)

[L2]

Hodge (canal de parturition de) l.m.

Hodge parturition canal

H. L. Hodge, gynécologue obstétricien américain (1864) ; A. Pinard, obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1844-1934)

→ Pinard (bassin dilatable de)

[O3]

Édit. 2015

Hodge (parallèles de) l.m.p.

Hodge's parallels

Plans parallèles divisant le canal pelvien osseux, permettant d'évaluer ses dimensions et sa configuration en vue d'un accouchement.
Le premier parallèle suit le plan du détroit supérieur. Le deuxième parallèle passe par le bord inférieur de la symphyse pubienne et la deuxième vertèbre sacrée. Il marque la limite de l'engagement de la tête fœtale sans bosse sérosanguine. Le troisième parallèle suit le détroit moyen du bassin, les épines sciatiques et les ischions. Le quatrième parallèle est tangent à la pointe du coccyx.

H. L. Hodge, gynécollogue obstétricien américain (1864)

[O3]

Édit. 2015

Hodge (technique de) l.f.

Hodge's technique

Méthode de radiologie déterminant la longueur de la diaphyse fémorale du fœtus, pour préciser soit l'âge gestationnel soit le risque de nanisme.
La longueur du fémur mesurée quand elle est parallèle au film est multipliée par un facteur de correction (0,9). Normalement, la longueur fémorale est de 7 cm à 36 semaines et de 7,5 cm à 38 semaines.

→ fémur fœtal, mesure de la diaphyse fémorale

Hodgkin (localisations cutanées de la maladie de) l.f.p.

skin lesions of Hodgkin's disease

Manifestations rares d’un lymphome hodgkinien caractérisées par des papules, des nodules, des plaques infiltrées ou des lésions ulcérées, uniques ou multiples, qui siègent habituellement sur le tronc, en particulier la face antérieure du thorax, plus rarement le cou et le cuir chevelu.
L'examen histologique, parfois d'interprétation difficile, montre un infiltrat polymorphe au sein duquel sont présentes de nombreuses cellules de Reed-Sternberg qui, bien que non spécifiques, sont indispensables au diagnostic.

[F1]

Édit. 2015

Hodgkin (maladie de) l.f.

Hodgkin’s disease

Lymphome malin dû à la prolifération de lymphocytes B associés dans environ 30 à 45% des cas avec une infection latente par le virus d’Epstein-Barr.
Apparaissant avec deux pics de fréquence d’âge, chez l’adolescent ou l’adulte jeune et après 60 ans, il se traduit par des adénopathies périphériques ou médiastinales. L’atteinte splénique, hépatique et médullaire est exceptionnelle au début de la maladie (sauf chez les sujets infectés par le VIH), mais apparaît en cours d’évolution par extension hématogène. Le diagnostic repose sur la biopsie d’un nœud lymphatique qui permet d’observer la présence d’un petit nombre de cellules tumorales particulières (cellules de Reed-Sternberg, cellules lacunaires) entourées d’une réaction tissulaire faite de lymphocytes surtout T, d’histiocytes, de plasmocytes et de granulocytes surtout éosinophiles.
La maladie de Hodgkin classique se présente sous deux aspects anatomocliniques différents : la forme sclérosante nodulaire et la forme diffuse à cellularité mixte.
Le pronostic et le traitement dépendent en grande partie de l'extension de la maladie que l'on classe en quatre stades selon l'étendue du processus aux nœuds lymphatiques, à la rate, au foie, à la moelle osseuse, aux poumons ou plus rarement à d'autres organes.
Une compression médullaire par localisation épidurale avec ou sans envahissement vertébral associé, est possible. Il s'agit de coulées lymphomateuses, à partir d'adénopathies de voisinage, qui gagnent l'espace épidural par les trous de conjugaison. Devant un syndrome médullaire, une myélopathie postradiothérapique sera également évoquée.
Peuvent être aussi observées des neuropathies périphériques par compression ou envahissement, ainsi que des atteintes des nerfs crâniens liées à une extension lésionnelle vers la base du crâne.
Une prolifération méningée ou même intracérébrale peut se constituer, justifiant l’élimination des autres leucoencéphalopathies multifocales progressives dont la maladie de Hodgkin constitue une des étiologies.
On constate un déficit de l'immunité à médiation cellulaire : les intradermoréactions à la tuberculine sont habituellement négatives et les patients risquent des infections sévères parfois à un germe inhabituel (infections opportunistes).
Le traitement repose sur les associations de chimiothérapies, sur la radiothérapie ou sur une combinaison des deux. La guérison est habituelle dans les formes limitées aux atteintes des nœuds lymphatiques.

T. Hodgkin, anatomopathologiste britannique (1832) ; C. Sternberg, anatomopathologiste autrichien (1898) Dorothy M. Reed, pédiatre américaine (1902)

Syn. lymphogranulomatose maligne

→ Hodgkin (localisations cutanées de la maladie de), Hodgkin à prédominance lymphocytaire nodulaire (maladie de), paragranulome nodulaire, Sternberg (cellule de), lymphome hodgkinien médiastinal

[F1]

Édit. 2015

Hodgkin à prédominance lymphocytaire nodulaire (maladie de) l.f.

→ paragranulome nodulaire

[F1]

Édit. 2015

Hodgson (maladie de) l.f.

Hodgson’s disease

Insuffisance valvulaire aortique due à une dilatation de l’anneau aortique et à des lésions dystrophiques des sigmoïdes aortiques.
Elle s’intègre dans le cadre de la maladie annulo-ectasiante de l’aorte comportant un anévrisme de l’aorte ascendante.

J. Hodgson, chirurgien britannique, membre de l'Académie de médecine (1815)

→ annulo-ectasiante (maladie)

[K2]

Édit. 2015

hodi potsy l.m.

Étym. peau blanche en malgache

→ tinea flava

[J1]

Hodr (indice de) l.m.

Hodr's index

Indice de gravité d'une menace d'accouchement prématuré fondée sur la somme des cotations de cinq paramètres: longueur, position, consistance, dilatation du col et hauteur de la présentation fœtale par rapport au détroit supérieur.

J. Hodr, gynécologue obstétricien tchèque (1974)

[O3]

Hodson (ligne de) l.f.

Hodson’s line

Sur un cliché du rein opacifié, ligne virtuelle reliant les extrémités des cupules calicielles.
Chez le sujet normal, elle est courbe et parallèle au bord externe du rein ; elle permet d'apprécier l'épaisseur du parenchyme rénal (en moyenne elle est de 25 mm à mi-hauteur et de 30 mm. aux pôles) et de calculer le rapport corticopapillaire entre la hauteur des cavités papillaires mesurée sur leur grand axe et la hauteur totale du rein (rapport chez l'adulte normal : 1/2).

C. J. Hodson, médecin radiologue britannique (1959)

[M1]

Hoet-Abaza (syndrome de) l.m.

Hoet-Abaza’s syndrome

J. P. Hoet, médecin interniste belge (1954) ; A. Abaza, médecin français (1953)

→ diabète gestationnel

Hofbauer (cellule de) l.f.

Hofbauer’s cell

Cellule des villosités placentaires de 3ème ordre, présente entre le 3ème et le 4ème mois de la grossesse, identifiée par son noyau réniforme.

J. I. I. Hofbauer, gynécologue américain (1878-1961)

[O3]

Édit. 2015

Hoffa (maladie de) l.f.

Hoffa's disease

Inflammation du paquet adipeux sous-rotulien entraînant un gonflement bilobé et douloureux de part et d'autre du tendon rotulien.
La pathogénie reste inconnue. Radiologiquement, le genou est normal. La xérographie peut visualiser le paquet adipeux sous forme d'une image triangulaire présentant des microcalcifications.

A. Hoffa, chirurgien allemand (1904)

Syn. lipoarthrite traumatique

[I1]

Édit. 2015

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