Grenet et Mézard (syndrome de) l.m.
Grenet and Mézard's syndrome
Syndrome infectieux malin tardif de la diphtérie survenant après le 35ème jour de la maladie.
Il débute par une paralysie de l'accomodation et une parésie du voile, suivies de manifestations neurologiques (polyradiculonévrite) et respiratoires qui peuvent justifier une ventilation assistée. Les paralysies régressent généralement en quelques semaines, sans laisser de séquelles.
H. Grenet et J. Mézard, pédiatres français (1933)
Grenier (motricité libérée de) l.f.
Méthode permettant d'obtenir facilement le réflexe de fixation chez le nouveau-né installé en position semi-assise, la nuque fermement maintenue par l'examinateur qui cherche à établir, par le regard, un état de communication.
Cette méthode permet d'obtenir une diminution du tonus de repos des membres, une diminution, voire une disparition de la gesticulation avec apparition de mouvements lents et harmonieux.
A. Grenier, pédiatre français (1981)
grenouille (position de la) l.f.
frog leg projection
C. Lauenstein, médecin radiologue allemand (1901)
grenouillette n.f.
ranula, frog tongue
Kyste rétentionnel mucoïde de la glande sublinguale développé à la partie antérieure du plancher buccal.
Syn. ranule
Grenz ray therapy l.angl.
grenz zone l.angl.
Fine bande de derme superficiel immédiatement sous-épidermique, non lésionnelle, séparant l’épiderme des portions moyenne et profonde du derme qui, elles, comportent des altérations d’ordre dégénératif, inflammatoire ou tumoral telles que élastose actinique, milium colloïde, pseudoxanthome élastique, granulome facial, lymphocytome et léiomyome cutanés, leucémie... et surtout lèpre lépromateuse.
Syn. free subepidermal grenz zone, bande de Unna
Greulich et Pyle (atlas de) l.m.
Greulich and Pyle’s table
Atlas de référence pour l’étude de la maturation osseuse des enfants en voie de croissance.
Cette étude est fondée sur la comparaison entre les radiographies de face du poignet et de la main gauches du patient et des planches données par l’atlas. Le poignet et la main ont été choisis en raison de la multiplicité des points d’ossification dont l’apparition et le développement varient selon l’âge. Les radiographies ont été faites de 6 mois en 6 mois pour les garçons et pour les filles. L’atlas a été établi sur une série d’enfants normaux de la région de Boston suivis pendant 20 ans. Un atlas comparable a été fait pour les enfants français par Sempé (1ère édition 1950-revue 1964).
W. Greulich et S. Pyle, anatomistes américains (1950)
grève de la faim l.f.
hunger-strike
Terme impropre, qui désigne un refus volontaire de l'alimentation portant sur la totalité de celle-ci ou seulement sur les produits solides, encore que la faim puisse s'atténuer au fil des jours.
Par là-même, le sujet cherche à exercer une pression plus ou moins publique par la mise en jeu de son existence, afin de faire aboutir son aspiration. Surtout rencontrée chez les détenus politiques, voire idéologiques, ou dans des groupes revendiquant ce qu'ils considèrent comme un droit essentiel, cette attitude doit être distinguée des conduites pathologiques, notamment anorexiques.
À un stade de dénutrition, la position du médecin est parfois inconfortable, car il peut être considéré comme un bourreau s'il pratique l'alimentation à la sonde, ou au contraire comme coupable de non-assistance à personne en danger s'il tarde à intervenir.
→ inanition et psychiatrie, sitiophobie
GRF sigle angl. pour
1) Guanine-nucleotide Releasing Factor.
Peptide cellulaire stimulant la mobilisation des nucléotides GTP ou GDP attachés aux protéines G.
2) Growth hormone Releasing Factor.
Grice (opération de) l.f.
Grice’s procedure
Technique d’arthrodèse sous-astragalienne extra-articulaire, indiquée dans le traitement du pied plat valgus de l’enfant en particulier d’origine paralytique.
L’intérêt de cette technique tient au fait qu’elle ne compromet pas la croissance.
D. Grice, chirurgien orthopédiste américain (1952)
Griesinger–Kussmaul (médiastinite de) l.f.
Médiastino-péricardite chronique d’origine autrefois souvent tuberculeuse, actuellement le plus souvent néoplasique, constituant un bloc fibreux enserrant les vaisseaux et les organes du médiastin et pouvant déterminer une constriction cardiaque
A. Kussmaul, médecin interniste allemand (1873) ; W. Griesinger, médecin allemand (1851)
griffe cubitale l.f.
ulnar hand
[B2,I1]
griffe des orteils l.f.
claw-toes
Déformation des orteils comportant une flexion de l’interphalangienne proximale, parfois de l’interphalangienne distale, la métatarso-
La déformation accompagne souvent les parésies ou la paralysie des muscles intrinsèques du pied. Des durillons se développent aux points saillants : face dorsale de l’interphalangienne proximale, extrémité de l’orteil. La griffe peut être souple ou fixée. Elle doit être distinguée de l’orteil en marteau.
griffe ulnaire l.f.
ulnar hand
Déformation de la main et des doigts consécutive à la paralysie des muscles de la main innervés par le nerf ulnaire, se traduisant par une hyperextension de la première phalange et une flexion des deuxième et troisième, celles-ci portant sur le petit doigt et l’annulaire.
Syn. ancien griffe cubitale
[B2,I1]
griffes de chat (maladie des) l.f.
cat-scratch disease
Syn. maladie des griffures de chat
→ griffures de chat (maladie des)
[D1]
Griffiths (tétrade de) l.f.
Griffiths' tetrade
D. L. Griffiths, chirurgien britannique (1948)
→ ischémie aigüe des extrémités
griffon n.m.
mineral watter spring emergence
1) Point d’émergence d’une source d’eau minérale.
2) Fontaine publique jaillissante.
Étym. gr. grups, grupos ; lat. gryphus: oiseau fabuleux (dans les temps anciens, de nombreux points d’émergence d’eau représentaient un animal à tête d’aigle et à corps de lion)
griffure de chat l.f.
cat scratch disease, benign lymphoreticulosis
Morsure ou griffure de chat, généralement peu profonde mais pouvant s'infecter et réaliser alors une maladie infectieuse zoonotique.
→ griffures de chat (maladie des)
[D1]
griffures de chat (maladie des) l.f.
cat scratch disease, benign lymphoreticulosis
Maladie infectieuse zoonotique contractée à l'occasion d'une griffure ou d'une morsure de chat.
La lésion cutanée située au point d'inoculation, surtout sur un membre supérieur, est une papule ou un petit nodule rougeâtre, qui peut régresser spontanément ou s'ulcérer et suppurer, accompagnée d'une lymphadénopathie régionale. Le patient présente souvent une fièvre, des céphalées, une asthénie, parfois une splénomégalie. Dans la plupart des cas, l'évolution est spontanément favorable, les adénopathies régressant en 1 à 4 mois. Des formes compliquées ou chroniques, rares, ont été décrites (endocardites, atteintes neurologiques, ostéo-articulaires, …). Une conjonctivite de Parinaud, unilatérale, est parfois observée en cas de contamination par voie conjonctivale. La maladie des griffures de chat est principalement due à la bactérie Bartonella henselae, qui entraîne, chez le chat, une bactériémie asymptomatique et prolongée. Plus rarement, la maladie des griffures de chat pourrait aussi être due à Afipia felis (famille des Bradyrhizobiaceae), voire à Bartonella clarridgeiae. La maladie peut être familiale, le même chat ayant griffé plusieurs personnes. Il semble que les puces ou des tiques puissent également inoculer la maladie. Les piqûres d'épine pourraient aussi transmettre la maladie.
Les principaux antibiotiques actifs sont les aminoglycosides, les tétracyclines, les macrolides.
Les griffures ou morsures de chat peuvent encore transmettre une borréliose qui produit une suppuration au voisinage de la porte d'entrée s'accompagnant rapidement d'adénopathies satellites. Le diagnostic est bactériologique.
P. Mollaret, médecin interniste français (1950) ; R. Debré, pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1950)
Syn. lymphoréticulose bénigne d'inoculation, maladie des griffes du chat
→ Afipia felis, Bartonella henselae, Bartonella clarridgeiae, Parinaud (conjonctivite de)
[D1]
grille n.f.
grid
Dans le langage radiologique courant, grille antidiffusante.
→ grille à lames parallèles, grille antidiffusante
grille à lames parallèles l.f.
parallel strip grid
En radiologie, se dit d'une grille antidiffusante dont les lamelles de plomb sont parallèles entre elles.
Ces grilles s'emploient soit directement appliquées contre la cassette de radiographie, soit incluses dans un dispositif qui les mobilise (potter). Elles ont un rendement un peu inférieur à celui des grilles focalisées, mais acceptent un certain décentrement du rayon directeur.
grille antidiffusante l.f.
scattered-ray cleaning up grid (or grill)
En radiologie, plaque de faible épaisseur (un à quelques mm) constituée de minces lamelles de plomb séparées par des lamelles peu absorbantes et qui, placée au plus près du film, permet de réduire le voile de diffusion dû au rayonnement diffusé sans arrêter notablement le rayonnement direct.
Les lamelles de plomb, parallèles à l'axe du faisceau ou convergeant vers une ligne passant par le foyer du tube radiogène, absorbent une grande partie (50 à 90%) du rayonnement diffusé qui les atteint obliquement, tandis que le rayonnement primaire est modérément atténué.
Les grilles actuelles dérivent du volumineux dispositif inventé en 1913 par Bucky : ce "diaphragme antidiffuseur" se révéla efficace, mais sa projection marquait sur les radiographies un quadrillage gênant leur interprétation jusqu'à ce que le médecin H.E. Potter aux USA en 1916 ait l'idée de le rendre mobile pendant la prise du cliché.
Une grille moderne s'utilise soit incorporée à un mécanisme qui la mobilise appelé "potter", soit appliquée en position fixe contre une cassette ou même insérée à l'intérieur de celle-ci.
G. Bucky, médecin radiologue allemand (1913)
Syn. courant : grille
→ antidiffusion, grille à lames parallèles, grille focalisée, rayonnement secondaire
grille d'Amsler l.f.
M. Amsler, ophtalmologiste suisse (1945)
grille de calcul de dépendance GIR/AGGIR l. f.
Moyen d’évaluation du niveau de dépendance fonctionnelle fondée sur la capacité d’effectuer ou non des activités déterminées.
Les activités sont : la cohérence, l’orientation, les capacités d’habillage, de toilette, d’alimentation, d’élimination, de transferts, de déplacements intérieurs et extérieurs, de communication à distance. Elles sont évaluées selon trois niveaux : A (fait seul, totalement, habituellement et correctement), B (fait partiellement, ou non habituellement, ou non correctement) et C (ne fait pas).
Les résultats de cette grille déterminent la pertinence de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA).
→ dépendance, autonomie, indépendance, allocation aux adultes handicapés, allocation personnalisée d'autonomie
grille de Javal l.f.
L. É. Javal , ophtalmologiste français, membre de l’Académie de médecine (1839-1907)