acide glyoxylique l.m.
glyoxylic acid
Acide aldéhyde à deux atomes de carbone, présent dans les fruits non mûrs et les feuilles vertes, figurant parmi les métabolites de certaines voies de dégradations et de synthèses dans les cellules animales et végétales.
Chez l'Homme il se forme par la désamination oxydative de la glycine et son oxydation conduit à l'acide formique et, en moindre quantité, à l'acide oxalique. Il se combine avec l'acide alpha-cétoglutarique pour former de l'acide alpha-hydroxy-bêta-cétoadipique, réaction catalysée par une carboligase ; l'absence congénitale de cette carboligase est cause d'une oxalurie (oxalurie de type I). L'élimination urinaire de glyoxylate est normalement d'environ 1,6 mg par 24 h ; elle est fortement augmentée dans les cas d'oxalurie de type I. Chez les végétaux et certains micro-organismes, il peut provenir de la scission de l'acide isocitrique en acides succinique et glyoxylique ; il se combine à l'acide acétique de l'acétylcoenzyme A pour former de l'acide malique ; les enzymes de cette voie métabolique, dans laquelle deux acétyles donnent naissance à un acide succinique, permettant ainsi la Synthèse de glucides à partir des acides gras, sont localisés dans des particules intracellulaires appelées glyoxysomes.
Syn. glyoxylate
[C1]
Édit. 2017
acide hexuronique l.m.
Syn. acide ascorbique
[C1]
Édit. 2017
acide hydroperoxy-eicosatétraénoïque (HPETE) l.m.
hydroperoxy-eicosatetraenoic acid
Peroxyde formé à partir de l'acide arachidonique sous l'action d'une lipoxygénase.
Selon les tissus, on trouve trois types de lipoxygénases qui conduisent respectivement à trois types d'acides 5-, 12- ou 15-hydroperoxyeicosatétraénoïques (5-, 12- ou 15-HPETE). Le 5-HPETE est le précurseur des leucotriènes dans les leucocytes et dans certaines cellules pulmonaires.
[C1,C3,F1]
Édit. 2017
acide hydroperoxytétraénoïque l.m.
hydroperoxytetraenoic acid
Molécules dérivées de l’acide arachidonique par action d’enzymes appelées lipo-oxygénases.
Le plus important physiologiquement est l’acide 5- hydroperoxytétraénoïque (5-HPETE), précurseur des leucotriènes formé par action de l’enzyme 5-lipo-oxygénase
Sigle HPETE
→ acide arachidonique, leucotriène
[C1]
Édit. 2017
acide hydroxyallocholanique l.m.
hydroxyallocholanic acid
Acide biliaire dérivé de l'allocholane (5 alpha) monohydroxylé en 3.
Les deux isomères 3alpha et 3bêta ont été trouvés dans la bile de l'Homme et d'autres mammifères.
[C1,L1]
Édit. 2017
acide 5-hydroxy-indole-acétique l.m.
5-hydroxy-indole-acetic acid
Acide provenant de la dégradation de la sérotonine.
Une augmentation de l’élimination de l’acide 5-hydroxy-indole-acétique est observée dans certaines tumeurs carcinoïdes du tube digestif ou du poumon.
Syn. 5-hydroxy-indole-acétate
Sigle 5-HIA (français) ou 5-HIAA (anglais)
→ sérotonine, tumeur carcinoïde intestinale
[C1,C3,F5]
Édit. 2017
acide inositol-hexa-phosphorique l. m.
inositol-hexa-phosphorique (acid)
Étym. gr. is, inos : muscle ; itol : suffixe des polyalcools dérivés des oses
Sigle IHP
[C1]
Édit. 2017
acide ioxaglique l.m.
ioxaglic acid
Composé formé par deux molécules d'un dérivé isophtalique tri-iodé et aminé, réunies par une molécule de glycine.
→ produit de contraste hexa-iodé
[C1]
Édit. 2017
acide nalidixique l.m.
nalidixic acid
Agent antibactérien de synthèse, dérivé de la naphtiridine, de la famille des quinolones (quinolone de 1ère génération).
Bactéricide, il est habituellement actif sur les entérobactéries : Escherichia coli, Proteus vulgaris, Klebsiella. Prescrit par voie orale, ses indications sont limitées au traitement des infections urinaires non parenchymateuses à germes sensibles.
[C1, D1, G5]
Édit. 2020
acide oxalique l.m.
oxalic acid
Diacide à deux carbones, COOH-COOH qui forme, avec les sels de calcium, un oxalate de calcium très peu soluble.
Il peut ainsi être utilisé in vitro pour empêcher la coagulation du sang.
On lui attribue un effet inhibiteur sur l'absorption intestinale du calcium. Ingéré, il a une action toxique se traduisant par des gastroentérites avec douleurs, vomissements et diarrhée. Il se trouve dans l'oseille, la rhubarbe, les épinards, l'iris, les oxalis. Les cristaux d'oxalate de calcium participent à la formation des calculs urinaires. L'acide oxalique se forme in vivo au cours du catabolisme de plusieurs composés organiques : l'acide ascorbique, par ex., et surtout la glycine. Il est responsable de lithiase et d’oxalose osseuse se caractérisant par une ostéo-condensation diffuse.
Étym. gr. oxalis : oseille
Syn. acide éthanedioïque
[C1,F1,F4,G4,I1,L1,M2,M3]
Édit. 2017
acide oxaloacétique l.m.
oxalacetic acid
Diacide cétonique à 4 carbones, COOH-CH2-CO-COOH, composé intermédiaire du métabolisme des tissus animaux et végétaux.
Il est formé par oxydation de l'acide malique par la malicodéshydrogénase ou par transamination de l'acide aspartique. Ces deux principales origines expliquent ses deux rôles biologiques essentiels.
- 1) Participant au cycle tricarboxylique, il y joue un rôle biocatalytique : il est nécessaire au catabolisme de l'acétyl-CoA, se condense avec lui et, à la suite d'une série de réactions au cours desquelles les deux atomes de carbones de l'acétyl-CoA sont oxydés, l'acide oxaloacétique est régénéré (cycle de Krebs).
- 2) Il représente un trait d'union entre le métabolisme glucidique et le métabolisme protidique : a) il est facilement transaminable, pour conduire à l'acide aspartique ; b) il est aussi un matériau de départ de la glycogénèse, grâce à sa transformation en acide phosphoénolpyruvique en présence d'inosine-triphosphate.
Étym. gr. oxalis : oseille
[C1,R1]
Édit. 2017
acide oxalosuccinique l.m.
oxalosuccinic acid
Acide cétonique tricarboxylique, intermédiaire formé au cours du cycle de Krebs et provenant de l'oxydation de l'acide isocitrique, qui se décarboxyle en acide alpha-cétoglutarique.
Ces deux réactions sont simultanées et l'acide oxalosuccinique n'est obtenu qu'en inhibant la décarboxylation.
Étym. gr. oxalis : oseille
[C1]
Édit. 2017
acide oxalurique l.m.
oxaluric acid
Dérivé de l'urée, normalement présent en faibles quantités dans l'urine humaine.
Étym. gr. oxalis : oseille ; ouron : urine
Syn. acide carbamoyloxamique
[C1,M3]
Édit. 2017
acide oxolinique l.m.
oxolinic acid
Quinolone de première génération dont les propriétés et les indications sont identiques à celles de l’acide nalidixique.
[C1,G5]
Édit. 2017
acide phénylpyruvique l.m.
phenylpyruvic acid
Métabolite de la phénylalanine qu'on trouve dans les urines de certains malades mentaux atteints de phénylcétonurie.
Il provient de la transamination de la phénylalanine, mais cette réaction ne devient quantitativement importante que lorque la phénylalanine ne peut, par suite d'un déficit enzymatique en phénylalanine-hydroxylase, se transformer en tyrosine : l'acide phénylpyruvique est alors éliminé dans les urines, où il peut être mis en évidence par la coloration verte qu'il donne avec le chlorure ferrique (test de Guthrie).
Syn. acide alpha-hydroxycinnamique, acide benzylglycoxylique
→ phénylcétonurie, test de Guthrie
[C1, H3, M1, N3]
Édit. 2020
acide p-hydroxyphénylpyruvique l.m.
p-hydroxyphenylpyruvic acid
Acide alpha-cétonique phénolique métabolite de la dégradation de la tyrosine, formé par l'action de la tyrosine-transaminase sur cet acide aminé.
On peut trouver cet acide dans les urines en cas de carence en vitamine C.
[C1,R2]
Édit. 2017
acide phytique l.m.
phytic acid.
Dérivé de l'inositol dans lequel les 6 fonctions alcool sont phosphorylées.
L’acide phytique est présent dans les céréales, les légumineuses et les oléagineuses, plus spécialement dans l'enveloppe des graines, où on le trouve sous forme d'un sel complexe de calcium et de magnésium, la phytine. Il exerce un effet inhibiteur sur l'absorption du calcium, mais aussi sur celle du magnésium et de certains cations (fer, cuivre, zinc, cobalt…) en formant des phytates insolubles.
Étym. gr. phuton : plante
Syn. acide inositol-hexaphosphorique
[C1,R2]
Édit. 2017
acide prostanoïque l.m.
Acide gras à 20 atomes de carbone dans lequel existe un cycle pentanique entre les 8ème et le 12ème
atomes de carbone.
Ces deux carbones asymétriques ont, dans les dérivés naturels, la configuration plaçant la chaîne carbonée en arrière du plan du cycle en 8 et en avant en 12.
Cet acide constitue le squelette des prostaglandines.
[C1,M4,O4]
Édit. 2017
acide ptéroylhexaglutamylglutamique l.m.
pteroylhexaglutamylglutamic acid
Composé formé par la combinaison de l'acide ptéroylglutamique avec six autres molécules d'acide glutamique, toutes unies par leur fonction amine à la fonction gamma-carboxylique de l'acide glutamique précédent.
C'est un dérivé appartenant au groupe vitaminique de l'acide folique ; il est transformé en acide folique dans les tissus animaux par un enzyme improprement appelé acide-folique-conjugase ou Bc-conjugase, en fait, une « déconjugase ». Ce composé a été aussi appelé « vitamine Bc conjuguée ».
[C1]
Édit. 2017
acide pyroglutamique l.m.
pyroglutamic acid
Composé formé par cyclisation de l'acide glutamique, la fonction gamma-carboxylique s'étant liée à la fonction amine.
Un tel composé peut se trouver formé naturellement à l'extrémité NH2-terminale d'une chaîne polypeptidique qui commence par un acide glutamique.
Syn. acide pyrrolidone-carboxylique
[C1]
Édit. 2017
acide pyrrolidone-carboxylique l.m.
pyrrolidonecarboxylic acid
Syn. acide pyroglutamique
[C1]
Édit. 2017
acide salicylique l.m.
salicylic acid
Acide aromatique dont des dérivés sont présents dans de nombreuses plantes et sont utilisés en thérapeutique antiinflammatoire et antipyrétique.
Il peut être employé comme conservateur alimentaire et antiseptique, utilisé en dermatologie dans le traitement des verrues.
Il est le précurseur de l'acide acétylsalicylique.
Étym. lat. salix : saule, d’où il peut être extrait
Syn. acide 2-hydroxybenzoïque
→ acétylsalicylique (acide), aspirine, verrue vulgaire
[C1, G5, J1, R2]
Édit. 2020
acide salicylique topique l.m.
topical salicylic acid
Acide antiseptique, bactéricide, utilisé en dermatologie pour son action kératolytique et dont l'application topique est suivie d'une absorption percutanée non négligeable.
Son action dépend de la concentration utilisée : à faible concentration (<0,3%), il est antiseptique, acidifiant, astringent, antiprurigineux ; de 1 à 2%, il a un effet kératoplastique ; de 2 à 10%, il est kératolytique par dissolution du ciment intercellulaire et effet desquamatif ; au dessus de 10%, il a un pouvoir nécrosant. Ses effets secondaires sont également dépendants de la concentration utilisée : phénomènes d'irritation cutanée réversibles à l'arrêt du traitement, intoxication salicylée, rare mais grave, par passage systémique important, avec acidose métabolique, encéphalopathie, hypoglycémie.
Syn. acide O-hydroxybenzoïque
[C1,G5,J1]
Édit. 2017
acides de fruits l.m.p.
acids of fruits
Acides faibles organiques caractérisés par une fonction hydroxyle en position alpha de la fonction carboxyle.
Si, à l'origine, il s'agissait d'extraits de fruits, dont les principaux sont l'acide glycolique (provenant de la canne à sucre), l'acide lactique (du petit lait), l'acide tartrique (du raisin), l'acide mandélique (de l'amande), l'acide citrique (des agrumes) et l'acide malique (de la pomme), il existe actuellement des produits de synthèse qui seraient cependant moins efficaces que les produits naturels. Hydratants, plastifiants, ils ont une action épidermique essentielle et des effets dermiques avec stimulation des fibroblastes et du tissu élastique. Indiqués dans les troubles de la kératinisation, en particulier acné, xérose, ichtyose, pili incarnati, les troubles pigmentaires (mélasma) et le vieillissement cutané, ils s'utilisent à faible concentration en crème, lotion ou gel ou à forte concentration pour des peelings.
Syn. acide alpha -hydroxy-acétique, AHA
[C1,G5,J1]
Édit. 2017
acide succinique l.m.
succinic acid
Acide butanedioïque, COOH-CH2-CH2-COOH, diacide isolé du succin (ambre jaune) et des tissus végétaux et animaux, peu soluble dans l'eau.
C'est un des éléments du cycle tricarboxylique de Krebs, dans lequel il se forme à partir du succinyl-coenzyme A, et, chez les microorganismes, du cycle glyoxylique, dans lequel il se forme à partir de l'acide isocitrique.
Il est oxydé en acide fumarique sous l'influence de la succinate-déshydrogénase. On l'utilise dans la préparation des laques, des colorants et des esters. Il a des propriétés laxatives.
H. A. Krebs, Sir, biochimiste britannique d’origine allemande, membre de l’Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1953 (1937 et 1940)
Étym. sel volatil de succin
Syn. acide éthanedicarboxylique
[C1, C2, D1, L1]
Édit. 2020