Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

2921 résultats 

répertoire n.m.

repertoire

Ensemble des spécificités des récepteurs des lymphocytes B ou T d'un animal ou d'un individu.
Le nombre potentiel de récepteurs différents excède très largement le nombre de clones T et B d’un organisme à un instant donné. Le répertoire réel est modulé, restreint par les mécanismes de sélection intervenant au cours de la différenciation des lymphocytes T et B : délétion clonale d’une partie des lymphocytes B autoréactifs, mécanismes de sélection positive et négative lors de la sélection intrathymique des cellules T. On observe dans certaines situations pathologiques des erreurs du répertoire avec l’utilisation préférentielle d’un nombre limité de récepteurs (expansion oligoclonale), correspondant probablement à une stimulation des BCR par un épitope particulier ou des TCR par un superantigène (expansion d’une famille Vbêta) ou par un peptide.

→ lymphocytes B, lymphocytes T, délétion clonale, BCR, TCR

réplicon n.m.

replicon

Séquence d’acide nucléique qui se réplique à partir d’une même origine de réplication.
Le génome d’une bactérie ou d’un virus ne comporte qu’un seul réplicon. Chez les cellules eucaryotes, chaque chromosome en comprend plusieurs.

réponse adaptative l.f.

adaptive response

Chez certaines Bactéries, système de réparation de l'ADN dans lequel l'exposition des cellules à une faible concentration de mutagène alcoylant augmente leur résistance à une dose toxique de ce mutagène.
L'apparition de la résistance dépend de l'induction d'un système enzymatique de réparation des bases méthylées par le mutagène.

réponse immunitaire à médiation humorale l.f.

humor mediated immune response

Réponse immunitaire des lymphocytes B impliquant la sécrétion d'anticorps.
On distingue la réaction primaire, consistant en la fixation de l'antigène et de l'anticorps, et les réactions secondaires dont la précipitation, l'agglutination cellulaire, la fixation du complément, la phagocytose par les macrophages, la lyse par les cellules tueuses, etc. Ces réactions sont directement à l'origine de la destruction ou de la mise à l'écart de l'antigène concerné.

repopulation n.f.

repopulation

Multiplication des cellules survivantes d'une tumeur ou d'un tissu sain qui compense la déplétion cellulaire produite par une irradiation.
La repopulation pendant le cours d'une irradiation fractionnée réduit son effet. Sa conséquence thérapeutique dépend de son importance relative entre la tumeur et les tissus sains concernés.

→ lésion sublétale (d'une cellule)

reprogrammation épigénétique l.f.

reprogramming

Ensemble des processus permettant l’effacement des marques épigénétiques comme la méthylation de l’ADN.
Elle assure la totipotence de certaines cellules embryonnaires.

→ épigénétique

[Q1]

Édit. 2019

réseau (théorie du) l.f.

network theory

Ensemble de molécules qui interagissent entre elles (ex : cytokines et récepteurs).
La théorie du réseau idiotypique suggère que les cellules T et B interagissent entre elles par la reconnaissance d'idiotypes sur leur récepteur d'antigène.

N. K. Jerne, immunologiste danois, prix Nobel de médecine en 1984 (1974)

résistance vasculaire périphérique l.f.

peripheral resistance

Résistance à l'écoulement du sang le long des vaisseaux, exprimée par le rapport de la différence de pression (mmHg) entre l'origine et le point considéré du système vasculaire, et le débit cardiaque (mL/s).
Elle concrétise l’opposition à l’écoulement du sang dans les vaisseaux sanguins.
Le débit dans un vaisseau est déterminé par trois facteurs : la différence de pression du sang entre ses deux extrémités, la force de propulsion du sang, et l'opposition à son écoulement.
Elle peut être calculée à partir d'une formule dérivée de la loi d'Ohm :
R = (Pi – Pf)/ Q ou Pi est la pression moyenne initiale du vaisseau, Q le débit, Pf la pression moyenne finale dans le vaisseau.
Dans la circulation systémique, la résistance à l’écoulement du sang est pour ses deux tiers environ le fait des artérioles dont le diamètre peut varier dans un rapport de 1 à 4 selon la loi de Poiseuille :
R = 8 η l / π r4 (η est la viscosité du sang, l la longueur et r le rayon du vaisseau).
Ce phénomène de variation du diamètre des vaisseaux appelé vasomotricité est un facteur majeur de régulation de la pression artérielle systémique et localement des débits régionaux. De plus, les résistances systémiques favorisent la transformation du débit pulsatile artériel en débit continu capillaire et veineux nécessaire aux échanges entre les cellules et le compartiment vasculaire.

→ Poiseuille (loi), Ohm (loi d')

résolution n. f.

resolution

1) Dans un sens général, aptitude d'un système de détection à séparer des valeurs voisines.
2) En physique médicale, on distingue plusieurs types de résolution.
- Résolution spatiale : aptitude d'un système d'imagerie à restituer les petits détails. Elle correspond à la plus petite distance qui sépare deux points distinguables sur l'image. Les critères utilisés pour l'apprécier sont la largeur à mi-hauteur de la fonction de dispersion ponctuelle et la fonction transfert de modulation. En imagerie numérisée, elle est en pratique directement liée à la taille du pixel. En échographie, la résolution spatiale dépend des caractéristiques physiques de la sonde et de la focalisation du faisceau ultrasonore.
- Résolution en densité : aptitude d'un système de mesures à différencier la densité d'un voxel par rapport à celle de ses voisins sur une image numérisée. Habituellement, elle s'apprécie sur une échelle de gris.
- Résolution temporelle : aptitude d'une chaîne de mesure à compter séparément des informations se succédant rapidement. Celle-ci est liée à la notion de saturation qui peut se définir par le temps mort, délai nécessaire pour que le dispositif récupère ses caractéristiques après une première détection. Son insuffisance joue un rôle important dans la limitation de sensibilité de dispositifs comme les caméras et compteurs à scintillations, les chambres d'ionisations et les compteurs Geiger.
- Résolution spectrométrique : aptitude d'un détecteur à enregistrer séparément des rayonnements d'énergie voisine. On l'apprécie par le rapport à mi-hauteur d'un pic spectrométrique sur la valeur de l'énergie correspondant à son sommet. Sur les caméras à scintillations, l'élimination du rayonnement diffusé repose sur la séparation spectrométrique des interactions par effets Compton et photoélectrique.
3) En biologie, à la phase terminale d'une inflammation exsudative, réparation complète par une digestion enzymatique de l'exsudat et sa résorption par les macrophages.
La restitution de l'architecture antérieure est possible par la non-atteinte des cellules fixes du tissu impliqué.
4) En ophtalmologie, capacité d'une information à représenter deux éléments d'une autre information.
Dans le cas d'une image, la résolution s'exprime en points par unité de mesure par millimètre (ppm) et par centimètre (ppc). Dans les pays anglosaxons, elle s'exprime en points par pouce. Le terme est souvent utilisé comme synonyme de définition pour les images ou les écrans. En fait, la relation entre résolution et définition est donnée par la formule : définition = résolution x dimension.
5) En neurologie, diminution ou disparition du tonus et des contractions musculaires : résolution musculaire.

[B2,B3,C2,P2,H1]

Édit. 2018

RET gene sigle angl. pour ret proto-oncogene

Gène situé sur le locus chromosomique 10q11.2 codant pour une protéine impliquée dans les signaux cellulaires, essentielle pour le développement des cellules nerveuses incluant celles de l’intestin et celles du système nerveux autonome.
Elle est également nécessaire pour le développement rénal et la spermatogenèse.
Des mutations de ce gène entraînent la maladie d’Hirschsprung, la néoplasie endocrinienne multiple, le cancer pulmonaire, le paragangliome non syndromique
Syn. CDHR16, HSCR1, hydroxyaryl-protein kinase, MEN2A, MEN2B, MTC1, PTC, rearranged during transfection, RET-ELE1, ret proto-oncogene (multiple endocrine neoplasia and medullary thyroid carcinoma 1, Hirschsprung disease), RET/PTC, RET51, ET_HUMAN

→ Hirschsprung (maladie de), néoplasie endocrinienne multiple, cancer pulmonaire, paragangliome

réticulosarcome n.m. ]

reticulosarcoma

Dénomination obsolète de la prolifération maligne du tissu réticulo-histiocytaire pouvant intéresser la rate, le foie, les nœuds lymphatiques et la moelle osseuse (sarcome d’Ewing).
On distingue des formes différenciées dont les cellules sont distinctes les unes des autres et des formes indifférenciées ou syncitiales dont les limites cellulaires sont imprécises.

→ sarcome d'Ewing

[F2,I1]

réticulose maligne l.f. (obs.)

malignant reticulosis

Appellation autrefois proposée pour désigner les variétés d'hématodermies dont on pensait qu'elles correspondaient à des proliférations malignes de cellules réticulaires à localisation purement ou essentiellement cutanée et ganglionnaire.
Actuellement remplacée par le terme lymphome.

→ lymphome

rétinène-1 n.m.

retinene-1

Pigment caroténoïde de couleur orangée, dérivé aldéhydique de la vitamine A1 ; il est présent dans la rétine des mammifères et d'autres espèces animales.
Cinq formes isomériques de rétinène ont été cristallisées, le rétinène tout-trans et son isomère 11-cis étant les plus importantes.
Ces formes se trouvent unies à une protéine spécifique (opsine) pour constituer les pigments des cellules photosensibles des cônes et des bâtonnets. L'alcool-déshydrogénase permet le passage réversible de l'isomère trans du rétinène à la vitamine A trans.

Syn. rétinal, b-rétinène

rétinol n.m.

retinol

Alcool polyisoprénique à noyau cyclique de β-ionone, dérivé des carotènes, possédant 20 carbones et 5 doubles liaisons, (cyclo-1-6-pentaméthyl-1,1,5,9,13-pentadéca-pentaène-5,7,9,11,13-ol-15), que l'on a identifié comme vitamine (vitamine A1) dans les graisses animales.
Il est relativement abondant dans les huiles de foie, surtout de certains animaux tels que l'ours, la morue, le flétan. Il se forme aussi dans l'organisme humain à partir des carotènes (provitamines A).
La forme normale du rétinol a toutes les doubles liaisons en configuration trans ; mais on trouve aussi les isomères 13-cis (dit néo-a) et 11-cis (néo-b), ainsi que les isorétinol-a et -b (9-cis et 9,13-cis). Le rétinol est indispensable à la différenciation des cellules épithéliales, au transport du mannose à travers les membranes, sous forme de rétinyl-phosphate-mannose, et à la formation et l'activité du pourpre rétinien. Le rétinène du pourpre rétinien dérive du rétinol par oxydation de la fonction alcool en aldéhyde : le rétinal.

Syn. désuet : axérophtol

→ rétinène

rétrocontrôle tubuloglomérulaire l.m

Variations de la contractilité de l’artériole afférente du glomérule en réponse à celles du débit de sodium et de chlore dans le tube distal au niveau de la macula densa entraînant ainsi des variations compensatoires de la filtration glomérulaire

La macula densa est un ensemble dense de cellules épithéliales à la jonction de la branche ascendante large de l’Anse de Henle et du tube contourné distal situé au contact du glomérule du même néphron. Elle fonctionne comme détecteur de la composition du liquide tubulaire. Il existe une relation inverse entre la charge tubulaire en sodium et le débit de filtration glomérulaire. Des variations de la charge entraînent des phénomènes compensatoires rapides autour du point d’équilibre. Le mécanisme proposé est la variation de la contractilité de l’artériole afférente du glomérule.

→ macula densa

Retroviridae

Retroviridae

Famille de virus à ARN, enveloppés, qui possède une enzyme de structure, la transcriptase inverse, pouvant retranscrire l’ARN de leur génome en ADN proviral qui s’intégrera dans le génome de la cellule-hôte.
On distingue plusieurs genres: les Lentivirus dont font partie les deux virus VIH1 et VIH2 responsables du syndrome d’immunodépression acquise, les Deltaretrovirus  (HTLV-1 et HTLV-2) responsables notamment de leucémies à cellules T et de paraparésies spastiques tropicales, les Spumavirus dont le rôle pathogène est discuté chez l’Homme.

→ Deltaretrovirus, Lentivirus,

réverseur (médicament) l.m.

reverse drugs

Médicament tel que le vérapamil, capable de restaurer la sensibilité de souches de Plasmodium falciparum résistantes à certains antipaludiques en particulier à la chloroquine, comme il module la multirésistance aux antimitotiques de cellules cancéreuses de mammifères.
En fait, ces produits n’ont jamais eu de réelles applications pratiques dans le traitement du paludisme, pour diverses raisons, notamment liées aux risques d’effets indésirables.

Syn. médicaments anti-PfMFDR

rhabdomyolyse n.f.

rhabdomyolysis

Syndrome de destruction des fibres musculaires striées, caractérisé par la libération dans le sang des composants des cellules musculaires, notamment de la myoglobine, de potassium et d'enzymes (créatine-phosphokinase, etc.).
Le diagnostic infraclinique se porte dès que la concentration des créatines phosphokinases plasmatiques (CPK)  est supérieure à 500 UI/L (la normale est inférieure à 100 UI).
Toute rhabdomyolyse peut se compliquer d'insuffisance rénale aigüe par cristallisation de myoglobine dans les tubules rénaux, si l'urine est acide.
Les signes musculaires (crampes, myalgies, faiblesse musculaire, tuméfaction et induration des parties molles) et urinaires (urines foncées, couleur «huile de vidange») sont significatifs. Une élévation des CPK (5 à 10 fois la valeur normale) et une myoglobinurie complètent le tableau.
Les causes sont multiples, le syndrome d'écrasement et les brûlures électriques sont les mieux établies, certaines sont rares ou ne sont pas encore connues Le tableau ci-dessous résume les principales causes de rhabdomyolyse.
 

Étym. gr. rhabdôtos : strié ; mus : muscle ; lusis : dissolution : «dissolution du muscle strié»

→ hyperthermie maligne, myoglobinurie, revascularisation (syndrome de), crush syndrome, écrasement (syndrome de), CPK, Haff (maladie du)

rhabdomyosarcome embryonnaire l.m.

embryonal rhabdomyosarcoma

Rhabdomyosarcome qui se développe chez l'enfant entre 3 et 12 ans et l'adolescent, au niveau de la tête et du cou, mais aussi du rétropéritoine, des canaux biliaires et du tractus urogénital.
Cette tumeur hautement maligne, aux limites imprécises, de couleur blanc rosé, parfois faite de masses polypoïdes évoquant des grappes de raisin, principalement au niveau du vagin (sarcome botryoïde), répond histologiquement à des zones abondantes de proliférations de cellules rondes et fusiformes, éosinophiles, groupées autour de vaisseaux sanguins, alternant avec des territoires tumoraux peu cellulaires, faits de nappes de substance mucoïde.

→ sarcome botryoïde

rhabdomyosarcome polymorphe l.m.

polymorphic rhabdomyosarcoma

Rhabdomyosarcome le moins fréquent, localisé le plus souvent au niveau d'un membre, surtout la cuisse, chez l'adulte, à l'intérieur d'un fascia musculoaponévrotique dont il épous la forme.
De croissance rapide, il peut ulcérer la peau. Il est fait histologiquement d'une prolifération cellulaire polymorphe comportant des cellules géantes et dans laquelle on peut reconnaître des caractères de différenciation musculaire striée, sous forme de striations transversales.

rhinosclérome n.m.

Lésion endémique en Amérique du Sud, en Afrique du Nord et centrale, en Asie, caractérisée par une rhinite croûteuse puis hypertrophique avec bourgeonnement nodulaire envahissant lentement le massif facial.
Le diagnostic repose sur l'identification de la bactérie et sur l'examen histologique qui montre les grandes cellules spumeuses de Mikulicz bourrées de bacilles de Frisch (Klebsiella rhinoscleromatis).  Le traitement associe une antibiothérapie par cyclines ou streptomycine à la chirurgie.

F. von Hebra, dermatologiste autrichien (1870); J. Mikulicz, chirurgien autrichien (1877)

Étym. gr. rhis : nez ; sclêros : dur

→ Frisch (bacille de), Mikulicz (cellule de)

[P1, D1]

Édit. 2019

rhodopsine n.f.

rhodopsin

Pigment visuel des cellules à bâtonnets de la rétine, constitué d'un pigment dérivé de la vitamine A (le 11-cisrétinal) et d'une opsine en trois parties (protéique, phospholipidique et oligosaccharidique).
Ce photopigment est intégré dans la membrane des disques. Il décrit des mouvements de rotation et de translation, et s'active sous l'action des photons. L'absorption d'un seul photon par le 11-cisrétinal active la rhodopsine en transformant le 11-cis rétinal en 11-transrétinal (qui se sépare ultérieurement de la rhodopsine). La rhodopsine activée, active à son tour la transducine en sous-unité GtaGTP, ce qui constitue la première étape métabolique de la transduction visuelle. La rhodopsine est responsable de la vision en lumière atténuée et son maximum d'absorption est à 495nm. Le gène a été isolé en 1984 et localisé en 3q21-q24. Plus de soixante-dix mutations ont été découvertes sur ce gène et sont responsables de plusieurs formes de rétinites pigmentaires : quatre autosomiques dominantes, une rétinite pigmentaire autosomique récessive et deux formes d’héméralopie congénitale stationnaire (MIM 180380).

G. Wald, biochimiste amércain, prix Nobel de médecine en 1967 (1950);  J. Nathans et D. S. Hogness, biologistes moléculaires américains (1984)

Syn. pourpre rétinien, rétinite pigmentaire 4, héméralopie congénitale stationnaire

→ transduction visuelle, rétinite pigmentaire liée à la rhodopsine

[P2]

Édit. 2020

ribosome n.m.

ribosome

Petite particule cytoplasmique, dense aux électrons, de 100 à 400 Å, isolée ou groupée en amas ou polyribosomes, constituée d'acide ribonucléique et de diverses protéines.
Lorsqu'une zone du cytoplasme est riche en ribosomes, elle est fortement colorée en microscopie optique par les colorants basiques et répond à des sites très anciennement décrits : ergastoplasme des cellules glandulaires, corps de Nissl des neurones. Les ribosomes et les polyribosomes peuvent être libres dans le cytoplasme ou attachés aux membranes du réticulum endoplasmique : réticulum endoplasmique granuleux. Les ribosomes sont le siège de la synthèse des protéines. Ils servent à décoder et à transmettre le message porté par l'ARNm. En effet ce dernier se présente comme un filament, qui maintient ensemble les grains de ribosome sous forme d'un polyribosome, et code, par son message, la séquence de la synthèse protéique.

F. Nissl, neuropathologiste allemand (1894)

Syn. grain de Palade

→ ARN, Palade (grain de)

Richart (classification de) l.f.

Richart's classification

Classification des frottis du col utérin pratiqués pour le dépistage des cancers.
Les cellules dysplasiques sont considérées comme une néoplasie intracervicale (NIC) pour laquelle le terme anglais de cervical intrepithelial neoplasia (CIN) a longtemps prévalu. Selon la gravité des lésions, on les classe en CIN I, II ou III. Le CIN III équivaut à la dysplasie sévère de la classification de l'OMS, à la lésion de haut grade de la classification de Bethesda, ou au cancer in situ.

R. M. Richart, anatomopathologiste américain (1967) ; H. Shingleton, gynécologue américain et R. M. Richart, anatomopathologiste américain (1968)

Richter (syndrome de) l.m.

Transformation histologique d’une leucémie lymphoïde chronique ou d’un lymphome lymphocytique en un lymphome à grandes cellules B (ou en une maladie de Hodgkin).
Les techniques modernes d’analyse génétique moléculaire montrent que la transformation peut dériver du clone initial ou constituer un second lymphome indépendant de la leucémie lymphoïde chronique/lymphome lymphocytique.

M. N. Richter, anatomopathologiste américain (1928)

| page précédente | /117 | page suivante