grille focalisée l.f.
focused grid
En radiologie, grille antidiffusante dont les plans des lamelles convergent vers une ligne passant par le foyer du tube radiogène.
Son rendement est supérieur à celui d'une grille à lames parallèles, mais elle doit être utilisée à une distance foyer-plaque déterminée, en général un mètre, car elle admet difficilement le décentrement du rayon directeur.
grille maculaire l.f.
grid pattern
grille mobile l.f.
moving grid
Grille antidiffusante utilisée dans les appareils de radiodiagnostic, qui entre en mouvement au moment de la prise du cliché pour éviter sa surimpression sur l'image radiologique.
Son mouvement, assuré par un système électro-mécanique, peut être soit une oscillation amortie (grille vibrante), soit un va-et-vient continu entretenu par un moteur électrique (potter).
grille vibrante l.f.
Grinker (encéphalopathie de) l.f.
Grinker's encephalopathy
R. R. Grinker Sr, neuropsychiatre américain (1925)
→ intoxication oxycarbonée (séquelles neurologiques)
grippal adj.
Qui se rapporte à la grippe.
grippe n.f.
influenza
Maladie virale très contagieuse par voie respiratoire, généralement épidémique, due à un virus grippal, Orthomyxovirus influenzae de la famille des Orthomyxoviridae.
Il existe trois types de virus antigéniquement différents : A, B et C et, dans le type A, un nombre important de sous-types.
Après une incubation courte, son début est brutal. Ses symptômes associent un état fébrile, des courbatures diffuses, des signes respiratoires. Elle se complique fréquemment de surinfections bactériennes bronchiques et pulmonaires, dont le pronostic peut être grave, en particulier chez les sujets âgés. Une vaccination préventive permet d’éviter la survenue de la grippe.
Étym. de "gripper» : au sens ancien de "saisir brusquement" (allusion au début brutal de la maladie).
Syn. influenza
grippe aviaire l.f.
avian influenza
Infection due à des virus influenza A (Orthomyxoviridae) ayant pour hôte naturel les oiseaux.
Ces virus (on en connaît 15 sous-types) peuvent infecter toutes les espèces d’oiseaux, mais certaines sont plus résistantes. Le gibier d’eau migrateur en constitue le réservoir naturel et il est le plus résistant à l’infection. Au contraire, les volailles – Poulets et Dindes – sont très sensibles et peuvent présenter des états pathologiques graves.
Les virus influenza aviaires peuvent éventuellement infecter d’autres espèces animales (Porc ou autres mammifères). Un échange de matériel génétique viral peut alors avoir lieu si cet hôte inhabituel a été préalablement infecté par un autre virus influenza. Un tel réassortiment génétique peut engendrer un nouveau type de virus capable de s’adapter plus facilement à un hôte réceptif. Ce phénomène est à l’origine des pandémies de grippe humaine de 1957 et 1968 ; le « mélange » de souches aviaire et humaine avait eu lieu chez le porc, hôte sensible à ces deux souches virales.
La transmission directe du virus influenza des oiseaux à l’Homme a été documentée pour la première fois, en 1997, à Hong-Kong lors d’infections respiratoires particulièrement graves survenues chez l’homme et ayant provoqué la mort de 6 des 18 personnes infectées. Ces infections étaient dues au virus H5N1, responsable en même temps d’une épidémie de grippe hautement pathogène parmi les volailles de Hong-Kong. Des épidémies semblables ont été observées dans l’Est et le Sud-Est asiatiques en 2003/2004. D’autres virus aviaires, notamment H7N7, ont été également responsables d’épidémies dans des élevages avicoles avec transmission à l’homme.
Les termes « grippe aviaire » et « grippe du poulet » ont été largement utilisés par les médias pour désigner, souvent dans la confusion, la zoonose, l’épizootie ou le virus lui-même. Le terme de « grippe aviaire » devrait être réservé à la zoonose, c’est-à-dire à la maladie résultant de la transmission directe du virus aviaire à l’Homme, la maladie animale étant désignée par les termes « influenza aviaire » ou « peste aviaire vraie » et le virus étant plutôt défini par le terme influenza.
grippe commune l.f.
influenza
Maladie due aux Myxovirus influenzae, causes les plus fréquentes des infections bronchopulmonaires virales.
Trois types de Myxovirus influenzae ont été reconnus, A, B, et C, et dont les plus importants sont :
- le A, le plus fréquent, responsable des épidémies, qui présente de nombreux sous-types liés aux variations antigéniques du virus ;
- le B, plus rare, responsable de cas sporadiques ou de petites épidémies.
L'incubation est de 2 à 4 jours. Le début de la grippe commune associe un syndrome général fait de fièvre, de frissons et d'asthénie, des douleurs à type de céphalées, de myalgies et de courbatures constantes ; il s'y ajoute une atteinte des voies aériennes avec catarrhe oculonasal, enrouement, surtout une atteinte bronchique avec de la toux et quelques râles à l'auscultation. La radiographie thoracique est normale ou montre quelques opacités hilifuges. Les surinfections bactériennes à staphylocoques, pneumocoques, ou Haemophilus influenzae — ce dernier pris par Pfeiffer pour l'agent causal de la grippe — se voient surtout chez les personnes âgées ou atteintes d'une affection bronchopulmonaire chronique.
La pandémie de 1918-1919, étrangement appelée grippe espagnole alors qu'elle partit de Chine, passa aux USA et arriva en Europe avec les contingents américains, fit au moins 15 millions de morts, soit presque le double de ceux dus à la première guerre mondiale. Le virus de la grippe H1N1v contient des gènes d’origine aviaire, humaine et bovine. Il a été responsable d’une pandémie de juin 2009 à août 2010. Une vaccination a été proposée en urgence pour la première fois dans une pandémie. Les cas de grippe grave ont concerné des adultes jeunes, des femmes enceintes et des personnes souffrant d’obésité. Le virus H1N1v circule actuellement au même titre qu’un virus de grippe saisonnière.
Le traitement comporte l'alitement, les antitussifs, les antithermiques. La vaccination est le vrai traitement, bien que la protection ne s'observe que dans les 2/3 des cas.
[L'Oseltamivir (Tamiflu),est efficace s’il est pris dans les deux premiers jours suivant le début des symptômes ou en prophylaxie,.]
grippe maligne l.f.
malignant influenza
Grippe grave, hypertoxique avec agression directe de l'organisme par le virus.
On l'observe chez les sujets jeunes sains, mais aussi chez les vieillards, les personnes atteintes d'une affection pulmonaire ou cardiaque, les femmes enceintes et les nourrissons.
Le tableau clinique paraît au départ être celui d'une grippe simple mais, brutalement apparaissent les symptômes d'un œdème pulmonaire aigu infectieux avec hypoxémie intense, retentissement cardiovasculaire, rénal et nerveux.
Les lésions alvéolaires évoluent vers la constitution de membranes hyalines.
Le traitement d'urgence est d'une efficacité restreinte. Le décès se produit le plus souvent par asphyxie et collapsus circulatoire. Tout particulièrement redoutables sont les formes bronchoplégiques et hémorragiques.
Griscelli (syndrome de) l.f.
Griscelli’s syndrome
C. Griscelli, pédiatre et immunologiste français (1978)
→ Chediak-Higashi-like (syndrome de)
Griscelli-Pruniéras (syndrome des cheveux argentés de) l.m.
Griscelli's syndrome
Maladie héréditaire rare transmise sur un mode autosomique récessif, associant un déficit immunitaire combiné et un albinisme partiel avec absence de cellules de Langerhans.
Le déficit immunitaire est sévère avec, malgré un nombre de lymphocytes B et T normal, une anergie cutanée, une hypogammaglobulinémie, une neutropénie et une thrombopénie. L'albinisme cutané peut passer plus ou moins inaperçu, mais les cheveux, les cils et les sourcils sont, dès la petite enfance, d'une couleur gris argenté caractéristique.
Cl. Griscelli, pédiatre et immunologiste français et M. Pruniéras, dermatologiste français (1978) ; A. Chédiak, sérologiste cubain (1952) ; O. Higashi, pédiatre japonais (1954)
Syn. Griscelli (syndrome de),
→ Chédiak-Higashi (maladie de)
Grisel (syndrome de, torticolis de) l.m.
Grisel’s syndrome
Syndrome spécifique à l’enfant qui, dans un contexte fébrile, associe un torticolis aigu lié à une contracture des muscles pré- et périvertébraux cervicaux due à une inflammation ou infection du nasopharynx ou de l’espace rétropharyngé, et ceci en dehors de toute notion de pathologie osseuse ou de traumatisme.
Il s’accompagne d’une subluxation rotatoire de l’atlas.
P. Grisel, chirurgien français (1930)
Syn. torticolis naso-pharyngien
griséofulvine n.f.
griseofulvine
Antifongique actif contre les dermatophytes qui agit sur les mécanismes de perméabilité de la membrane cellulaire.
Peu soluble dans l’eau, la griséofulvine doit être impérativement administrée per os au cours d’un repas. Elle potentialise l’hépatotoxicité d’autres médicaments à métabolisme hépatique comme le kétoconazole.
Elle s’utilise aussi par voie locale.
Gritti (amputation de) l.f.
Gritti-Stokes’ amputation
Amputation distale de la cuisse au-dessus des condyles fémoraux que vient recouvrir la rotule avivée et conservée dans le lambeau antérieur.
R. Gritti, chirurgien italien (1857) ; W. Stokes, Sir, chirurgien irlandais (1870)
GRK1 gene sigle angl. pour G protein-coupled receptor kinase 1
Gène situé sur le locus chromosomique 13q34 codant pour une G-protéine couplée à une sous-famille kinase récepteur de la famille kinase protéine Ser/Thr.
Cette protéine phosphorylate la rodopsine et initie sa désactivation d’où sont appelation alternative de Rhodopsine kinase.
Des mutations de ce gène sont responsables de la maladie d’Oguchi (un type de cécité nocturne congénitale stationnaire).
Syn. GPRK1, RHOK, RK
Groenouw (dystrophie cornéenne de type I de) l.f.
Groenouw‘s type I corneal dystrophy
A. Groenouw, ophtalmologiste allemand (1890)
→ dystrophie granuleuse de type I
Groenouw (dystrophie cornéenne de type II de) l.f.
Groenouw’s type II corneal dystrophy, macular dystrophy
Opacités cornéennes faites de taches grisâtres à bords flous dans le stroma antérieur au centre de la cornée, qui s'étendent progressivement en confluant vers la périphérie et le stroma profond et jusqu'à la descemet et l'endothélium.
L'affection débute dans l'enfance et reste plus ou moins muette. Puis viennent la gêne visuelle, la photophobie et les douleurs qui atteignent leur maximum vers l'âge de vingt ans et se stabilisent. Les opacités cornéennes ont leurs bords flous et se situent au début dans le stroma antérieur. Histologiquement, il s'agit de dépôts de mucopolysaccharides acides. Le gène responsable (CHST6) est localisé en 16q23.1. Il code une N-acetylglucosamine-6-sulfotransferase. L’affection est autosomique récessive (MIM 217800).
A. Groenouw, ophtalmologiste allemand (1898) ; O. Fehr, ophtalmologiste allemand (1904) ; B. Fleisher ophtalmologiste allemand (1905)
Syn. dystrophie granuleuse de Groenouw de type II, dystrophie cornéenne maculaire, dystrophie tachetée de Fehr, dystrophie cornéenne de Fleischer
Groenouw (dystrophie granuleuse de type I) l.f.
Groenouw's I granular dystrophy
Dystrophie héréditaire autosomique dominante, à pénétrance variable, qui commence vers l'âge de 10 ans par des douleurs provoquées par des ulcérations épithéliales et des opacités fines en flocons de neige situées au centre de la cornée, au niveau du stroma.
Une baisse trop importante de l'acuité visuelle est l'indication d'une kératoplastie perforante, mais une récidive est possible au niveau du greffon.
A. Groenouw, ophtalmologiste allemand (1890)
Grönblad-Strandberg (syndrome de) l.m.
Grönblad-Strandberg’s syndrome
Syndrome oculo-cutané constitué par l’association d’un pseudoxanthome élastique et de stries angioïdes mises en évidence à l’examen du fond d’oeil, avec une fragilité des fibres élastiques qui se gonflent et se fragmentent, en particulier celles de la peau, de l’intestin, des artères et de l’œil.
La dégénérescence systématisée de ces fibres entraîne un certain nombre de complications cutanées (pseudoxanthome élastique du cou et des aisselles, vergetures), oculaires (stries angioïdes rétiniennes, hémorragies maculaires), cardiovasculaires (endocardite, anévrismes) et digestives (hémorragies). L'affection est secondaire à une anomalie des protéoglycanes qui donne une substance élastique anormalement minéralisée et friable. L’affection est autosomique dominante (MIM 177850 et 177860) ou autosomique récessive (MIM 264800 et 264810).
Ester Grönblad, opthalmologiste suédoise (1929) ; J. V. Strandberg, dermatologiste suédois (1929-1930)
Syn. pseudoxanthome élastique, PXE, stries angioïdes, élastorrhexie systématisée de Touraine
→ pseudoxanthome élastique, stries angioïdes
Grönblad-Strandberg-Touraine (syndrome de) l.m.
Syn. élastorrhexie systématisée de Touraine
→ pseudoxanthome élastique de Darier
[N3, Q2]
Édit. 2019
gros fœtus l.m.
large fetus
Foetus dont le poids de naissance est supérieur au 90ème percentile pour son terme, supérieur à 4000 - 4500 g selon les auteurs.
gros intestin l.m.
gros orteil l.m.
→ hallux
gros rein l.m.
enlarged kidney
Rein dont la taille excède les dimensions normales, données par des tables qui tiennent compte de l'âge et du sexe du sujet.
L'hypertrophie peut s'associer à des anomalies de la forme et du contour rénal.
Les formes unilatérales, plus faciles à reconnaître, peuvent correspondre à différentes causes : obstacle urétéral, processus expansif, œdème, hématome, dédoublement des cavités excrétrices, hypertrophie compensatrice, etc.
Les formes bilatérales peuvent répondre à un processus expansif comme la polykystose, ou à un œdème infectieux ou vasculaire, etc.