iodation n.f.
iodination
Fixation d'un atome d'iode sur une molécule organique.
L'iodation peut être réalisée par une molécule I2 qui prend un atome d'hydrogène du substrat pour former IH et fixer l'autre atome d'iode à sa place. Dans la glande thyroïde, une peroxydase oxyde l'anion I- en cation I+ qui se fixe sur le cycle aromatique de la tyrosine, au sein de la thyroglobuline, en détachant un atome d'hydrogène sous forme de proton H+.
iode n.m.
iodine
1) Elément de numéro atomique 53, de masse atomique 127, de la famille des halogènes, se présentant sous forme de cristaux violacés, à reflets métalliques, peu solubles dans l’eau mais se dissolvant aisément dans les solutions aqueuses d’iodures alcalins, par formation de complexes de mêmes propriétés chimiques et de même emploi thérapeutique que l’iode (ex. solutions iodo-iodurées dite de Lugol).
Par sublimation, il se forme des vapeurs violettes, irritantes. L’iode moléculaire a pour formule I2.
Il est présent dans l'organisme surtout dans la glande thyroïde, dans laquelle les ions iodure circulants sont concentrés et oxydés par du peroxyde d’hydrogène et une peroxydase pour l'iodation de la thyroglobuline.
La thyroïde contient 8 mg d'iode ; c'est un oligoélément indispensable, le besoin d'un adulte normal est d'environ 25 µg/j.
La carence provoque un goitre et un myxœdème.
2) Soluble dans les solvants organique, l'iode est utilisé comme antiseptique par voie externe.
Symb. I
J. Lugol, médecin français (1786-1851)
Étym. gr. iôdês : violet
iode radioactif l.m.
radio iodine
En médecine, 131I l'un des isotopes radioactifs de l'iode stable (élément 53 de la classification de Mendeleieff) émetteurs β et γ, ayant une importance particulière, à la fois diagnostique (γ) et thérapeutique (β), en pathologie thyroïdienne.
L'iode (stable) constituant essentiel des hormones thyroïdiennes, s'accumule préférentiellement dans les cellules qui constituent les vésicules de la glande. La concentration de l'iode y est plus de mille fois supérieure à celle des autres tissus. En découlent d'importantes applications diagnostiques, telles que le test de fixation, la scintigraphie ou l'étude de la vitesse de production d'hormones marquées. L'iode radioactif (essentiellement l'isotope 131) est utilisé en thérapeutique pour le traitement de certaines hyperthyroïdies et des cancers différenciés de la thyroïde.
Divers isotopes de l'iode peuvent être incorporés à des molécules d'utilisations variées : isotopes à vie courte de l'iode 123I (photons de 180 KeV ; période physique 15 h), pour obtenir des radiopharma
L'iode 131 est, en outre, l'un des principaux radioto
iodotyrosine-déshalogénase n.f.
iodotyrosine dehalogenase
Enzyme catalysant la désiodation des iodotyrosines.
Il joue un rôle important dans le métabolisme de l'iode dans la glande thyroïde en permettant de récupérer l'iode des produits de dégradation de la thyroglobuline après sécrétion des hormones T4 et T3. L'absence congénitale de cet enzyme est cause d'un goitre avec accumulation des mono-iodotyrosines et di-iodotyrosines.
Syn. iodotyrosine-désiodase
Krause (glande de) l.f.
Krause’s gland
Glande lacrymale accessoire de type acinotubuleux siégeant au niveau des cul-de-sac conjonctivaux.
K. F. Krause, anatomiste allemand (1843)
kyste congénital lacrymal l.m.
cyst of the lacrymal gland
Kyste bleuté développé aux dépens d'un canal de la glande lacrymale.
Situés dans le cul-de-sac supérieur ils peuvent provoquer une exophtalmie. Histologiquement leur paroi est faite de cellules cubiques.
Syn. dacryops
kyste de la glande de Bartholin l.m.
cyst of the Bartholin's gland
Enkystement progressif de la glande dû à une bartholinite chronique ou à l'oblitération du canal excréteur.
Il n'y a pas de signe inflammatoire, la grande lèvre est déplissée, refoulée en dehors par une tuméfaction régulière, oblongue ou ronde, rénitente et légèrement sensible. L'exérèse chirurgicale est souvent nécessaire et se pratique à distance d'un épisode infectieux.
C. Bartholin, anatomiste danois (1655-1738)
kyste sébacé l.m.
sebaceous cyst, steatoma
Kyste siégeant surtout sur les régions séborrhéiques telles que visage, cou, dos, de consistance élastique ou pâteuse, présentant à son sommet un orifice ombiliqué, parfois marqué par un point noir et contenant une matière grasse, blanc jaunâtre, malodorante, souvent associé à de l'acné.
Sa paroi est constituée de cellules épithéliales qui n'évoluent pas vers la kératinisation et dont certaines ont un cytoplasme clair et vacuolisé, subissant une transformation sébacée. Le kyste lui-même contient des débris cellulaires, des amas amorphes et parfois des cristaux de cholestérol. La formation de ce kyste est attribuée à une distension du conduit excréteur de la glande sébacée. Il n'y a pas de facteur familial, ni héréditaire. En fait, les kystes véritablement de nature sébacée sont considérés par beaucoup d'auteurs comme exceptionnels en dehors de la sébocystomatose : les autres seraient d'origine trichilemmale et ces kystes dits sébacés devraient être appelés kystes trichilemmaux.
Syn. tanne (fam.)
lactadhérine n.f.
lactadherin
Protéine globulaire du lait, considérée comme facteur de protection contre l'infection infantile à rotavirus, présente dans l'épithélium de la glande mammaire mais exprimée aussi dans les cellules musculaires lisses de la média aortique.
Faite de 378 acides aminés, sa fonction normale est inconnue mais elle contient plusieurs domaines caractéristiques. La partie N-terminale contient un domaine EGF-like et également une séquence RGD indiquant un lien avec la membrane cellulaire. Dans la partie C-terminale, existent deux domaines avec forte homologie de séquences avec les domaines C1 et C2 fonctionnellement importants dans les facteurs de coagulation C et VIII. Ces similitudes et l'expression de la lactadhérine par les cellules musculaires lisses vasculaires soulèvent l'hypothèse d'une fonction régulatrice de cette protéine dans la coagulation ou dans la fibrinolyse.
lactation n.f.
lactation
Sécrétion suivie d'excrétion du lait par les glandes mammaires.
Elle s'installe dans les suites de couches, en général à partir du 3e jour. Elle est entretenue par la succion du mamelon par le nouveau-né, entraînant un réflexe de vidange impliquant la glande posthypophyse par l'intermédiaire des cellules myoépithéliales périacineuses.
Lalardrie (opération de) l.f.
Lalardrie's operation
Méthode de traitement chirurgical de l'hypertrophie mammaire, qui comporte une mastectomie souscutanée partielle avec décollement péri-aréolaire étendu, plicature de la glande mammaire et résection cutanée à la demande, selon la technique de la voûte dermique.
La cicatrice finale a un aspect de T inversé.
J. P. Lalardie, chirurgien plasticien français (1973)
Langerhans (ilôt de) l.m.
Langerhans’ islet
Amas de cellules, de 0,1 à 0,5 mm de diamètre, répondant au tissu endocrine dispersé au sein du pancréas exocrine ; ces amas sont plus abondants au niveau de la queue de cette glande.
Les cellules endocrines (α, β, γ, petites), à cytoplasme granuleux, sécrètent respectivement le glucagon, l’insuline et la somatostatine.
P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1869)
→ glucagon, insuline, somatostatine
larmes de crocodile (syndrome des) l.m.
crocodile tears syndrome
Apparition d'un larmoiement abondant, le plus souvent unilatéral, survenant lors de la mastication ou du simple réflexe gustatosalivaire, observé dans certaines paralysies faciales périphériques en voie de régression ou au stade des séquelles.
Ce phénomène, qui correspondrait à un défaut de réparation d'une lésion située en amont du ganglion géniculé, serait lié à une génération anormale du nerf facial dont les fibres destinées aux glandes salivaires seraient orientées vers la glande lacrymale. Il peut aussi s'associer aux larmes des syncinésies palpébrales paradoxales. Il doit être distingué de l'ectropion paralytique observé en phase paralytique aigüe.
F. A. Bogorad, neuropathologiste russe (1928)
Syn. syndrome de Bogorad
LATS sigle m. angl pour Long Acting Thyroid Stimulator
Facteur de stimulation de la glande thyroïde, qui a une longue durée d'action, contrairement à la thyréostimuline.
C'est une immunoglobuline G produite par les lymphocytes de patients atteints de maladie de Basedow.
ligament hépato-rénal l.m.
ligamentum hepatorenale (TA)
hepatorenal ligament
Il s’agit d’un ensemble de deux ligaments unissant à droite le foie, la glande suprarénale et le pôle supérieur du rein.
Ce sont les ligaments hépato-surréno-rénal externe et surréno-rénal interne.
→ ligament hépato-surréno-rénal externe, ligament hépato-surréno-rénal interne, ligament hépato-rénal antérieur ,ligament hépato-rénal médial ,ligament hépato-rénal postérieur, ligament hépato-rénal supérieur
ligament hépato-surréno-rénal externe l.m.
Petit repli péritonéal accessoire se détachant du feuillet inférieur du ligament coronaire du foie et se fixant sur la face antérieure de la glande supra-rénale droite et la face antérieure du pôle supérieur du rein droit, en dehors et en arrière du ligament hépato-surréno-rénal interne.
Ces deux ligaments se forment par étalement du feuillet inférieur du ligament coronaire sur les organes de la paroi abdominale postérieure.
Syn. ligament hépato-rénal supérieur ; ligament hépato-rénal postérieur.
ligament hépato-surréno-rénal interne l.m.
Ligament péritonéal accessoire se détachant, à la face inférieure du foie, du feuillet inférieur du ligament coronaire, en avant de l’empreinte rénale, et descendant sur la face antérieure de la glande supra-rénale droite et la face antérieure du pôle supérieur du rein droit, en dedans et en avant du ligament hépato-surréno-rénal externe.
Syn. ligament hépato-rénal antérieur, ligament hépato-rénal interne, ligament hépato-surrénal
lobectomie mammaire l.f.
breast lobectomy
Ablation chirurgicale d'un lobe de la glande mammaire, pour le traitement d'un cancer, d'une dysplasie ou pour chirurgie plastique.
lobe de la glande thyroïde l.m.
lobus glandulae thyroideae (TA)
lobe of thyroid gland
Chacun des deux lobes latéraux de la glande thyroïde.
Ils ont la forme d’une pyramide triangulaire comportant une face antéro-latérale dans le prolongement de la face antérieure de l’isthme du corps thyroïde, une face médiale en continuité avec la face postérieure de l’isthme et appliquée de bas en haut sur la face latérale des cinq ou six premiers anneaux de la trachée, sur la face latérale du cartilage cricoïde et sur la partie postéro-inférieure du cartilage thyroïde et une face postérieure déprimée en gouttière par le paquet vasculo-nerveux du cou. La face médiale est en rapport avec le pharynx, l’œsophage et la partie supérieure du nerf laryngé récurrent. L’extrémité inférieure, arrondie, affleure l’orifice supérieur du thorax ; elle est en rapport avec les vaisseaux thyroïdiens inférieurs. L’extrémité supérieure reçoit les vaisseaux thyroïdiens supérieurs.
lobe pyramidal de la glande thyroïde l.m.
lobus pyramidalis glandulae thyroideae (TA)
pyramidal lobe of thyroid gland
Prolongement inconstant, de hauteur variable, émanant du bord supérieur de l’isthme de la glande thyroïde, à gauche de la ligne médiane.
Il monte au-devant du cartilage thyroïde et peut se prolonger jusqu’à l’os hyoïde, à la face postérieure duquel il s’insère. Il se continue parfois au-dessus de l’os hyoïde par le canal
thyréo-glosse.
P. Lalouette, médecin français, (1711-1792) ; G. Morgagni, anatomiste et anatomo-pathologiste italien (1682-1771)
Syn. anc. pyramide de Lalouette ; corde du corps thyroïde ; colonne du corps thyroïde ; corne du corps thyroïde, appendice de Morgagni, processus pyramidal ; pyramide glanduleuse
lobules thymiques accessoires l.m.p.
lobuli thymici accessorii (TA)
accessory thymic lobules
Lobules isolés du thymus, développés aux dépens de reliquats embryonnaires du canal pharyngo-thymique.
On les observe au voisinage de la glande thyroïde. Ils peuvent donner lieu à des kystes congénitaux du cou à structure lymphoïde
Syn. anc. nodules thymiques accessoires ; thymus accessoire
loge prostatique l.f.
Cavité laissée libre au centre de la glande prostatique après ablation chirurgicale ou endoscopique d'un adénome.
Cette cavité en forme de coquetier est destinée à se rétracter et reformer l'urèthre sus-montanal du fait de l'évolution rétractile des tissus de la prostate périphérique.
→ adénomectomie prostatique, coque prostatique
loge submandibulaire l.f.
Espace ostéo-musculo-aponévrotique qui occupe la région sub-mandibulaire latérale et contient la glande sub-mandibulaire.
Sa paroi supéro-latérale est constituée en avant par la fosse submandibulaire et en arrière par la partie inférieure du muscle ptérygoïdien médial qui s’attache à l’angle de la mandibule. Sa paroi inféro-latérale est formée par la lame superficielle du fascia cervical. Sa paroi médiale est faite du feuillet réfléchi de la lame superficielle du fascia cervical qui la sépare des muscles sus-hyoïdiens, de la base de la langue et, au-dessous l’os hyoïde, de la paroi latérale du pharynx.
Syn. loge sous-mandibulaire, loge sous-maxillaire
[A1]
Édit. 2017
maladie de Erdheim–Chester l.f.
Erdheim Chester's syndrome
Forme très rare d'histiocytose non langerhansienne associant des xanthomes cutanés et un épaississement de la corticale des os des jambes plus ou moins douloureux.
Les xanthomes cutanés de localisation souvent périorbitaire et palpébrale réalisent une lésion surélevée, jaune orangée, indurée qui peut aller des paupières à la graisse orbitaire, aux muscles oculomoteurs ou à la glande lacrymale et s'ulcérer. On peut observer une exophtalmie bilatérale symétrique indolore.
La forme multicentrique est caractérisée pard une infiltration xanthogranulomateuse des organes profonds (avec parfois envahissement pseudotumoral du médiastin et de la région rétropéritonéale et hépatomégalie) et du système nerveux central. L’évolution est chronique avec parfois des localisations cardiaques, pulmonaires et un diabète insipide. Le pronostic à moyen terme est mauvais mais moins sévère dans les formes survenant après 45 ans.
Des xanthogranulomes de localisation palpébrale ont été décrits chez des patients souffrant d'asthme sévère et rapprochés du syndrome d'Erdheim-Chester.
J. Erdheim, anatomopathologiste autrichien (1874-1937) et W. Chester, anatomopathologiste américain (1930)
Syn. xanthogranulome nécrobiotique
→ histiocytose, xanthome, xanthogranulome nécrobiotique, BRAF gene
[F1, J1, I]
Édit. 2020
malique (enzyme) l.m.
malic enzyme
Enzyme catalysant d'une façon réversible la décarboxylation de l'acide malique en acide pyruvique en portant les deux atomes d'hydrogène sur le NADP (Nicotinamide-Adénine-Dinucléotide-Phosphate).
Cette réaction joue un rôle essentiel dans la formation de NADPH (Nicotinamide-Adénine-Dinucléotide Hydrogéné) nécessaire à la voie de biosynthèse des acides gras dans le foie, le tissu adipeux ou la glande mammaire en lactation. Le jeûne abaisse de 50 % la concentration de l'enzyme malique dans ces organes. La réalimentation glucidique l'élève à 140 % par rapport à un régime normal équilibré.
Syn. décarboxylase malique
→ NADP