Heijbel-Jagell (syndrome de) l.m.
Heijbel-Jagell’s syndrome
J. Heijbel et S.F. Jagell, pédiatres suédois (1981)
→ parésie spastique-glaucome-retard mental
[H1,H3,P2]
Édit. 2015
Heimlich (manœuvre d') l.m.
Heimlich's manœuvre
Manœuvre destinée à provoquer l'expulsion d'un corps étranger inhalé dans les voies aériennes afin d'en assurer la désobstruction immédiate par une compression brusque de la base du thorax et de l'abdomen supérieur.
Après une prise d'aliments, l'obstruction des voies aériennes par un corps étranger bloquant la glotte (ex. inhalation d'un gros morceau de viande par un glouton) ou une bronche (ex. inhalation d'une cacahuète par un jeune enfant) amène une détresse respiratoire aigüe d'apparition brutale. Alors que la victime n'émet aucun son, l'aspect caractéristique de suffocation, implique l'exécution immédiate de cette manœuvre.
Chez l'adulte elle consiste à se placer derrière la victime, à la serrer entre ses bras en plaçant un poing dans le creux épigastrique et l'autre main par-dessus, puis à pousser d'un coup sec les viscères abdominaux dans le thorax pour obtenir une surpression pulmonaire capable d'expulser le corps étranger. Si la victime est couchée à terre en décubitus, le sauveteur à cheval sur elle appuie directement sur l'épigastre. Enfin la victime peut elle-même pratiquer la manœuvre en s'appuyant sur le dos d'une chaise. Chez le jeune enfant, mettre la tête et le thorax en proclive, il suffit alors de prendre la base du thorax entre les deux mains, placer les pouces sur le creux épigastrique et de faire la manœuvre de compression par un geste brutal des pouces. Immédiatement après le rejet du corps étranger la victime revit et parle ou crie.
Si le corps étranger n’est pas délogé, répéter cette manœuvre jusqu’à 5 fois ;
Si le corps étranger n’est pas rejeté, il peut être resté dans la bouche de la victime ; dans ce cas, il faut le rechercher et le retirer prudemment avec les doigts.
Cette manœuvre est à proscrire tant que la victime respire encore avec une dyspnée à composante expiratoire montrant que le corps étranger est situé au-delà du larynx : si le corps étranger était volumineux on risquerait de le bloquer au niveau du cricoïde.
H. J. Heimlich, chirurgien américain (1975)
→ inhalation d'un corps étranger chez l'enfant, obstruction des voies aériennes, bronchoscopie
[H1,H3,P2]
Édit. 2015
Heimlich-Martinez (valve de) l.f.
Heimlich-Martinez's valve
Dispositif placé sur un drain pleural permettant d'amorcer le drainage et d'éviter le retour inspiratoire dans la plèvre du liquide drainé qui peut être souillé et serait une source de contamination.
Ce dispositif est particulièrement utile en urgence et lors du transport d'un patient appareillé d'un drain pleural.
Le dispositif initial d' Heimlich a été perfectionné par Martinez pour permettre une manœuvre de désobstruction de la sonde.
H. J. Heimlich, chirurgien américain (1974)
[K1,G2]
Édit. 2015
Heine-Medin (maladie de) l.f.
Heine-Medin’s disease
J. von Heine, chirurgien orthopédiste allemand (1840) ; K. O. Medin, pédiatre suédois (1890)
→ poliomyélite antérieure aigüe
[D3]
Édit. 2015
Heinz (corps de) l.m.
Heinz’s body
Inclusion intraérythrocytaire de petite taille, d'apparition spontanée ou provoquée par des colorants, constituée par des dérivés oxydés de l'hémoglobine (hémichromes).
Ils sont observés essentiellement en cas d'hémopathies à hémoglobines instables, des thalassémies ou de certains déficits enzymatiques.
R. Heinz, anatomopathologiste allemand (1890)
[F1]
Édit. 2015
Hejduk (opération de) l.f.
Hejduk's operation
Plastie vaginale utilisant un segment d'anse sigmoïdienne, proposée dans la réparation du syndrome de Rokitansky.
B. Hejduk, chirurgien tchèque (1939) ; K. von Rokitansky, anatomopathologiste autrichien (1838), H Küster, gynécologue allemand (1910) ; G. A. Hauser, gynécologue suisse (1961)
[O3]
Édit. 2015
hélicase n.f.
helicase
Enzyme catalysant le désenroulement d'une double hélice d'ADN, étape qui précède la réplication.
L'enzyme supprime les liaisons hydrogène qui unissent les deux chaînes en utilisant de l'ATP et des protéines "déstabilisant l'hélice" appelées SSB (pour "single strand DNA binding"), qui empêchent les chaînes de se réunir.
→ ADN
[Q1]
hélice n.f.
helix
Structure très répandue en biologie, définie en géomètrie comme une courbe tracée sur un cylindre de révolution de telle sorte qu’en chacun de ses points sa tangente forme avec l’axe du cylindre un angle constant.
L’hélice est caractérisée par le rayon r du cylindre sur lequel elle est inscrite et la distance d qui sépare deux points situés sur la même génératrice (c'est-à-dire après une révolution complète). Elle est également définie en biologie par son sens de rotation : hélice droite lorsque, placée verticalement devant soi, elle part vers la droite; hélice gauche dans le cas inverse.
L’hélice peut comporter un seul brin (simple hélice), deux brins (double hélice), ou trois brins (triple hélice). Les simples hélices sont trouvées dans les macromolécules glucidiques (amylose, acide hyaluronique, …) ou dans la structure primaire des protéines (hélice alpha) , les doubles hélices dans l’acide désoxyribonucléique (hélices B, Z ou A de l’ADN), les triples hélices dans les domaines collagéniques.
[C1]
Édit. 2015
hélice A n.f.
A helix.
Structure minoritaire de double hélice de l’ADN caractérisée par une hélice droite à 11 paires de bases par tour, pouvant se former dans un environnement appauvri en eau.
Son existence in vivo reste toutefois discutée.
[C1]
Édit. 2015
hélice B n.f.
B helix
Conformation principale de la double hélice d’ADN in vivo.
Cest un structure en double hélice droite dont chaque tour comprend 10 paires de bases, avec un pas de 3,4 nm et un diamètre de 2,4 nm.
[C1]
Édit. 2015
hélice de Lynen l.f.
Lynen’s helix
Schéma de la voie métabolique de la β-oxydation des acides gras, réalisant une succession de quatre réactions qui se répètent cycliquement, sur un substrat amputé de deux carbones à chaque cycle.
Le substrat initial est un acyl-CoA, qu'une acyl-CoA-déshydrogénase transforme en αβ-trans-déhydroacyl-CoA, qu'une énoyl-CoA-hydratase transforme en β-hydroxyacyl-CoA, qu'une β-hydroxyacyl-CoA-déshydrogénase oxyde en β-cétoacyl-CoA ; la quatrième étape de ce cycle, catalysée par une β-cétothiolase, détache un acétyle, sous forme d'acétyl-CoA, et laisse un nouvel acyl-CoA, plus court de deux carbones, prêt à parcourir un nouveau cycle de réactions ; ces cycles s'inscrivent comme les spires d'une hélice qui s'achève lorsque l'acyl-CoA formé n'a plus que deux carbones. Le schéma de la voie (inverse) de la biosynthèse des acides gras est aussi une hélice qui a été décrite par Lynen et Wakil en 1958 (hélice de Wakil-Lynen) : elle aboutit après 7 spires à un palmityl-ACP à partir d'un acétyl-ACP qui reçoit à chaque cycle un radical acétyle fourni par un malonyl-ACP.
F. Lynen, biochimiste allemand, prix Nobel de médecine en 1964, qui a décrit en 1950 le cycle de la β-oxydation (cycle ou hélice de Lynen) et en 1958 la voie hélicoïdale de la biosynthèse des acides gras (hélice de Wakil-Lynen).
[C1]
hélice de Milan-Markley l.f.
Milan-Markley's endocyte
Ecouvillon pour prélèvement cytologique endométrial.
A. R. Milan et R. L. Markley, gynécologues américains (1973)
[O3]
hélice de Wakil-Lynen l.f.
Wakil-Lynen’s helix
F. Lynen, biochimiste allemand (1967), prix Nobel de médecine en 1964 ; S. J. Wakil, biochimiste américain (1983)
hélice de Watson et Crick l.f.
Watson and Crick’s helix
J. D. Watson, généticien et biochimiste américain, F. H. Crick, biologiste britannique, tous les deux prix Nobel de médecine en 1962 (1953)
[C1,O3]
Édit. 2015
hélice Z n.f.
Z helix.
Structure spatiale hélicoïdale gauche de l’ADN, très peu fréquente, trouvée dans les séquences formées d‘une alternance régulière de guanosine et cytosine (GC).
Les séquences d’ADN en hélice Z pourraient avoir un rôle actif dans les phénomènes de réplication et de transcription. Leur fonction précise n’est toutefois pas totalement élucidée.
[C1]
Édit. 2015
Helicella
Helicella
Mollusque terrestre, premier hôte intermédiaire de Dicrocoelium dendriticum.
[D2]
hélice pi n.f.
pi helix
Structure spatiale hélicoïdale des chaînes peptidiques, beaucoup plus rare que l’hélice alphapouvant êtretrouvée dans de courts fragments de la chaîne polypeptidique des protéines.
Chaque tour comporte quatre résidus d'acides aminés, c'est à dire 12 atomes (-N-C-CO-N-C-CO-N-C-CO-N-C-CO) ; les atomes d'azote sont unis par des liaisons H aux atomes d'oxygène carboxylique de l'acide aminé de la spire supérieure, c'est-à-dire celui qui le suit quatre acides aminés en aval.
[C1]
Édit. 2015
hélice alpha n.f. t
helix
Structure spatiale hélicoïdale, généralement droite, des chaînes peptidiques dans les molécules de protéines.
Chaque spire comporte 3,66 résidus d'acides aminés, c'est à dire 11 atomes (-CO-N-C-CO-N-C-CO-N-C-CO-N-), formant un pas de 0,54 nm; les atomes d'azote sont unis par des liaisons H aux atomes d'oxygène carboxylique de l'acide aminé de la spire inférieure, c'est-à-dire celui qui le précède trois acides aminés en amont. Ce nom d'hélice α a été proposé par analogie avec la structure de la kératine par opposition avec les feuillets plissés de la kératine β.
[C1]
Édit. 2015
Helicobacter pylori l.m.
Helicobacter pylori
Bactérie à Gram négatif, à transmission intra-familiale essentiellement oro-orale et feco-orale, siégeant dans le mucus gastrique, jouant un rôle important dans la pathogénie des affections gastroduodénales.
Elle se caractérise par sa morphologie (forme spiralée, flagelles polaires), sa physiologie (multiplication en milieu acide, métabolisme micro-anaérobie, absence d’utilisation des substrats sucrés).
Sa prévalence dans la population générale, augmente avec l’âge. Elle est plus élevée dans les pays en voie de développement que dans les pays développés. Son incidence diminue régulièrement dans les pays industrialisés. Sa localisation gastrique est responsable de lésions pouvant conduire à long terme à une gastrite atrophique. La gastrite chronique atrophique est à risque d’évoluer vers la métaplasie puis l’adénocarcinome de siège antral. L'infection est un cofacteur de l'ulcérogénèse gastrique et surtout duodénale. L'éradication du germe s'accompagne d'une quasi disparition des récidives ulcéreuses. L'infection à H. pylori est également mise en cause dans la genèse des cancers gastriques de type intestinal et de certains lymphomes du type MALT.
La bactérie a été reconnue comme facteur étiologique du cancer gastrique et du lymphome en 1994 par l’OMS.
Le diagnostic d’infection à HP repose sur des tests réalisés au cours d’une endoscopie et des tests non endoscopiques.
Les tests endoscopiques sont réalisés sur des biopsies gastriques. Au moment de l’endoscopie, des biopsies antrales et fundiques sont pratiquées et adressées à l’anatomopathologiste qui pose le diagnostic d’infection à HP, la bacterie est aisément reconnaisable. Le test rapide à l’uréase permet d’obtenir un résultat en moins d’une heure. Le fragment biopsique prélevé au cours de l’endoscopie est placé dans un tube contenant de l’urée. La détection colorée repose sur la présence d’une activité uréase de HP. La culture avec antibiogramme est un examen de deuxième intention en cas d’échec d’une antibiothérapie antérieure. L’amplification génique par PCR est utilisée dans le cadre d’études.
Les tests non endoscopiques reposent sur le test respiratoire à l’urée marquée. Il est utilisé en pédiatrie et pour contrôler l’éradication lorsqu’une endoscopie n’est pas nécessaire. La sérologie HP est surtout utilisée pour les études épidémiologiques. Elle peut être proposée dans les situations qui réduisent la sensibilité des techniques sur biopsies (traitement récent par inhibiteurs de la pompe à protons ou antibiothérapie récente, hémorragie, atrophie gastrique).
H. pylori est sensible à l’amoxicilline, à la clarithromycine et au métronidazole.
→ ulcère gastrique, ulcère duodénal, cancer gastrique
[D1,L1]
Édit. 2015
hélicopode (démarche) l.f.
paralytic gait
Démarche en fauchant : le membre inférieur contracturé se porte en avant en décrivant une courbe.
Elle est observée dans les contractures hémiplégiques.
J. M. Charcot, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1825-1893)
Étym. gr. helkô : je traîne, podos : pied
[H1]
hélicoptère n.m.
helicopter
Aéronef à ailes tournantes.
Étym. nom d'un jouet, modèle réduit de l'hélicoptère, Lannoy et Bienvenu (1784)
→ transport des patients par avion
[G2]
hélicotrème l.m.
helicotrema (TA)
helicotrema
Orifice semi-circulaire de la coupole de la cochlée limité par le bord concave du crochet terminal de la lame spirale et par la paroi du canal spiral de la cochlée à laquelle la lame spirale n’adhère plus à ce niveau.
A l’état frais, cet orifice est complété par l’extrémité du conduit cochléaire et fait communiquer les rampes vestibulaire et tympanique.
G. Breschet, anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1819)
Syn. anc. hiatus de Breschet
[P1,A1]
Édit. 2015
héliodermie n.f.
dermatoheliosis
Ensemble d'altérations cutanées induites par l'exposition chronique au soleil, se différenciant du vieillissement physiologique, mais s'y associant.
L'héliodermie est caractérisée histologiquement par une altération du derme appelée élastose solaire se manifestant cliniquement par un épaississement jaunâtre de la peau (peau citréine de Milian) creusé de rides plus ou moins profondes. Histologiquement, il existe des troubles de la pigmentation par atteinte des mélanocytes responsable de lentigos ou d'une hypomélanose idiopathique en gouttes, d'altérations des structures épidermiques, avec des kératoses actiniques pouvant évoluer vers un carcinome, et une atteinte des annexes (adénomes sébacés), ainsi que des vaisseaux dermiques (purpura de Bateman).
Étym. gr. dermâ : peau ; hélios : soleil
Syn. dermatohéliose, héliodermatite, vieillissement cutané photo-induit
→ élastose cutanée, peau citréine de Milian, lentigo, hypomélanose idiopathique en gouttes, kératose, adénomes sébacé, purpura sénile de Bateman
[J1]
héliopathie n.f.
heliopathia
Affection provoquée par les rayonnements solaires.
Étym. gr. hêlios : soleil, pathê : affection
[J1]
héliophile adj.
heliophilous
Se dit d'une espèce animale ou végétale vivant, ou se développant, dans un milieu fortement ensoleillé.
Ant sciaphile
Étym. gr. helios : soleil ; philein : aimer
[C2,D4]