Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hématoporphyrinurie n.f.

hematoporphyrinuria

→ porphyrinurie

[N3]

hématorrachis l.m.

haematorrhachis

Hémorragie intra-rachidienne.
Etym. gr. haïma : sang, rhakis : rachis

→ anesthésie épidurale

[H2]

hématorrhée n.f.

h(a)ematorrhea

→ hémorrhée

[F1]

hématorrhée gravidique l.f.

hematorrhea of pregnancy

Persistance de métrorragies cycliques au début de la grossesse.

[O3]

hématosalpinx n.m.

hematosalpinx

Hématome développé dans la trompe de Fallope, témoin habituel d'une grossesse extra-utérine, ou plus rarement d'un cancer de la trompe chez la femme ménopausée.

Étym. gr. haïma : sang, salpinx : trompe

[O3]

hématosarcome n.m.

lymphoma

Tumeur maligne conjonctive ou sarcome résultant de la prolifération d’une des lignées hématopoïétiques.
Terme désuet.

[F1,F2]

Édit. 2015

hématose n.f.

haematosis

Processus de transformation du sang veineux en sang artériel grâce aux échanges alvéolocapillaires pulmonaires.
La perméabilité des parois des alvéoles pulmonaires permet la diffusion de l’oxygène et du dioxyde de carbone. Toutes les maladies altérant la membrane alvéolaire compromettent l’hématose.

[C2]

hématoside n.m.

hematoside

Ganglioside formé par fixation d'un acide sialique sur la fonction alcool du 3ème carbone du galactose d'un lactosylcéramide.
Dans la plupart des tissus, hormis le cerveau, c'est le ganglioside le plus abondant. Il est localisé sur la membrane des cellules ; il constitue un récepteur pour certains ligands tels que le virus de la grippe.

Syn. sialosyl-lactosyl-céramide

Sigle GM3

[C1]

hématospermie n.f.

hemospermia

→ hémospermie

[M3]

hématotympan n.m.

haematotympanum

Présence de sang dans la caisse du tympan.
Elle peut être secondaire à une fracture du rocher.

Syn. hémotympan

[P1]

hématoxyline n.f.

haematoxylin

Colorant de la chromatine nucléaire.
Elle est extraite de l’haematoxylon campecheanum (bois de campêche).

Étym. gr. haïma : sang, xylos : bois

hématozoaires n.m.p.[D2]

hematozoon

En pratique, Plasmodium, agents du paludisme.
Littéralement, il s’agit d’animaux vivant dans le sang. C’est pourquoi, dans ses premières œuvres, Laveran plaçait les schistosomes parmi les hématozoaires.

A. Laveran, parasitologue, médecin militaire français, membre de l’Académie de médecine,  prix Nobel de médecine en 1907 (1880)

Étym. gr. haïma : sang, zoârion : petit animal

→ Plasmodium

hématurie n.f.

haematuria

Présence de sang dans les urines.
Elle peut-être macroscopique ou microscopique.

Étym. gr. haïma : sang, ourein : uriner

→ hématurie macroscopique, hématurie microscopique

[M1,M2]

hématurie d'Égypte l.f.

hematuria of Egypt

Hématurie endémique liée à la bilharziose urogénitale.
C'est à l'échelon mondial la cause la plus répandue des hématuries.

Étym. gr. haïma : sang, ourein : uriner

Syn. bilharziose urinaire, schistosomose urinaire

→ bilharziose urogénitale

[D2, M2]

Édit. 2019

hématurie d'Égypte l.f.

Egypt (hematuria of)

Syn. bilharziose urinaire, schistosomose urinaire

→ schistosomose génito-urinaire

[D1,M3,D2]

Édit. 2018

hématurie familiale bénigne récidivante l.f.

benign familial recurrent hematuria

Affection sporadique ou familiale caractérisée par une hématurie isolée.
Son pronostic est excellent.
Se distingue du syndrome d'Alport.

[M1]

hématurie initiale l.f.

initial hematuria

Hématurie macroscopique limitée au début de la miction.
Elle évoque une origine uréthroprostatique.

→ hématurie macroscopique

[M1]

hématurie macroscopique l.f.

hematuria, bloody urine

Présence visible de sang mélangé à l'urine.
C'est un symptôme à ne jamais négliger. Les caractères cliniques du saignement (indolent ou douloureux, provoqué ou non, s'accompagnant ou non d'infection ou de troubles mictionnels, totale ou partielle, initiale ou terminale) orientent vers sa localisation et son étiologie.
Les causes sont multiples : infectieuses, inflammatoires, parasitaires, tumorales, lithiasiques, générales (troubles de la coagulation).

→ hématurie d'Égypte, hématurie initiale, hématurie microscopique, hématurie terminale, hématurie totale

[M2]

hématurie microscopique l.f.

microscopic hematuria

Présence d'hématies en nombre excessif dans l'urine.
La recherche d'une hématurie microscopique est un élément essentiel de l'exploration rénale. Elle peut être transitoire, intermittente ou permanente et relève de causes multiples siégeant au niveau du rein ou de la voie excrétrice (néphropathie, infection, lithiase, tumeur, prostate, maladie hémorragique). Elle doit donner lieu à un test d’Addis-Hamburger pour vérifier son existence et quantifier son débit. L’utilisation de bandelettes réactives, de grande sensibilité, donne parfois des résultats faussement positifs.

T. Addis, néphrologue américain (1922); H. J. Hamburger, physiologiste néerlandais (1883)

→ hématurie macroscopique, sédiment urinaire, test d'Addis

[M1]

Édit. 2018

hématurie terminale l.f.

terminal hematuria

Hématurie macroscopique limitée à la fin de la miction.
Elle évoque une origine vésicale.

→ hématurie macroscopique

[M2]

hématurie totale l.f.

total hematuria

Hématurie macroscopique affectant la totalité de la miction.
Elle évoque une origine rénale. Mais toute hématurie abondante est totale. Elle s'accompagne ou non de caillots, de moules urétéraux.

→ hématurie macroscopique

[M2]

hème n.m.

haem

Ferroprotoporphyrine, molécule formée d'un noyau tétrapyrrolique plan contenant un atome de fer ferreux, constituant le groupe prosthétique de l'hémoglobine, de la myoglobine et d'autres hémoprotéines cellulaires.
L'hème est trop instable pour pouvoir être isolé, mais sa forme oxydée en dérivé ferrique stable est l'hématine. Actuellement le terme "hème" désigne couramment les deux formes ferro- ou ferri-protoporphyriniques.
Etym. gr. haima : sang

→ hémoglobine, hématine

[C1]

hème-synthétase n.f.

heme-synthetase

→ ferrochélatase

[C1]

héméralopie n.f.

nyctalopia

Cécité nocturne ou réduction considérable de l’acuité visuelle lorsque la lumière diminue.
Le terme même d’héméralopie prête à confusion car il signifie : qui voit le jour. Son synonyme hespéranopie signifie à contrario : qui ne voit pas au crépuscule. Si on la rencontre au cours de la myopie, ou de certaines carences en vitamine A, elle est avant tout le dénominateur commun des affections congénitales des bâtonnets.
On peut en distinguer cliniquement deux types :
- les héméralopies à fond d’œil normal, ou héméralopies congénitales essentielles transmises selon trois modes possibles : autosomique dominant, récessif lié à l’X et autosomique récessif. L’acuité visuelle n’est modérément abaissée que dans les formes récessives. Le fond d’œil et le champ visuel photopique sont normaux. L’électrorétinogramme (ERG) est presque totalement aboli dans la forme autosomique dominante alors que dans les formes récessives, l’absence d’onde b scotopique s’accompagne d’une onde a normale qui augmente avec l’intensité lumineuse. La réflectométrie du fond d’œil montre que le niveau de rhodopsine est normal et régénère normalement. Il s’y ajoute les maladies de Schubert Bornstein où l’électrorétinogramme prend le plus souvent un aspect négatif ;
- l’héméralopie avec anomalies du fond d’œil : fundus albi punctatus cum hemeralopia et maladie d’Oguchi, d’hérédité autosomique le plus souvent récessive, parfois dominante, se reconnaît à l’examen du fond d’œil par l’existence de petites taches blanches et saillantes, régulièrement réparties au pôle postérieur du globe. L’ERG photopique et scotopique sont anormaux en raison du prolongement d’environ 2 heures du temps d’adaptation des cônes et des bâtonnets. L’affection doit être différenciée de la rétinopathie ponctuée albescente et du fundus flavimaculatus Elle se rencontre également lors des atteintes mixtes des photorécepteurs, cônes et bâtonnets, c’est à dire les rétinopathies pigmentaires qui comportent toutes une dégénérescence pigmentée de la rétine lentement évolutive associant à l’héméralopie, un rétrécissement du champ visuel et une atteinte, à l’ERG, des deux systèmes photopique et scotopique. Dans les formes typiques, l’affection est généralement diagnostiquée avant l’adolescence en raison de l’héméralopie. La transmission des formes typiques se fait selon le mode autosomique récessif, liée à l’X, ou autosomique dominant.
Lauber (fundus albi punctatus).

C. Oguchi, ophthalmologiste japonais (1907) ; H. Lauber ophtalmologiste autrichien (1910)

Étym. gr. hêmera : jour ; optomaï : je vois

Syn. amblyopie crépusculaire, cécité nocturne, hespéranopsie

→ fundus flavimaculatus, Oguchi (maladie d'), fundus albi punctatus, rétinite ponctuée albescente, Schubert-Bornstein (maladie de)

[P2]

Édit. 2019

héméralopie congénitale stationnaire avec myopie l.f. [P2-2015]

night blindness, congenital stationary, with myopia

Affaiblissement considérable de la vision dès diminution de la lumière chez le myope bien corrigé.
La myopie est liée à l'héméralopie mais elle n'est pas maligne. Pour Miyake ce type d'héméralopie peut être divisée en deux formes : la complète avec la myopie et l'incomplète où l'on peut trouver hypermétropie et myopie. Locus du gène en Xp11.3. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 310500).

A. S. Morton, ophtalmologiste britannique (1893) ; Y. Miyake, ophtalmologiste japonais (1986)

Étym. gr. hêmera : jour ; optomaï : je vois

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