Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

58 résultats 

atrophie dentato-rubrique l.f.

dentato-rubral atrophy

Forme d'atrophie cérébelleuse primitive comportant une prédominance des lésions sur l'écorce du cervelet, les noyaux dentelés, les pédoncules cérébelleux et, à un degré moindre, sur les noyaux rouges et les olives bulbaires.
Le tableau clinique est dominé par les myoclonies d'intention et d'action associées à des crises épileptiques, notamment myocloniques, et à un syndrome cérébelleux.

Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture

Syn. atrophie dentato-rubrique, atrophie olivorubrocérébelleuse

dyssynergie cérébelleuse myoclonique de Ramsay Hunt

atrophie dentato-rubro-pallidoluysienne l.f.

dentato-rubro-pallido-luysian atrophy

Forme d'ataxie spinocérébelleuse à hérédité autosomique dominante, classée dans le type I (Harding), où l'amplification du triplet CAG (cytosine, adénine, guanine, codant pour l'acide aminé glutamine) porte sur le chromosome 12p12.
Elle se traduit en clinique par l'association variable de myoclonies, épilepsie, ataxie cérébelleuse, choréoathétose et affaiblissement mental. Une épilepsie myoclonique progressive est possible. Il arrive que le diagnostic différentiel avec une chorée de Huntington soit difficile.

Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture

Sigle  : ADRPL

accouchement par voie basse l.m.

delivery from below

Accouchement par voie vaginale.

Étym. lat. accubare : se mettre au lit

Syn. accouchement par voies naturelles

[O3]

Édit. 2016

accouchement par voie haute l.m.

Accouchement par césarienne

Étym. lat. accubare : se mettre au lit

césarienne

[O3]

Édit. 2016

arthrodèse intersomatique par voie postérieure l.f.

posterior interbody fusion

Arthrodèse du rachis par excision discale, avivement des plateaux vertébraux, et insertion de greffons à travers le canal rachidien.

Étym. gr. arthron : articulation ; dèsis : fusion

dégénérescence kystique de la voie excrétrice urinaire l.f.

urothelial cystic degeneration

Ensemble des lésions dégénératives de l'urothélium apparaissant en un point quelconque de l'arbre urinaire, localisées ou diffuses, en rapport avec une agression chronique infectieuse ou parasitaire.
Elles n'ont généralement pas de caractère obstructif, et peu de conséquences pathologiques, mais donnent radiologiquement des images caractéristiques en "nid d‘abeille" parfois spectaculaires.

Étym. lat. degenerare : dégénérer

diverticule de la voie excrétrice urinaire l.m.

urinary excretory tract diverticulum

Poche muqueuse tapissée d'urothélium développée à partir d'un segment de la voie excrétrice dans laquelle elle s'abouche par un orifice rétréci appelé collet.
Ses conséquences physiopathologiques sont la stase urinaire, l'infection et la lithiase prisonnière. Les diverticules se voient au niveau des calices, de l'uretère, de la vessie surtout, de l'urèthre. Leur traitement est l'exérèse chirurgicale.

Étym. lat. diverticulum : chemin détourné

voie d'abord endaurale l.f.

endaurale surgical approach

Voie d’abord de l’oreille, ouvrant le conduit fibrocartilagineux entre le tragus et la racine de l’hélix et se prolongeant, de part et d’autre, de façon variable selon la finalité de l’intervention.

[P1]

Édit. 2019

Fey (voie de) l.f.

Fey's approach

Voie d'abord chirurgicale thoraco-abdominale latérale du rein.
Cette voie d'abord sectionne la partie antérieure de la 11ème côte et les muscles abdominaux dans son prolongement. Elle permet un abord à la fois rétro et transpéritonéal du rein.

B. Fey, chirurgien urologue français, membre de l'Académie de médecine (1926)

[M2]

Édit. 2018

Hardinge (voie d'abord de) l.f.

Hardinge’s approach

Abord antérolatéral de l’articulation de la hanche à travers le muscle moyen fessier (gluteus medius).

K. Hardinge, chirurgien orthopédiste britannique (1982)

[I2]

Édit. 2015

Hueter (voie de) l.f.

Hueter’s approach

Abord chirurgical antérieur vertical de la hanche.

C. Hueter, chirurgien allemand (1881)

[I2]

Édit. 2015

hyperglycémie provoquée par voie orale(épreuve d') l.f.

Test d’exploration du métabolisme glucidique après ingestion de 75 g de glucose dissout dans 250 ml d'eau.
Un prélèvement sanguin est réalisé toutes les 30 minutes pendant deux heures.
L’élévation de la glycémie au-dessus de 7.7 mmol /l conduit au diagnostic de diabète. Il est possible de réaliser une épreuve simplifiée en effectuant une seule prise de sang correspondant au dosage de la glycémie 1 heure après l'ingestion du glucose.
Ce test est utilisé pour le diagnostic de diabète, pour l’exploration de certaines hypoglycémies et des hypersécrétions de somatotrophines. Il est réalisé chez la femme enceinte entre la 24ème et la 28ème semaine de grossesse pour dépister un diabète gestationnel (test de O'Sullivan).

J. B. O’Sullivan, médecin diabétologue américain (1964)

Sigle HGPO

O'Sullivan (test d')

hyperglycémie provoquée par voie veineuse (épreuve d') l.f.

Test d’exploration du métabolisme glucidique permettant d’explorer le métabolisme glucidique en éliminant les phénomènes d’absorption digestive.
Des dosages échelonnés de la glycémie sont effectués régulièrement après l’injection intra-veineuse d’une solution de glucose.

inhibiteur de la voie du facteur tissulaire l.m.

tissue factor pathway inhibitor. sigle (TFPI).
Facteur naturel qui s'oppose à l'initiation ou au développement de la coagulation, aussi connu sous le nom d'inhibiteur de la voie extrinsèque de la coagulation (Extrinsic Pathway Inhibitor ou EPI) ou LACI (Lipoprotein Associated Coagulation Inhibitor) ou encore PAP (Plasma Anticoagulant Protein).
Il existe sous différentes formes moléculaires, dont deux majeures de masse moléculaire apparente 40 et 33 kDa. Ses séquences protéique et génomique sont connues et il peut être obtenu par recombinaison génétique. Sa concentration plasmatique est de 110 ng/mL soit 2,5 nM. La forme circulante est en grande partie liée à l'apolipoprotéine A II. Une part importante n'est pas circulante, mais retenue par les glycosaminoglycanes qui forment le manteau à la surface luminale des cellules endothéliales. Il exerce son activité inhibitrice en se fixant à du facteur X déjà activé pour empêcher que le complexe initiateur de la voie extrinsèque (le couple formé par le facteur VII sous sa forme activée et son activateur, le facteur tissulaire) ne continue à exercer son action sur la coagulation.

lectines (voie des) l.f.

lectin pathway

voie des lectines

pentoses (voie des) ou des pentoses-phosphates l.f.

pentose-phosphates pathway

Voie métabolique qui permet de mettre des atomes d'hydrogène, provenant de l'oxydation du glucose, sous une forme active de NADPH, nécessaire à de nombreuses réactions de synthèses ou de réductions.
Les étapes de cette voie sont : déshydrogénation du glucose-6-phosphate (par la glucose-6-phosphate-déshydrogénase et le NADP+), décarboxylation du phospho-6-gluconate en ribulose-5-phosphate (par la phosphogluconate-déshydrogénase et le NADP+), isomérisation du pentose-phosphate en ribose-5-phosphate (par une phosphopentose-isomérase) et en xylulose-5-phosphate (par une phosphopentose-épimérase), transcétolisation de ces deux pentoses en un triose, le phosphoglycéraldéhyde, et un heptose, le sédoheptulose-7-phosphate (par une transcétolase), transaldolisation de ces deux oses en un hexose, le fructose-6-phosphate, et un tétrose, l'érythrose-4-phosphate (par une transaldolase), une seconde transcétolisation entre un xylulose-5-phosphate et l'érythrose-4-phosphate formant un triose-phosphate et un fructose-6-phosphate. Le bilan de cette voie est donc :
La voie est déclenchée dans les cellules chaque fois que le NADPH est utilisé et transformé en NADP+ ; c'est le cas lors de la transformation des glucides en lipides, lors de la biosynthèse de stérols ou de stéroïdes, lors de l'utilisation du glutathion pour la réduction de peroxydes ou de radicaux libres, lors des réactions de détoxication.

NADPH

ponction biopsie du rein par voie transjugulaire l.f.

transjugular renal biopsy

Méthode employée, de préférence à la ponction directe, lorsqu'il existe des troubles de la coagulation.
Elle s'effectue sous anesthésie locale par voie latérothoracique au moyen d'un trocart approprié. Les données histologiques contribuent à la prise des décisions thérapeutiques.

ponction biopsie hépatique par voie transjugulaire l.f.

transjugular hepatic biopsy

Méthode employée, de préférence à la ponction directe, lorsqu'il existe des troubles de la coagulation.
Elle utilise la même voie que l'anastomose portocave transjugulaire.

Smith-Petersen (voie de) l.f.

Smith-Petersen’s approach

Voie d’abord antérieure de la hanche.

M. N. Smith-Petersen, chirurgien américain (1917)

sténose de la voie biliaire principale l.f.

main hepatic duct stenosis

Rétrécissement qui peut être d’origine tumorale (cholangiocarcinome), inflammatoire (angiocholite, cholangite sclérosante), extrinsèque (ganglion, cancer du pancréas, pancréatite chronique), ou être postchirurgical (plaie de la voie biliaire principale).

Étym. gr. : stenos : étroit

sublinguale (voie) l.f.

sublingual access

Voie d'administration des médicaments en les plaçant sous la langue, ce qui assure une absorption rapide pour une petite dose de produits actifs.
Ex. : prise de granules de trinitrine en cas de douleur angineuse de poitrine.

Étym. lat. sub : sous ; lingua : langue

administration des médicaments (voie d')

voie alterne d'activation du complément l.f.

alternative pathway of complement activation

Voie d'activation du système du complément, par laquelle les composants C3 à C9 sont activés sans l'intermédiaire des composants C1, C2.

complément, classique (voie)

voie biliaire accessoire l.f.

secondary bile duct

Ensemble formé par la vésicule biliaire et le conduit cystique.
La voie biliaire accessoire est en dérivation sur la voie biliaire principale. Son rôle est de stocker et de concentrer la bile dans l’intervalle des digestions et la restituer au moment des repas en particulier sous l’effet des aliments gras.

voie biliaire principale l.f.

main bile duct

Ensemble des voies excrétrices du foie constitué par le conduit hépatique commun et le cholédoque.

voie classique l.f.

classical (pathway)

En immunologie, voie par laquelle les complexes antigène-anticorps contenant des IgM, des IgG1 ou des IgG3 activent le complément par la voie de C1.
Différentes molécules bactériennes qui interagissent avec C1q, en particulier les lipopolysaccharides, peuvent activer cette voie en l’absence d’anticorps. La voie classique implique les composants C1, C2, C4 et elle génère une C3 convertase C4b2a. Celle-ci est liée de façon covalente à la surface activatrice..

[F3]

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