Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1492 résultats 

sidération végétative l.f.

neurovegetative sideration, autonomic nervous system sideration

Suppression brutale, parfois transitoire, et plus ou moins complète, des fonctions assurées par le système nerveux autonome.
Si les systèmes sympathique et parasympathique sont atteints, les signes cliniques cardiovasculaires prédominants sont habituellement sympathiques.
Les causes sont soit traumatiques (lésion de la moelle cervicale, atteinte du système nerveux central, surtout s'il existe une hypertension intracrânienne aigüe), soit des maladies infectieuses graves (purpura fulminans, paludisme grave).

paludisme grave, œdème cérébral, traumatisme de la moelle épinière

simulateur solaire l.m.

solar simulator

Appareil délivrant un rayonnement électromagnétique proche de celui du soleil, utilisé pour l'exploration des photodermatoses.
Parmi les différents simulateurs solaires, le plus utilisé est constitué d'une lampe haute pression à vapeur de xénon et à enveloppe de quartz, de forte puissance, délivrant un rayonnement continu de 240 à 1100 nm, avec une répartition dans les radiations UV visibles et infrarouges équivalente à celle du soleil. Pour être semblable au spectre solaire, ce système est complété par un système optique permettant d'obtenir un faisceau lumineux parallèle et par des filtres (filtre WG 305 arrêtant les UVC, filtre à eau absorbant l'excès d'infrarouge).

squalène-oxydocyclase n.f.

squalene oxidocyclase

Système enzymatique qui transforme par oxydation le squalène en lanostérol.
Ce système a été dissocié en squalène-oxydase et en une cyclase de l'époxysqualène.

stéroïde-hydroxylase n.f.

steroid hydroxylase

Selon la spécificité d'action de ces enzymes sur le noyau stérolique, on distingue : la 11-hydroxylase et la 18-hydroxylase localisées dans les mitochondries, les 17- et 21-hydroxylases localisées dans les microsomes, etc. Le système d'hydroxylation le mieux connu est celui de la 11-hydroxylase ; outre le NADPH, ce système comprend notamment une flavoprotéine spécifique, une protéine renfermant du fer non héminique (l'adrénodoxine) et un cytochrome P450.

NADPH

stéroïde-hydroxylase n.f.

steroid hydroxylase

Selon la spécificité d'action de ces enzymes sur le noyau stérolique, on distingue : la 11-hydroxylase et la 18-hydroxylase localisées dans les mitochondries, les 17- et 21-hydroxylases localisées dans les microsomes, etc. Le système d'hydroxylation le mieux connu est celui de la 11α-hydroxylase ; outre le NADPH, ce système comprend notamment une flavoprotéine spécifique, une protéine renfermant du fer non héminique (l'adrénodoxine) et un cytochrome P450.

NADPH

stimulation n.f.

stimulation

En ophtalmologie, ensemble des agents physiques susceptibles de provoquer une réponse du système visuel.
Il est évident que les principales stimulations du système visuel seront constituées de lumière, dans les limites des longueurs d'ondes perceptibles par l'œil humain (environ 400 - 700 nm.). Toutefois, il ne faut pas négliger certaines stimulations mécaniques (augmentation transitoire de pression dans l'œil) ou électriques (électrodes placées à la surface du cortex) qui peuvent générer des phosphènes.
Si on se limite aux stimulations lumineuses, on peut distinguer deux grandes classes : celles entraînant une réponse subjective du sujet (p. ex. présentation de mires ou d'optotypes que le sujet doit nommer, égalisations à réaliser entre plages voisines), et celles provoquant une réponse objective (p. ex. enregistrement de potentiels électrophysiologiques à la suite de la présentation d'éclairs lumineux ou de damiers dont la configuration se modifie dans le temps).

phosphènes, réfractométrie, campimétrie, optotypes, électrophysiologie rétinienne

succinoxydase n.f.

succinoxidase

Système enzymatique catalysant l'oxydation par l'oxygène du succinate en fumarate.
Ce système mitochondrial comporte la succinate-ubiquinone-réductase, l'ubiquinone-cytochrome c-réductase et la cytochrome-oxydase.

Sugiura (procédé de) l.m.

Sugiura’s process

Intervention chirurgicale visant à prévenir la rupture des varices oesogastriques dues à l'hypertension portale sans compromettre la perfusion du foie par le sang portal.
Elle consiste à interrompre toutes les voies de dérivation entre le système porte et le système cave supérieur passant par la partie supérieure de l'estomac et l'œsophage. Elle inclut une section transversale et une réanastomose œsophagienne abdominale, une ligature de tous les vaisseaux paraœsophagiens inférieurs jusqu'au niveau des veines pulmonaires, une splénectomie, une vagotomie et une pyloroplastie. Une voie d'abord double, thoracique et abdominale, est nécessaire.

M. Sugiura, chirurgien japonais (1973)

syphilis acquise l.f.

acquired syphilis

Syphilis qui évolue en 4 phases : la phase initiale ou primaire, avec, sur le site d’inoculation, apparition d’un chancre syphilitique et d’une adénopathie satellite ; la phase secondaire, quelques mois plus tard, succédant à une spirochétémie et à une généralisation de la maladie, avec apparition de lésions cutanéomuqueuses (roséole, plaques muqueuses, syphilides) et de micropolyadénopathies ; la phase de latence qui leur succède et qui peut durer des années ; enfin, la phase tertiaire qui s'exprime par des lésions destructives : gommes atteignant n’importe quel organe ou lésions du système cardio-artériel (anévrisme syphilitique) ou du système nerveux (neurosyphilis).
L’agent causal est difficile à mettre en évidence. Les antigènes du spirochète induisent une réaction immunitaire humorale avec deux types d’anticorps, les réagines non spécifiques et les anticorps spécifiques : test de Bordet-Wassermann. Certains malades bénéficient d'une régression spontanée avec négativation des tests sérologiques.

J. Bordet, immunologiste et microbiologiste belge, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de Médecine en 1919 (1870-1961) A. von Wassermann, immunologiste et bactériologue allemand (1906)

neurosyphilis

système APUD l.m. sigle angl. pour Amine Precursor Uptake and Decarboxylation

APUD system

Système cellulaire endocrinien défini par Pearse en 1966 sur des critères histochimiques (pouvoir de capter et de stocker des amines et leurs précurseurs), puis sur des critères supplémentaires ultrastructuraux et fonctionnels (sécrétion d'hormones, d'amines ou de polypeptides) et enfin embryologiques (crête neurale).
Ensemble qui groupeles cellules endocrines de l’appareil digestif, des ilots de Langerhans, de la médullosurrénale, des parathyroïdes, les cellules C de la thyroïde et certaines cellules de l’antéhypophyse.
Les cellules qui le constituent sont présentes dans des glandes endocrines compactes et en dehors d'elles (système endocrinien diffus). Les tumeurs à cellules APUD sont appelées apudomes.

A. G. E. Pearse, histochimiste britannique (1966 et 1969)

apudome, APUD (cellule)

système cardio-vasculaire l.m.

systema cardiovasculare
cardiovascular system
Système constitué par l’ensemble des organes qui assurent la circulation sanguine et lymphatique.
Il comprend le cœur, les vaisseaux chargés de la circulation du sang et de la lymphe et les nerfs du système autonome (sympathique et parasympathique) chargés de la régulation de son fonctionnement. Il appartient à l’appareil de la nutrition.

système clos l.m.

closed system

Système respiratoire dans lequel le mélange respiratoire n'est pas rejeté à l'extérieur.
En anesthésie, le gaz carbonique est éliminé en totalité à l'intérieur du système, en partie ou pas, selon le dispositif choisi.

Syn. système à réinspiration complète

système de Quimby l.m.

Quimby System

Système de dosimétrie dérivé, en le simplifiant, du système de Manchester.
Il concernait l'endocuriethérapie par aiguilles de radium et se trouve obsolète avec l'abandon de ce dernier.

Edith H. Quimby, docteur en sciences américaine (1953)

r Manchester system

système de soins l.m.

healthcare system

Dans un pays, ensemble des dispositions législatives et réglementaires destinées aux soins aux malades, ainsi que des administrations, personnels et équipements qui contribuent aux soins.
1) Un système de soins fonctionne à l’intérieur d’un système de santé.
2) Selon le degré de développement économique du pays, il peut s’adresser à une population plus ou moins large, viser certaines maladies ou l’ensemble des états morbides ; il fonctionne généralement en liaison avec une protection sociale plus ou moins élevée.

analyse d'un système de santé

système d'information hospitalier l.m.

hospital information system

Système de recueil de l’ensemble des informations administratives et médicales nécessaires à la gestion et au financement d’un hôpital.
Jusqu’ici les systèmes d’information hospitaliers ont surtout développé les informations administratives (admissions, durée de séjour, coefficient d’occupation, etc.). Le projet de médicalisation du système d’information tente de corriger ce manque.

système endocrinien diffus l.m.

dispersed neuroendocrine system

Ensemble de cellules dispersées tout au long du tractus gastro-intestinal, des voies biliaires et pancréatiques, des voies aériennes, etc., sécrétant des hormones peptidiques et aminées : gastrine, sécrétine, CCK (cholécystokinine), sérotonine, entéroglucagon, substance P, VIP (vasoactive intestinal peptide), bombésine, etc.
Ces cellules dites entérochromaffines comprennent les cellules argentaffines réduisant l'argent et des cellules argyrophiles absorbant l'argent. Certains des constituants de ce système se caractérisent aussi par la présence d'amines fluorogènes et d'aminoacide-décarboxylases, propriété partagée avec des cellules de glandes endocrines classiques comme les îlots de Langerhans du pancréas. Il a été proposé de réunir tous ces éléments sous le sigle APUD (amine precursor uptake and decarboxylation) qui n'est pas superposable au système endocrinien diffus.

Sigle SED

APUD (cellule), cholécystokinine, VIP

système microsomal d'oxydation de l'éthanol l.m.

microsomal ethanol oxidizing system (Sigle MEOS)

Système localisé dans les microsomes, constitué d'une NADPH-cytochrome c réductase, de phospholipides et d'un cytochrome P450 possédant une forte affinité pour l'éthanol (P450 2E1), et permettant son oxydation en acétaldéhyde.
Le Km du système pour l'éthanol est supérieur à celui de l'ADH (8-10 mmol vs 0,2-2 mmol) aussi son rôle est modeste en cas d'alcoolisation modérée. Il prend son importance en cas d'alcoolisation excessive surtout lorsqu'elle est chronique en raison de l'inductibilité du P450 2E1 par l'alcool. Un polymorphisme existe en région 5' du gène déterminant trois phénotypes : c1c1 (type A), c2c2 (typeB), c1c2 (type C) ; le type A est prédominant dans la population générale (plus de 90%).

NADPH

système national des données de santé (SNDS) l.m.

Créé par la loi de modernisation de notre système de santé, le SNDS regroupe les principales bases de données de santé publiques existantes en vue d’améliorer les connaissances sur la prise en charge médicale et l’élargissement du champ des recherches, des études et évaluations dans le domaine de la santé.
Le décret n° 2016-1871 du 26 décembre 2016 est entré en vigueur le 1er avril 2017. Il décrit les modalités de gouvernance et de fonctionnement du SNDS, fixe la liste des organismes, établissements et services bénéficiant d'accès permanents aux données en raison de leurs missions de service public ainsi que les procédures d’accès. Ce texte prévoit également des possibilités d'accès ponctuel.
L’accès aux données de santé collectées par les personnes publiques a pour objectif  de contribuer à :
- l’information sur la santé, l'offre de soins, la prise en charge médico-sociale et leur qualité ;
- la définition, la mise en œuvre et l'évaluation des politiques de santé et de protection sociale ;
- la connaissance des dépenses de santé, d'assurance maladie et médico-sociales ;
- l'information des professionnels, des hôpitaux ou médico-sociaux sur leurs activités ;
- la surveillance, la veille et la sécurité sanitaires ;
- la recherche, les études, l'évaluation et l'innovation dans les domaines de la santé et de la prise en charge médico-sociale.
Le SNDS rassemble et met à disposition les bases de données qui existaient, jusqu’alors, indépendamment :
- la base SNIIRAM (Système National d’Information Interrégimes de l’Assurance Maladie) contenant les données de l’assurance maladie;
- la base PMSI (programme de médicalisation des systèmes d'information) contenant  les données issues de l’activité des établissements de santé ;
- la base CepiDC, gérée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), contenant les données sur les causes de décès;
- les données liées au handicap issues des maisons départementales des personnes handicapées
- des données provenant les « complémentaires santé ».
Le SNDS ne contient aucune donnée directement identifiante concernant les personnes.
Les données contenues dans le SNDS (détaillées à l’article R. 1461-4 du Code de la santé publique) concernent :
 - les bénéficiaires de soins :
    - sexe, mois et année de naissance, rang de naissance et lieu de résidence ;
    - informations médico-administratives ;
    - maladies professionnelles ;
    - date, lieu, causes et circonstances du décès, situation familiale et profession à la date du décès.
- les organismes d’assurance maladie obligatoire et, le cas échéant, complémentaire :
    - identification des organismes ;
    - caractéristiques de la prise en charge de ces organismes.
- les prestations prises en charge par les organismes, associées à chaque bénéficiaire :
    - soins de « ville » : nature des actes, actes de pharmacie, dispositifs médicaux, 
    - séjours à l’hôpital ;
    - montant des actes ou prestations. ;
    - type de contrat souscrit avec la complémentaire santé.
- les professionnels de santé :
- les personnes en situation de handicap (informations médico-sociales liées au handicap et à sa prise en charge, décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées).
- les informations relatives aux arrêts de travail et aux prestations fournies
La loi interdit l’utilisation des données contenues dans ce fichier à des fins de promotion des produits de santé et à des fins d’exclusion de garanties des contrats d’assurance ou la modification des cotisations et des primes d’assurance.
La Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) est responsable du traitement et se charge de sa mise en œuvre.
L’INSERM  peut également, dans le cadre d’une convention conclue avec la CNAMTS, réaliser des extractions et mettre à disposition des données de santé dans le cadre de recherches, d’études ou d’évaluation de pratiques de soin.
Toute personne dispose d’un droit d’opposition si elle ne souhaite pas que les données qui la concernent fassent l’objet d’une utilisation à des fins de recherche à condition que cela n’empêche pas l’exercice des missions des services de l’Etat et de certains établissements publics, telles que le suivi d’une épidémie ou la surveillance sanitaire. Les droits d'accès, de rectification et d'opposition s'exercent localement auprès du directeur de la CNAMTS à laquelle la personne est rattachée. Lorsque les données du SNDS sont utilisées dans le cadre d’une recherche spécifique, une information individuelle peut être délivrée à la personne.

accès aux informations à caractère médical, système national d'information interrégimes de l'assurance maladie, programme de médicalisation des systèmes d'information, institut national de la santé et de la recherche médicale, complémentaire santé, caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés

[E1]

Édit. 2018

système nerveux l.m.

systema nervosum (TA)

nervous system

Ensemble des organes qui constituent le système nerveux central et le système nerveux périphérique.
Il appartient à tous les appareils de l’organisme à la fonction desquels il contribue. C’est aussi l’appareil de la vie de relation.

système nerveux autonome (atteintes du) l.f.p.

pathology of the autonomic nervous system

La physiopathologie du système nerveux autonome dépend, soit de lésions traumatiques ou dégénératives, soit de troubles nerveux (dysautonomie neurovégétative) morbides (certaines maladies, état de choc), toxiques ou thérapeutiques, notamment au cours de l'anesthésie.
Les signes des atteintes lésionnelles dépendent de la localisation anatomique, les signes biologiques dépendent de la cause.
Atteintes lésionnelles : qu'il y ait ou non quadriplégie, quand les ganglions sympathiques cervicaux sont lésés, les traumatismes du rachis cervical entraînent une vasoplégie d'où un collapsus vasculaire (surtout aux changements de position, lors du ramassage de la victime) et un syndrome de Claude Bernard Horner. Les atteintes vertébrales thoraciques basses ou lombaires entraînent moins de complications immédiates mais laissent des séquelles dans le domaine génito-urinaire (rétention d'urine, impuissance, etc.).
Les dysautonomies congénitales ou acquises peuvent être centrales (syndrome d'atrophies multi-systématisées de Shy et Drager), périphériques (dysautonomie familiale de Riley Day) ou secondaires à des atteintes du système nerveux périphérique (diabète, amyloïdose, porphyrie, alcoolisme).
Signes :
  - 1) Sympathiques : - a)  Stimulation : mydriase (syndrome de Pourfour du Petit), exophtalmie, hypersécrétion nasale, salivaire, sudorale, horipilation, hypertension et tachycardie (épreuve de Valsalva), vasoconstriction cutanée, sécheresse de la peau  ; - b Paralysie : mydriase, enophtalmie, vasodilatation.
  - 2) Parasympathiques : Stimulation : myosis, enophtalmie, sudation, bradycardie, réflexe oculocardiaque.

Cl. Bernard, physiologiste français, membre de l’Académie de médecine (1858 et 1862) ; J.F. Horner, ophtalmologiste suisse (1869) ; F. Pourtour du Petit, anatomiste, chirurgien et ophtalmologiste français (1727) ; G. M. Shy et G. A. Drager, neurologues américains (1960) ; C. M. Riley et R. L. Day, pédiatres américains (1949)

système nerveux périphérique l.m.

systema nervosum periphericum, pars peripherica systema nervosi (TA)

peripheral nervous system

Ensemble de tous les organes du système nerveux qui n’appartiennent pas au système nerveux central.
Ce sont les ganglions, les nerfs et les plexus.

système va-et-vient avec filtre l.m.

to-and-from absorption system

Système respiratoire clos, tel le va-et-vient de Waters, dans lequel le mélange gazeux passe dans les deux sens à travers un absorbeur de dioxyde de carbone placé entre le ballon réservoir et l'orifice de raccordement au patient.
Ce système n'est actuellement plus utilisé.

R.M. Waters, médecin anesthésiste américain (1924)

système anesthésique, Waters (va-et-vient de)

théorie générale des systèmes l.f.

systems general theory

Courant conceptuel initialement introduit par L. von Bertalanffy (1968) afin de rendre compte, dans un objet complexe ("système"), de l'apparition de propriétés provenant de l'intégration de composants plus simples ("éléments"), ne prenant de sens que les uns par rapport aux autres et auxquels le tout est irréductible.
Notion corrélée avec celle de structure et souvent considérée comme plus riche, en particulier du fait que le système est à la fois "plus", par ses émergences et ses interactions avec le milieu que la somme de ses parties, et "moins", du fait de certaines contraintes et inhibitions. Selon le cas, le terme de structure couvre aussi un ensemble de concepts, une théorie, un modèle permanent visant à rendre compte de ces interférences.
En psychiatrie, les notions de causalité circulaire et de signification ajoutent à la complexité mais aussi à l'intérêt de telles approches dans la thérapie systémique. L'examen de la famille sur des bases cybernétiques est également utilisé.

L. von Bertalanffy, biologiste autrichien (1968)

tonotopie n.f.

tonotopy

Disposition anatomique particulière du système auditif périphérique caractérisée par une répartition spatiale des cellules ciliées.
Chacune d’entre elles, spécifique d’une fréquence, est disposée régulièrement le long de la cochlée, fréquences basses à l’apex, élevées à la base. Cette organisation est reproduite dans le nerf cochléaire (fibres basses fréquences au centre, hautes fréquences en périphérie) ainsi qu’aux étages supérieurs. Elle serait également présente dans le système vestibulaire.

Étym. gr. tonos : tension; topos : lieu, place

cellule ciliée

trivariance n.f.

trivariance

Capacité du système visuel humain d'analyser une sensation pure en trois paramètres distincts, la luminance, la tonalité et la saturation.
Ceci revient à placer un observateur "moyen" devant une surface uniformément éclairée et à lui demander de décrire ses sensations. Il pourra indiquer l'impression de clarté plus ou moins intense ressentie (luminance), nommer éventuellement une couleur dominante (notion de tonalité en relation avec la longueur d'onde) et dire si la couleur lui apparait très pure ou au contraire mélangée à du blanc (saturation). Le phénomène de trivariance visuelle pourra induire la même sensation pour des stimulus physiques parfois éloignés (lumière monochromatique, spectre de raies ou spectre continu) objectivant l'incapacité de notre système visuel à effectuer une analyse fréquentielle de la stimulation lumineuse.

stimulation, photométrie

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