Gracis (test de diffraction de) l.m.
Gracis’ test
Test non dissociant qui permet d'étudier en vision binoculaire la localisation par l'œil strabique de la mire de fixation.
Ce test repose sur deux principes : la diffraction et la décomposition de la lumière par un prisme. Son intérêt est grand lors du bilan préopératoire d'un strabisme de l'adulte, en permettant de déceler le risque de diplopie postopératoire.
G. P. Gracis, ophtalmologiste italien
Gracis (test transparent de) l.m.
Gracis’ transparent test
Test utilisant une plaque en matière plastique (dont il existe deux modèles : l'un avec des dessins, l'autre avec des chiffres, de taille décroissante de haut en bas) permettant de connaître la distance à laquelle le sujet tient spontanément la plaque, de déceler ou d'affirmer un trouble de la poursuite, de confirmer l'alternance ou un spasme, d'analyser le torticolis en cas de paralysie du muscle grand oblique ou de nystagmus.
G. P. Gracis, ophtalmologiste italien (1990)
Grad (opération de) l.f.
Grad’s operation
Vaginoplastie réalisée avec des lambeaux cutanés pédiculés provenant de la face interne des cuisses ou de l’abdomen.
Cette technique est aujourd’hui abandonnée au profit des greffes de peau libre ou de la couverture de la nouvelle cavité vaginale par les petites lèvres.
gradage n.m.
grading
Fixation d’un degré de malignité, principalement d’une tumeur, réalisant donc un histopronostic.
→ grade de malignité, grade histopronostique, histopronostic d'une tumeur
grade n.m.
grade
1) Angle représentant 1/400e du cercle, quasiment inutilisé dans les mesures en médecine, où il est remplacé par le degré (1/360e du cercle).
2) grade de malignité
Étym. lat. gradus : degré, pas
grade de malignité l.m.
grade of malignancy, grading of neoplasia, of tumor
Degré de malignité d'une tumeur dont l’estimation est basée sur son aspect macroscopique et notamment son degré d'infiltration, et sur certains caractères histologiques, notamment son degré d'anaplasie ou d'indifférenciation et son index mitotique.
Ainsi s'établit généralement une échelle de trois ou quatre niveaux, allant du grade le plus faible au grade le plus élevé de malignité. Cette évaluation peut être utile pour l'établissement du pronostic et le choix du traitement.
grade histopronostique l.m.
grade histopronostique de Scarff-Bloom Richardson l.m
Scarff, Bloom, Richardson grading system
H. J. Bloom et W. W. Richardson, anatomopathologistes britanniques (1957), R. W. Scarff pathologiste britannique (1968), C. W. Elston et I. O. Ellis anatompathologistes britanniques (1991)
Symb. grade SBR
→ Scarff-Bloom Richardson (grade histopronostique de)
grade SBR symb pour
→ grade histopronostique de Scarff-Bloom Richardson l.m
Gradenigo (syndrome de) l.m.
Association d'une paralysie des nerfs moteur oculaire externe, trijumeau et parfois facial, secondaire à une fracture ou à une ostéite de la pointe du rocher liée à une otite moyenne ou même à un procesus tumoral (cholestéatome, chondrome, méningiome, neu
G. Gradenigo, ORL italien (1904) ; M. Lannois, membre de l’Académie de médecine, ORL français (1908)
Syn. syndrome de Gradenigo et Lannois, syndrome de la pointe du rocher, syndrome de l’apex pétreux, apexite
Gradenigo et Lannois (syndrome de) l.m.
Gradenigo and Lannois' syndrome
G. Gradenigo, ORL italien (1904) ; M. Lannois, membre de l’Académie de médecine, ORL français (1908)
grades de recommandation l.m.p.
grades of recommendation
Niveaux de preuve scientifique exprimés par des lettres, le meilleur niveau correspôndant à la lettre A.
Par ex., les recommandations du Center for evidence-based medicine d’Oxford (CEBM) va du grade A au
grade D.
[E1]
Édit. 2020
gradient n.m.
gradient
1) En langage scientifique, différence orientée dans l'espace entre deux points de la valeur prise par un scalaire (altitude, pression, température, potentiel électrique, champ magnétique, etc.).
Le gradient est exprimé par un vecteur porté sur la droite passant par ces deux points et sa longueur égale la différence de valeur du scalaire considéré : p. ex., le gradient d'altitude d'un point à l'autre d'une même ligne de niveau est nul, mais il est maximal si le parcours est perpendiculaire aux lignes de niveau (plus forte pente). Le gradient vectoriel est utilisé notamment en mécanique dans la composition des forces, en cardiologie dans la théorie de l'électrocardiographie, en IRM…
Le mot «gradient» est souvent employé improprement en physiologie pour désigner une simple différence non orientée : il est préférable de dire différence ou écart, p. ex. écart de température, différence de pression, etc.
Le gradient est dit linéaire si la variation qu’il représente dans une direction donnée de l’espace augmente d’une même valeur par unité de longueur dans cette direction.
En IRM, on utilise des gradients linéaires de champs magnétiques pour le codage spatial de l’image.
2) Dans le langage courant, synonyme d'écart ou différence de valeur d'une grandeur d'un point à un autre ou d'un moment à l'autre.
Ce sens trop vague est à éviter.
Étym. angl. gradient : montée, pente (du lat. gradus : pas, degré, grade)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
gradient bipolaire en IRM l.m.
bipolar gradient
En IRM, gradient de champ magnétique composé de deux parties ou lobes de même amplitude, mais de polarité inverse, ceci dans le but de corriger le déphasage des protons inévitablement provoqué par la modification des fréquences de précession induite par ce gradient.
L'application d'un gradient de champ magnétique dans une direction donnée modifie la fréquence de précession des protons dans cette direction, ce qui entraîne un déphasage de ceux-ci, persistant après l'arrêt du gradient.
Ce sont ces différences de phase que l'on utilise pour le codage des lignes de la matrice à l’aide d’un gradient de codage de phase Gphi.
Cepandant ce déphasage est nuisible quand il s'agit de coder les colonnes de la matrice grâce à autre gradient (appelé gradient de codage de fréquence Goméga) et de lire le signal dont le déphasage diminue l'intensité. Pour pallier cet inconvénient, on utilise un gradient bipolaire : un premier lobe, négatif, entraîne un déphasage des protons, tandis qu’un deuxième lobe, positif, compense exactement ce déphasage. Le signal est maximal quand les déphasages s'annulent (d’où le nom d’écho de gradient) lorsque la durée du lobe positif égale celle du lobe négatif.
Le même problème de déphasage se pose lors de la sélection du plan de coupe par un troisième gradient, nommé gradient de sélection de coupes ou Gs. On le résout, là aussi, en utilisant un gradient bipolaire, mais dont le premier lobe est généralement positif et le second négatif.
phase encoding gradient
En IRM, gradient de champ magnétique appliqué dans une direction perpendiculaire à celle du gradient de sélection du plan de coupe Gs et à la direction des lignes de la matrice, permettant le codage par la phase de ces dernières.
Si, p. ex. on fait des coupes axiales, le gradient Gs est appliqué suivant l'axe cranio-caudal (z'z) du patient et le gradient Gphi suivant y'y qui lui est perpendiculaire. Ce gradient est appliqué en même temps que l'impulsion de 180° de la séquence d'écho de spin. Celle-ci remet en phase les protons, mais l’application simultanée du gradient Gphi suivant y’y entraîne une modification de la fréquence de précession des protons et, par conséquent leur déphasage suivant cette direction.
Il en résulte que, pour une valeur donnée du gradient, seuls seront en phase les protons d'une ligne particulière de la matrice. Pour chaque ligne, il faut appliquer un gradient Gphi dont on augmente de ligne en ligne la force (ou la durée) pour obtenir autant de déphasages que la matrice contient de lignes (par ex. pour 256 lignes, il y aura 256 étapes d'incrémentation).
Mais le gradient Gphi n'entraîne pas un déphasage de 0 à 360° de la première à la 256ème ligne de la matrice. Celui-ci sera de +180° à 0° de la première ligne à la ligne du milieu et de 0° à -180° de la ligne du milieu à la 256ème et dernière ligne. Ainsi que le signal a sa plus grande amplitude sur la ligne du milieu de la matrice et décroit progressivement de part et d'autre de celle-ci. Pour chaque ligne, le codage de phase est suivi d'un codage en fréquence qui permet de coder les colonnes de la matrice.
→ gradient, précession libre, gradient de codage en fréquence
[B2,B3]
Édit. 2018
gradient de codage en fréquence en IRM (Goméga) l.m.
frequence encoding gradient
En IRM, gradient de champ magnétique, nommé Goméga, appliqué selon une direction perpendiculaire à la fois à celle du gradient de sélection de coupe (Gs) et du gradient de codage de phase (Gphi) destiné à coder les colonnes de la matrice.
Si l'on fait p. ex. des coupes axiales, le gradient Gs est appliqué selon z'z et le gradient Gphi selon y'y. Le gradient Goméga, sera appliqué selon x'x, perpendiculaire aux deux axes précédents et à la direction des colonnes de la matrice.
Ce gradient Goméga, doit être mis en œuvre pour chaque ligne de la matrice après le codage de cette ligne par le gradient Gphi, au moment de la lecture du signal (d'où le nom de gradient de lecture qui lui est également donné). L'application du gradient Goméga accroît la fréquence de précession des protons dans la direction x'x, donc dans chacune des colonnes de la matrice, à l'intérieur de la ligne sélectionnée par le gradient Gphi. Le gradient Goméga doit donc être appliqué, inchangé, autant de fois que la matrice comprend de lignes (par ex. 256). A l'intérieur de chaque ligne, chaque colonne correspondra à une bande de fréquence déterminée. Il doit donc y avoir autant de bandes de fréquence que la matrice comprend de colonnes. Ainsi, au terme d'un cycle d'impulsions complet, après le codage de la dernière ligne, toutes les "cases" de la matrice ont été codées par la phase et par la fréquence (celle-ci constitue le plan de Fourier). Le décodage, permettant de passer de ce plan à la matrice-image, se fait par une transformation de Fourier appliquée aux deux dimensions y et x (double transformation de Fourier).
Syn. gradient de lecture
→ Fourier (plan de), gradient, gradient bipolaire, précession libre
[B2,B3]
Édit. 2018
gradient de codage en fréquence symétrique en IRM l.m.
symetric frequency encoding gradient
En écho de spin (IRM), gradient de codage en fréquence bipolaire particulier, dont les lobes, tous deux positifs, sont disposés symétriquement par rapport à l'impulsion de 180°.
Le premier lobe est appliqué en début de séquence, après l'impulsion de 90° mais avant celle de 180° ; le deuxième, d’une durée double de celle du premier, après l'impulsion de 180°, symétriquement par rapport à celle-ci. Ces deux lobes ont pour but de s'affranchir des différences de phase induites par l'impulsion de 180°. Ce gradient particulier est utilisé en imagerie de flux, lorsqu'un vaisseau a un long trajet dans le plan de coupe (rephasage des spins sur les échos pairs).
[B2,B3]
Édit. 2018
gradient de fréquence en IRM l.m.
→ gradient de codage en fréquence en IRM (Goméga)
[B2,B3]
Édit. 2018
gradient de lecture en IRM) l.m.
→ gradient de codage en fréquence en IRM (Goméga)
[B2,B3]
Édit. 2018
gradient de phase en IRM l.m.
→ gradient de codage de phase en IRM (Gphi)
[B2,B3]
Édit. 2018
gradient de pression l.m.
pressure gradient
Différence pathologique de pression entre deux points d’un circuit cardiovasculaire qui devraient normalement se trouver à la même pression.
Le gradient de pression confirme et mesure un obstacle circulatoire congénital ou acquis, dont il est un moyen objectif d’apprécier l’importance. Le cathétérisme cardiaque permet la mesure du gradient de pression transvalvulaire (gradient instantané maximal et moyen) dans le rétrécissement aortique, entre le ventricule gauche et l’aorte et le calcul de la surface aortique selon la formule de Gorlin. Les techniques actuelles d’exploration non sanglantes par écho-doppler dispensent de la pratique du franchissement par cathéter de l’orifice aortique rétréci.
R. Gorlin, médecin cardiologue américain (1951)
gradient de pression uréthrovésical l.m.
Différence de pression entre l'urèthre et la vessie.
Ce gradient est en faveur des pressions uréthrales pendant la phase de remplissage, et s'inverse durant la phase d'évacuation.
gradient de sélection de coupe en IRM (Gs) l.m.
slice selecting gradient
En IRM, gradient de champ magnétique appliqué suivant une des trois directions x, y ou z de l'espace, pour sélectionner les coupes à effectuer.
Si le le gradient Gs est appliqué suivant l'axe cranio-caudal z-z’, il entraîne une légère modification progressive du champ magnétique Bo dans cette même direction ; les spins des protons précessent alors avec des fréquences légèrement différentes suivant la position sur z'z du plan P où ils se trouvent. Si la valeur du champ dans ce plan est par exemple égale à vecteurs Bo+ ΔB, il suffira, pour exciter sélectivement les noyaux du plan P, d'utiliser une impulsion de radiofréquence de fréquence angulaire omégao= gamma (Bo + ΔB) où gamma est le rapport gyromagnétique. On a ainsi réalisé un codage de la position du plan P par la fréquence.
Lorsque le gradient de champ magnétique est appliqué selon l'axe z'z, on réalise des coupes perpendiculaires à cet axe, donc des coupes axiales. Mais on peut appliquer le gradient selon l'axe x'x et réaliser des coupes sagittales, ou suivant y'y et réaliser des coupes frontales ou, en combinant différents gradients, obtenir des coupes obliques intermédiaires entre les précédentes. Le gradient de sélection de coupe est appliqué en même temps que l'impulsion d'excitation de π/2, ce qui permet à celle-ci d'être sélective dans le plan de coupe déterminé.
→ épaisseur de coupe, gradient, gradient bipolaire, précession, gradient de codage en fréquence en IRM (Goméga), gradient de codage de phase en IRM (Gphi)
[B2,B3]
Édit. 2018
gradient descendant (théorie du) l.f.
decreasing gradient theory
Théorie selon laquelle la force contractile de l'utérus se propage du fond vers le segment inferieur pour produire la dilatation du col.
R. Caldeyro-Barcia, gynécologue uruguayen, membre de l’Académie de médecine (1953)
→ Caldeyro-Barcia (théorie du gradient descendant)
gradient ventriculaire l.m.
ventricular gradient
Vecteur déterminé en électrocardiographie et représentant l’axe moyen de QRST.
Résultat géométrique des deux axes moyens de QRS et de T, il est exprimé par sa grandeur (en unités Ashman) son sens et sa direction. La grandeur moyenne du gradient ventriculaire normal est de 13 unités Ashman et sa direction comprise entre -17° et 86°. Il peut être altéré par des facteurs physiologiques (bradycardie, tachycardie) ou pathologiques (infarctus du myocarde). Difficile à déterminer avec précision et sujet à de grandes variations il n’a pas une valeur diagnostique très intéressante.
gradients de compensation de flux en IRM l.m.p.
effect of flow compensating gradients
En IRM, gradients destinés à compenser le déphasage des spins lié au déplacement de ceux-ci par effet de flux.
Les gradients bipolaires de sélection de coupe et de codage en fréquence (gradient de lecture) sont efficaces pour remettre en phase les protons stationnaires. Ils ne le sont pas sur les protons en mouvement, dont la position change entre l'application de chacun des deux lobes du gradient. Pour compenser les déphasages liés au déplacement des protons, il faut ajouter un troisième lobe à ces gradients (premier lobe positif, deuxième lobe négatif et troisième lobe positif). Ces gradients, en corrigeant les déphasages dus à la vitesse des spins circulants, diminuent les artéfacts liés au flux. Ils sont également utilisés pour renforcer le signal des artères et des veines en imagerie par écho de gradient et pour corriger les déphasages des spins en ARM par temps de vol. (Ils ne sont pas utilisés en ARM par contraste de phase, puisque dans cette dernière le contraste est généré par la variation de phase des spins liée à leur vitesse).
[B2,B3]
Édit. 2018