Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hémorragipare adj.

Capable de provoquer une hémorragie.

→ hémorragie

[F1]

hémorragique adj.

Qui a trait à une hémorragie.

→ hémorragie

[F1]

hémorragique (fièvre) l.f.

→ fièvre hémorragique avec syndrome rénal, fièvres hémorragiques virales

[D3]

hémorrhée n.f.

h(a)emorrhea

Hémorragie importante.

[F1]

hémorroïdal adj.

Caractérise ce qui est en rapport avec les hémorroïdes.

Étym. gr. haïma : sang ; rhéô : je coule

→ hémorroïdes

[L1]

hémorroïdectomie n.f.

haemorroidectomy

Ablation des hémorroïdes.

W. Whitehead, chirurgien britannique (1882)

Étym. gr. haïma : sang ; rhéô : je coule ; ektömé : ablation

Syn. opération de Whitehead

→ hémorroïde

[L1]

Édit. 2018

hémorroïdes n.f.

haemorrhoid

Complexe vasculaire associant à l'extrémité des branches terminales de l'artère hémorroïdale supérieure des dilatations veineuses, un shunt artérioveineux (le saignement hémorroïdaire est de type artériel) et des lacs vasculaires.
Ces complexes vasculaires, sous la muqueuse anale, réalisent des coussinets élastiques qui s'effacent lors de la défécation et participent à l'obturation du canal anal.
La maladie hémorroïdaire associe le facteur vasculaire (saignement, thrombose), le facteur inflammatoire (anite) et surtout le facteur mécanique. La procidence hémorroïdaire (extériorisation des paquets hémorroïdaires) est liée à la déficience de l'appareil de soutien et accentuée par les troubles de la défécation. Les hémorroïdes sont alors définies par leur extériorisation, partielle ou circulaire, permanente ou transitoire. C'est alors que peuvent survenir les épisodes aigus réalisant la crise hémorroïdaire.
On divise habituellement les hémorroïdes en "internes" et "externes" selon qu'elles siègent au-dessus ou au-dessous de la ligne pectinée.
Les hémorroïdes internes se traduisent, au début, par des rectorragies de sang rouge englobant les selles, quelque fois abondantes. Même si l'anuscopie suffit à faire le diagnostic, il convient toutefois de s'assurer de l'absence de lésions sus-jacentes comme une polypose ou, beaucoup plus grave, un cancer du rectum.
À un stade plus avancé, les hémorroïdes se développent et s'extériorisent. La protrusion se produit lors des efforts de défécation et le malade la réduit sans difficulté. Puis elle devient permanente et entraîne des douleurs, des écoulements muqueux et une irritation périnéale.
Les hémorroïdes externes forment de simples saillies bleuâtres molles et indolores tant que n'apparaît pas une complication très fréquente : la thrombose hémorroïdaire externe. La veine dilatée devient alors tendue, dure et très douloureuse. Si le malade est vu rapidement, l'incision et l'excision du caillot soulagent immédiatement la douleur.
Une bonne hygiène et un régime alimentaire approprié suffisent dans les cas bénins. Les hémorragies sont une bonne indication des infiltrations sclérosantes. En cas d'échec, il faut avoir recours à la chirurgie ; la disposition des veines hémorroïdaires en paquets bien individualisés facilite leur exérèse. Le traitement des prolapsus hémorroïdaires est exclusivement chirurgical.
À noter une éventualité très particulière : les plexus hémorroïdaires constituant une anastomose naturelle entre les systèmes porte et cave, les hémorroïdes font donc partie du tableau classique dbe l'hypertension portale.

Étym. gr. haïma : sang ; rhéô : je coule

→ fissure anale, hypertension portale

[L1]

hémosialhémie n.f.

haemosialhaemesis

Vomissement de salive et de sang d’origine ɶsophagienne de faible abondance.

É. Josserand, médecin français (1893)

Étym. gr. haïma : sang ; sialon : salive : émein : vomir

[L1]

Édit. 2015

hémosidérine n.f.

hemosiderin

Pigment brunâtre de nature protéinique très riche en hydroxyde ferrique, qui se trouve sous forme de dépôts dans le foie et la rate (surtout au cours de l'hémochromatose), dans des cellules macrophagiques ou dans des hématomes anciens.
L'hémosidérine a une structure moins bien définie que la ferritine, qui en est peut-être un constituant essentiel. Elle forme un produit de coloration bleue avec le ferrocyanure de potassium (réaction de Perls) : les cytoplasmes des phagocytes mononucléés contiennent souvent ces grains bleutés.

M. Perls, anatomopathologiste allemand (1867)

→ hémochromatose génétique, surcharges hépatiques, ferritine, Perls (coloration de ), phagocytes mononucléés (système des)

[C1, L1]

Édit. 2018

hémosidérinurie n.f.

hemosiderinuria

Présence d'hémosidérine dans les urines, conséquence habituellement d'une hémolyse intravasculaire chronique.
Elle est habituellement rencontrée dans l'hémoglobinurie nocturne paroxystique, où elle est responsable de la carence en fer observée.

→ hémosidérine, hémoglobinurie nocturne paroxystique

[F1]

hémosidérose n.f.

hemosiderosis, secondary hemochromatosis

Surcharge tissulaire en fer observée en dehors de l'hémochromatose génétique, dans des affections hépatiques, pulmonaires et hématologiques.
Au cours des hépatites virales, et chez les sujets atteints de cirrhose, la saturation de la transferrine et la ferritinémie sont souvent augmentées. Les hémopathies entraînant une destruction excessive chronique des hématies peuvent provoquer des surcharges en fer. Il en est de même des sujets soumis à des transfusions répétées ou à un traitement par l'érythropoïétine. Une élévation de la ferritinémie est souvent observée dans le syndrome métabolique.

Étym. gr. haima : sang, sideros : fer

Syn. hémochromatose secondaire

→ hémosidérose pulmonaire, hémochromatose génétique, hépatite virale, cirrhose hépatique, érythropoïétine, syndrome métabolique

[L1]

hémosidérose pulmonaire l.f.

pulmonary haemosiderosis

Dépôt dans le poumon de sels ferriques provenant d'une surcharge d'origine endogène entrainée par des hémorragies intra-alvéolaires.
Les hémosidéroses pulmonaires se rencontrent dans trois circonstances principales :
1) dans le poumon cardiaque, en particulier du rétrécissement mitral ;
2) lors du syndrome de Goodpasture où l'hémosidérose s'associe à une glomérulonéphrite auto-immune ; on y trouve des anticorps antimembrane basale glomérulaire et alvéolaire ;
3) enfin, il est des hémosidéroses pulmonaires idiopathiques.

E. W. Goodpasture, anatomopathologiste américain (1919)

→ poumon cardiaque, Goodpasture (syndrome de), hémosidérose pulmonaire idiopathique

[K1]

Édit. 2015

hémosidérose pulmonaire idiopathique l.f.

Ceelen-Gellerstedt’s syndrome

Hémorragie intra-alvéolaire diffuse survenant en dehors de toute atteinte viscérale et de toute cause immunologique, d’évolution variable parfois récidivante et fulminante avec développement d’une fibrose interstitielle et parfois d’importance minime régressant sans séquelle.
L’affection intéresse préférentiellement les enfants et les adolescents. Une biopsie pulmonaire est nécessaire pour éliminer une autre affection et documenter l’absence de lésion inflammatoire.

W. Ceelen anatomopathologiste allemand (1931) ; N. Gellerstedt, anatomopathologiste suédois (1939)

→ hémosidérose pulmonaire, fibrose pulmonaire interstitielle diffuse

[K1]

Édit. 2015

hémospermie n.f.

hemospermia

Présence de sang dans le sperme émis lors de l'éjaculation, lui donnant souvent un aspect brunâtre.
Symptôme lié à une pathologie inflammatoire ou tumorale de l'urèthre postérieur, de la prostate ou des voies génitales profondes, souvent bénigne (adénome prostatique).

Étym. gr. haïma : sang, sperma : sperme

Syn. hématospermie

[M3]

hémosporidies n.f.p.

haemosporidia

Sporozoaires appartenant à l’ordre des Coccidiés, parasites des hématies, représentés chez l’Homme par l’hématozoaire du paludisme.

Étym. gr. haïma : sang ; sporos : semence

→ hématozoaire, paludisme

[D2]

hémosporidiose n.f.

Affection dues aux hémosporidies, en particulier chez l’Homme, le paludisme

Étym. gr. haïma : sang ; sporos : semence

→ hémosporidies, paludisme,

[D2]

hémostase n.f.

haemostasis (UK) hemostasis (US)

Mécanisme physiologique ou action thérapeutique provoquant l’arrêt d’une hémorragie.
L’hémostase primaire avec vasoconstriction, est réalisée par l’interaction immédiate (dès la lésion vasculaire) des plaquettes sanguines et des surfaces endothéliales (collagéniques et microfibrillaires). Elle est suivie de l’hémostase secondaire où interviennent les facteurs de la coagulation pour la transformation du fibrinogène soluble en fibrine insoluble sous l’effet de la thrombine, aboutissant à la formation et à l’organisation du caillot.

Étym. gr. haimostasis (haima : sang ; stasis : arrêt)

→ coagulation (facteurs de)

[F1]

hémostase utérine l.f.

uterine hemostasis

Manœuvre visant à arrêter un saignement utérin grave.
Elle peut être manuelle par compression abdomino-lombaire ou aortique, ou massage utérin ; instrumentale par torsion utérine, clampage du col ou tamponnement endocavitaire ; chirurgicale par ligature des artères utérines ou hypogastriques, ou par hystérectomie ; radiologique par embolisation des pédicules vasculaires de l'utérus.

Étym. gr. haimostasis (haima : sang ; stasis : arrêt)

→ hémorragie de la délivrance

[O3]

hémostatique adj.

hemostatic

Qui se rapporte à l'hémostase.

Étym. gr. haimostasis (haima : sang ; stasis : arrêt)

→ hémostase, agent hémostatique

[F1]

hémotachomètre n.m.

h(a)emotachometer

→ hémodromomètre

[C2]

hémothérapie n.f.

haemothérapy

A côté de la transfusion sanguine, l’emploi du sang en thérapeutique est devenu obsolète.

Étym. gr. haima : sang ; thérapia : cure

[F1]

hémothorax n.m.

haemothorax

Épanchement sanguin dans la plèvre.
L'hémothorax est généralement d'origine traumatique par blessure du poumon, du cœur ou d'une artère de la paroi thoracique. La blessure peut être directe par un projectile ou une arme blanche, elle peut aussi être consécutive à une fracture de côte si un fragment acéré de celle-ci embroche le poumon ou le cœur à travers la plèvre. Les hémothorax spontanés sont souvent d'origine tumorale. Enfin l'ouverture chirurgicale d'une plèvre entraîne un certain épanchement qu'il convient de drainer préventivement en fin d'intervention sur le poumon.
La perte de sang peut être considérable et mettre en danger la vie du patient. Un épanchement important entraîne une insuffisance ventilatoire grave, surtout si, lors des secours, on couche le blessé sur le côté opposé à l'épanchement.
Le sang de l'épanchement devient rapidement incoagulable. Il peut être réinjecté au patient par autotransfusion.

Étym. gr. haima : sang ; thôrax : poitrine

→ autotransfusion, drainage pleural, hémothorax spontané, hémothorax traumatique

[K1]

hémothorax spontané l.m.

spontaneous haemothorax

Épanchement sanglant dans la cavité pleurale en dehors de tout traumatisme.
Sa cause la plus fréquente est une tumeur pleurale maligne, plus souvent secondaire que primitive.
Il doit être distingué des exsudats hémorragiques. Son traitement immédiat est le drainage.

Étym. gr. haima : sang ; thôrax : poitrine

→ drainage pleural, hémothorax

[K1]

hémothorax traumatique l.m.

traumatic haemothorax

Épanchement de sang dans la cavité pleurale, provoqué par un traumatisme.
L'hémothorax peut être l'élément dominant le tableau clinique, car important, il entraîne un retentissement respiratoire et circulatoire. Le plus souvent cet hémothorax relève d'une blessure des vaisseaux pariétaux, intercostaux. Si le drainage ramène 1500 mL de sang ou que l'hémorragie persiste, il faut intervenir pour faire l'hémostase.
Un hémothorax par lésion de la crosse aortique ou de ses branches voire des vaisseaux pulmonaires est plus rare ; ces lésions sont détectées par l'examen angiotomodensitométrique.

Étym. gr. haima : sang ; thôrax : poitrine

→ autotransfusion, drainage pleural, hémothorax

[K1,G2]

hémotympan n.m.

hemotympanum

Epanchement de sang dans la caisse du tympan.

Étym. gr. haima : sang ; tumpanon : tambour

Syn. hématotympan

[P1]

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