hallucinatoire (crise) l.f.
hallucinatory seizure
Crise comitiale partielle simple, pouvant devenir complexe, comportant comme symptômes principaux des perceptions sans objet, de natures visuelle, auditive, gustative, olfactive ou somatognosique.
Étym. lat. hallucinare : se tromper
[H3]
Édit. 2015
hallucinatoire chronique (psychose) l.f.
hallucinatory chronicle psychosis
Variété de délire chronique, caractérisée notamment par l'activité hallucinatoire1.
Survenant en règle après 30 ans, elle est classiquement dominée au début par un "petit automatisme mental", puis par de très riches phénomènes psychosensoriels, surtout acousticoverbaux, le plus souvent à thèmes de persécution, en fait assez bien systématisés. Des poussées jalonnent l'évolution. Habituellement, le suivi médical et paramédical, avec les neuroleptiques, réduit ces troubles, mais sans véritable disparition. On respecte au besoin des franges délirantes, afin de prévenir des états dépressifs, pseudodéficitaires ou régressifs éventuels.
Une tentative de démembrement selon trois structures délirantes2 n'a pas supprimé cette entité propre à l'école française, souvent considérée à l'étranger comme une forme de schizophrénie à début tardif. La CIM 10 l'inclut dans les "autres troubles psychotiques non organiques" ne répondant pas, en particulier, aux critères schizophréniques, ni à ceux d'une pathologie thymique de type psychotique.
1G. Ballet, psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1911-1913) ; 2 C-H. Nodet, psychiatre français (1937)
Étym. lat. hallucinare : se tromper
[H3]
Édit. 2015
hallucinogène n.m. et adj.
hallucinogen, hallucinogenic drug
Substance qui, chez l'Homme, suscite selon la dose des modifications des perceptions essentielles, notamment visuelles et auditives, ainsi que des perturbations de l'humeur.
La mescaline, la psylocybine, le LSD sont des hallucinogènes. Ils entraînent une tolérance pharmacologique croisée entre eux, mais n'engendrent pas de dépendance physique. Les sujets prenant des hallucinogènes cherchent à faire une expérience psychédélique.
Les perturbations sensorielles se divisent en : hyperesthésies (les couleurs paraissent plus vives, les tons prennent un relief éclatant) ; synesthésies (enchainement d'un domaine sensoriel à un autre, entrainant p. ex. la perception simultanée de sons et de couleurs) ; illusions visuelles et auditives (espaces et formes démesurément agrandis ou rapetissés, distorsions des sons) ; hallucinations ; désorientation temporospatiale.
L'euphorie prédomine aux faibles doses, la dysphorie aux doses fortes. Les hallucinogènes peuvent provoquer des décompensations psychiques aigües.
Étym. lat. hallucinare : se tromper
→ "bad trip", psychédélique (expérience), psychodysleptique, "voyage"
[H3,G3,G4]
Édit. 2015
hallucinose n.f.
hallucinosis
Représentation perceptive, surtout visuelle, avec sensorialité et xénopathie, mais sans croyance à la réalité de l'objet perçu.
Ce trouble s'observe au cours d’otopathies, d’ophtalmopathies, d’hémianopsies et lors de lésions corticales ou de tumeurs pédonculaires. Il peut s'agir aussi de manifestations paroxystiques comitiales, sinon migraineuses.
Rare mais typique, survenant souvent chez le sujet âgé, l'hallucinose pédonculaire, vision au crépuscule mais à l'état de veille, d'un défilé fréquemment coloré et précis de petits animaux ou de personnages silencieux, sans croyance. Elle est surtout mais de façon non exclusive, due à une athérosclérose.
Une forme particulière est constituée par le syndrome de Charles Bonnet, (état de rêve ou certains phénomènes non pathologiques du travail de deuil), intermédiaire entre l'illusion sensorielle et l'hallucinose (illusion de présence, bruit des pas du disparu, etc.).
Dans la pratique, la distinction entre hallucinose ("eidolie hallucinosique", H. Ey) et hallucination n'est pas toujours tranchée en clinique ainsi que dans leur signification et dans leur pronostic.
C. Bonnet, philosophe suisse (1760) ; H. Ey, psychiatre français (1973)
Étym. lat. hallucinare : se tromper
→ Charles Bonnet (syndrome de)
[H1,H3]
Édit. 2015
hallucinose colorée l.f.
coloured hallucinosis
Fausse perception colorée au cours de laquelle le sujet se rend compte que sa perception est irréelle, celle-ci lui paraissant incongrue.
L'atteinte pédonculaire encéphalique en est l'étiologie la plus fréquente.
Étym. lat. hallucinare : se tromper
[H1,H3]
Édit. 2015
hallucinose des buveurs l.f.
hallucinosis among chronic alcoholics
Survenue, après arrêt ou importante réduction de la consommation habituelle d'alcool, d'hallucinations principalement auditives, acousticoverbales et psychiques, avec fréquent commentaire péjoratif et maintien d'un contact relatif avec la réalité sans confusion mentale.
Résolutifs en quelques jours, ces épisodes peuvent, en cas de répétition, faire le lit d'un état délirant chronique. Comme pour les autres accidents de sevrage, des mesures préventives systématiques sont efficaces.
Étym. lat. hallucinare : se tromper
[G4,H1,H3]
Édit. 2015
hallucinose pédonculaire l.f.
peduncular hallucinosis
Expression discutable en soi, qui désigne la vision, au crépuscule mais à l'état de veille, d'un défilé fréquemment coloré et précis de petits animaux ou personnages silencieux qui disparaissent, surtout quand on cherche à les toucher, pour revenir le lendemain.
En règle, ces patients souvent âgés, plutôt curieux ou amusés, sinon agacés, ne croient pas à la réalité de telles représentations. Des troubles de la conscience sont possibles. Ce syndrome rare mais typique, le plus souvent lié à une lésion des pédoncules cérébraux, est surtout dû à une athérosclérose, mais non exclusivement.
J. Lhermitte, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1922), L. van Bogaert, baron, neuropathologiste belge, membre de l’Académie de médecine (1927)
[H1,H3]
Édit. 2015
hallucynolytique adj et n.m.
hallucynolytique
Caractérise ce qui s’oppose aux hallucinations.
P. ex. la chlorpromazine
Étym. lat. hallucinare : se tromper
[H3,G3,G4]
Édit. 2015
hallux , n.m.]
digitus primus pedis, hallux (TA)
great toe
Le plus médial et le plus volumineux des orteils.
Syn. gros orteil
[A1]
Édit. 2015
hallux abductus l.m.
abductus hallux
[I2]
Édit. 2015
hallux adductus l.m. .
adductus hallux
[I2]
Édit. 2015
hallux érectus l.m.
Déformation du gros orteil qui lui donne, de profil, une forme incurvée vers le bas étant généralement secondaire à un hallux rigidus.
Syn. orteil en barquette
[I2]
Édit. 2015
hallux flexus l.m. .
hallus flexus
Déformation du premier orteil avec flexion de la métatarsophalangienne.
L’hallux flexus est une déformation fonctionnelle souvent liée à une parésie ou une paralysie du muscle peroneus longus, qui entraîne un défaut d’abaissement du premier métatarsien compensé par la flexion du premier orteil lors de la marche. La fixation de la déformation par rétraction entraîne une exostose à la face dorsale de l’articulation métatarsophalangienne, recouverte de bursite.
L. Longuet, chirurgien orthopédiste français (1904)
Syn. hallus flexus, hallux malleus
[I2]
Édit. 2015
hallux malleus l.m.
[I2]
Édit. 2015
hallux rigidus l.m.
hallux rigidus
Raideur de l’articulation métatarsophalangienne du premier orteil, liée le plus souvent à une arthrose.
Il peut être associé à un hallus flexus et s’accompagner également d’exostose dorsale avec bursite.
[I1,I2]
Édit. 2015
hallux valgus l.m.
hallux valgus
Déformation du premier orteil qui est anormalement dévié en dehors.
L'angulation normale en valgus de la première phalange sur le premier métatarsien est de 16° ou moins.
Syn. hallux abductus
[I2]
Édit. 2015
hallux valgus (mesure d') l.f.
hallux valgus (measure of)
[B2,I2]
Édit. 2015
hallux varus l.m.
hallux varus
Déviation en dedans du premier orteil.
Syn. hallux adductus
[I2]
Édit. 2015
Halmagyi (signe de) l.m.
Halmagyi’s sign
Signe clinique de déficit unilatéral du canal semi-circulaire horizontal.
G. Halmagyi, neurologue australien (1988)
[P1]
Édit. 2015
halo n.m.
halo
Cercle métallique solidarisé à la boîte crânienne par des pointeaux qui accrochent la table externe de l’os, permettant d’exercer une traction crânienne sans agir sur la mandibule.
Son emploi est indiqué dans les tractions longitudinales du rachis et dans les immobilisations du rachis cervical et thoracique ; il est rarement utilisé seul : halo crânien et pelvien, solidarisés par des tiges, halo et plâtre thoracique, halo assis ou couché avec traction continue.
→ étrier
[I2]
Édit. 2015
halo (signe du) l.m.
halo sign
1) En scanographie pulmonaire, aspect en "verre dépoli" entourant une opacité ronde.
Sans être pathognomonique, une telle image est évocatrice d'une aspergillose invasive.
2) Au cours de la grossesse, hyperclarté ou anneau clair siégeant autour de la tête fœtale qui apparaît sur des radiographies puis sur des échographies.
Il traduit un épaississement ou un œdème du cuir chevelu, signe fréquent d’anasarque qui peut se rencontrer également en cas de mort du fœtus in utero.
[B2,K1,O3]
Édit. 2015
halo d'œdème l.m.
ring of edema
1) Historiquement, en radiologie digestive, image constituée par une couronne hypodense entourant la niche gastrique ou bulbaire emplie d'opacifiant.
Cet aspect était celui d'une niche ulcéreuse vue de face, entourée de son bourrelet d'œdème, plus particulièrement visible par compression abdominale élective ou par la technique de couche mince.
2) En IRM, halo en hypersignal en T2 entourant une lésion et traduisant son caractère évolutif.
Sa transformation graisseuse milite en faveur de la régression de la lésion (lésion « regraissante » = lésion régressante). J Malghem.
J Malghem, radiologue belge.
Syn. image en cocarde
[B2,B3]
Édit. 2018
halo glaucomateus l.m.
halo glaucomatosus
Lors d’un glaucome, cercle brillant entourant la pupille.
→ glaucome
[P2]
Édit. 2015
halo nævus l.m.
halo nævus
[J1]
Édit. 2015
halofantrine n.f.
halofantrine
Antipaludéen de synthèse, schizonticide, appartenant au groupe chimique des amino-alcools (9-phénanthrène-méthanol).
Ayant sensiblement le même spectre d’activité que la méfloquine avec laquelle elle présente de fréquentes résistances croisées, l’halofantrine est généralement bien supportée. Elle peut néanmoins entraîner divers effets indésirables (nausées, vomissements, douleurs abdominales) et, surtout, un allongement de l’espace QT à l’électrocardiogramme. Ces modifications électriques sont généralement sans traduction clinique, sauf chez les malades ayant des anomalies cardiaques. Ceci la contre-indique chez les sujets ayant des antécédents cardiaques personnels ou familiaux et ayant pris de la méfloquine moins d’un mois auparavant. L’halofantrine n’est pas utilisée en chimioprophylaxie.
[D3,G5]
Édit. 2015